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Madsaki, l'art du détournement

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L'artiste japonais Madsaki s'est récemment fait remarquer en détournant le travail d'un de ses compatriotes, le célèbre Takashi Murakami.

Il s'est amusé à reproduire en atelier certains motifs qu'utilise Murakami.

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Pour peindre ses toiles, Madasaki se distingue par une utilisation exclusive de peinture en bombe.

« Je ne sais pas peindre. Je n'ai jamais été capable de me servir des pinceaux comme les autres, c'était une vraie galère. »
-Madsaki

Fan de culture pop, il a récemment peint à l'occasion d'une exposition, un immense mur mettant en scène de nombreux personnages de cartoons (Bob l'éponge, South Park, Dragon Ball Z, Les Simpsons, Beavis & Butt-Head, Doraemeon…).

De son arrivée aux États-Unis au début des années 90, Madsaki conserve une fascination pour les icônes de la culture populaire dont il peint le portrait, à sa manière.

Al Pacino dans Scarface

Al Pacino dans Scarface

Michael Jackson

Michael Jackson

Chewbacca et Han Solo

Chewbacca et Han Solo

Nicolas Cage

Nicolas Cage

Passionné par l'histoire de l'art, Madsaki a aussi recopié de nombreux tableaux emblématiques de Pablo Picasso, Gauguin, Rembrandt, Matisse, Léonard de Vinci…

Madsaki dans son atelier, 2016

Madsaki dans son atelier, 2016

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Hommage aux portraits des années 30 en peinture

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Intrigués par l'évolution de l'usage de la photographie, Telmo Pieper & Miel Krutzmann (formant le duo Telmomiel) se sont inspirés d'un portrait datant des années 30, pour peindre une fresque à l'allure désuète, à Dordrecht.

« En regardant ses photos, nous avons eu la sensation que la photographie avait radicalement changé au cours des dernières décennies. Aujourd'hui, on prend des photos avec son téléphone portable ou on fait appel à un professionnel pour faire des portraits de famille. Les gens photographiés sont généralement souriants, certains vont jusqu'à faire ces fameux duck faces. La banque d'images que nous avons consultée comprenait de nombreuses photos de gens au regard sérieux, habillés dans un style qui fait, à nos yeux, plus référence à l'esthétique des films d'horreur qu'à une vie familiale saine. »
-Telmomiel

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Le métro fantôme de Noisy-le-Grand

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Au palmarès des projets foireux, couteux et abandonnés par la RATP et le STIF, le métro fantôme de Noisy-le-Grand occupe certainement la 1ère place.

En 1991, le Syndicat des Transports Parisiens (futur STIF) initie la création d'une mini-ligne de métro, un peu spéciale, entre la Gare de Noisy-le-Grand-Mont d'Est et la ZAC dite complexe Mail-Horizons, qui devait comporter environ 355 000 m² de bureaux et d'hôtels, des centres d'affaires et des commerces.

Cabine SK

Cabine SK

La technologie retenue à l'époque est 100% française. Ce système de transport hectométrique (dérivé du système de remontées mécaniques), baptisé SK, utilise de petites cabines roulant sur des rails et tractées par un câble à vitesse continue .

Malheureusement, le projet immobilier Mail-Horizons ne voit jamais le jour en raison de la faillite du promoteur. Ce qui n'empêche pas le futur STIF de continuer les travaux pour achever la ligne de 560 mètres de long. Soixante-dix millions de francs auraient été investis dans ce projet (dont quinze à la charge de la ville).

Les travaux s'achèvent en 1993, pourtant aucun passager ne peut l'emprunter, la ligne ne dessert qu'un terrain vague… Non ouvert au public, l'équipement a été entretenu, avec au moins une circulation à vide par mois entre 1993 et 1999, pour un coût estimé d'un million de francs annuel.

En 1999, la ligne, jamais utilisée, est mise en sommeil. Selon le maire, la technologie est obsolète, les pièces de rechange indisponibles et les compétences techniques éparpillées.

« Apparemment, les cabines ne sont plus entretenues depuis cinq ans. Hormis le fait de démanteler l'ensemble et reboucher le tunnel, je ne vois pas d'autres solutions possibles. Mais cela risque de coûter une petite fortune. »

Ce projet pharaonesque a été, à l'époque, épinglé par la Cour des Comptes, avant de sombrer totalement dans l'oubli.

Un extrait du journal télévisé du 7 Octobre 1996 :

De nombreux explorateurs urbains et certains writers curieux n'ont pas attendu que la RATP communique sur cette ligne fantôme pour explorer le moindre de ses recoins.

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Voici ce qu'il en restait en 2014 :

Cerise sur le gâteau de ce projet de mini-métro absurde, la RATP a construit 2 autres ligne SK, à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.  Après leur construction, près de trois ans de tests mirent en évidence de nombreux problèmes techniques. La 1ère ligne n'a jamais pu être utilisée correctement. La 2ème ligne fonctionnait parfaitement mais a été démontée en raison du bruit généré par le système. Une première ouverture de la ligne 1 a été prévue le 1er mai 1996, mais fut reportée pour finalement ne jamais être ouverte au grand public.

Depuis 2007, le métro automatique CDGVAL, empruntant l'essentiel de l'infrastructure SK, assure désormais la desserte interne à l'aéroport Charles-de-Gaulle.

Source : Exurbis