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Safari Typo à Marseille

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Dans ce petit reportage de près de 5 minutes, Tabas propose un safari dans les rues de Marseille. Pas de grands gibiers en vue, mais plutôt une quantité impressionnante de graffitis en tous genre !

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« Ce qui est particulier à Marseille par rapport à d'autres grandes villes européennes, c'est qu'on n'a pas eu cette vague de nettoyage à la fin des années 90, on n'a pas eu cette vague de repeinte de murs systématique. »
-Tabas

En compagnie du typographe, on part à la découverte de quelques quartiers éclatés de la cité phocéenne.

Source : Arte Creative

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Difuz, graffiti de la planète Mars

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Originaire du sud de la France, Difuz peint de nombreux murs sous le soleil de Marseille en compagnie de son crew KFC. Il s'attache à développer son style personnel à l'aide de persos et de mises en scène funky qui mettent en valeur ses lettrages.

« Je peins pour parler de ce que je ressens, la plupart du temps en utilisant des persos et des illustrations. Avec ça, je peux parler ce que je veux, de l'être humain, de la vie, de choses simples. J'aime aussi parfois n'avoir rien à dire et peindre pour le plaisir. »

« Je peins des persos et des lettrages dans un esprit plus ou moins funky. »

« Mon premier graff était vraiment moche. J'ai eu des problèmes avec mes caps, j'ai du rentrer chez moi en récupérer, c'était parfait de marcher pendant des kilomètres pour peindre un mur moche. »

L'intégralité de l'interview est à lire en anglais ici.

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Une fresque pour la Fraternité

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En plein cœur de Marseille, John Kviar a affronté le Mistral pour peindre une fresque en hommage à un des principes de la devise de la République française, la Fraternité.

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« En prenant part au mouvement Fraternité Générale partout en France, de nombreux artistes et associations locales feront vivre la notion de fraternité en l'inscrivant durablement et la sublimant sur des dizaines de murs mis à leur disposition. »

Pour les plus curieux, la fresque initiée par l'Atelier Juxtapoz et Fraternité Générale est visible au 40/44 boulevard de Paris, à Marseille.

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Toper, serrage et embrouilles dans le sud de la France

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Longtemps solitaire, Toper a défoncé les autoroutes et les voies ferrées du sud de la France au début des années 2000, sans négliger le matériel ferroviaire. Dans cet entretien, il dévoile son parcours et quelques anecdotes croustillantes concernant son serrage.

« J'ai commencé vers 2001 à 16 ans, j'ai toujours griffonné des trucs. J'étais émerveillé par ces grosses écritures sur les murs le long de l'autoroute, je me demandais comment on y allait. J'ai trouvé comme premier blase Voare. Comme je ne connaissais personne qui peignait, c'était ma petite amie de l'époque qui m'accompagnait principalement, sinon j'y allais tout seul, j'ai du apprendre sur le tas. […] Je ne connaissais pas les règles et j'ai repassé quelques mecs déjà bien installés comme Arone, Cvp, Ulla etc… J'ai eu pas mal d'embrouilles. »

« J'ai toujours gardé ce coté solitaire, je graffais d'abord pour moi, mon blase était plus important, je n'aimais pas cette idée d'exister grâce à un crew. »

« Ma plus grosse anecdote, car il y en a eu pas mal, je dirais que c'était en 2004, une période où j'étais à fond sur le dépôt d'Aix. J'avais fais un trou dans le grillage pour préparer une session avec des potes de Montpellier. Ce soir là, je remarque que le train était vraiment bien placé et en plus juste en face du grillage que j'avais préparé la veille. On commence à peindre puis 5 minutes après les portes s'ouvrent toutes d'un coup avec un mec qui gueule bougez pas police ! Il tente de m'attraper par l'épaule, je me retourne violemment, le flic trébuche en voulant descendre du train, je trébuche également gêné par mon sac à dos. Je ne sais pas par quel miracle j'arrive à localiser mon trou dans le grillage malgré la mauvaise visibilité, je m'y engouffre en plongeant la tête la première. Pendant ce temps là, le flic ne trouvait pas le trou, j'ai couru comme j'ai jamais couru de ma vie, à en vomir. »

« L'enquête a débuté en 2008, jusqu'à 2010, pendant 2 ans donc. En fait, j'ai été convoqué pour soit disant signer un papier. A mon arrivée, je file direct en garde à vue, et dans la foulée perquisition. Ils avaient eu mon nom par une balance qui s'était fait serrer quelques mois plus tôt. Ils ont facilement fait le rapprochement, je m'étais déjà fait serrer. C'était pour du tag principalement et quelques autoroutes. Pour les trains, la SNCF n'a jamais donné signe de vie,  donc pas de suite heureusement. Ils ont voulu faire de moi un exemple, à Aix. C'est tombé pendant leur campagne de nettoyage, soutenue par une association qui a également constitué un dossier contre moi, avec des fausses notes, des faux devis. Sans aucune vérification, ils ont eu gain de cause. Résultat : 2 mois de prison avec sursis, assortis d'une amende de 10 000 euros que je paye chaque mois. Pour l'anecdote, un flic au procès m'a demandé une toile. Quand je leur ai demandé pourquoi il faisait de moi un exemple, ils m'ont répondu que j'étais un des plus lisibles, et donc un des plus faciles pour l'enquête, l'un d'entre eux m'a même dit que j'aurais pu faire un très bon publicitaire… »

L'interview est à lire dans son intégralité ici.