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Nothing Special [Full movie]

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Les aventures du globe trotter canadien Aper sont enfin en ligne. Un an après la sortie du trailer de Nothing Special, on suit le trainwriter en compagnie des TRG à l'assaut des systèmes métropolitains d'Amérique du Nord et du Sud mais aussi aux confins de l'Europe de l'Est, caméra Go Pro vissée sur le front.

« Au cours des dernières années, Aper a gagné le respect de la communauté des writers en voyageant et en repoussant les limites. Certains artistes évitent toute confrontation et craignent les peines de prison et les amendes contrairement à Aper et aux TRG. La soif d'adrénaline a conduit Aper à dédier sa vie, et parfois sa santé, au graffiti sur trains. »

Le trailer :

La vidéo est désormais visionnable gratuitement en ligne :

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Street Generation(s) Ep. 2: Nasty AEC

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Si on s'intéresse un tant soit peu à l'histoire du graffiti sur métros à Paris, Nasty reste un incontournable des années 90. Il fait partie de la 1ère vague de writers qui s'est mise à peindre des lettrages élaborés, de manière compulsive, sur différentes lignes. Après une carrière de publicitaire, Nasty est invité à exposer ses œuvres dans différentes galeries parisiennes au début des années 2000.

A l'occasion de l'exposition collective intitulée Street Génération(s) 40 ans d'art urbain qui a lieu à Roubaix jusqu'en Juin 2017, Virgile Lesbert et Matthieu Le Moign se sont entretenus avec chacun des artistes invités, dont Nasty qui évoque son parcours.

« On avait tous envie d'un nom à consonance anglaise. J'ai cherché un nom qui sonnait bien, je suis tombé sur la lettre N, Nasty, voilà j'ai trouvé ça sympa.[…] J'ai commencé dans les années 80, ça fait 30 ans que suis là dedans, je travaille autour de l'écriture. J'ai fait ça de manière illégale pendant des années quand j'étais jeune et puis petit à petit les institutions ont commencé à s'intéresser à nous. Aujourd'hui, je suis une espèce d'artiste street art. »

« Le street art est un terme qui permet de mettre plein de choses dedans, il a toujours existé. La pub peut être du street art, il y a des affiches dans la rue qui sont tellement belles que ça devient du street art. La publicité utilise la ville pour parler aux gens d'une manière différente. »

« Le truc n'est pas de dire qu'on est génies ou des grands artistes, c'est pareil en musique, le Rock a été reconnu parce que ceux qui l'ont mis en avant ont grandi avec. »

Photos : Graffiti Paparazzi

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Saint-Ouen: annulation du festival 5ème Élément

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A Saint-Ouen, les organisateurs du Festival 5ème Élément (en référence au film de Luc Besson) ont eu une drôle de surprise le 11 Mai 2017, en voyant débarquer les forces de l'ordre dans le lieu investi par une centaine d'artistes avant son inauguration.

« Pendant 8 mois, un collectif d'artistes a commencé à peindre une usine. Ce bâtiment, vestige d'une époque industrielle, a commencé par degrés, sa mue artistique, pour devenir une oeuvre d'art in situ. Il est rare, voir même inédit, que des artistes se retrouvent sur ce thème unique. »

Le festival, organisé dans une usine abandonnée de 2000m2, qui devait se dérouler du 12 au 15 Mai 2017, a été annulé pour raisons administratives.

« On a été expulsé comme un squat, tout ce qu'il y a de plus banal. On savait dans quoi on s'engageait en squattant. Le dialogue est totalement stérile avec la mairie. Dégouté, dépité… On est dans l'incompréhension ».
-Seyar

Les artistes ont été expulsé manu militari et l'entrée principale a été rapidement murée pour les empêcher de se réinstaller.

Avec cette expulsion brutale, on voit une nouvelle fois la limite des initiatives prises en dehors des institutions. Financé par les artistes eux mêmes, ce festival devait être l'occasion de présenter au public des œuvres réalisées en dehors du circuit du marché de l'art dans un esprit festif et convivial.

Une initiative citoyenne et autonome qui n'est apparemment pas du gout de la mairie de Saint-Ouen…

« Nous mettons tout en œuvre, pour que cette exposition interdite à l'heure actuelle, voit le jour. Nous sollicitons la bienveillance de chacun pour installer un discours calme et constructif avec les décideurs culturels de toutes les institutions territoriales, en particulier au niveau local, mais aussi l'implication de toute personne en mesure de venir en aide à notre collectif en mouvement au cœur des préoccupations actuelles d'une jeunesse unie et volontaire. »

Pour soutenir les organisateurs et obtenir l'ouverture du festival, une pétition en ligne est à signer ici.

Photos : Sabri BenakoucheFestival5element
Sources : France3, L'Art et la Manière

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Les archives de Decap 1K

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Actif dès le milieu des années 90, Decap choisit très vite sa branche : le graffiti sur trains. Il enchaine les plans avec les SEP, puis les 1K, durant plusieurs années à Paris et dans la banlieue, jusqu'en 2002 ou son chemin croisera celui du vandal squad de Gare du Nord, mettant un stop à sa carrière de trainwriter.

Dekap, Paris, 2001

Dekap, Paris, 2001

Decap publie désormais une sélection d'archives sur son compte Instagram. On peut y trouver ses pièces sur les différentes lignes de RER, sur métros ainsi que des trains peints à l'étranger.

Passionné par le graffiti, Decap n'a pas pour autant raccroché les gants et peint régulièrement des murs.

Dekap, Bucarest, 2016

Decap, Bucarest, 2016