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Noir Artist, des fresques en nuances…de noir

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Inspiré par la pub, l'art baroque, le tatouage et le Pop Art, Lucien Gilson alias Noir Artist réalise de nombreuses oeuvres de commande exclusivement en nuances de noir.

 « La couleur n'a pas d'importance, le contraste du noir et blanc est pour moi la plus haute forme de pureté. »
-Lucien Gilson

Murs après murs, l'artiste liégeois peaufine son savoir-faire et crée son propre style, reconnaissable au premier coup d'œil.

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En Janvier 2016, répondant à une commande de Sony Music, Noir Artist réalise une toile intitulée Blackstar (en référence au dernier album de David Bowie) sur les murs d'un centre commercial de Bruxelles.

Ironie du sort, deux jours plus tard, le chanteur décédait des suites d'un cancer du foie. Le tableau s'est transformé, pendant 10 mois, en un véritable mémorial. De nombreux fans s'y sont arrêtés pour prendre une photo ou y laisser un dernier message.

Après une opération de crowdfunding pour récupérer la structure en bois accolée au mur, la restaurer et l'encadrer, Noir Artist a offert cette toile au Télévie, une organisation belge qui collecte des fonds pour la recherche contre le cancer, qui l'a mise aux enchères jusqu'au 22 Avril 2017.

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Les Vanités de Steve Locatelli

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Artiste autodidacte, Steve Locatelli commence à peindre à Bruxelles à la fin des années 90. Depuis le début des années 2000, l'artiste se consacre exclusivement aux murs légaux.

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En 2007, Steve Locatelli ouvre avec sa femme, Artifex, une galerie à Anvers, ce qui lui permet d'exposer, entre autres, ses toiles dans lesquelles figure le motif récurrent de la Vanité.

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« J'aime la symbolique du crâne. C'est universel, on ne peut pas savoir si c'est une fille ou un garçon, si c'est un blanc, un africain ou un chinois. Nous sommes tous les mêmes ! »
Steve Locatelli

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Mais il lui arrive aussi de peindre d'autres motifs sur commande, sur murs ou sur toiles.

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Over Rails 2 part.2

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La suite des aventures du crew argentin ILS en Europe est désormais en ligne. Dans cette 2ème partie du 2ème opus de Over Rails, les ILS s'attaquent aux métros et aux trains de Barcelone en compagnie des TSK. N'hésitant pas à bousiller les caméras de vidéosurveillance et à tenir en respect une équipe de nettoyeurs, le crew multiplie les actions avant de se rendre à Madrid, Bruxelles, Amsterdam, Rotterdam pour finir à Berlin.

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L'univers graphique de Defo sur Le M.U.R. de Bruxelles

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Inspiré par l'initiative parisienne du M.U.R., une antenne belge propose depuis Juillet 2016 à différents artistes de peindre une œuvre visible pendant un mois, rue Marché aux Poulets à Bruxelles.

« Le M.U.R. [Modulable, Urbain et Réactif] est un concept imaginé par l'association française du même nom qui consiste à transformer un panneau publicitaire en une sorte de musée à ciel ouvert, Nous proposons à des artistes contemporains d'investir ce panneau de 3 mètres sur 9 avec une création originale et éphémère, selon le principe d'une affiche recouvrant l'autre. Acryliques, encres, aérosols, collages ou performances en direct, les modes d'intervention sont libres et multiples. A travers ce mélange des genres, l'objectif est de faire voler en éclat les barrières symboliques qui séparent le public de l'art et d'offrir un espace d'exposition non-marchand là où les murs sont partout récupérés par des messages publicitaires. »
-Le M.U.R. Brussels

Pour la 8ème édition, Le M.U.R. Brussels a fait appel à un artiste local, Defo.

« Passé maître dans l'art du tracé direct, Defo utilise son instinct pour faire apparaître des œuvres qui laissent la part belle à l'imaginaire. L'artiste crée des effets de perspective surprenants à travers un lettrage aussi abstrait que personnel. Entre formes déstructurées mais précises et un jeu de couleurs vives subtiles, des créatures étranges s'intègrent subtilement dans un univers très graphique qui semble faire référence à un monde parallèle… »

L'inauguration a eu lieu le 1er Mars 2017, l'œuvre sera recouverte le 31 Mars.

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Sources photos : Graffiti Art On Trains, La rue nous appartient

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Bruxelles, ce qui se cache derrière les fresques vandales

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Après la bite et l'anus géants, la scène de pénétration, deux nouvelles fresques chocs sont apparues sur les murs de Bruxelles ces dernières semaines. La 1ère a été découverte au bord du Canal, à quelques pas de la Porte de Flandre.

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Elle représente une scène d'égorgement et s'inspire directement d'une peinture du Caravage intitulée Le sacrifice d'Isaac. Une référence à la peinture classique qui n'est pas du gout de tout le monde :

« Nous avons reçu des plaintes au sujet de cette scène d'égorgement de la part d'habitants du bloc d'appartements qui donne vers ce mur. On parle d'une demi-dizaine de logements. Une famille s'est plainte parce que la chambre de leur très sensible enfant donne sur la fresque. »
-Sven Bosset

Le Sacrifice d'Isaac, Le Caravage, peint vers 1598-1603

Le Sacrifice d'Isaac, Le Caravage, peint vers 1598-1603

« Nous sommes très tolérants mais dans ce cas-ci, même si ce n'était peut-être pas la volonté de l'artiste, la fresque appelle à la violence. Dans le contexte actuel, on se doit d'être prudents. »
-Yvan Mayeur, bourgmestre de Bruxelles

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Dans le même registre, une autre fresque a été peinte sur la façade d'une des tours de la rue des Brigittines représentant un homme éventré, pendu par les pieds. La référence est à chercher du côté de Jan De Baen, un peintre néerlandais du siècle d'or.

Les corps des frères de Witt, Jan de Baen, peint entre 1672 et 1675

Les corps des frères de Witt, Jan de Baen, peint entre 1672 et 1675

Le mystère s'épaissit autour de l'auteur de ses fresques et de ses motivations. En réinterprétant certaines œuvres des maitres de la peinture exposées librement dans les plus grands musées, cet artiste acrobate pose la question de ce qui est tolérable à voir dans l'espace public, dans un contexte de menaces terroristes marqué par l'instabilité politique européenne…

Sources : Le Soir, La Capitale