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Les expositions à voir cette semaine

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Pour cette semaine, on a sélectionné 2 expositions à ne pas manquer à Paris. La 1ère se déroulera à partir du 22 Février 2017 au Loft du 34 en compagnie d'Astro qui présentera une série de nouvelles toiles inspirées par ses derniers murs.

Retrouvez plus de renseignements sur la page Facebook de l'évènement.

La 2ème aura lieu à la Galerie 42b à partir du 24 Février 2017. Intitulée Vertigo, l'exposition regroupera les œuvres de 2 frères, Ratur & Sckaro.

« Le périlleux voyage dans lequel nous entraînent Ratur et Sckaro naît en Normandie. Depuis leur atelier havrais embaumé d'essence de térébenthine, les deux frères ont imaginé une ville verticale et lumineuse, où des buildings à l'architecture géométrique se teintent de couleurs nacrées sous un soleil californien. »
-Nicolas Gzeley

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Tous les détails de l'exposition sont disponibles sur la page Facebook de l'évènement.

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Cheone, le street art sort du mur

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Cosimo Caiffa alias Cheone a passé une partie de son enfance en Allemagne ou il commence à peindre. De retour en Italie en 2001, Cheone multiplie les murs réalistes, s'occupant souvent des personnages sur les fresques collectives.

« Je suis un artiste polyvalent, animé par l'esprit d'expérimentation, toujours à la recherche de différents matériaux à peindre et de nouvelles techniques à utiliser. »
-Cheone

Depuis quelques temps, Cheone s'intéresse aux supports et à l'environnement dans lequel il peint. Par la technique de l'anamorphose, ses peintures surgissent du cadre vertical du mur en débordant sur le sol.

Source : Street Art 360

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A la rencontre de Molrok, graffeur sculpteur

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Artiste polyvalent, Molrok s'intéresse au graffiti depuis 1994.

« J'ai grandi en R.D.A dans une période ou on était très protégé. Je me souviens de ces moments privilégiés en été ou on se baladait à vélo et ou rencontrait les copains. […] La ville d'Erfurt n'est ni vraiment petite, mais elle n'est pas grande non plus.[…] J'ai un bon niveau de vie ici, j'ai un studio de 300m2. Pour moi le lieu ou on se trouve importe peu, puisque l'art est mobile. »

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En 2004, cet artiste autodidacte s'installe dans son 1er atelier pour explorer les différents facettes du graffiti.

« Ces travaux de sculpture sortent de mon esprit. Je ne réfléchis pas à la façon de les faire, je ne fais pas de croquis, c'est du freestyle. Mon art me glisse des mains. Je ne m'attache pas à la manière de procéder et de structurer les choses […] je ne suis pas sûr à 100% du résultat final.[…] Je suis naturellement doué pour la construction. »

« Pour moi un véritable artiste doit pouvoir adapter son art et son style à chaque média qu'il décide d'utiliser. »

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Comme on peut le voir dans cet épisode de Street Atelier, Molrok s'intéresse désormais à la réalisation d'oeuvres tridimensionnelles inspirées par ses lettrages.

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Rezine invité à peindre un bâtiment à Street Art City

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En 2016, Rezine a été invité à participer au projet Street Art City à Lurcy-Lévis. En résidence durant une semaine, l'artiste a peint les 3 des 4 faces de la maison d'accueil.

L'oiseau mécanique à cheval, Rezine69

L'oiseau mécanique à cheval, Rezine69

Il en a aussi profité pour intégrer à son œuvre monumentale des sculptures réalisées avec les matériaux collectés dans une décharge.

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Bruxelles, ce qui se cache derrière les fresques vandales

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Après la bite et l'anus géants, la scène de pénétration, deux nouvelles fresques chocs sont apparues sur les murs de Bruxelles ces dernières semaines. La 1ère a été découverte au bord du Canal, à quelques pas de la Porte de Flandre.

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Elle représente une scène d'égorgement et s'inspire directement d'une peinture du Caravage intitulée Le sacrifice d'Isaac. Une référence à la peinture classique qui n'est pas du gout de tout le monde :

« Nous avons reçu des plaintes au sujet de cette scène d'égorgement de la part d'habitants du bloc d'appartements qui donne vers ce mur. On parle d'une demi-dizaine de logements. Une famille s'est plainte parce que la chambre de leur très sensible enfant donne sur la fresque. »
-Sven Bosset

Le Sacrifice d'Isaac, Le Caravage, peint vers 1598-1603

Le Sacrifice d'Isaac, Le Caravage, peint vers 1598-1603

« Nous sommes très tolérants mais dans ce cas-ci, même si ce n'était peut-être pas la volonté de l'artiste, la fresque appelle à la violence. Dans le contexte actuel, on se doit d'être prudents. »
-Yvan Mayeur, bourgmestre de Bruxelles

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Dans le même registre, une autre fresque a été peinte sur la façade d'une des tours de la rue des Brigittines représentant un homme éventré, pendu par les pieds. La référence est à chercher du côté de Jan De Baen, un peintre néerlandais du siècle d'or.

Les corps des frères de Witt, Jan de Baen, peint entre 1672 et 1675

Les corps des frères de Witt, Jan de Baen, peint entre 1672 et 1675

Le mystère s'épaissit autour de l'auteur de ses fresques et de ses motivations. En réinterprétant certaines œuvres des maitres de la peinture exposées librement dans les plus grands musées, cet artiste acrobate pose la question de ce qui est tolérable à voir dans l'espace public, dans un contexte de menaces terroristes marqué par l'instabilité politique européenne…

Sources : Le Soir, La Capitale