Buenos Aires: fiasco en palanca

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Le temps n'est plus à la fête pour les trainwriters de Buenos Aires, en Argentine. Depuis que les politiciens et les médias se sont emparés du sujet, la sécurité a été renforcée sur les lignes de trains et de métros pour contrer l'ampleur du phénomène graffiti. Les gardes sont armés et la police n'hésite pas à organiser des guet-apens dans les lay ups et les ateliers, ce qui a inexorablement conduit  à une radicalisation des actions.

Qui dit escalade des moyens de sécurités, dit inévitablement durcissement des techniques pour peindre, les writers étant souvent prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Conséquence directe : malgré les risques encourus, la technique de la palanca est devenue un des moyens courants d'atteindre sa cible. Sur la ligne de trains de banlieue de Sarmiento, les writers n'ont plus froid aux yeux, n'hésitant pas à s'attaquer à un train en station et à braver un garde armé.

Le ministère des transports argentins tente désormais une contre-attaque médiatique en alertant l'opinion publique. Ainsi, elle diffuse elle-même sur internet les images de ses caméras de surveillance, probablement peu consciente du fait que loin de leur faire peur, des dizaines de jeunes fantasmeront dessus et s'en inspireront probablement.

Ici, les multiples caméras postées sur les quais et dans la cabine du chauffeur ont filmé une action qui aurait pu très mal se terminer. On y voit plus d'une vingtaine de gremlins masqués, tirer le signal d'alarme et tenter de peindre avant de détaler comme des lapins lorsque déboule la cavalerie.

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L'un d'eux n'hésite pas à balancer un bloc de béton sur la vitre du chauffeur, qui s'empresse de redémarrer son engin tandis que les writers s'échappent sur les voies.

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Òn est loin de l'esprit originel du graffiti sur train, dont le jeu eut consisté pendant longtemps à entrer discrètement en mode ninja dans un dépôt, peindre sa pièce et ressortir sans être vu. Mais nous ne sommes plus au 20ème siècle, et les règles du jeu changent dans certains pays. Face à une répression extrême, les nouvelles générations s'adaptent donc, quitte à braver tous les dangers – et lorsque les writers les plus motivés se font épingler, une nouvelle vague prend la relève et perpétue le cycle.

7 commentaires

  1. n'importe qui ou quoi le

    N’importe quoi cette violence juste pour salir des rames de métro.
    Merci les 1up avec votre style déguelasse et vos vidéos digne de sport extême qui fait malheuresement des émules.
    C’est pas du graffiti tout ça juste du sport extrême decathlon. C’est bon pour les surfeurs, les burners, et skateurs.

    • Redou one le

      Et vazy reste peindre sur tes terrains de pouilleux !

      • n'importe qui ou quoi le

        je n’ai pas de leçons à recevoir d’un enfant insolent de 20 ans ok? va te palucher sur les vidéos de 1up . et toi avec tes 4 trains-couchette fait en islande vues par 3 passants perdus c’est du gachis d’argent. Comme j’ai dit plus haut toutes ces vidéos et activités sont juste du sport extrême pour adolescents de 25 ans en mal de sensation forte, c’est comme sauter en parachute, le problème c’est que ça pollue et que c’est de la violence gratuite inutile de dégénérés. dégage et vite maintenant.

        • Pifou le

          « violence gratuite inutile de dégénérés », si tu à déjà peint ne serait ce qu’une fois en vandale, tu en fait partie. Sinon, je comprends ton point de vue, je ne touche plus à certains murs de particuliers comme je pouvait le faire au début…

  2. criters le

    oh l’armée de gremlins sur les rails

  3. Pifou le

    Armée de manchot, il a raté la vitre…

  4. Valentin Nebout le

    Dans 25 ans il y aura des sorties de classes le mercredi après-midi, où on emmènera les gniards s’initier au roulant.
    Au train où vont les choses…