Lek, Sowat, Roti & Legz @ Tour Paris 13: les photos

Lek Sowat Roti Legz @ Tour 13-511

A l'occasion de l'exposition éphémère intitulée Tour Paris 13, visible à partir du 1er Octobre 2013,  Lek, Legz, Roti & Sowat ont choisi d'investir les sous-sol de la tour située dans le 13ème arrondissement de Paris.

« Quand Mehdi Ben Cheikh de la Galerie Itinérance nous a fait visiter la Tour Paris 13 il y un peu plus d'un an, nous avons choisi de travailler dans la cave avec Lek. Vu son aspect sombre et labyrinthique et l'atmosphère oppressante du lieu, nous avons très vite eu l'idée de travailler autour du mythe du Minotaure. Dans un premier temps, nous avons récupéré de nombreux objets laissés sur place par les anciens habitants du bâtiment. Nous les avons peints avec une peinture blanche fluorescente et disposé un peu partout à travers la cave. Ensuite, nous avons demandé à Roti, qui en plus d'être très bon peintre est  un excellent sculpteur de formation, de nous construire un Minotaure en plâtre que nous avons placé au centre du dédale. Comme une version moderne du fil d'Ariane, nous avons ensuite peint avec cette même peinture fluorescente, toute la tuyauterie menant jusqu'au monstre. Ensuite, parce qu'il est l'un des premiers graffeurs français à avoir exclusivement déployé son travail dans des lieux abandonnés, nous avons demandé à Legz de venir peindre ses spaghettis un peu partout dans les boxes vides. Ensuite, nous avons saturé le reste de l'espace avec Lek, de nos lignes, formes et calligraphies abstraites avant de plonger toute la cave dans la lumière noire. »

Quelques photos :

Source photos : Nicolas Gzeley

9 commentaires

  1. papa le

     » parce qu’il est l’un des premiers graffeurs français à avoir exclusivement déployé son travail dans des lieux abandonnés  » intéressante interprétation de l’Histoire.

    Sinon c’est joli mais qu’est-ce que c’est ennuyeux ! Ils parlent bien mais où sont les idées ? Pourquoi tant de ces graffeurs qui se piquent d’être des « artistes » se tournent-ils toujours soit vers la géométrie abstraite décorative soit vers le gros plan de graff sur une toile? Bon graffeur, mauvais artiste… ça commence à ressembler à une malédiction.

    Et les vers de terres de LEGZ, lumière noire ou pas, effets de matière ou pas, c’est toujours les mêmes vers de terre que dans les premiers Graff-it.

    *bâillement*

    • maman le

      1995 2013 : toujours les mêmes vers de terre de Legz dans des endroits paumés. Qu’importe, il peint encore.

      Mais quel dommage de se corrompre avec des gars comme Sowat (j’aimerais connaitre son pedigree autant dans la rue qu’en terrain) Lek (depuis que tu décontextualises ton « travail, c’est NUL) et Roti (quel nom ridicule, je n’irai pas plus loin).

      Papa, les as-tu déjà entendu s’exprimer ? Je crois qu’ils font plus de tort au graffiti que toutes les expos de graffs sur toiles sponso Gallizia. Au palais de Tokyo, les gars ont quand même réussi à peindre…la cave tout en s’en félicitant : « Ben quoi, on a donné les mêmes couleurs pour tout le monde, parce qu’on aime bien… »

      Lumière noire ambiance Sophie Damidot… Quel effet de beauf.

      Au travail les gars ! Arrêtez vos trucs tellement littéraux niveau cours d’Arts Plastiques en 3eme, ou contentez vous des colliers de nouille, c’est de votre niveau…

      • papa le

        Vers la fin des 90s, il était difficile de trouver un entrepôt désaffecté dans la banlieue nord où Lek n’avait pas posé une de ses pièces géométriques. C’était bien classe, maîtrisé, personnel et souvent plutôt bien adapté à l’environnement. J’aimais et j’aime toujours beaucoup.

        Mais une idée ou une technique innovante dans le Graff n’est la plupart du temps qu’une « phase » comme on disait : le graffeur a emprunté son gimmick à tel ou tel domaine, l’a décontextualisé et retourné pour l’intégrer à sa pièce.

        Ça suffit en général à asseoir la réputation de son auteur dans notre petit milieu mais est-ce assez pour envisager de l’exporter dans le monde du « vrai » (car le Graff n’est pas un art en lui-même, n’est-ce pas ? Il faut le re-packager, le nettoyer, le dénaturer pour en faire un art digne de ce nom) art?

        Car les « phases » de Lek et d’autres ont toujours été sympa mais complètement transparentes : ça n’est que du graphisme, maintenant un peu daté. Pas de l’art. On se contente de décorer sans fournir ou appeler aucune réflexion. C’est le niveau zéro. Le genre de truc qu’on mets dans les musées pour sa valeur historico-socialo-émotionnelle. Du Taschen circa 97.

        Les lignes irrégulières qui suivent les murs c’est du Wipe Out, pas de l’art !

        C’était bien quand ça n’avait pas ou peu de prétention. Maintenant que ça se la pète, ça ne fait juste pas le poids.

        Idem pour le reste, tout le catalogue est là : coulure, mixed media, inversion, caché-montré, accumulation, récupération, investir un lieu/espace, zoom, pièce coupée ou en miroir… Maman a raison, c’est niveau collège, là.

        (et Maman : pas merci pour Valérie Damidot, je l’ignorais jusqu’à aujourd’hui mais j’étais bien content de ne pas connaître.)

    • Valentin Nebout le

      Il y avait une pièce de Legz, pleine façade et sur le balcon du vieux château Rotschild à Boulogne, la pièce claquait pas mal sur ce bâtiment. Du coup je trouve son boulot intéressant selon l’endroit où il pose ses pièces. N’étant pas fan des jeux de lumière et compagnie, je n’ai pas vraiment d’avis sur cette expo.
      Mais sur la maison Rotschild, le truc a (avait?) de la gueule.

  2. Ayatollah Khomeini le

    Le graffiti est comme la religion, déraisonné par ses fondamentalistes. Maman tu es moraliste 😉

    • maman le

      J’ai une éthique…Bien plus personnelle qu’une morale.

      😀

  3. Merci papa, merci maman. le

    Merci et encore merci.
    Il y en a un bon paquet qui confonde la coquetterie et la classe.

  4. N'importe qui ou quoi le

    débat sans fin
    j’espère au moins qu’ils ont un bon chèque à la fin.