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Acne, être partout et en faire le plus possible

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Actif depuis la fin des années 90, Acne a défoncé les 5 boroughs de New York à coups de tags et de throw ups en compagnie de Cecs. Pour étancher sa soif de bombing, il n'a pas hésiter à parcourir les États-Unis d'Est en Ouest et l'Europe pour trouver de nouveaux spots à peindre.

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« A l'âge de 12 ans, j'ai commencé à faire l'école buissonnière pour skater. J'allais sur le spot de Brooklyn Banks et j'observais régulièrement les trains passer. Je me suis mis à passer mon temps dans le centre ville et à voir les mêmes tags un peu partout.[…] Il y a une liste interminable de writers qui ont énormément peint et qui mérite une attention particulière. A cette époque, le graffiti était omniprésent à New York. »

« A un moment donné, je me suis rendu compte que c'était devenu une manière de vivre à part entière. Je me réveillais tous les matins en pensant à ce que je devais voler pour peindre ou payer mon loyer. Je me suis laissé porter longtemps avant de réaliser que le graffiti avait pris le dessus sur le reste de ma vie.[…] Le tag est ce qu'il y a de plus important. Ensuite viennent les throw ups, les straight letters et les pièces en couleurs. Je vois toujours le graffiti de cette manière. Mais de nos jours, les gamins ne le comprennent pas. Le style en premier, la quantité suit. Deviens bon et ensuite, défonce les rues. »

« A l'époque, les writers peignaient dans tous les quartiers de New York. Je ne pense pas que ce soit encore physiquement possible, il est fort probable de se faire serrer et tout est buffé très vite. Pour Cecs et moi, il s'agissait d'être partout. Je volais une caisse et on se baladait pour trouver des spots. Si je ne pouvais pas en trouver, on trouvait un autre moyen. On adorait faire des spots improbables ou les gens se demandaient ce qu'on était venu foutre dans le coin. »

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« A la base, on s'est concentré sur tous les quartiers de New York à l'aide d'un plan. J'ai rencontré des writers d'autres villes, ce qui m'a donné envie de voyager. D'abord du côté de New York, Philadelphie, Baltimore, Washington, Boston puis Oakland, San Francisco, Detroit. J'ai passé beaucoup de temps dans ces villes. C'est devenu mon objectif principal, être partout et en faire le plus possible. »

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L'intégralité de l'interview est à lire en anglais ici.

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Mosa PAL, gestuelle et esthétique du tag

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Dans cette vidéo, Mosa PAL évoque son rapport au rap français et le système qu'il a mis en place pour permettre aux danseurs de son spectacle intitulé Bulky, de transmettre l'énergie et la gestuelle du tagueur.

« Ce qui m'intéresse dans la pratique du tag, c'est l'énergie, le mouvement et tout l'aspect physique qu'il y a là dedans. […] Ce qui m'intéresse aussi, c'est vraiment la gestuelle, comment tu donnes à tes lettres une vibes. »

Mosa, Ductus

Mosa, Ductus

En compagnie de Fatso, Mosa déambule dans les rues de Paris et de sa proche banlieue en quête de nouveaux spots, bombes de peinture en poche, entre 2 interventions filmées dans une épicerie.

« Le tag doit être vécu dans la rue, in situ. Sous la forme de performance, je ressens cette énergie là, comme je peux l'avoir dans la rue. »

Mosa, Saint-Pétersbourg, 2016

Mosa, Saint-Pétersbourg, 2016

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Kurla Boys, trainsurfers à la vie à la mort

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Circuler dans les trains de banlieue indiens relève de l'exploit, les wagons sont systématiquement blindés de monde et il n'est pas rare de voir des passagers ouvrir les portes des wagons pour gagner un peu d'espace. Certains en ont fait une spécialité, comme ce crew de jeunes trainsurfers originaires de la banlieue de Bombay, qui s'offre de larges doses d'adrénaline quotidienne.

Le documentariste américain, Adrien Cothier, assisté d'un interprète, a filmé et rencontré les Kurla boys dans leur jeu dangereux du chat et de la souris avec une police locale qui n'apprécie pas du tout ces comportement anti-sociaux…

« Quand tu es dans le train, tu ne dois pas te précipiter et garder la tête froide, si tu es tendu, ton esprit est distrait. Tu ne te rends pas compte qu'un pylône approche, et tu finis par te le prendre. »

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« Le public nous déteste. Quand on fait des cascades, ça rend fous les passagers du wagon qui se plaignent à la police. On flippe vraiment de la police. Ils n'hésitent pas à nous tabasser, jusqu'à la mort parfois. Une nuit, ils ont attrapé 2 d'entre nous avant de les frapper avec des bâtons en bambou. »

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Finer, retour aux sources

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Actif depuis 1997, Finer a connu l'âge d'or du graffiti sur trains à Varsovie. Nostalgique de cette époque, il rend hommage aux rames de cette période en les utilisant comme élément des ses peintures sur murs.

« L'atmosphère de la ville est spéciale. On peut y voir l'influence de l'ouest et de l'est dans l'architecture, chez les gens et dans le graffiti. Je suis né, je vis et je peins à Varsovie. J'aime vraiment la période des trains orange de Varsovie qui va du milieu des années 90 au début des années 2000, il n'y avait aucun buff. »
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« Dans les années 90, tous les gamins du quartier qui écoutaient du hip hop faisaient du graffiti, moi y compris. »
-Finer

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« J'aime dessiner des lettres simples accompagnées d'un perso marrant. »
-Finer

Source : Spraydaily