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Tales From The Rails, ép.2: la chasse aux dernières rames n-Wagen

Tales from the rails ep 2-02-511

En Allemagne comme ailleurs en Europe, la DB renouvelle son matériel ferroviaire au grand dam des passionnés et des trainwriters. Les rames N-Wagen qui ont circulé entre 1998 et 2016 sont progressivement remplacées par des modèles plus modernes (entendre tout en plastique).

Rame n-Wagen, Allemagne

Rame n-Wagen, Allemagne

Ce 2ème épisode de Tales From The Rails leur rend hommage avec une compilation d'actions et de séquences de trainspotting en compagnie de Donny, Ellie, Opus, Riot et des DEFS, BPS, CVA.

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Joys repousse les limites de la 3D

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Depuis près de 20 ans, Joys expérimente l'anamorphose et les formes géométriques dans ses lettrages complexes. Originaire de Padoue, il peint ses structures géométriques, repoussant toujours un peu plus loin les limites de la 3D avec Ozmo, Peeta et participe à de nombreux évènements qui l'emmènent, entre autres, en Bosnie et en Iran.

Joys, Sarajevo, 2006

Joys, Sarajevo, 2006

Joys & Peeta, Vancouver, 2017

Joys & Peeta, Vancouver, 2017

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Jaek El Diablo, hip hop pour la vie

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Actif depuis 1993, Jaek El Diablo a plus d'une corde à son arc. Passionné par la culture hip hop, il devient artiste indépendant en 2004. Réalisant divers travaux de commande de design avant de créer sa propre marque Vicius Clothing, Jaek El Diablo organise de nombreuses soirées pendant lesquelles il mixe. Bombing Science a rencontré l'artiste, en voici quelques extraits traduits.

« Je dessine depuis que je suis gamin, je pense que l'art et le dessin m'ont sauvé la vie. La culture pop, les dessins animés et les jeux vidéos restent mes sources d'inspiration privilégiées. A 13 ans, je me suis mis au skate et j'ai découvert le punk, le hip hop et les contrecultures dont le graffiti fait partie. Les designs de Jim Phillips ou ce que Sean Cliver a fait pour Santa Cruz et Powell Perralta sont aussi des sources d'inspiration. « 

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« Comme dans les remixes de hip hop ou dans les films de Tarantino, j'aime le sample, le mix et explorer les références culturelles qui me sont chères et qui s'expriment dans mon style graphique. Je viens des années 90, je suis un gars de la vieille école. En regardant ce qui se faisait à l'époque sur le métro de New York, on trouve de nombreux persos issus de la culture pop comme les Schtroumpfs, ou les persos de Bodé qui appartiennent désormais à notre culture du remix. »

« J'ai fait mon éducation avec le graffiti, j'ai appris à utiliser les programmes de design par moi même. Je m'y suis mis pour pouvoir reproduire mes tracés et les utiliser sur d'autres supports comme des t-shirts, des sérigraphies ou des vidéos. Internet est un outil fantastique pour suivre l'actualité du graffiti. Cela a permis d'accroitre les échanges, le graffiti se répand comme un virus. Chaque jour, je suis surpris de découvrir autant de nouveaux talents sur Instagram, c'est complètement fou ! »

L'intégralité de l'entretien est à lire en anglais ici.

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Le graffiti absurde… mais intelligent du Germes Gang

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Depuis quelques années au Portugal, les GERMES s'inscrivent dans la lignée du CAP crew connu pour avoir un peu bousculé les puristes du graffiti classique. Se mettant volontairement en marge de la scène hardcore, les GERMES peignent de nombreux murs débiles mais marrants dans les rues de Lisbonne, clamant dans chacune de leur pièce que les règles et les diktats ne sont pas faits pour eux. On en apprend un peu plus sur les motivations du crew en compagnie de Dad161.

« C'est vraiment compliqué de définir notre style. On savait dès le départ qu'on n'était pas du tout intéressé par ce qu'on appelle le mouvement. Nous considérons qu'avoir du flow ou utiliser de nombreuses couleurs n'est pas suffisant, les idées pour dessiner des lettres et des combinaisons sont illimitées. Ce n'est ni du graffiti de toy, ni de l'ignorant, c'est quelque chose comme de l'absurdité intelligente. »

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« On fait partie de la génération qui a grandi dans les années 80. Durant notre enfance, on a vu quantité de dessins animés qu'on trouve désormais remarquable, c'est la même chose avec les jeux vidéos. On aime bien aussi ajouter des objets et des persos interagissant entre eux. On n'essaie pas d'éviter les styles plus standardisés, mais on ne pense pas à la scène graffiti, on est libre de faire ce qu'on veut, c'est l'essentiel. »

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« Le Portugal est entouré par l'Espagne, on a passé beaucoup de temps à feuilleter les mêmes magazines encore et encore avant l'apparition du graffiti en ligne. Entre 2000 et 2004, il y avait plein de bons writers à Lisbonne, bien plus originaux et authentiques que de nos jours. Il y a eu un moment ou on pratiquait un graffiti classique, c'est devenu rapidement chiant et sans intérêt, on a alors commencé à développer notre langage personnel en faisant abstraction de la merde qu'on pouvait voir dans les rues. On déteste les règles et les hiérarchies inhérentes au graffiti. On dirait qu'il y a toujours quelque chose à prouver à quelqu'un, c'est absurde et cela ne nous parle absolument pas. »

Sources : 12oz, Graff Donuts