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Disparition de Jean-Luc Duez: l'Amour ne court plus les rues

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Au début des années 2000, apparait partout dans les rues de Paris le graffiti Amour, soigneusement tracé en blanc, généralement au Posca. On pouvait le croiser sur les vitrines des bars, sur certains véhicules et sur le sol de nombreux trottoirs de la capitale. Le mystère le plus complet entourait l'auteur de ce message. Les spéculations allant bon train, certains prétendent alors que c'est une femme, d'autres que c'est une campagne de pub pour un site de rencontres.

Mais la réalité est plus cruelle, il s'agit d'un artiste peintre, Jean-Luc Duez éconduit par une femme qu'il aime, de manière obsessionnelle.

« Avant elle, il n'y avait rien. Après elle, il n'y a plus eu de place pour autre chose. Elle m'a téléphoné, furieuse. M'a crié de la laisser tranquille. Puis elle a dit : J'en ai marre de tes fleurs, trouve autre chose. Je l'ai prise au mot. Le lendemain, plus de fleurs. Des Je t'aime barbouillés tout au long de sa rue. Et près de son travail, partout où elle pouvait aller. J'ai été condamné pour harcèlement. On m'a interdit de chercher à la rencontrer pendant trois ans. »
-Jean-Luc Duez

« Chacun s'appropriait un petit bout de Je t'aime. Alors j'ai décidé d'écrire pour les autres plutôt que pour elle. En choisissant quelque chose de plus universel : Amour. »
-Jean-Luc Duez

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« Je ne comprends pas pourquoi tous ces gens m'aiment. Et elle, elle ne m'aime pas – cette conne. »
-Jean-Luc Duez

Malheureusement, d'Amour il n'y aura plus dans les rues de Paris. On a appris sur les réseaux sociaux la récente disparition de Jean-Luc Duez.

Pour se faire une idée de ce personnage haut en couleurs, Cyril Skinazy l'a suivi en 2009 dans les rues de son quartier parisien :

Source : Libération

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Une tagueuse de 86 ans arrêtée par la police suisse

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Il n'y a pas d'âge pour s'indigner, ni pour passer à l'action, aussi symbolique soit elle.

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Le 11 Avril 2017, Louise Schneider, 86 ans, a donné une sacrée leçon de désobéissance civile sur les palissades érigées de barbelés protégeant la banque nationale Suisse de Berne. Pour info, en 2016, cette banque a investi 800 millions de dollars auprès de producteurs américains d'armes nucléaires.

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Durant une récolte de signatures pacifiste (en vue d'obtenir l'interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre) du Groupe pour une Suisse sans armée, le petit bout de femme a inscrit en tremblotant, avec une bombe de peinture à la craie : L'argent pour les armes tue.

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La police a procédé rapidement et sans heurts à l'interpellation de la mamie tagueuse. Son sourire n'a pas eu vraiment d'effet sur la maréchaussée, pressée d'en finir avec cette vandale du 4ème âge devant les caméras et les appareils photos des militants.

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En espérant que la GAV n'a pas été trop longue, Louise Schneider attend désormais que son acte soit jugé…

Sources : MTN-World, RT Deutsch, Tribune de Genève