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Les C29 célèbrent leurs 15 ans avec un livre en crowdfunding

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Créé en 1999, le crew breton C29 regroupe Arnem, Bush, Asar, Malik, Reduk, Baby K, Drak, Jone, Ofuske, Wen2, Meyer, Les Gens, Moner, Aiser, Skom, Omse, Shire, Haribow, Pak, Mites, Shire, Arcko,Soem, Skal. De nombreux membres actifs qui perpétuent la tradition du crew habitué aux grandes fresques à thèmes pas seulement en Bretagne mais à travers toute la France. Leurs productions sont souvent axées autour d'un thème cosmique qui est devenu au fil des ans leur marque de fabrique.

C29 par Bush

C29 par Bush

Les murs complexes s'enchainent de Nantes à Cherbourg via Lyon toujours accompagnés de décors ultra taffés.

Moner C29

Moner C29

Skom C29

Skom C29

Après 15 ans d'existence, les C29 décident de retranscrire leurs aventures communes dans un livre de 416 pages, couvrant la période de 1999 à 2016.

« En 2014, le Cartel 29 fête ses quinze ans et l'idée de retranscrire cette aventure à travers un livre nous apparaît alors comme une évidence. Deux ans de travail ont été nécessaires : une année entière d'archivage de photos, puis une deuxième pour la conception et la mise en page. Aujourd'hui le livre est enfin prêt à être imprimé. »

Couverture du livre signée Haribow

Une sélection de pages de l'ouvrage :

Le livre est proposé en financement participatif sur la plateforme KissKissBankBank pour une sortie prévue début Juillet 2017.

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U.V. le livre: le crew dévoile ses archives

UV, deux lettres qui ont marqué durablement le graffiti parisien. Ultra Violent, dans le fond et -parfois- dans la forme, à l'image d'un crew radical et sans concessions. L'auteur et membre du groupe, Rap, se plonge dans ses immenses archives pour sortir LE livre illustrant le parcours de l'équipe, également composée de Trane, Fuzi, Sit, Gaz, Kilo, Ey1, Dok, Salo, Babs, Erco, Frez, Zeab pour ne citer qu'eux.

376 pages de photos rares (le plus souvent grand format) qui reviennent sur les actions, les tags, les murs, les métros et surtout les trains. Un grand nombre de clichés témoignent du lifestyle de la bande et offrent une véritable plongée dans leur univers, pour le plaisir des nostalgiques de l'époque, comme des plus jeunes qui n'ont pas connu le graffiti à Paris dans les 90's. A l'occasion de la sortie du livre, Streetpress a questionné Rap sur quelques photos emblématiques.

Je pense que personne n'a autant de photos de graffiti à Paris que moi. Depuis longtemps, on me demande de faire un livre mais je refusais. Je trouvais ça trop racoleur. Finalement, j'ai changé d'avis. Je me suis dit que je ferai ce livre une fois pour toute.

Cette photo a été prise, par le photographe Silvio Magaglio, au printemps 2001 à Saint-Lazare. C'était un shooting pour Radikal. On avait même une pleine page dans le magazine. Sur la photo, il y a Tacl, Salo, deux graffeurs des UV, et moi. Cette époque marquait l'explosion du street-wear en France. Tous les rappeurs avaient leur marque. Certains graffeurs aussi. Avec les UV, on a commencé à faire quelques sweats, quelques tee-shirts. Mais bon, on ne s'est pas investi à fond. J'étais graffeur avant tout. Je n'avais pas l'âme d'un commercial.

Cette photo date du Printemps 2001. Un soir, on rentre à Herblay. A peine posé chez moi, Fuzi se met à copier la couverture d'un Mickey Parade qu'il avait piqué sur la route. J'ai tout de suite flashé. Je lui ai dit qu'il fallait en faire notre peinture en gardant les persos mais en remplaçant le nom du magazine par Urban Vampirz (UV). On est allé graffer un dimanche matin. Deux trains gris étaient garés. On a mis 2 bonnes heures. Quand on a fini notre peinture, on a fini nos bombes sur d'autres trains.Ce whole car on l'a fait sur le RER C dans un dépôt à Juvisy. Il faut savoir qu'à cette époque la ligne C, c'était New York. Tous les graffeurs de Paris venaient peindre cette ligne. La SNCF était dépassée, les trains roulaient pendant plusieurs semaines avant d'être nettoyés. Et à mon avis, cette peinture c'est l'une des meilleures.

Dans le graffiti, tu as deux écoles : les murs ou les trains. Pour les murs, l'intérêt c'est de faire des peintures travaillées, pépères. Quand tu peins sur des trains, tu retrouves à la fois cet aspect graphique, la recherche de lettrage et de couleur, mais aussi le côté mission : trouver les dépôts, éviter la surveillance, connaitre les horaires des gardiens. Ça devient un sport artistique. Moi je me suis plus tourné vers le train. Quand tu as goûté à ça, tu ne peux plus t'arrêter.

Cette photo a été prise en 2000 un peu par hasard. Je me promenais à Paris avec mon caméscope pour filmer des murs, des tunnels ou des actions. Trane et Sylea deux autres membres d'UV m'avaient prévenu qu'ils voulaient faire des graffs boulevard Magenta. Au fur et à mesure, pas mal de membres du crew nous rejoignent. Je dis aux gars : « allez on se fait une petite photo de famille. » Comme je filmais en même temps, ils faisaient un peu les fous.

On est en 2000. Avec les UV et les TPK, on se rejoignait tous les samedi soirs au niveau de Pigalle. On se retrouvait à 30 gars : ça fumait, ça buvait des bières. C'est à cette époque que le groupe a été le plus actif. A partir de 2002, les enquêtes de la cellule anti-graffiti de la Gare du Nord ont mis un coup d'arrêt à plein de gens. Les flics rêvaient d'un gros procès UV TPK. Pour les graffs mais aussi pour les violences supposées. A l'époque, tous les graffeurs qui se faisaient interpeller disaient que c'était nous les méchants.

C'est à cette époque que Zeab, un membre de TPK, meurt dans un accident de voiture sur le périph'. Avec les UV, on a décidé de lui rendre hommage en faisant une peinture dans une usine près de chez nous, à Herblay. Puis l'équipe TPK a décidé de peindre un gros Zeab en couleur, plus travaillé, le long du canal de l'Ourcq du côté de Bobigny. On a voulu faire aussi notre graff. Fuzi s'est occupé du lettrage puis on a tous rempli : Fuzi, Salo, Trane, Kilo et moi.

Cette photo date de 2001. C'est le soir de l'anniversaire de Salo, un membre des UV. On a commencé par dîner tous ensemble dans un resto chinois. Pour l'occasion, on s'était bien habillé. D'ailleurs sur la photo, tu vois que Fuzi porte des chaussures en cuir et un pantalon à pinces. Il a même une chemise sous son gros manteau.
À la fin du repas, on était bien bourré. Certains sont partis en boîte, d'autres sont rentrés chez eux. Fuzi et moi, on est parti graffer dans les tunnels du métro. On a fini dans un dépôt de Saint Lazare à faire un end to end [enchaînement de graffiti sur l'ensemble d'une rame, ndlr]. On a graffé jusqu'au petit matin. On a même croisé un chauffeur de métro. Il a eu vachement peur le gars. Il nous a dit : « c'est pas grave pour cette fois les gars mais faites gaffe. Bientôt il y aura un maître-chien pour surveiller le dépôt. » Je suis sur que c'était un coup de bluff.

Les quelques centaines d'autres photos d'archives sont à découvrir dans le livre des United Vandals, disponible ici sur Allcity.fr.

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New York: Ten Years Later

Nibor Reiluos part vivre un an à New York en 2005. Photographe passionné par le graffiti, il va arpenter l'intégralité des rues de Manhattan. Il revient à Paris en 2006 avec plus de 800 portes différentes répertoriées.
 10 ans après, en 2015, il décide de repasser à 200 adresses sélectionnées pour les shooter à nouveau. Il finira par en retenir 99 pour la réalisation du livre Ten Years Later.

Pour la première fois un livre axé sur le tag documente son évolution sur la durée et sur un même lieu. En 99 portes répertoriées, on s'aperçoit que 100% des intervenants sont différents, mais aussi que les styles ont évolué. À l'échelle macroscopique, ces photos nous dévoilent que la ville s'est modifiée, elle a muté, tout est plus propre, plus lisse, gentrifié. Ce livre de photographies ravira aussi bien les amateurs de graffiti vandale que ceux d'architecture ou d'urbanisme. Enfin, il permettra au lecteur de passage à NYC de pouvoir visualiser, s'il le souhaite, sa propre version actualisée grâce aux adresses figurant à l'intérieur de l'ouvrage.

Ten Years Later compte 216 pages. Il coûte 19,90€ et est disponible dès aujourd'hui ici sur Allcity.fr. En voici un aperçu, également téléchargeable en PDF ici.

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The Art Of Rebellion IV: le retour de la bible du Street Art

The Art Of Rebellion est une des séries de livres dédiés au Street-Art les plus populaires. Les 3 premiers opus ont été tirés à plus de 100 000 exemplaires et sont considérés comme des bibles de l'Art Urbain. Inutile de dire que ce 4ème volet était très attendu.

Fidèles à la formule qui a fait le succès des précédents ouvrages, C100 et l'éditeur Publikat sont de retour avec The Art Of Rebellion IV, un nouveau volume qui va à la rencontre d'une centaine d'artistes. Ils y présentent leurs travaux préférés sur de nombreux supports qui ont pour vocation de transformer la planète en véritable musée de plein air. Un tour du Monde richement illustré à la rencontre de nombreux acteurs majeurs de la scène internationale : Dave the Chimp, KR, Swoon, Vhils, Stak, Jordan Seiler, Leon Reid, Ripo, PMH, Akroe, SatOne, Egs, Mysterious Al, Nuria Mora, Mambo, Eltono, Paul Insect, Dotsy, Honet, Toasters, Felipe Pantone, Graphic Surgery, SPY, HuskMitNavn, Ox, Ermsy, Jace, l'Atlas, *G, Space Invader, Vlady Art, Skewville, WK Interact, Dmote, Nomad, Mark Drew, The Wa, Ji Lee, Stain, Roadsworth, M-City, Kami & Sasu, East Eric, Supakitch, Koralie, Bo & Microbo, Herakut et bien d'autres…

Herakut – Jordanie

Pour offrir un panorama des plus complets chaque photo est soigneusement accompagnée par :

  • Le nom de l'artiste.
  • Le nom de l'œuvre.
  • Le lieu et l'année de réalisation.
  • Un texte descriptif.

Vhils – Brésil

De quoi ravir les amateurs de Street-Art les plus pointus comme ceux qui désirent découvrir le mouvement.

Dot Dot Dot – Norvège

L'ouvrage compte 216 pages. Il est disponible ici sur Allcity.fr au prix de 34,90€ . En voici la preview, également téléchargeable ici au format PDF.

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Riki Kiwy & Ama Split, Le pote des graffeurs est une fille

Riki Kiwy & Ama Split, Le pote des graffeurs est une fille-511

Riki Kiwy, auteur de plusieurs ouvrages auto produits, s'est lancé dans un nouveau projet atypique intitulé Le pote des graffeurs est une fille.

Faisant la part belle aux photos d'ambiance, l'ouvrage de 122 pages réalisé en collaboration avec Ama Split, offre un regard croisé sur ce périple entre trains, bombes de peintures, quincailleries, murs, rencontres, couscous, petits taxis et chiens errants au Maroc.

Riki Kiwy & Ama Split, Le pote des graffeurs est une fille-01-511

« Ce livre est l'histoire d'un voyage. Un voyage entre graffeurs mais pas seulement. Nous sommes quatre amis, nous vivons dans trois pays différents et notre seul moyen de communiquer tous ensemble est l'anglais, bien que ce ne soit la langue natale d'aucun d'entre nous. Nous avons tout prévu sur le chat d'un réseau social, sans jamais nous parler ni par téléphone, ni en personne. Ce périple se met en place grâce à un peu de hasard et surtout à une forte envie de partir et se rencontrer quelque part. Ce quelque part sera le Maroc. Pourquoi le Maroc ? Car on cherche un pays chaud (vu qu'on est en hiver), pas cher (vu qu'on n'a pas beaucoup d'argent) et un peu différent pour changer des destinations européennes classiques, prisées par la plupart des graffeurs. On sait juste qu'on doit se retrouver à Marrakech et qu'après une dizaine de jours, on quittera le pays depuis Fès. Pour le reste, on verra bien. »

L'ouvrage est disponible ici.