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Reportage TPK: un journaliste au tribunal

Beaucoup se souviennent du reportage à sensation de TF1 sur l’arrestation des TPK, diffusé en 2003 dans l’émission Appels d’Urgence et qui avait fait grand bruit à l’époque. Largement reprise par la suite  sur internet sous le titre TPK is Dead et notamment très prisée des forums policiers, la vidéo du reportage complet de 15 minutes a pourtant bizarrement disparue de la toile depuis quelques temps. Seul en reste un extrait que voici, montrant le début du reportage :

La vidéo s’arrête au moment ou le commandant Merle, chef du Vandal Squad de Gare du Nord à l’époque, s’apprête à faire une perquisition. C’est cette fameuse perquisition qui est désormais au centre de deux affaires judiciaires théâtrales, toujours en cours.

Au cœur du litige, un journaliste aux méthodes obscures. Tout autour, des échanges de bons services entre le ministère de l’Intérieur et quelques sociétés de production déontologiquement douteuses… Voici un extrait de l’article écrit par Anne-Laure Pineau et Grégory Lassus-Debat, que vient de publier le magazine Causette dans son n°19 actuellement disponible en kiosque :

Sur les planches  : perquisition, coups de pression et destructions

Scène 1

Le 19 novembre 2002, 6 heures du matin. On tambourine à la porte. Philippe Barassat se lève, nu, et va ouvrir. «  Police  !   » Perquisition, quatorze policiers envahissent l’appartement. Ils cherchent son ami, alors absent, soupçonné d’appartenir à un groupe de tagueurs violents. Un cameraman les accompagne. Barassat affirme avoir demandé la raison de sa présence, on lui aurait répondu que la vidéo était un support de pédagogie interne.

Scène 2

Six mois plus tard, le 3 juin 2003, Barassat tombe de sa chaise en se voyant nu et vaguement flouté sur TF1. Il figure dans l’émission « Appels d’urgence », animée par l’impayable Carole Rousseau.

Le sujet ? : les tagueurs violents. Il comprend que le policier à la caméra était en fait un journaliste, mandaté par TF1.

 

Étonné à posteriori de la proximité entre le journaliste et les policiers pendant la perquisition, il s’étrangle qu’on ait pu autoriser la diffusion d’un acte de procédure en cours. Et le secret de l’instruction, alors ?

Au générique, il repère le nom du journaliste entré chez lui sans son accord. Il s’agit de Gaël Leiblang, caméraman pour le compte d’Antoine – dit Tony Comiti et de sa boîte, Kaliste Productions.

C’est aussi un réalisateur qui aime beaucoup les policiers et les militaires – La Meilleure Façon de marcher, cette série sur la formation des militaires, c’était lui.

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Procès Versailles: suite…et fin?

Après plus de 10 ans de procédures judiciaires en tous genres, ce mardi 21 juin 2011 était censé conclure la fameuse affaire du procès de Versailles… sauf si la SNCF et la RATP font appel du jugement rendu. Stéphanie Binet, journaliste chez Libé, fait le point sur cette journée particulière :

Les fans de graffiti (tagueurs, graffeurs, collectionneurs) ont éprouvé du soulagement ce matin. Le tribunal de Versailles a, une nouvelle fois, été plus clément que prévu dans ses condamnations pour dommages et intérêts à l’encontre de cinquante-six tagueurs poursuivis pour dégradation.

Condamnés mais amnistiés en septembre 2009, ces tagueurs, la majorité trentenaire, avaient comparu huit ans après leur arrestation et s’attendaient à devoir payer des amendes colossales aux parties civiles (SNCF, RATP, transports lyonnais, marseillais et lillois). «C’est un désaveu total pour ces dernières, avance maître Emmanuel Moine, avocat de deux des tagueurs poursuivis. Elles avaient demandé des sommes astronomiques, jusqu’à 120.000 euros pour une seule personne. Là, les plus forts dommages et intérêts s’élèvent à 13.000 euros. Le tribunal a prononcé des peines cinq à dix fois inférieures à ce qui avait été demandé. Tous les artistes n’ont pas été condamnés. Ainsi, il n’a pas été démontré qu’un de mes deux clients ait posé de la peinture sur le matériel roulant de ces entreprises de transport.»

Pour l’heure, les services de presse de la SNCF et de la RATP refusent de dire si les entreprises de transports vont faire appel du jugement.

En revanche, les books des graffeurs mis sous scellés n’ont pas été restitués aux artistes. Ce qui rend la pétition lancée hier sur le Net par l’auteur Karim Bourkercha et le réalisateur Costa-Gravas encore plus nécessaire. Soutenus par Vincent Cassel, Virginie Despentes, Oxmo Puccino, ils demandent au ministère de la Culture de faire classer ces «books» (cahier de croquis et portfolio des wagons tagués) aux Archives nationales plutôt que de les voir détruits.

C’est sur Médiapart que Karim Boukercha a choisi de lancer cette pétition :

Pour les besoins de l’enquête, la police s’est emparée des books des graffeurs lors des perquisitions. On y trouve les dessins, les esquisses et les photos de leurs oeuvres, constituant ainsi l’unique trace de leur parcours; la seule mémoire de leur art par nature éphémère.

Ces documents aujourd’hui sous scellés pour les besoins du procès risquent de ne jamais être restitués à leurs auteurs (une demande en ce sens a déjà été rejetée). Pire encore, ces archives pourraient être détruites.

Si nul ne conteste la légitimité du procès en cours -le graffiti est un acte illégal donc soumis à la loi-, il est important que la mémoire de ce mouvement ne soit pas reléguée aux oubliettes de l’histoire artistique. C’est pourquoi ces documents devraient être placés aux Archives nationales afin que les traces uniques et indispensables d’un courant artistique vieux de 30 ans ne soient pas définitivement perdues ou confisquées, et de ce fait effacées de l’histoire culturelle française.

Quelle que soit l’issue des procédures judiciaires en cours, et quoiqu’ils pensent de cette pratique artistique dans sa forme illégale, les signataires appellent à une mobilisation pour la sauvegarde et la conservation de ces archives essentielles à la compréhension de l’histoire d’un mouvement artistique présent dans les musées, et l’histoire des transports en communs français.

Premiers signataires:
Azyle, tagueur; Babou, graffeur; JD Beauvallet, journaliste; Fabrice Bousteau, journaliste; Geneviève Brisac, écrivaine; Bugz, graffeur; Olivier Cachin, journaliste, écrivain; Vincent Cassel, acteur et producteur; Comer, graffeur; Eric Corne, artiste et commissaire d’exposition; Costa-Gavras, réalisateur; Deace, graffeur; Decap, graffeur; Virginie Despentes, auteure et réalisatrice; Fuzi, graffeur; Romain Gavras, réalisateur; Jay, graffeur; Jef Aerosol, artiste; Gregory Protche, journaliste; Pseye, graffeur; Oxmo Puccino, rappeur; Rap, graffeur; Reck, graffeur; Reso, graffeur; Sano, graffeur; Antonio Seguí, peintre; Pierre Siankowski, journaliste; Gilles-Marie Tiné, producteur; Maurice Olender, historien (ehess) et éditeur (Seuil); OMT&TER, graffeurs; Orelsan, rappeur; Vices, graffeur, Rebecca Zlotowski, scénariste et réalisatrice.

La pétition est à signer ici.

Sources : Libération & Mediapart

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Procès de Versailles: les archives

A l’approche du délibéré final (le 21 juin 2011) du fameux procès de Versailles impliquant 57 activistes spécialisés dans le graffiti sur les trains et métros de la SNCF et RATP notamment, Karim Boukercha, auteur du livre Descente Interdite, milite pour la sauvegarde des archives mises sous scellés dans le cadre de l’affaire. En clair si rien n’est fait, la justice détruira les photos, books et autres dessins saisis lors de l’enquête.

« J’ai pris l’initiative de demander le placement aux archives nationales, en précisant que c’était une démarche citoyenne, et que je ne suis pas du tout en question dans le procès, pour que ces archives ne soient pas perdues à jamais. Les parties civiles demandaient avant tout la « non-restitution ». En demandant le placement aux archives c’était donc la seule manière de déplacer le débat et de les sauver de la destruction… J’ai donc écrit au ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, car c’est lui qui a le pouvoir d’ordonner le placement. Il y aura aussi bientôt une pétition à signer pour soutenir l’idée. »

Karim Boukercha

Soutenu par le réalisateur Costa-Gavras dans sa démarche, Karim Boukercha était interviewé hier, ainsi que Decap 1K, par le journal de France3 Ile-De-France :

Source : Wild*War

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Rancunière, la RATP?

Des milliers de photos de trains et métros tagués dorment sous scellés au tribunal de Versailles depuis dix ans. Saisies lors d’une enquête visant à arrêter les tagueurs illégaux du métro, elles sont aujourd’hui menacées de destruction par la justice.

C’est comme une punition qui ne dit pas son nom. Ancien graffeur, Karim Boukercha milite pour que ces documents soient versés aux Archives nationales. Il est soutenu par Costa Gavras, réalisateur et président de la Cinémathèque française :

« Ces documents racontent l’histoire du rap, l’histoire de Paris, mais aussi l’histoire de la peinture. Il serait absurde, voire grave qu’ils soient détruits. »

La RATP demande des centaines de milliers d’euros à 57 tagueurs

Dans cette affaire, 57 personnes sont accusées d’avoir dégradé trains et métros dans les années 2000. La SNCF et la RATP réclament des centaines de milliers d’euros de dommages et intérêts. Le jugement civil sera rendu le 21 juin. Le destin des scellés sera alors tranché. L’autorité judiciaire pourra décider de les confisquer et de les détruire.

Emmanuel Moyne, avocat de deux tagueurs dans cette affaire a demandé que ces documents « soient rendus aux artistes » lors du jugement pénal, en septembre 2009.

« Un book, pour un graffeur, c’est un peu comme la filmographie d’un cinéaste. Les détruire, c’est frapper au cœur », explique Karim Boukercha, auteur d’un livre sur le graff dans le métro, Descente Interdite.

Cette demande a été rejetée dans l’attente du débat sur les dommages-intérêts. Le procureur de la République n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet.

« Ils ont compris que les books étaient le Saint-Graal pour nous »

Ces scellés représentent plusieurs mètres cubes de photos, carnets de croquis, cassettes, disques-durs… saisis lors de perquisitions, orchestrées par le commandant Jean-Christophe Merle, en charge à l’époque d’une unité de la brigade des chemins de fer. Lui serait ravi que ces documents restent aux mains de la justice :

« A titre personnel, je me réjouis que ces documents ne leur soient pas restitués. Les tagueurs utilisent des pseudos pour se créer une autre identité dans ce milieu. Saisir les books était un moyen de casser cette identité. Les restituer serait leur redonner vie. »

Au début des années 2000, le numérique est loin d’être généralisé, les photos se font à l’argentique, en un seul exemplaire. « Ils ont compris que les books étaient le Saint-Graal pour nous », se désole Thomas G, qui a dépassé la trentaine, comme la plupart des prévenus. Il travaille désormais dans la mode mais cultive toujours sa passion du graff. Et tient à ses œuvres.

Rap UV, 35 ans, qui continue à taguer entre deux petits boulots, sous un autre pseudo, s’alarme :

« Quand on graffe un train, on peut être sûr que ce sera effacé directement. Les images qu’on rapporte sont les seules preuves qu’on ait. »

On expose la beauté du tag dans des galeries prestigieuses, on est face à une sorte de schizophrénie, explique l’avocat Emmanuel Moyne :

“D’un côté, on traîne les graffeurs devant les tribunaux. De l’autre, on expose la beauté du tag dans des galeries prestigieuses. Les sociétés de transport s’en servent même pour améliorer leur image comme l’a fait Thalys, qui a fait appel à des tagueurs pour peindre un train entier en 2009.”

En 2006, Emmanuel Moyne a gagné un procès intenté par la SNCF à des magazines diffusant des photos de trains tagués et obtenu ainsi, une reconnaissance judiciaire de “l’art de la rue”. Pour le commandant Merle, les documents saisis ne représentent “en rien des œuvres artistiques, mais des tags vandales”.

Si on détruit ces images, c’est une part de l’histoire qu’on efface, plaide Karim Boukercha :

“C’est l’histoire d’un courant artistique éphémère, d’une partie de la culture hip-hop, importante pour notre époque. Si le graff doit mourir, il mourra. Mais il faut conserver sa mémoire.”

Photos : “Pour l’Abbé Pierre” en 2007 (Vices/Descente Interdite) ; Ligne 7 en 2000 (Sife et Reyze/Descente Interdite) ; Ligne 6 en 2004 (Azyle/Descente Interdite).

Article : Marion Ablain via Rue89

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Free Revok

L’arrestation de Revok fait du bruit dans la presse locale, un article du Los Angeles Times s’en fait l’écho. Voici la traduction :

Le graffeur Revok, qui participe à l’exposition Art In The Streets au MoCA a été condamné à 180 jours de prison. Il a rompu les termes de sa peine de prison avec sursis.

Jason Williams alias Revok a comparu devant la cour Van Nuys lundi, ou il a été retenu coupable en raison du non paiement de dommages et intêrets dans une précédente affaire.

Jason Williams a été arrêté à l’aéroport international de Los Angeles mardi alors qu’il s’apprêtait à embarquer dans un vol à destination de l’Irlande.
Son arrestation alimente la controverse initiée par l’opposition farouche de la police de Los Angeles au déroulement de l’exposition de graffiti et de street art Art in the Streets.

Les inspecteurs du shériff ont déclaré avoir ouvert une vaste enquête sur Revok.

« Nous avons constaté qu’après son arrestation du 21 Avril, d’autres actes de vandalisme ont été commis à Los Angeles. »

Lieutenant Mike Parker

Les détectives ont déclaré que les représentants du ministère public de l’état désirent poursuivre Jason Williams pour crime.

Le vandal squad local a récemment arrêté Cristian Gheorghiu alias Smear, un autre graffeur/artiste. Cristian Gheorghiu a écopé d’une peine de 45 jours de travaux d’intêret général. Il a été arrêté 2 jours après la publication d’un article documentant sa vie de taggeur dans le magazine Times.

Revok est un des writers les plus connus de Los Angeles.

Jason Williams membre du crew MSK (Mad Society Kings) a été arrêté en 2009 à Melbourne en Australie après avoir peint plusieurs énormes pièces.

Il a écopé d’une peine de prison avec sursis en 2009, à Indio en Californie, pendant le festival de musique Coachella.

Il a aussi été arrêté en Novembre 2009 prés du magasin 33rd Graffiti Art Store qui exposait ses œuvres.

Durant la dernière perquisition au domicile de Revok, les policiers ont trouvé plusieurs centaines de bombes de peinture, un badge de police et un extincteur – un outil utilisé pour tracer d’énormes tags.

Ils ont aussi trouvé un panneau de déviation volé et des photos de graffiti dans son téléphone.

Askew MSK et 1XRun ont réalisé une affiche pour récolter des fonds en vue d’assurer la défense de Revok :

Plus d’infos ici.

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MoCA: Invader arrêté à L.A.

Décidément, le shérif de L.A. fait du zèle pour le MoCA ! Après Revok, c’est au tour de Space Invader… Voici un article de Art Info France sur le sujet.

Le légendaire street artiste Space Invader se serait, selon le LA Times, fait arrêter à Los Angeles vendredi dernier. Fameux pour ses mosaïques colorées, inspirées de jeu vidéo dont il a prit le nom, Invader serait l’un de deux citoyens français détenus et soupçonnés de vandalisme.

La police déclare avoir mis la main sur le duo non-identifié près du Musée d’Art contemporain (MOCA) dans le quartier de Little Tokyo. Ils trainaient, soi-disant, près d’un bâtiment historique, munis d’un seau plein de ciment et de quelques carreaux. Les deux hommes ont été relâchés pendant que la police poursuit son enquête et un porte-parole à déclaré que depuis, les policiers ont trouvé la griffe mosaïque de Invader sur plusieurs autres édifices, dont le bâtiment Geffen Contemporary du MOCA.

Space Invader serait le cousin de Thierry Guetta, alias Mr. Brainwash. Soucieux de garder son identité secrète, l’artiste pixellise son images dans ses photos et vidéos.

Le MOCA accueille actuellement une grande exposition de street art, intitulée Art in the Streets, qui présente, entre autre, plusieurs œuvres de Space Invader. Le musée vend même des portes-clefs Invader pour 7 dollars (5 euros).

Le site Internet de Invader révèle un plan d’étage du MOCA, marquant l’emplacement des œuvres de l’artiste. Une vidéo semble le montrer plaçant un de ses mosaïques bleus quelque part sur l’échafaudage bien au-dessus de l’exposition, pendant que les gardes de sécurité font leur ronde en dessous. Le plan porte le titre « Map of the Blue Invasion » – peut-être en référence au collègue Blu, dont le mural anti-guerre, crée devant le MOCA, à été blanchit dans les semaines qui ont précédés l’ouverture de Art in the Streets, suscitant des questions sur la crédibilité de l’exposition, la première grande entrée muséale du street art aux Etats Unis.

Art in the Streets sera certainement un succès, attirant déjà les visiteurs en grand nombre. Mais elle est aussi au centre de controverses : la police accuse l’exposition célébrant le graffiti d’inspirer un petit boom d’art illégal dans le voisinage. La police des transports a annoncé qu’un tagueur avait vandalise la gare du Golden Line dans Little Tokyo et l’artiste Katsu à apposé une intervention non autorisée sur le bâtiment Geffen. Trois artistes présentés dans Art in the Streets – Barry McGee, Steve Powers et Todd James – ont posté des vidéos en ligne, les montrant en train de taguer un mur à Hollywood. Space Invader pourrait alors être le premier trophée pour la police.

L’arrestation de Invader s’inscrirait néanmoins dans l’habituel pour de telles expositions. Shepard Fairey a été arrêté à Boston pour ses créations illicites lorsqu’il est venu voir sa propre rétrospective à l’Institute of Contemporary Art. Space Invader, lui aussi, a une fois été épinglé par le département des parcs de Los Angeles, qui lui a collé une amende pour avoir placé une de ses œuvres sur les fameuses grandes lettres du panneau Hollywood.