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Top To Bottom Festival 2017

Du 16 au 18 Septembre 2017, de 11h à 2h du matin se déroulera la 4ème édition du festival Top To Bottom à la Halle Pajol, éco-quartier parisien du 18ème arrondissement.

Le Top To Bottom accueillera plus de 30 artistes confirmés de la scène street art. Une occasion unique de les voir performer en live sur des modules triangulaires dépassant les 7 mètres, sur des totems ou des camions disposés sur toute l'esplanade Nathalie Sarraute.

Les artistes invités :
Ouilyame, Vaper, Shone, Faker, Rev, Macs, Chek, Nasty, Cannibal Letters, Charles Foussard, Cesar, Saner, Taroe, Tictone, Gerz, Retro, Tchad, Oniks, Skill, Rise, Berns, Babs, Ques, Zeky, Dante, Hoer, Oust, Mpy, Twopy, Haribow, Yoolk, Bebar, Scred, Can2, Pest, Cispeo, Media.

Babs, Top To Bottom 2016

Babs, Top To Bottom 2016

La programmation musicale sera assurée le 16 Septembre par Assassin Sound System, Lino (Arsenik), 3ème Oeil, Gravité Zéro, Sickmatic, et le 17 Septembre par Gérard Baste. Les DJ invités : Funky French League, Drixxé, DJ SOS, DSL, Globe, Karim le H, KM3, DJ Loud, SOul Brother Suspect, R-Ash, Dr Vince, DJ Bridgewater.

Ber, Top To Bottom 2016

Ber, Top To Bottom 2016

La grande nouveauté de cette 4ème édition… et pas des moindres, la terrasse de 300m2, décorée avec le plus grand soin, accueillera tous les petits bonus de cette édition, en plus de vous inviter à vous relaxer sous ses oliviers et ses palmiers le temps d'une pause bien méritée.

Exposition Vans Slip-on customize :
On ne présente plus cette marque californienne légendaire destinée aux amateurs de skate, mais pas que. 10 paires de Slip-on blanches vont être confiées à des artistes pour une exposition de sneakers uniques. Certains chanceux pourront repartir avec leur paire préférée.

Cola, Top To Bottom 2016

Cola, Top To Bottom 2016

L'événement est pensé dans sa globalité pour être familial. Des activités pour les kids seront proposées pour leur faire découvrir tous les petits secrets de la street culture qu'ils ne pourront plus oublier dont une initiation au graffiti avec un artiste de la team Posca.

Wire, Top To Bottom, 2016

Wire, Top To Bottom 2016

Du jeune créateur aux marques les plus affirmées, le Top To Bottom propose durant ces deux jours de festivités, une déclinaison de stands mode et lifestyle pour découvrir la créativité qui règne dans l'univers de la street culture avec Foxden, Qhuit, Snapster, Baise En Ville Skateboards, Itsy Bitsy boutique nomade, la Sergerie, Caaps, Anatolie Paris, Reptil Clothing…

Exposition permanente avec Bicok :
Bicok alias Alabama est une jeune femme membre du crew OPC. Active au début des années 2000 dans les rues de Paris, elle s'inspire du milieu urbain et de la nature pour le retranscrire au travers de symboles et de code graffiti. Un univers plein de couleurs, de good vibes et de sens cachés.

Nasty, Top To Bottom 2016

Nasty, Top To Bottom 2016

Session tatouage avec Shane :
Il y a ceux qui prennent des photos et d'autres qui pensent que les bons souvenirs se gardent à même la peau. Un salon de tatouages éphémères investira le bistrot gourmand Les Petites Gouttes. Vous pouvez compter sur les mains expertes de Shane pour vous piquer votre dessin préféré. L'hygiène et le résultat sont aussi garantis que le fait que vous ne regretterez jamais le petit bout de peau que vous lui aurez cédé pour l'occasion.

Un contest de skate se déroulera avec Prize Money et de nombreuses surprises…

Pour se faire une idée de cet évènement, quelques photos de l'édition 2016 :

Top To Bottom-09-511

La programmation des évènements du festival et les infos sont sur l'évènement Facebook.

writer's bench

Vol des mosaïques de Invader, la Mairie de Paris porte plainte

Invader vol Paris-01-511

En 2016, Invader intentait un procès contre 2 personnes qui arrachaient ses mosaïques dans les rues de Paris. Malheureusement pour lui, les prévenus se sont défendus en déclarant qu'ils n'avaient aucune intention de les revendre et ont été relaxés par le tribunal.

Rebelotte en 2017, avec un nouveau duo d'arracheurs qui opère depuis le début de l'été 2017 dans les rues de la capitale. Repéré par les fans de l'artiste et dénoncé sur les réseaux sociaux, le duo prétend travailler pour la Mairie de Paris.

« Plusieurs centaines ont été volés en quelques années. Une grande partie a probablement été réduite en miettes lors de leur arrachage (je soupçonne alors les voleurs de les reconstituer avec des carreaux neufs!). »
-Invader

« Ce qui est malheureux c'est qu'environ 80% des arrachages proviennent de 3 ou 4 personnes qui se sont spécialisées dans cette pratique. »
-Invader

« Je travaille avec des matériaux de plus en plus fragiles et des colles de plus en plus fortes, je ne signe pas mes mosaïques de rue et je fais confiance aux maisons de ventes aux enchères et aux galeries sérieuses, qui n'accepteront jamais de vendre une œuvre provenant de la rue. »
-Invader

« Ça me gâche tous mes étés. L'an dernier j'ai passé un mois sans dormir… Mais finalement les choses viennent de s'accélérer car ils ont été surpris et photographiés en flagrant délit et les réactions sur les réseaux sociaux ont montré une prise de conscience du public, je me sens moins seul.»
-Invader

Réagissant au buzz déclenché par cette affaire sur Internet, la Mairie de Paris, s'est empressée de réagir :

« Sur les photos, on les voit habillés normalement, avec des gilets jaunes qu'on peut trouver n'importe où, alors que les employés municipaux portent un uniforme. Et non, la ville de Paris ne fournit pas encore de Mercedes à ses employés. On voit bien que l'échelle est posée assez grossièrement. Niveau sécurité, c'est pas du tout ça. »
-La Mairie de Paris

Une situation assez particulière, sachant que Invader demande rarement l'autorisation de coller ses mosaïques. Bénéficiant désormais d'une renommée internationale, certaines copropriétés protègent désormais ses œuvres réalisées illégalement.

« Ces vols, c'est un problème. D'ailleurs, boulevard Saint-Germain, au niveau d'Odéon, une copropriété, fière d'avoir sur son mur une mosaïque de l'artiste, l'a protégée en y mettant un verre antivol. »
-Jérôme Coumet, maire du 13ᵉ arrondissement

-Avant

-Avant

On assiste à un véritable paradoxe, Invader agit illégalement en collant ses mosaïques, les voleurs les arrachent, ce qui déclenche la fureur des fans. Peut-on parler de droits d'auteur pour une œuvre placée sans autorisation dans l'espace public ?

« On peut à la fois dire qu'il n'a pas de droits et que le propriétaire a des droits à lui opposer, mais l'artiste a créé une œuvre et, si elle est reconnue comme une œuvre, il a des droits dessus. Le fait que le statut de l'artiste soit reconnu ne change rien à son statut officiel mais cela va changer énormément son statut de fait. Si je suis l'avocat qui défend les intérêts de cet artiste, je vais dire : Attention, il est connu partout ! et le juge se sentira presque obligé de le reconnaître. »
-Michel Vivant, professeur à Science Po Paris et spécialiste de la propriété intellectuelle

-Après

-Après

Un duo d'arracheurs pas si bien informé. Dans leur élan, ils ont confondu une mosaïque de Djoul avec une mosaïque d'Invader.

-Mr Patate par Djoul

-Mr Patate par Djoul

La Mairie de Paris, consciente du flou juridique encadrant le street art et de l'intérêt porté par les électeurs à cette pratique, laisse tout simplement à ses services de nettoyage la tâche de choisir ce qu'il faut faire disparaitre ou pas :

« Nous continuons de lutter contre les interventions illégales et dégradantes dans l'espace public mais la plupart des tags retirés par la DPE ne représentent aucun intérêt artistique. Nous travaillons depuis longtemps avec une approche intelligente et différenciée : quand les agents repèrent une intervention intéressante, ils appellent la mairie d'arrondissement qui souvent connaît les artistes qui interviennent sur leur territoire, et il arrive que nous décidions de laisser l'œuvre de street-art vivre sa vie, comme par exemple les collages Co-Exist de Combo après les attentats ».

Que les nombreux fans d'Invader se rassurent, La Mairie de Paris semble avoir trouvé la parade en portant plainte contre X, non pour vol, mais pour usurpation de fonctions…

Sources : France Culture, Libération, Le Parisien

writer's bench

R.I.P. Saeio PAL

RIP Saeio-01-511

C'est avec une grande tristesse qu'on a appris cette semaine la disparition tragique de Saieo. Cet ovni du graffiti s'est fait remarquer ces dernières années dans les rues de Paris.

Avec les 1984 et les PAL, Saeio enchainait les expériences sans se préoccuper du qu'en-dira-t-on, pulvérisant les codes traditionnels du writing parisien.

Passionné par tous les aspects du writing, Saeio excellait dans l'art du tag.

« Le tag, c'est la perfection en sept secondes, le coup mortel du peintre en une frappe, l'ultime test. C'est l'infinie recherche de la perfection oubliée, c'est l'instant absolu dans lequel se retrouvent les paramètres qui feront de cet acteur un élu ou pas. Le tag n'a aucune contrainte matérielle, il peut se faire avec tout et rien, il dépend uniquement de son environnement qui est lui-même son support. »
-Saeio

« Mes références de bases sont les premiers graff à New York dans les années 70, les tags de Philadelphie et les pixação au Brésil qui naissent quasiment à la même époque. L'essence du tag et du graff vient de ces codes-là : naïveté, brutalité et spontanéité. Le fait de vouloir commercialiser le graffiti a beaucoup altéré sa force d'origine. Ça l'a amené vers quelque chose de beaucoup plus lissé, beaucoup plus peureux, dénaturé, aseptisé et décoratif : la peur de ne pas plaire ! »
-Saeio

Camions, stores, tunnels, toits, métros, trains, Saeio alias The Mega Wizzard, ne connaissait aucune limite au point de se faire serrer par le vandal-squad en 2014.

« Ce que je trouve très intéressant dans cette histoire, c'est l'investissement que donne la justice pour ces peintures. Ils ont fait une enquête accompagnée d'un dossier de plus de 300 pages sur 2 années de la vie et du travail de Saeio, sans que celui-ci ne demande rien. Il y a ici comme une forme de considération de la part de la justice que l'on pourrait aussi prendre dans le sens d'une légitimation et d'une officialisation de ce travail illégal accompli par Saeio. Une légitimation telle que le travail in situ de Saeio a désormais une côte fixée par les devis de coût de nettoyage. C'est donc une possibilité pour ce travail d'intégrer le marché de l'art et c'est là une manière de mettre en avant le paradoxe commercial de la vente d'œuvres de graffiti qui est l'une des problématiques majeure de ce mouvement. »
-Saeio

Depuis, le trublion du graffiti n'avait pas raccroché les gants, il œuvrait un petit peu plus discrètement dans son atelier et rendait visite régulièrement aux ICY à Berlin ou allait peindre des trains à l'étranger avec ses potes.

A l'annonce de sa disparition, quelques témoignages de ses proches :

« L'univers a décidé de mettre un terme à ton expérience terrestre. C'est le moment pour ton esprit d'expérimenter quelque chose de nouveau. C'est compliqué, mais je refuse d'être triste parce que je sais que ce n'est pas ce que tu attends de moi. Je préfère être reconnaissant pour l'amitié que nous partagions et pour tout ce que tu m'as appris. Je t'envoie tout mon amour, à ta famille et à tous nos amis. Peace And Love. »
-Rizote PAL

« Quelle tristesse. En prenant la parole (tu sais que j'ai horreur de ça), je ne veux surtout pas substituer ma peine à celle de ta famille ou à celle de nos potes. Mais tu déconnes vraiment, on avait plein de dessins à finir et de sujets de discussion à aborder. Ta bonne humeur, ton sourire et tes facéties me manquent. Sans toi, mon petit univers est désormais un peu plus vide. Ce n'est pas une posture, mon cœur saigne et mes larmes coulent. »
-Gues PAL SDK

« Envole toi papillon. »
-Rap 2122

Une grande pensée pour sa famille, ses proches et ses fans. Ciao l'artiste…

RIP Saeio-11-511

« On arrive. »
-Earl

RIP Saeio-10-511

Source : Le Nouvel Esprit du Vandalisme, Les Mystères de Paris, Rap 2122