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Sosek, portrait d'un artiste

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Influencé par les pixadores, Sosek alias Pifo peint depuis plusieurs années dans les rues de São Paulo. André Ferezini a réalisé un portrait vidéo sous-titré en anglais de l'artiste d'origine japonaise.

« Je suis rentré dans la culture Pixo à cause des tagueurs de mon quartier. Je remarquais leurs noms sur les murs du centre ville. J'ai fait partie de certains groupes de pixadores. En 1998, je me suis concentré sur mon propre nom, Pifo. J'ai eu plein d'alias, mais c'est celui pour lequel je suis le plus connu dans le monde du graffiti.[…] En 2011, j'ai eu une expérience très forte avec des psychotropes, c'est à ce moment là que j'ai commencé à utiliser un nouvel alias, Soseki qui signifie contrariété en japonais. »
-Sosek

Source : MTN-World

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Interview Nina

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Depuis l'an 2000, Nina peint de nombreux murs dans les différents hall of fame de Rome en compagnie de son crew SLC. Spraydaily l'a interviewée, quelques extraits traduits :

« Le graffiti, c'est ma culture et mon lifestyle. Je remercie chaque jour le graffiti de m'avoir permis de rencontrer mon petit ami. Ca m'a aussi permis de sortir de mon quartier marqué par le crime et la violence. »

« J'aime Rome, c'est une ville merveilleuse. La vie y est frénétique, il y a plein de choses à voir, des expos, des concerts. Il y a plein de gens qui peignent avec des styles très différents. Chaque coin de Rome est peint : les métros des lignes A et B, les voies, les rideaux de fer, les murs le long des autoroutes. On a aussi des murs légaux pour faire de grosses prods. »

« Enfant, j'observais déjà attentivement les graffitis en me baladant dans les rues avec mes parents. Mon père m'a ramené des livres de New York, j'ai commencé à me documenter sur cette culture jour après jour. J'ai commencé à sketcher en 98, à faire des tags sur la porte de ma chambre et à me rendre à des jams pour regarder les gens peindre. J'ai ensuite rencontré des gens de mon quartier avec lesquels j'ai commencé à peindre en 2000. »

L'interview est à lire dans son intégralité ici.
L'actu de Nina est à suivre sur son compte Instagram.

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Arte rend visite au Jardin Rouge à Marrakech

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Depuis 2007, la fondation privée Montresso* invite de nombreux artistes au Jardin Rouge, une résidence/galerie/laboratoire d'idées entre les palmiers et les oliviers à 40 kilomètres de Marrakech. Street Atelier s'est rendu sur place pour en apprendre un peu plus en compagnie de Jean-Louis Haguenauer, Élise Lavigne, Cédrix Crespel et Poes.

« On n'est pas une résidence d'artistes qui fonctionne sur l'idée de faire les choses en one shot. La 1ère résidence est l'opportunité d'une rencontre entre la directrice artistique, notre mécène et l'artiste. Elle permet l'établissement d'un premier projet. Ce projet peut se concrétiser en un mois pour certains, parfois il nécessite plus de temps. L'artiste est amené à revenir pour, soit continuer ce projet, soit en poursuivre d'autres. »
-Élise Lavigne

« J'ai une grande liberté artistique. Je pense que Jardin Rouge apprécie qu'on ait une certaine continuité dans le travail, qu'on développe des thèmes. Le Jardin Rouge permet de faire des choses qu'on n'a pas forcément la possibilité de faire en France ou dans nos ateliers respectifs. C'est une façon de se dépasser que ce soit par la taille des formats, par la thématique ou par les techniques employées. »
-Poes

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Gamo, persos made in Marseille

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Originaire de Marseille, Gamo s'est spécialisé dans la réalisation de persos sur murs qui viennent agrémenter de grandes fresques peintes avec Difuz, Babs, Onickz, Rezo, Momies, Panks entre autres.

« Je dessine plus des persos que des lettres. J'ai toujours été attiré par les persos qui sont l'évolution des b-boys peints sur les grandes fresques. J'ai commencé à peindre il y a plus d'une dizaine d'années, au moment ou Numéro 6, Bom-K, Jaw et d'autres encore ont amené une nouvelle manière de peindre des persos. Ils m'ont beaucoup influencé. Je n'essaie pas d'expliquer mon travail, je préfère laisser les gens libre de l'interpréter. »

Gamo, Difuz, Stom500

Gamo, Difuz, Stom500

« Depuis je suis gamin, je dessine beaucoup. Le graffiti a débarqué à Marseille dans les années 80, j'ai grandi avec, j'ai toujours aimé le hip hop, quand je m'y suis mis c'était une manière de participer au mouvement et de peindre mes dessins à grande échelle. »

Gamo, Panks, Difuz, Wane

Gamo, Panks, Difuz, Wane

« J'aime peindre dans des endroits abandonnés ou dans les rues de ma ville. A Marseille, on peut demander au gens du quartier quel mur on peut peindre, s'ils sont OK, on peint sans aucun problème. »

Photo : Franck Chazelet

Photo : Franck Chazelet

Source : Elrincondelasboquillas

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Teas, échapper à la routine grâce au graffiti

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Au Chili, Teas possède la double casquette de tatoueur et de writer. Depuis plusieurs années, il peint des murs à Santiago du Chili, essayant de renouveler ses lettrages régulièrement.

« J'aime quand le graffiti est spontané mais propre. Simple, avec des lettres bien faites et harmonieuses. »


« Le graffiti permet de s'évader, de ne pas suivre toutes les autres routines qui existent dans nos vies. »

Pour découvrir l'univers de Teas, on le suit dans cette vidéo (en espagnol non sous-titré) :

Source : MTN-World