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Interview 2Shy MB YKS LTD

Interview 2SHY -511

Graffiti Black Blog s'est entretenu avec 2Shy des crews MB YKS LTD, et membre du collectif belge Partyharders. Celui-ci peint depuis bien longtemps en France comme à l'étranger.

« 2Shy est le titre d'un épisode de la 3ème saison de X-Files. C'est le nom d'un tueur en série opérant sur le net. J'aime la combinaison de lettres et de nombres. 4 lettres, c'est ce qu'il me faut. J'ai changé au moins 5 fois de nom depuis 1992. Je crois que j'ai commencé à utiliser 2Shy en 2007, mais je n'en suis pas sûr. »

« Le graffiti m'a volé ma santé. L'année dernière, je suis tombé d'un toit en faisant des tags. Je me suis cassé les 2 jambes, j'ai dû rester 4 mois à l'hôpital dans une chaise roulante, avec beaucoup de rééducation, j'ai réussi à retrouver 90% de ma mobilité, mais je ne peux plus courir aussi vite. Je n'ai pas de regrets, shit happens sometimes. Rien n'arrive jamais à ceux qui choisissent de rester au chaud à la maison. »

« Pour être honnête, ça faisait un petit moment que je me disais qu'il ne se passait plus rien de nouveau dans le graffiti. Saeyo est un des seuls à prendre des risques, il n'a vraiment pas peur de briser les codes du graffiti. Il y a désormais de la qualité et de la quantité dans les rues de Paris avec des gars comme Jouer, Akore, Se1, Gues, Cony, Sonick et le crew FD pour ses camions plein de couleurs et Yout pour ses tags moches qu'il place partout. »

L'interview est à lire en anglais ici.

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Interview Jordi Rubio / Montana Colors

Leaders - Jordi Rubio - 511

Le magazine gratuit américain Frank151 présente Leaders, une série consacrée aux profils les plus influents de la nouvelle culture populaire et de la scène underground.

Jordi Rubio, fondateur de Montana Colors, est interviewé pour ce numéro spécial. Il présente l'entreprise et son histoire qui a débuté à Barcelone il y a 20 ans, ainsi que son engagement écologique, une occasion rare de découvrir l'envers du décor de LA marque graffiti par excellence. La vidéo est sous-titrée en anglais.

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New York: Interview Skeme

Interview Skeme - 511

L'équipe australienne de Montana Colors s'est entretenue avec le légendaire Skeme TMT, un writer new-yorkais passionné de lettrages, qui vient tout juste de quitter l'armée après 30 ans de bons et loyaux services. On se souvient de sa prestation en compagnie de sa mère dans le documentaire Style Wars et de ses pièces en avance sur leur temps. Le photographe Henry Chalfant a fourni des photos inédites pour l'occasion.

« Je m'appelle Skeme, je suis un writer new-yorkais des années 80. Mes crews sont TNT TDS INDS 3YB TED et TC, je suis aussi membre du crew TMT (The Magnificent Team). Je sévissais aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des wagons sur les lignes 1, 2, 3, 4, 5, A, CC, D, E, F, M, j'ai fait aussi quelques bus [...] Le meilleur spot pour peindre était le 3 yard. Situé à côté de chez moi, ce dépôt abritait aussi bien des rames de la ligne 1 et 3. Les lignes 2 et 5 étaient particulièrement convoitées, car elles sont aériennes. Les rames étaient de beaux IRT, lisses, parfaits pour peindre.[...] C'étaient les lignes que je prenais quotidiennement, il fallait que je vois mes pièces tourner. »

« Je suis parti à l'armée à 17 ans. J'y suis resté 30 ans et pourtant le graffiti a gardé toute sa fraîcheur pour moi. En ce qui concerne la célébrité, j'essaie de rester humble. Je pense que c'est important d'être accessible, de communiquer avec les jeunes writers, parce qu'ils sont le futur du graffiti. Je n'ai jamais été élitiste parce ce que personne ne l'a été avec moi. [...] Je ne suis pas le type de personne à chercher les embrouilles. Mais, c'est parfois inévitable [...] Si tu appartiens à un crew A et qu'il a des embrouilles avec un crew B, devine quoi ? Tu as des embrouilles. C'est comme ça. Les embrouilles conduisent parfois à avoir des regrets. Il y en avait une avec le crew CIA, mais le fait est que j'ai toujours apprécié les pièces de Dondi et que j'aurais vraiment aimé peindre avec lui. C'est une opportunité perdue à cause d'embrouilles dont je ne me souviens même pas. »

« J'ai dit que je n'avais pas commencé à peindre pour finir dans une galerie à Paris. Mais je crois que le graffiti en galerie est une évolution du mouvement. L'ère du graffiti sur trains, ou sur n'importe quelle surface illégale est terminée. De nombreux pays ont durci leurs lois concernant le vandalisme. Je crois donc que c'est du ressort de ma responsabilité d'éduquer la génération suivante, pour qu'ils ne jouent pas leur avenir sur un coup de dés en tentant d'égaler nos exploits. J'ai de nombreuses passions dans la vie, les femmes, mes enfants, l'armée, mais le graffiti reste une part de ce que je suis. Le graffiti m'a modelé de différentes manières, c'était mon job à plein temps. Je vivais, mangeais et dormais graffiti. Une pièce commence par une idée transcrite sur un papier. Ensuite, tu dois trouver les outils adaptés, prévoir quelle va être la cible et peindre. Ça ressemble beaucoup à une mission militaire, non ? C'est ce que le graffiti m'a, entre autres, apporté. Être organisé et avoir les compétences d'un leader m'ont rendu de grands services dans mon job. D'un point de vue personnel, le graffiti me permet de transmettre une légende à mes enfants. Peu de gamins peuvent se vanter d'avoir comme père, un writer connu qui peignait des métros dans sa jeunesse. »

« Je reste un puriste de la lettre. Je ne suis pas un muraliste, je suis un writer. Des lettres, du style, un perso, c'est tout. Je n'ai aucun regret, j'ai été honoré de servir mon pays, je me suis fait de nombreux amis, j'ai eu des expériences personnelles et professionnelles qu'une personne lambda pourrait à peine imaginer. Qui sait, j'aurais pu être exposé dans une grande galerie, mais je suis heureux et en bonne santé. Et surtout, je suis encore en vie. »

Les produits disponibles de nos jours sont dingues, la peinture, les caps, les marqueurs, les encres… A l'époque nous devions globalement nous contenter de Rustoleum, Red Devil et Krylon… Les caps d'origine pour les skinnys et les Niagra Starch pour les fats. Il fallait aussi gérer avec la pression des bombes. Krylon avait des super couleurs mais pour la plupart c'était de la flotte. Il fallait vraiment maîtriser. Les peintures aujourd'hui sont mortelles. Depuis que je me suis remis à peindre j'ai utilisé de la Montana Colors sur tous mes plans. C'est de la bonne peinture, plein de couleurs dingues, elle sèche rapidement et coule peu, mais le top c'est qu'elle est spécifiquement faite pour les graffeurs. Je veux pas dire que les nouveaux graffeurs l'ont facile… Mais les nouveaux l'ont facile.

L'interview est à lire dans son intégralité en anglais ici.

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Nantes: Verdict Magazine #3

Verdict Magazine 3 - 511

Verdict est un fanzine bimestriel gratuit dédié à la culture graffiti de l'agglomération nantaise.

Dans ce 3ème numéro tiré à 200 exemplaires disponibles chez Street Control, on trouve différentes rubriques comprenant de nombreuses photos de tags, de murs, des interviews de Dusty (groupe de funk/soul/blues angevin), du collectif Wassup, des sketches ainsi que des photos de pièces réalisées par des nantais à l'étranger.

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5 minutes with Joe Volt

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5 Minutes est un projet vidéo initié par Arte Creative en collaboration avec le blog allemand ILG. Dans cet épisode, Joe Volt, photographe originaire de Francfort explique son parcours dans le monde très fermé du trainwriting.

« Volt ne se considère pas, lui même, comme un artiste-photographe. Il cherche avant tout à garder des traces, documenter et ainsi expliquer au plus grand nombre ce qui motive et anime les trainwriters. Nous l'avons donc accompagné dans les tunnels du métro, les dépôts ferroviaires et ses excursions nocturnes sur les voies ferrées de Francfort. »

Quelques photos :

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Interview Dank IM

Interview Dank-511

Dan Kitchener alias Dank est un writer anglais qui multiplie les casquettes, à la fois animateur de jeux vidéos, peintre digital, nouvelliste et artiste muraliste. Il a accepté de prendre une pause dans son emploi du temps surchargé pour s'entretenir avec l'équipe de Senses Lost.

« Dank est simplement l'abréviation de mon nom. On m'appelait Dan K, Dekay ou DK à l'école primaire. Je ne voulais pas avoir un tag mais signer de mon nom. Vu que je ne fais que des peintures légales et payées je n'ai aucun problème à l'utiliser. Je ne ressens aucun besoin de faire de l'illégal. »

« Je peins au pinceau depuis l'âge de 2 ans. J'ai fait quelques murs plus jeune avec de la peinture en bombe pour carrosserie. Je me suis mis à faire des pièces surréalistes vers 17 ans, mais je n'ai pas réalisé de grands murs avant la trentaine. »

« Je peins beaucoup à Londres, il y a des spots magnifiques et un public varié pour mon travail. J'aime les vibrations qui émanent de cette ville, la population a vraiment accueilli le street art à bras ouverts. J'ai de nombreux commentaires positifs des passants. J'ai aussi quelques problèmes avec certains artistes, mais ça doit être lié au problème du territoire ! Je ne peins que des spots légaux, donc aucun problème avec la police. »

L'interview est à lire dans son intégralité en anglais ici.