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Arte rend visite au Jardin Rouge à Marrakech

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Depuis 2007, la fondation privée Montresso* invite de nombreux artistes au Jardin Rouge, une résidence/galerie/laboratoire d'idées entre les palmiers et les oliviers à 40 kilomètres de Marrakech. Street Atelier s'est rendu sur place pour en apprendre un peu plus en compagnie de Jean-Louis Haguenauer, Élise Lavigne, Cédrix Crespel et Poes.

« On n'est pas une résidence d'artistes qui fonctionne sur l'idée de faire les choses en one shot. La 1ère résidence est l'opportunité d'une rencontre entre la directrice artistique, notre mécène et l'artiste. Elle permet l'établissement d'un premier projet. Ce projet peut se concrétiser en un mois pour certains, parfois il nécessite plus de temps. L'artiste est amené à revenir pour, soit continuer ce projet, soit en poursuivre d'autres. »
-Élise Lavigne

« J'ai une grande liberté artistique. Je pense que Jardin Rouge apprécie qu'on ait une certaine continuité dans le travail, qu'on développe des thèmes. Le Jardin Rouge permet de faire des choses qu'on n'a pas forcément la possibilité de faire en France ou dans nos ateliers respectifs. C'est une façon de se dépasser que ce soit par la taille des formats, par la thématique ou par les techniques employées. »
-Poes

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Gamo, persos made in Marseille

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Originaire de Marseille, Gamo s'est spécialisé dans la réalisation de persos sur murs qui viennent agrémenter de grandes fresques peintes avec Difuz, Babs, Onickz, Rezo, Momies, Panks entre autres.

« Je dessine plus des persos que des lettres. J'ai toujours été attiré par les persos qui sont l'évolution des b-boys peints sur les grandes fresques. J'ai commencé à peindre il y a plus d'une dizaine d'années, au moment ou Numéro 6, Bom-K, Jaw et d'autres encore ont amené une nouvelle manière de peindre des persos. Ils m'ont beaucoup influencé. Je n'essaie pas d'expliquer mon travail, je préfère laisser les gens libre de l'interpréter. »

Gamo, Difuz, Stom500

Gamo, Difuz, Stom500

« Depuis je suis gamin, je dessine beaucoup. Le graffiti a débarqué à Marseille dans les années 80, j'ai grandi avec, j'ai toujours aimé le hip hop, quand je m'y suis mis c'était une manière de participer au mouvement et de peindre mes dessins à grande échelle. »

Gamo, Panks, Difuz, Wane

Gamo, Panks, Difuz, Wane

« J'aime peindre dans des endroits abandonnés ou dans les rues de ma ville. A Marseille, on peut demander au gens du quartier quel mur on peut peindre, s'ils sont OK, on peint sans aucun problème. »

Photo : Franck Chazelet

Photo : Franck Chazelet

Source : Elrincondelasboquillas

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Teas, échapper à la routine grâce au graffiti

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Au Chili, Teas possède la double casquette de tatoueur et de writer. Depuis plusieurs années, il peint des murs à Santiago du Chili, essayant de renouveler ses lettrages régulièrement.

« J'aime quand le graffiti est spontané mais propre. Simple, avec des lettres bien faites et harmonieuses. »


« Le graffiti permet de s'évader, de ne pas suivre toutes les autres routines qui existent dans nos vies. »

Pour découvrir l'univers de Teas, on le suit dans cette vidéo (en espagnol non sous-titré) :

Source : MTN-World

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Ego, structure inconsciente du lettrage

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A Rennes, Ego peint depuis la fin des années 90 de nombreux murs aux styles différents, s'attachant principalement à la structure de son lettrage qu'il essaie de faire évoluer avec le temps..

« Au début, j'avais comme alias Wydo ou Weado, un raccourci pour Black Widow. C'était un peu comme un nom de super héros, j'ai peint mes premières pièces et throw ups à la fin des années 90. Ego est arrivé assez spontanément, quelques années plus tard je pense. Plus vite, plus fort, et mieux que tous les noms de super héros. « 

« Je ne pense pas suivre des règles quand je peins, mais c'est vrai qu'inconsciemment je reproduis dans mes graffs une structure typique.[…] Quelque soit le style que j'adopte, cette structure est récurrente. »

« En ce moment j'aime bien peindre des lettrages en négatif, avec des contours blancs et des effets galactiques, mais cela dépend beaucoup du style que j'utilise. Je pense que dans les prochaines semaines je vais peindre des pièces un peu plus funky, j'utiliserai alors des contours noirs et des remplissages flashy. »

Source : EYC

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Sp.one, retour aux origines du graffiti

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Greg Lamarche alias Sp.one inaugure The Bench, une série vidéo produite par Chino BYI. Le principe est simple, en réalisant un sketch en noir et blanc, Sp.one évoque son parcours de writer qui a débuté en 1981 dans le Queens, le tout accompagné d'images d'archives.

« C'était comme un rite de passage, tous mes potes faisaient des graffitis au début des années 80. Jusqu'à aujourd'hui, tout tournait autour des cours d'écoles. »

« Pendant de nombreuses années, je peignais des pièces qui devaient être parfaites. »

Après de nombreuses années de writing, Sp.one revient aux origines du graffiti pour y puiser ses idées de lettrage.

« Je veux revenir en arrière en quelque sorte, et tout simplement m'amuser. »

Source : Mass Appeal