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Le métro fantôme de Noisy-le-Grand

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Au palmarès des projets foireux, couteux et abandonnés par la RATP et le STIF, le métro fantôme de Noisy-le-Grand occupe certainement la 1ère place.

En 1991, le Syndicat des Transports Parisiens (futur STIF) initie la création d'une mini-ligne de métro, un peu spéciale, entre la Gare de Noisy-le-Grand-Mont d'Est et la ZAC dite complexe Mail-Horizons, qui devait comporter environ 355 000 m² de bureaux et d'hôtels, des centres d'affaires et des commerces.

Cabine SK

Cabine SK

La technologie retenue à l'époque est 100% française. Ce système de transport hectométrique (dérivé du système de remontées mécaniques), baptisé SK, utilise de petites cabines roulant sur des rails et tractées par un câble à vitesse continue .

Malheureusement, le projet immobilier Mail-Horizons ne voit jamais le jour en raison de la faillite du promoteur. Ce qui n'empêche pas le futur STIF de continuer les travaux pour achever la ligne de 560 mètres de long. Soixante-dix millions de francs auraient été investis dans ce projet (dont quinze à la charge de la ville).

Les travaux s'achèvent en 1993, pourtant aucun passager ne peut l'emprunter, la ligne ne dessert qu'un terrain vague… Non ouvert au public, l'équipement a été entretenu, avec au moins une circulation à vide par mois entre 1993 et 1999, pour un coût estimé d'un million de francs annuel.

En 1999, la ligne, jamais utilisée, est mise en sommeil. Selon le maire, la technologie est obsolète, les pièces de rechange indisponibles et les compétences techniques éparpillées.

« Apparemment, les cabines ne sont plus entretenues depuis cinq ans. Hormis le fait de démanteler l'ensemble et reboucher le tunnel, je ne vois pas d'autres solutions possibles. Mais cela risque de coûter une petite fortune. »

Ce projet pharaonesque a été, à l'époque, épinglé par la Cour des Comptes, avant de sombrer totalement dans l'oubli.

Un extrait du journal télévisé du 7 Octobre 1996 :

De nombreux explorateurs urbains et certains writers curieux n'ont pas attendu que la RATP communique sur cette ligne fantôme pour explorer le moindre de ses recoins.

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Voici ce qu'il en restait en 2014 :

Cerise sur le gâteau de ce projet de mini-métro absurde, la RATP a construit 2 autres ligne SK, à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.  Après leur construction, près de trois ans de tests mirent en évidence de nombreux problèmes techniques. La 1ère ligne n'a jamais pu être utilisée correctement. La 2ème ligne fonctionnait parfaitement mais a été démontée en raison du bruit généré par le système. Une première ouverture de la ligne 1 a été prévue le 1er mai 1996, mais fut reportée pour finalement ne jamais être ouverte au grand public.

Depuis 2007, le métro automatique CDGVAL, empruntant l'essentiel de l'infrastructure SK, assure désormais la desserte interne à l'aéroport Charles-de-Gaulle.

Source : Exurbis

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Moscou: des writers peignent un train de banlieue à peine inauguré

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Comme partout ailleurs, les trainwriters moscovites sont à l'affut des nouveaux modèles mis en circu et bataillent pour être les premiers à les peindre.

Nouvelle rame MCK, Moscou, 2016

Nouvelle rame, Moscou, 2016

Avant même que le nouveau modèle de rame de train de banlieue soit mis en service, les BUNT, très bien préparés, réussissent à le peindre, s'offrant ainsi une couverture médiatique retentissante.

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Profitant d'une faille, les writers s'introduisent dans le dépôt, avec un guetteur équipé de jumelles pour prévenir toute intervention de la sécu.

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Graffiti sur train=vandalisme? la SNCF prouve le contraire

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Quelle mouche a piqué la SNCF d'habitude si prompte à poursuivre les writers ? A la gare d'Austerlitz et durant près de 24 heures (du 22 au 23 Octobre 2016) Meushay, Brok 3HC, Edouard Scarfoglio, Nebay, Takt 3HC, Fyrzé, Seyb, Kalees, Sueb et Redone ont repeint 5 des 10 wagons du fameux Rungis Express, une rame réfrigérée qui assure quotidiennement la liaison entre Perpignan et le marché de Rungis.

L'initiative en revient au conducteur du train qui a lancé ce projet en Février 2016, par un post sur Twitter.

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Wilfried Demaret a rapidement dépassé les 100 likes et a rencontré Vianney Delourme, fondateur d'Enlarge Your Paris, un site qui couvre l'actualité culturelle de la banlieue parisienne.

« Forcément, l'idée nous a plu, il a fallu organiser le chantier, trouver une gare pour nous accueillir, obtenir les autorisations pour acheminer le train jusque-là, réunir les street artists… »
-Vianney Delourme.

Une initiative personnelle d'un employé de la SNCF, souhaitant mettre en valeur son outil de travail, comme a pu le faire l'équipe de cheminots de Saint-Pierre-des-Corps en confiant à Kegrea la décoration d'un de leurs wagons réhabilités en bureau.

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« Par souci d'efficacité, les dix street artists travailleront en duo, chacun sur un wagon. Nous leur avons proposé une thématique : le ventre de Paris, en référence à la destination du Rungis Express, le marché international, où arrivent chaque jour des tonnes de nourriture pour alimenter l'Ile-de-France. Mais les street artists pourront la suivre ou pas.  Cela se terminera en Rubik's Cube. Dès qu'un wagon a un souci technique ou doit faire l'objet d'une révision, il est retiré du train et remplacé. Mais tout ça, nous le savons depuis le départ. »
-Vianney Delourme

« Je peux dire que c'est mon train, ma locomotive, mon train décoré, je suis super heureux. Je vais jouer au train à l'échelle 1. »
-Wilfried Demaret, conducteur du train

Wilfried Demaret pose devant son train

Wilfried Demaret pose devant son train

Un reportage de BFM TV :

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Sources : 20 Minutes, FranceTV

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Menacé de prison ferme, M.Chat se défend

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M.Chat risque 3 mois de prison ferme pour avoir dessiné son fameux chat sur un support mural de la SNCF. Invité de l'émission On ne parle que de ça sur Figaro TV, l'artiste qui s'avoue dépassé par la situation, s'exprime sur ce qu'il considère être une injustice.

« Le procureur s'appuie sur des faits de récidive, il y a déjà eu un procès qui avait été annulé, la plainte a été annulée dans la formulation. […] La justice veut me corriger, j'ai le sentiment que la RATP et la SNCF veulent me charger.[…] Je ne suis pas quelqu'un de dégradant. Il y a urgence à se détendre, ce chat est un symbole de lumière, quelques chose de positif. On veut m'obscurcir. Je suis un peu dépassé. Je ne veux pas avoir de privilège ni de passe droit, l'histoire du street art a évolué. La loi n'est pas forcément adaptée à cette nouvelle forme d'expression. Les frais de défense sont supérieurs aux frais de dédommagement, c'est assez ubuesque ce qui m'arrive. »
-M.Chat

L'objet du délit

L'objet du délit

Le verdict sera prononcé le 13 Octobre 2016.

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Macédoine: la révolution des couleurs

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A Skopje, capitale de la Macédoine, depuis bientôt plus de 2 mois, les manifestants ont pour armes des pistolets à peinture, pour cibles des bâtiments officiels, et pour combat, la corruption. Chaque soir, ils imposent un bon ravalement de façade aux bâtiments officiels, pour beaucoup construit à grands frais sous l'impulsion de Nikola Gruevski. Et c'est bien l'ancien Premier ministre que les peintres en herbe visent.

Le 12 Avril 2016, le chef de L'État macédonien, Gjorge Ivanov, a décidé d'amnistier des politiciens impliqués dans un vaste système d‘écoutes téléphoniques illégales. Cette décision, perçue comme une atteinte à l'État de droit, a mis le feu aux poudres. Les manifestants accusent le parti au pouvoir, le VMRO-DMPNE (droite nationaliste), et notamment son chef de file Nikola Gruevski, ex-Premier ministre, d'avoir orchestré ce système d'écoutes, révélé par l'opposition l'année dernière.

« On proteste depuis 70 jours maintenant et notre action a été baptisée révolution de couleurs. Nous avons tous les mêmes demandes, auxquelles le gouvernement ne réagit pas. Cela fait plusieurs fois qu'on dit qu'on perd patience, on ne veut plus plus attendre, et on ne veut pas non plus laisser tomber nos revendications. »
-Maja Maracanin, manifestante

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Les manifestants exigent le retrait de l'amnistie, et la démission du président macédonien. Ils réclament des enquêtes sur des scandales qui éclaboussent des représentants du pouvoir et des élections justes. Ils ne décolèrent pas à Skopje, plus de 20 000 d'entre eux ont investi le 20 Mai 2016 les rues de la capitale, parant de couleurs vives le ministère de la Justice.

Ministère de la Justice, Skopje, le 20 Mai 2016

Ministère de la Justice, Skopje, le 20 Mai 2016

Si des incidents se sont produits lors des premiers rassemblements en Avril 2016, les défilés quotidiens se déroulent depuis de manière pacifique, et les manifestants équipés de catapulte propulsent des ballons remplis de peinture sur les façades des bâtiments gouvernementaux.

Devant le Parlement, Skopje, 16 Mai 2016

Devant le Parlement, Skopje, 16 Mai 2016

Un reportage d'Euronews :

Source : Nouvel Obs, Le Soir