writer's bench

Ceci n'est pas un graffiti: le documentaire sur l'histoire du street art

Ceci n'est pas un graffiti -01-511

Des catacombes de Paris aux salles de vente, la série mise en ligne par Arte Creative intitulée Ceci n'est pas un graffiti révèle en 10 épisodes les rouages du street art, un courant artistique inédit dans l'histoire de l'art. On y trouve de nombreuses interviews de journalistes, galeristes, et d'artistes tels que Blek Le Rat, Kashink, Psyckoze, Jonone, L'Atlas, Jean Faucheur, C215

Ceci n'est pas un graffiti -02-511

Le 1er épisode intitulé Il était une fois le street art regroupe des interviews de Jonone, Magda Danysz, Arnaud Oliveux, Speedy Graphito, C215, Blek le Rat, Miss Tic et du collectif VLP.

« Le street art, d'une certaine manière, est une parodie du graffiti. Un véritable acteur du graffiti va s'exprimer pour son équipe de foot, pour déclarer sa flamme à sa petite amie, pour dire qu'il est passé par là, pour dire qu'il insulte son voisin, ou qu'il nique la police, qu'il baise la France. Alors que l'artiste, d'une manière ou d'une autre prétend toujours être subversif, mais il est toujours du côté de l'ordre. L'artiste par nature, même s'il conteste le système, fait partie du système. Être assimilé par le système est son fantasme inavoué. Il n'y a pas un seul artiste alternatif qui ne rêve pas de finir sur les pinacles des grands musées. »
-C215

Le 2ème épisode regroupe différents points de vue féminins (Konny Steding, Magda Danysz, Stéphanie Lemoine, Miss Tic, YZ) sur l'art urbain.

« Le street art est tout aussi macho que n'importe quel mouvement artistique contemporain. »
-Stéphanie Lemoine

Le 3ème épisode, intitulé Street art Melody, se penche sur le parcours atypique du groupe VLP (Vive La Peinture). Psyckoze accompagne le duo dans les Catacombes pour une session peinture.

Le 4ème épisode est une enquête sur le marché de l'art et le phénomène de spéculation.

« Je vois le galeriste comme un promoteur, il est là pour mettre en valeur le travail de l'artiste. »
-Jonone

Le 5ème épisode interroge l'utilisation des média sociaux par les artistes.

« Je suis vraiment accro à Instagram. »
-Jean Charles de Catelbajac

Le 6ème épisode est consacré au partenariat entre marques et artistes.

« Avant je peignais des métros, maintenant je laisse mes œuvres sur les avions. Un tag sur un avion, je ne vois pas ça souvent. »
-Jonone

Le 7ème épisode débute avec une belle altercation entre un passant/délateur et Miss Tic et questionne la politique de certaines villes qui utilisent le street art.

« Peindre dans la rue, je l'ai toujours fait, mais j'ai été tentée d'arrêter parce que j'ai eu un procès pour dégradation et j'ai pris cher. Je ne suis pas une martyre. […] J'ai trouvé la solution, j'ai commencé à demander des autorisations pour échapper à la justice et à la répression. »
-Miss Tic

Pour le 8ème épisode, direction Berlin, haut lieu du street art.

« Je pense que le street art ou le graffiti doit rester dans la rue. La récupération ne fera que créer un phénomène comparable à l'académisme du 19ème siècle, c'est à dire des artistes pompiers, récupérés par des politiques qui finalement ne produisent pas grand chose d'intéressant. »
-Pascal Feucher, galeriste

Le 9ème épisode questionne les initiatives de certains street artistes emplis d'idéalisme et de bons sentiments.

Le 10ème épisode, concluant cette série, interroge la postérité des artistes.

« Les institutions en France n'y connaissent strictement rien, ils n'ont aucun référent par rapport à ça. Ils n'ont jamais été formés pour analyser l'art urbain. Ils ont toujours vomi l'art urbain depuis des années. On va y arriver, il y a un renouvellement des élites qui est un peu lent chez nous. »
-Jean Faucheur

Ceci n'est pas un graffiti -03-511

writer's bench

Hula, ou comment peindre au bord du gouffre

Hulla au bord du goufre-01-511

Sean Yoro alias Hula, artiste originaire de Oahu (Hawaï), explore de nombreuses zones inaccessibles pour trouver des murs en béton vierge.

Hula au bord du goufre-02-511

Avec son paddle et à coups de rames, il glisse à la surface de l'eau pour dégoter de jolis spots, peindre des portraits réalistes et jouer avec son environnement.

« Dans chacune de mes pièces j'intègre l'environnement au portrait, en montrant une sorte de connexion entre les 2. J'essaie toujours de trouver un équilibre entre le paysage et mes portraits, en y ajoutant de l'interaction quand c'est nécessaire. Je pense qu'avoir grandi à Hawaï m'a appris à observer mon environnement et à apprécier les relations entre les différents éléments. »

« Les limites ne vivent que dans nos esprits. »

« J'ai toujours été attiré par les méthodes traditionnelles de peinture de portraits, fortement inspirées par les artistes de la Renaissance. La plupart du temps, j'utilise de la peinture à l'huile parce que j'aime le mélange que je peux obtenir avec les temps de séchage plus long. J'utilise différentes méthodes de hachures croisées et de contour, en particulier pour les tons de peau. »

Ces excursions l'emmènent parfois dans des zones dangereuses, comme on peut le voir dans cette vidéo dans laquelle il peint en haut d'une cascade, secoué par le courant et les flots.

Source : Street Art News

writer's bench

A la rencontre de Pro176

Pro176 Processus-02-511

Installé à Valence, en Espagne, depuis 2010, Pro176 consacre désormais la plupart de son temps à son travail en atelier. A l'occasion de l'exposition-atelier centrée autour de la création artistique mise en place par SPOA au Centre Pompidou, Ange Raynaud et Quentin Labail ont suivi l'artiste, inspiré désormais par le mouvement transhumaniste, dans son quotidien.

« Si je ne vais pas 2 jours à l'atelier, je tremble. Ça fait 10 ans que je fais des toiles, mais ça fait vraiment 3 ans que je suis à fond dedans, que j'ai mon atelier. »

Pro176 Processus-01-511

« Pendant quelques heures, je suis hors du monde. Je suis tout seul pendant des heures dans une pièce, je fais de la méditation, de la méditation en travaillant. »

« Le style, c'est le jazz, la couleur c'est le funk […] Je ne peux pas m'arrêter, quand je suis dans le processus, c'est cuit. »

Pro176 Processus-03-511

En Avril 2017, Pro176 est invité à exposer à la galerie Nicolas-Xavier à Montpellier, plus d'infos ici.

writer's bench

En visite à l'atelier d'Aélé

Aele-01-511

Aélé (Alpha Ailé) fait ses premiers pas dans le monde du graffiti en 1996 à Pau, dans le Sud-Ouest de la France. Aujourd'hui installé dans les Pyrénées-Atlantiques en vallée d'Ossau, son parcours l'a mené à se professionnaliser dans divers métiers de la peinture (publicité, bâtiment, aéronautique), tout en poursuivant ses expérimentations dans le graffiti.

« Travailler hors de la ville apporte une certaine tranquillité, c'est très bénéfique. J'ai construit mon propre atelier sur une surface de 80m2. »
-Aélé

Ce nouvel épisode de Street Atelier suit Aélé depuis son atelier en Vallée d'Ossau, jusqu'à la ville de Barcelone où il part peindre un mur.

writer's bench

Rime en résidence à la Galerie Wallworks

Rime Wallworks 2017-03-511

Pour préparer sa 3ème exposition solo à la galerie Wallworks, Rime s'est installé à Paris du 25 Janvier au 10 Mars 2017. Dans son labo, l'artiste en a profité pour expérimenter différentes techniques, mêlant utilisation classique de la peinture au pinceau et à la bombe mais aussi au pulvérisateur et à l'extincteur.

Rime Wallworks 2017-01-511

« Le style de Rime est largement inspiré des cartoons et allie une utilisation énergique de la couleur à des lettrages dynamiques et à des personnages inimitables. Depuis plusieurs années, l'évolution de son travail est intimement liée à une bonne dose d'improvisation associée à l'imprégnation de tout ce qui l'entoure, faisant de chacune de ses œuvres un condensé visuel du moment de leur création. »

Rime Wallworks 2017-02-511

Son assistant, Elliot O'Donnell, l'a filmé quotidiennement, documentant son processus de création durant 7 semaines.

Rime Wallworks 2017-04-511

Dans cette vidéo, Rime évoque son parcours et sa philosophie tout en testant divers outils.

L'exposition intitulée Up On Through aura lieu du 17 Mars au 13 Mai 2017, le vernissage aura lieu le 16 Mars de 19h à 22h.

Rime Wallworks 2017-05-511

Plus d'infos ici.