writer's bench

Midnight Madness, les SBR en action à Stockholm

Midnight Madness Stockholm-01-511

L'équipe de Midnight Madness revient avec une nouvelle vidéo dans laquelle règne une ambiance dont elle a le secret. Pas de musique entêtante au rythme endiablé, ni de montage saccadé pour évoquer l'atmosphère d'un plan train, ici tout se déroule en finesse.

Les actions se déroulent à Stockholm en compagnie des SBR. Équipés de MTN Speed, les writers suédois font tout pour être invisibles et peindre paisiblement.

writer's bench

Le bestiaire de Bordalo Segundo s'étoffe

Le bestiaire de Bordalo Segundo s'étoffe-06-511

Bordalo Segundo continue d'étoffer son bestiaire en réalisant régulièrement des installations aux 4 coins de la planète.

Fidèle à ses habitudes, l'artiste portugais collecte des déchets qu'il met ensuite en scène dans des compositions en 3D.

De passage en Irlande, Bordalo Segundo été invité à réaliser un écureuil géant sur la façade d'un bâtiment à Dublin.

writer's bench

Instagram a-t-il tué le graffiti ?

Instragram a t il tué le graffiti-02-511

Depuis l'avènement du Web 2.0, les réseaux sociaux ont supplanté toutes les autres formes de diffusion d'infos et d'images liées au graffiti. Instagram et les autres plateformes participatives ont complètement remplacé les instances sélectives et informatives de référence que constituaient les médias du siècle dernier. Chacun peut donc à l'aide de son smartphone et d'une connexion internet inonder la toile de ses productions.

On assiste à une sorte de retournement, les médias sociaux influent directement sur la pratique et sur l'évolution d'un mouvement qui, à la base se voulait contestataire, politique et artistique, voire hors-système. La street cred durement acquise dans les dépôts de trains ou dans la rue par les writers est remplacée par une Fame instantanée.

Plus besoin de risquer des amendes ou de se prendre des coursades pour asseoir une réputation, il suffit de poster ses photos sur le tentaculaire réseau qui garantit une visibilité immédiate. Partant de ce constat déconcertant, Nicola Harding et Rachel E Smith, qui passent leur doctorat de philosophie à l'université de Manchester, interrogent les habitudes et les mœurs de cette discipline en constante mutation.

« Le graffiti a d'abord été considéré comme une sous-culture à partir des années 1970-80, avec le développement de la culture hip-hop aux États-Unis. Mais les débuts du graffiti comme outil de résistance ont commencé à Paris avec l'Internationale Situationniste et les manifestations de mai 68. Le graffiti était un élément clé des protestations contre le modèle consumériste et technologique des sociétés modernes. »

Ne travaillez jamais, Paris, 1968

Ne travaillez jamais, Paris, 1968

« Le graffiti est devenu mainstream avec le développement du web 2.0 et des [plateformes] comme YouTube ou Instagram. Ce changement s'est fait petit à petit et devient de plus en plus visible maintenant que les réseaux sociaux sont pleinement intégrés à notre quotidien. »

« Cet espace est utilisé par les gens et les compagnies, afin de se construire une identité pour les premiers, et de développer des marques urbaines pour les seconds, avec partage d'images et de publicités ciblées. Ces images ont saturé l'espace en ligne, à tel point que l'image du graff' a été complètement dissociée de ses origines sous-culturelles pour devenir un stéréotype, vidé de l'histoire sociale et des valeurs qu'il est censé représenter. »

« Le graffiti est […] devenu une activité de bourgeois. Certains peuvent utiliser leur capital économique pour acheter les outils de la culture graffiti — c'est à dire les bonbonnes de peinture qui coûtent cher –, les bonnes marques d'habits […] et la technologie pour présenter leur boulot de manière intéressante et esthétique sur le net. Ce problème de richesse implique qu'on peut avoir l'apparence d'un authentique graffeur sans prendre les même risques que ceux qui n'ont pas le même capital et qui ont dû se mettre en danger pour construire leur réputation. Plus le statut et la richesse sont élevés, plus légitime vous apparaissez dans l'espace public (à tort ou à raison). »

« Les artistes urbains authentiques cherchent d'autres manière de préserver l'art du graffiti dans l'espace public en devenant des entrepreneurs. Je dirais que Banksy est entré dans cette catégorie. Il vise à susciter le débat et le bien social, avec le don de ses travaux à des associations de jeunes notamment. De cette façon, il joue plus le jeu du système capitaliste qu'il n'essaye de le combattre. C'est une tendance qui touche de nombreux artistes vieillissants : utiliser une capitale de la sous-culture, qui plaît forcément aux jeunes urbains et hispters, pour créer une ville artistique, attirant les touristes comme des petites et moyennes entreprises qui souhaitent commercer dans ce contexte et cette esthétique. »

« Les jeunes ne s'essayent pas aux graffitis car ils peuvent satisfaire leur curiosité sur le net. Ce sont les plus anciens, les 30-40 ans, qui essayent de rendre le graff durable et viable. »

« La jeunesse dorée d'Instagram a tué les graffeurs. »

Des prises de position tranchées à prendre avec des pincettes, mais qui ont tout de même l'intérêt d'ouvrir le débat.

Source : Numerama

writer's bench

Alehsy, graffiti tribal & tuning

Alehsy-01-511

A Barcelone, Alehsy remet au gout du jour le look Tribal dans ses nombreux murs qu'il peint en compagnie de Apes, Nacho Eterno et Osier Luther.

Alehsy-02-511

Son extravagance ne s'arrête pas là. Avec un alias pareil (en référence à Jean Alesi, pilote de Formule1, célèbre adversaire d'Alain Prost dans les années 90), le writer s'est pris de passion pour les bolides, notamment la Testaroswag (un savant mélange de Testarossa et de Swag), qu'il n'hésite pas à peindre dans des couleurs farfelues.

Pour les grincheux qui considèrent que ce n'est pas du VRAI graffiti, Alehsy peint aussi ses lettrages bizarres et ses autos mongoloïdes sur trains, entre Barcelone et le sud de la France, pour le fun.

On respire, on se détend un peu, finalement, ce n'est que du graffiti…

writer's bench

R.I.P Skew, le graffiti parisien en deuil

RIP Skew-01-511

C'est avec tristesse qu'en parcourant les réseaux sociaux, on a appris la disparition de Frédéric Minart alias Skew.

Actif depuis les années 90 en compagnie de Diksa ou de Celph entre Paris et New York, Skew était réputé pour son sourire permanent et sa joie de vivre communicative.

Passionné par le graffiti, il partageait de nombreuses photos et ses coups de cœur sur What You Write.

En 2012, Skew participait à une émission de radio en compagnie de Toons, Ayer, Weiss, Csen et RCF1 :

De nombreux writers ont profité du beau temps de ce weekend pour lui rendre un vibrant hommage sur murs ou sur camion :

Skew par Func88

Skew par Func88

Ses proches ont lancé une campagne de soutien pour sa famille qui doit affronter cette terrible épreuve.

« Aujourd'hui, nous pouvons lui rendre un peu de cet amour qu'il nous a donné et qui ne doit pas disparaître. Rendons cette gratitude pour notre jeune frère, en faisant un don qui soulagera sa mère des frais divers que cette tragédie engendre. Quelque soit le montant de notre participation, sa valeur ne pourra jamais compenser ou remplacer le sentiment et l'amour que nous portons à l'ami et au fils que sa mère a perdu. Mais nous lui montrerons par cette contribution notre gratitude et notre amitié. »