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Rust Life – La bible de la rouille Vol.2: l'interview

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A l'occasion de la sortie du 2ème volume de RustLife – la bible de la rouille, un ouvrage consacré exclusivement au graffiti sur frets, Graffiti-V-Français s'est entretenu avec l'auteur qui partage et commente certaines de ses photos.

« Pendant longtemps, je n'avais même pas remarqué les trains de marchandises. Je me disais à chaque fois que j'en voyais un qui était peint, qu'il avait dû être tapé par des trainistes qui s'étaient pris une veste dans un dépôt. En faisant ce livre j'ai vite compris que durant la fin des années 90, il y avait déjà des équipes qui s'y consacraient à plein temps. Je pense notamment à Kdr, Mash et Smok en Lorraine ou aux HF dans l'ouest de la France. Puis au milieu des années 2000, Kiss et Rap ont commencé à flinguer les dépôts, les MGC, OVT, KST, 132/DTK, LEC, DME et j'en oublie sûrement beaucoup d'autres, en ont aussi fait en grande quantité. J'ai rencontré Fishe en 2008. Il m'a amené taper ma première bâche dans la ville rose. Ça a été le déclencheur de cette passion qui a duré jusqu'en 2012. A partir de cette période je me suis mis à prendre tout ce que je pouvais croiser sur fret en photos mais sans trop savoir ce que j'allais en faire. C'est vraiment ma rencontre avec Kaise de Toulouse qui m'a donné envie de faire ce livre. Il en avait déjà peint plusieurs centaines en 2008 quand on s'est rencontré le temps d'une soirée. Quand il me parlait de sa vision du fret, il m'a dit à plusieurs reprises, pour le moment tout le monde s'en fout, mais un jour tu verras, un gars décidera de faire un livre sur le fret. En rentrant chez moi, je me suis dit que ce gars ça serait moi. Et 8 ans plus tard le Volume 1 de Rustlife voyait le jour. »

« J'aime tout dans les trains de marchandises. L'ambiance des dépôts, le coté vieux et rouillé des wagons. La quantité de modèles existant est impressionnante, il en existe de toutes les formes et de toutes les couleurs. Il y a énormément de lignes différentes. Ce qui est intéressant c'est que pratiquement tout le monde s'attaque à la même ligne, alors qu'il en existe plusieurs dizaines réparties aux quatre coins de l'hexagone. Je trouve que c'est un support noble, qui mérite qu'on lui porte de l'attention. Souvent dénigré, parfois détesté, il attire aujourd'hui la convoitise du plus grand nombre. A côté de ça, si je devais te parler de la scène actuelle qui peint des frets, j'aurais juste envie de dire aux merdeux qui repassent des petits bouts d'histoire d'aller se faire foutre. Éduquez-vous bordel, retournez vous montrer dans les vernissages et pour finir continuez à mettre chacun de vos tags sur Instagram… Mais s'il vous plaît, oubliez les frets. C'est nul les frets, y a aucune notoriété à acquérir avec ce support ! Mais si après tout ça, vous voulez absolument continuer à en faire, montrez un peu de respect à ceux qui étaient là avant vous.De plus en plus de pièces disparaissent, rien que ce mois-ci, j'ai vu des panels à Solek, Super et Fish se faire repasser. Les flops de Kiss, les pièces des HF ou les tags de Keyz se font de plus en plus rares. »

« Selon moi il y a trois périodes qui ont été importantes dans la scène graffiti sur frets. […] Je ne vais pas te faire un top 5, car je ne pense pas avoir suffisamment de connaissance pour quantifier tout ça. […] Kiss, hallucinant le mec a un geuta sur chaque modèle, c'est impressionnant. »

« Rap et ses tags des 2 côtés de l'échelle. »

« Les 517, très grosse présence alors qu'ils ne sont que deux. »

« Dexun, quantité et qualité. »

« Kosmo et Flash, premiers sur toute la ligne. Ils ont fait tous les modèles de frets et doivent connaître 90% des plans frets qui existent en France. »

« Shae, de très beaux wildstyles sur bâche comme sur ferraille. »

Pour en apprendre plus sur la scène du graffiti sur frets en France, le volume 2 (344 pages) est disponible ici.

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Passage, de la rue à la galerie

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Réalisé par Théodore Berg Boy & Aymeric Colletta, Passage, un court métrage de fiction de 8 minutes, s'interroge sur la récupération des œuvres réalisées dans la rue par les galeries d'art ou les institutions.

« Un jeune dessinateur de rue et une galeriste d'âge mûr ne se connaissent pas. Pourtant, ils partagent sans le savoir une grande passion et un profond désarroi : le goût des belles choses, l'amour de l'art, et, en même temps, un isolement, une déshérence… Un vide. Le hasard va les rapprocher, et leur rencontre lumineuse, à mi-chemin entre art urbain et photographie, va leur permettre de créer sans le savoir quelque chose d'inattendu. »

On notera la participation de Renk et l'utilisation astucieuse de la camera obscura, un instrument optique qui permet d'obtenir une projection de la lumière sur une surface plane.

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Omerta magazine #1 – Spécial TER Rhône-Alpes

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Le 1er numéro de Omerta magazine met en lumière la scène graffiti sur trains de la région Rhône-Alpes. On y trouve de nombreux panels sur différents modèles de TER, des dernières rames inox aux célèbres rames double étage.

Le magazine au format A4, regroupe en 68 pages une centaine de photos.

La preview :

Le 1er numéro du magazine Omerta, limité à 200 exemplaires, est dispo ici.