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Italie: Skase THC

Skase-511

Skase THC TIKER crew alias Ezaks est un writer italien qui développe ses différents styles et combinaisons de lettres essentiellement sur murs.

Quelques photos :

graff market

Ego War n°6

A l'image de son compatriote italien Subway Net, Ego War s'est spécialisé dans les photos de graffiti exclusivement sur les métros du monde.

Avec plus de 230 photos, ce n°6 se focalise sur pas moins de 23 réseaux de métro dont Berlin, Vienne, Milan, New York, Amsterdam, Chicago, Londres, Buenos Aires, Mexico et bien d'autres, sans oublier Paris bien sûr.

Le magazine, un numéro spécial de 72 pages, est disponible ici sur Allcity.fr, et dans les points de vente spécialisés en France. En voici un aperçu, également téléchargeable ici sous forme de fichier PDF.

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Interview Vickie

Interview Vickie - 511

L'équipe de MTN-World s'est entretenue avec Vicky (Viki, Vichi, Vickie, Vicki, Vikie) alias Super Blondie, alias Bad Girl Drunky Funky crew, jeune femme writer italienne qui peint des trains dans la région de Milan et s'essaie au tatouage.

« Ce qui m'a vraiment plus dans le graffiti, c'est que tu ne peux pas comprendre les règles sans en faire partie. Tous ces codes non écrits composent un monde parallèle qui me fascine [...] Le fait d'être une fille ne m'a pas facilité la tâche, au début, on ne me considérait pas comme un writer mais comme un fille qui fait du graffiti. Donc certains trouvaient ça cool de peindre avec une fille tandis que d'autres me rejetaient en prétextant une trop lourde responsabilité »

« Je déteste qu'on me demande si je suis capable de faire ceci ou cela quand je porte une échelle ou un sac de bombes. Si je suis dans cette situation, c'est que je l'ai choisie. Je n'ai pas besoin de ton aide, peut-être as-tu besoin de la mienne ? [...] Je suis désormais plus consciente de ce que je peux et veux faire. Je ne me sens pas le besoin de prouver quelque chose, ceux qui me considèrent uniquement comme une fille ne sont plus de la partie, ce qui compte c'est ce que tu fais et comment tu le fais. »

« Je pense que le monde du tatouage et celui du graffiti ont beaucoup en commun, de nombreux writers sont aussi tatoueurs, et ce n'est pas un hasard. Ta pièce sur la peau circule comme un panel sur un train, mais sur la peau, il n'y a pas de buff. Le plus tu en fais, le plus on reconnait ton style, les gens n'ont pas besoin de te rencontrer en personne pour connaître ton nom. »

L'interview est à lire dans son intégralité en anglais ici.