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Thow, le graffiti comme acte de résistance

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Actif depuis de nombreuses années, Thow se consacre presque exclusivement aux trains et aux métros. Originaire de Madrid, il trouve régulièrement des failles dans la sécu pour peindre, ce qui n'est pas une mince affaire, on se souvient du serrage très médiatisé de Lose en 2013.

Thow, métro de Madrid

Thow, métro de Madrid

Un petit aperçu de l'activité récente de Thow :

L'équipe de EYC a recueilli les positions de l'activiste, quelques extraits traduits :

« Le graffiti est à la mode actuellement. Mais à 35 ans, après 20 ans d'activité, je ne veux pas parler de l'actualité de cette pratique mais plutôt de sa mémoire. »

« Parler de graffiti et tenter de l'expliquer est aussi contradictoire que de parler politique en Espagne et de chercher des solutions, c'est de l'hypocrisie pure. Pour moi, le graffiti n'est pas une mode, comme les jeans skinny ou les crêtes à la Beckham, c'est une attitude, un acte de rébellion, qui peut s'apparenter à une forme de résistance. »

« L'amour pour le graffiti est lié à une passion pour l'adrénaline. L'euphorie et la frustration y cohabitent de manière contradictoire.[…] L'important, ce n'est pas la chute mais l'atterrissage. Je ne sais pas pourquoi je peins, certainement pas pour gagner ma vie. Le graffiti me sert tout simplement à pouvoir vivre »

L'intégralité du texte de Thow est à lire ici en espagnol.

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Edis met à l'honneur le patrimoine portugais

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L'artiste pluridisciplinaire Edis rend hommage au patrimoine portugais en utilisant exclusivement du liège (un des produits naturels les plus caractéristiques du Portugal) et des carreaux de faïence (les fameux azulejos) comme supports de ses peintures réalisées à la bombe et au marqueur.

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Edis prépare et assemble tout d'abord les carreaux et les plaques de liège.

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Avant de dessiner en noir au pinceau, au marqueur et à la bombe.

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Puis il se rend dans un terrain vague de Lisbonne pour coller son assemblage et ajouter quelques touches de peinture en bombe, histoire d'harmoniser le tout.

Dans cette vidéo, il utilise cette technique avant de coller le portrait d'une vieille femme réfugiée sur le mur d'une maison condamnée.

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Javier de Riba peint des azulejos à la bombe

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Javier de Riba, artiste catalan originaire de Barcelone, travaille sur toutes sortes de supports, et sur toutes les surfaces auxquelles on peut penser.

Depuis quelques temps, il développe son projet Floors, remettant au gout du jour la tradition ancestrale portugaise et espagnole de l'azulejos, à ceci prêt qu'il n'utilise pas d'émail mais de la peinture en bombe pour un résultat bluffant (un azulejos désigne en Espagne et au Portugal un carreau ou un ensemble de carreaux de faïence décorés).

« Mon intérêt pour les motifs vient de la tradition historique. A la fin du 19ème siècle, les usines hydrauliques pour la conception de mosaïques apparaissent en Catalogne. On trouve dans de nombreuses maisons ces faïences, j'ai vécu en leur compagnie tout au long de ma vie. »
-Javier de Riba

« Pour le projet Floors, je ne passe pas beaucoup de temps à peindre. Je travaille plus avant et après. Tout d'abord, je cherche des lieux et je prends des mesures. Je m'attaque ensuite au pochoir. Parfois, ça peut me prendre plusieurs jours, chaque jour je peins une couleur. Il m'arrive aussi de tout enchainer en une journée, cela dépend vraiment de l'endroit ou je peins. Pour la plus grande réalisation, j'ai passé 8 heures à peindre avec des genouillères. Une fois terminée, je passe beaucoup de temps à prendre des photos et à filmer. La documentation a une part très importante dans mon travail. »
-Javier de Riba

A l'occasion du festival Walk & Talk qui se déroule dans l'archipel des Açores, Javier de Riba a été invité à investir le sol de l'ancien hall du Monte Palace, un hôtel 5 étoiles abandonné seulement 1 an après son ouverture.

« Le nom du projet Floors ne vient pas seulement de l'utilisation du sol comme une toile mais c'est aussi une référence à flors, le mot catalan pour désigner des fleurs. Sur un sol carrelé à l'abandon, des fleurs apparaissent entre les carreaux. Je souhaite que mes sols peints transmettent la puissance de cette union. »
-Javier de Riba

Portugal, Javier de Riba peint des Azulejos à la bombe -04-511

Sources : Étapes, Impakter