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Kif Kif International – Mourouj Airlines

Kif Kif International - Mourouj Airlines-511

Du 17 au 22 Aout 2015, l'association Kif Kif International a organisé dans le parc d'El Mourouj 2 dans la banlieue sud de Tunis, le projet Mourouj Airlines. A cette occasion, un ancien Boeing 727 de la compagnie Tunisair a été peint par des artistes tunisiens et français.

Les artistes invités : Lazoo, Nilko, Pest, Sly2, Marko93, Meen-One, Va-jo, Inkmanle et le duo ST4 (Mosk et Sayko).

« Depuis de nombreuses années, un avion  Boeing 727 hors d'usage de la compagnie Tunisair (offert par la compagnie) stationne dans ce parc dont il est aussi devenu le symbole. Comme à l'abandon ou à la dérive, l'état de l'avion s'est dégradé avec les années jusqu'à prendre une apparence inesthétique. A l'initiative des associations Kif Kif International (France) et des Habitants de Mourjouj 2 (Tunisie) avec l'Agence Nationale de Protection de l'Environnement, la manifestation artistique a été organisée afin de mettre en avant la jeunesse, la culture, les dynamiques urbaines, les combats menés pour la défense de l'environnement et l'importance des espaces naturels destinés à la population. […] L'action veut marquer la renaissance du parc de Mourouj 2 délaissé après 2011; et elle prend d'avantage de résonance quand on sait qu'il y a avait avant, à la fin des années 80, une énorme décharge sauvage de déchets dont a surgi cet espace arboré, devenu un enjeu de la lutte pour un environnement décent menée par les habitants de Mourouj 2. »
L'Eclectique mag

Un évènement relayé par une chaine de télévision égyptienne :

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Djerbahood – 1 île 1 village 150 artistes

Djerbahood-511

Après la Tour Paris 13, l'équipe de La galerie Itinerrance s'installe dans un petit village de l'île de Djerba, Erriadh en Tunisie.

Durant les mois de Juillet et Août, une sélection d'une centaine d'artistes des quatre coins du monde se sont relayés à raison d'une semaine chacun pour laisser sa marque dans le village.

Les artistes ayant participé au projet Djerbahood :

Abady926 (Palestine), Abdellatif Moustad (Maroc), Alandanusi Hassan (Arabie Saoudite), Add Fuel (Portugal), Alexis Diaz (Puerto Rico), Amose (Français), Arraiano (Portugal), Axel void (USA), Aya Tarek (Egypte), B-Toy (Espagne), Bom.K (France), Brusk (France), C215 & Nina (France), Calma (Brésil), Cekis (Chili), Curiot (Espagne), Dabro (Tunisie), Dan23 (France), David de la Mano (Espagne), Deyaa Rambo (Arabie Saoudite), Dome (Allemagne), El Seed (Tunisie), Eliot Tupac (Perou), Ethos (Brésil), Evoca1 (USA), Faith47 (Afrique du Sud), Fintan Magee (Australie), Hendrik Beikirch (Allemagne), Herbert Baglione (Brésil), Hyuro (Argentine), Inkman (Tunisie), Inti (Italie), Jace (La Réunion), Jaz (Argentine), Kan (France), Katre (France), Know Hope (USA), Kool Koor (USA), Laguna (Espagne), Liliwenn (France), Logan Hicks (USA), Maatoug Y (Lybie), Malakkai (Espagne), Màrio Bélem (Portugal), Mazen (Arabie Saoudite), M-City (Pologne), Monica Canilao (USA), Mosko (France), Myne and yours (UK), Najah Zarbout (Tunisie), Nebay (France), Nespoon (Pologne), Nilko (France), Orticanoodle (Italie), Pantonio (Portugal), Phelgm (Angleterre), Pumpum (Argentine), Rea (France), Roa (Belgique), Rodolphe Cintorino (France), Saner (Mexique), Sean Hart (France), Sebastian Velasco (Espagne), Seth (France), Shoof (Tunsie), Stew (France), Stinkfish (Colombie), Sunra (Tunisie), Swoon (USA), Tinho (Brésil), Twoone (Japon), Uno370 (France), Vajo (Tunisie), Wais1 (Russie), WiseTwo (Kenya), Wissem Zarbout (Tunisie), Yazan Halawani (Liban), Zepha (France).

Le trailer :

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MTN Limited Edition: El Seed

El Seed est un writer français d'origine Tunisienne dont l'art est à la croisée de deux mondes. Depuis ses début à Gabes en 1998, il n'a cessé de mêler techniques classiques du Graffiti (comme le wildstyle) avec l'alphabet Arabe. Une œuvre tout en mouvement qui lie l'Occident et ses cultures urbaines avec l'Orient et ses calligraphies millénaires. Il compte parmi ses maîtres dans l'art de la calligraphie le célèbre Hassan Massoudy, et présentait récemment une partie de son œuvre dans le livre Arabic Graffiti. Depuis 2008, El Seed réside à Montréal au Canada.

Montana Colors lui dédie une bombe de leur série 2014 d'éditions limitées. Le design de la bombe est lithographié, c'est-à-dire imprimé directement sur le métal et non pas apposé sur une simple étiquette papier. Ce modèle est produit en série limitée à 500 exemplaires estampillés par l'artiste. Chaque bombe est vendue dans une boîte vitrée en bois, de quoi satisfaire les collectionneurs les plus exigeants.

La bombe est disponible dès maintenant ici sur Allcity.fr et bientôt dans les All City Stores en France.

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Graffiti en Tunisie

Pour les graffeurs tunisiens, les murs des villas des clans Ben Ali et Trabelsi incarnent un nouvel espace informel et idéal d'expression. Dans cet article, le Vif Focus suit  les pas d'une contre-culture en pleine expansion.

Les élections se préparent. La peine de Ben Ali vient de s'alourdir en années et en dinars. Les villas de son clan, on les croyait toutes désertées. Elles l'étaient. Jusqu'à ce qu'en ce début du mois de Juillet, sans convocation et sans frapper, huit intrus s'y invitent le temps d'une après-midi. Surprise. Mais sans fleurs ni bouteille de vin à la main. Seulement des bonbonnes de peinture. Parmi eux, Meen one et SK-one, deux graffeurs reconnus du milieu graff tunisien. Leur message esthétique et/ou politique s'est écrit sur les murs délaissés d'une villa d'un beau-frère de Ben Ali, à la bombe.

Répression et création

Verrouillée pendant trop longtemps, la configuration de l'espace public tunisien favorise l'émergence mais pas la diffusion de cultures jeunes et alternatives. En cause ? Une volonté dictatoriale de tout contrôler plus qu'un conservatisme religieux. Sans véritable scène culturelle active, comment lui trouver une alternative ? C'est pourtant ainsi que se définit et se positionne l'art du graffiti, et plus largement le hip hop: contre, ou au moins parallèlement à la culture dominante, établie. Le vent de la révolution décloisonne, décadenasse. Les esprits surtout. Car peut-être encore plus que la répression, la peur de la répression agissait comme un frein à tout élan créatif, individuel ou collectif.

Malgré la multiplication indéniable et indélébile de tags depuis la fin de ce fameux mois de Décembre 2010, l'histoire tunisienne du graffiti et de la contre-culture commence avant la révolution. Elle lui insuffle cependant une autre vie, plus visible, plus crédible, moins discrète, moins étouffée. Côté musique, une tradition de chanson poétique et militante est ancrée depuis quelques temps déjà. Cheikh Imam en est la figure la plus emblématique. Avec l'aide de son parolier Fouad Negm, il a par exemple chanté les révoltes des années 1960 et 1970, dénoncé despotismes et impérialismes.

Une jeune scène métal explose au cours des années 1990 particulièrement répressives. Sans être explicitement militante, cette scène exprime un certain malaise (adolescent?) sur des reprises ou des compositions chantées surtout en anglais. Au cours de la même décennie, l'esprit contestataire trouve une terre plus fertile mais restreinte dans le hip hop. D'abord dans les bidonvilles et les quartiers défavorisés de Tunis comme Kabbariyya, Jbel Jloud. C'est dix ans plus tard que l'un des pionniers du genre s'empare de ce qu'il peut pour graffer. D'abord chez lui dans la banlieue sud de Tunis, pour s'entraîner, vidéos et magazines (GraffIt ou Radikal) importés de France à l'appui. Il s'agit d'Hafedh, alias SK-one.

Des murs à la toile

En Tunisie, la scène fragile mais grandissante de graffiti s'institutionnalise rapidement comparée aux autres scènes européennes et nord-américaines: la galerie Arty Show dédie par exemple en octobre 2009 une exposition au graffiti tunisien. Ou encore, une semaine après le départ de Ben Ali, l'université de Carthage demande à SK-one de lui graffer un mur. Tremplin en termes de reconnaissance mais frein si l'on pense que pour survivre le graffiti a besoin de rester underground. L'indiscutable frein à l'épanouissement de ce mouvement est matériel : aucun graff-store dans le pays. Les graffeurs doivent se débrouiller pour importer des caps, et même des bombes, souvent chères pour leur niveau de vie et de mauvaise qualité. Qu'à cela ne tienne. La marque de référence Montana devrait bientôt étendre son monopole du matériel de graffiti jusqu'en Tunisie.

Vidéo réalisée à Tunis avec Sk-one et Meen one :

Quelques murs réalisés  en Tunisie :

Source photos et vidéo : Fatcap