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Veone, King du bombing à New York dans les années 90

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Le 8 Juin marque la date anniversaire du meurtre non élucidé de James Anthony Conti alias Veone, un des writers les plus actifs dans les rues de New York à la fin du millénaire dernier. Petit flashback : dans les années 90, la Grosse Pomme subit les assauts de writers qui répètent inlassablement leurs throw ups dans les 5 boroughs. On assiste à une véritable lutte sans merci entre writers. Originaire du Queens, Veone sort du lot par son implication dans le game. Le destin de ce writer passionné s'achève tragiquement le 8 Juin 1997. Alors qu'il assiste à la parade Portoricaine dans le quartier de Bushwick, il est victime d'une balle perdue.

« Quand j'ai commencé à voir le taff de Ve, Sn, Giz , j'ai tout de suite su qu'il allait falloir que je m'adapte. Je n'ai jamais rencontré une personne qui a eu un tel impact sur moi en si peu de temps. »
-Jaone

« Ve n'était pas seulement un writer, c'était aussi mon meilleur ami. C'est une des personnes avec lesquelles je partage le plus de souvenirs. J'ai parcouru le monde entier mais je n'ai toujours pas rencontré quelqu'un comme Ve. »
-Giz

Au fil des années, de nombreux writers dont Giz, Goomba, Spot rendent hommage à la légende sur différents supports :

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Bombing au coeur de la nuit silencieuse

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Dans cette nouvelle vidéo contemplative, Bazooka Films 77 s'emploie à retranscrire l'ambiance si particulière des missions nocturnes.

Pas de musique agressive, mais une prise de son directe pour apprécier le calme du milieu de la nuit, à peine perturbé par les tags et les throw ups de Quirk, Curve, 3ayem, Mine, Heks, Equal dans les environs de Chicago.

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J'irai graffer sur vos murs

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La Bretagne n'a pas résisté à la déferlante du graffiti à la fin des années 90. Rapidement, de nombreux writers ont rejoint les pionniers à Brest et Rennes. Depuis le début des années 2000, des artistes atypiques comme War ou Caca développent leurs univers personnels de manière illégale sur les murs de la région tandis que d'autres réalisent des commandes. Pour faire un état des lieux d'une situation paradoxale (entre institutionnalisation et répression), Erwan Le Guillermic et David Morvan ont réalisé un docu de 52 minutes sur la scène locale intitulé J'irai graffer sur vos murs, diffusé sur Tébéo.

« Plongez dans l'univers coloré et transgressif du graffiti, qui ne laisse personne indifférent et offre un nouveau regard sur nos murs. Le graffiti est avant tout un besoin de s'affirmer. Écrire son nom de rue, son blaze, sur les murs peut devenir une addiction totale. Ailleurs, comme à Brest, les fresques des terrains dédiés au graffiti adoucissent l'image bétonnée de la cité. »

War Photo : Helairen

War

On y trouve des interviews de War, Caca, Brez, Bush, Nazeem, Guillaume des Éditions Peinture, mais aussi d'un service de nettoyage qui semble complètement dépassé par l'ampleur du phénomène. Pour les amateurs, Nazeem et Brez partagent et commentent de nombreuses images d'archive du Port de commerce de Brest, un spot emblématique de la scène locale.

« Le graffiti est un truc d'ados, on peut rester un ado très longtemps, mais le graffiti est un truc de jeunes. Tu peux avoir envie de rester jeune toute ta vie, mais il faut laisser la place aux jeunes. »
-Brez

« J'ai choisi des endroits visibles à Rennes, super passant. »
-War

« J'ai choisi ce nom parce que tout le monde peut se sentir concerné. Je suis un artiste-peintre. J'ai de très très bon retours sur mon travail. Je veux rendre tout le monde heureux, la clé, c'est l'amour. »
-Caca

« Il y a une tension qui existe en terrain entre le respect des œuvres et la nécessité de peindre. C'est très rare que des graffs restent. »
-Guillaume

Le teaser :

Le documentaire complet :

Photo : Helairen

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Les pixadores atteignent le ciel avec une échelle télescopique

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Au Brésil, différentes méthodes sont employées par les pixadores pour sortir du lot. Pour atteindre les spots en hauteur, certains s'introduisent dans les immeubles pour peindre sur le toit, la tête à l'envers, d'autres escaladent à main nues les façades, d'autres encore fabriquent des nacelles de fortune et descendent en rappel.

A São Paulo, Soci & Switch ont choisi d'utiliser une gigantesque échelle télescopique bricolée, qu'ils trimbalent sur le toit de leur petite voiture, pour atteindre des emplacements parfois situés au 5ème étage.