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Fra32: trainwriting à la sauce italienne

Fra32 est un des graffeurs italiens les plus prolifiques de sa génération. Dès les années 90, il s'impose comme une figure majeure de la scène internationale du graffiti sur train, et son style caractéristique est une source d'inspiration pour de nombreux writers, en Italie comme à l'étranger. On le retrouve sur de nombreux trains et métros mais aussi sur des fresques murales disséminées de l'Europe jusqu'à la Chine.

Le livre Glorious Attitude – Fra32 revient sur plus de vingt ans de peintures et de voyages de Fra32, avec une attention particulière sur son approche quasi obsessionnelle de la recherche du style. Avec plus de 270 photos, l'auteur et journaliste Chris Gibson se penche sur l'oeuvre de Fra32 époque par époque, profitant de l'occasion pour faire le parallèle avec la situation sociale et politique de l'Italie des années 90. Une vingtaine de writers proches de l'artiste, dont Chaos, Imos, Ausy, Grynz pour ne citer qu'eux, viennent apporter leur contribution au livre à travers une série de témoignages.

Le livre coûte 24,90€ et est disponible ici sur Allcity.fr. Profitez également en ce moment de l'offre spéciale : le tout nouveau Glorious Magazine est offert pour tout achat dans la rubrique Culture !

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Interview Nina

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Depuis l'an 2000, Nina peint de nombreux murs dans les différents hall of fame de Rome en compagnie de son crew SLC. Spraydaily l'a interviewée, quelques extraits traduits :

« Le graffiti, c'est ma culture et mon lifestyle. Je remercie chaque jour le graffiti de m'avoir permis de rencontrer mon petit ami. Ca m'a aussi permis de sortir de mon quartier marqué par le crime et la violence. »

« J'aime Rome, c'est une ville merveilleuse. La vie y est frénétique, il y a plein de choses à voir, des expos, des concerts. Il y a plein de gens qui peignent avec des styles très différents. Chaque coin de Rome est peint : les métros des lignes A et B, les voies, les rideaux de fer, les murs le long des autoroutes. On a aussi des murs légaux pour faire de grosses prods. »

« Enfant, j'observais déjà attentivement les graffitis en me baladant dans les rues avec mes parents. Mon père m'a ramené des livres de New York, j'ai commencé à me documenter sur cette culture jour après jour. J'ai commencé à sketcher en 98, à faire des tags sur la porte de ma chambre et à me rendre à des jams pour regarder les gens peindre. J'ai ensuite rencontré des gens de mon quartier avec lesquels j'ai commencé à peindre en 2000. »

L'interview est à lire dans son intégralité ici.
L'actu de Nina est à suivre sur son compte Instagram.