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Spreh & Ruca: romance et graffiti vandale

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Inspiré par les années 90, le couple Rucka & Spreh multiplie les lettrages simples dans les rues de Madrid.

« Nous partageons de nombreuses références, Peter Pank, Clara de Noche, Robert Crumb. On adore la série de dessins animés pour adulte Adult Swim. Nous nous inspirons aussi des mangas, de la pornographie, du cinéma, de la musique. Nous somme toujours en quête de références. »
-Spreh & Rucka

Passionnés de bombing, le couple a une activité soutenue dans les rues de la capitale espagnole, en solo ou en duo.

« Pour moi, le graffiti c'est la mort et la destruction. Mais j'aime aussi créer des sculptures, tatouer, peindre des toiles. Mais je ne suis personne sans la présence de la mort et de la destruction. »
-Rucka

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« Comme dans de nombreux domaines, il y a beaucoup de postures, de blablas inutiles et une sacrée dose de lâcheté dans le graffiti. Mais il y a aussi tout le contraire. Je pense qu'utiliser Internet permet de se faire de la pub mais ce n'est rien de plus qu'un outil. Cela ne rendra jamais la réalité qu'on vit, la sueur, le sang, la douleur, il n'y a pas d'images pour ça. »
-Rucka

Source : Rockhastalas6

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Runners 07: Moer peint les métros de Madrid et Hambourg

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Moer confirme une fois de plus son statut de trainwriter confirmé. Dans ce 7ème épisode de Runners, il s'acoquine avec une équipe de writers espagnols pour peindre le métro de Madrid, une cible difficile à atteindre.

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Caché dans la cabine inoccupée du conducteur, le groupe, dupant l'attention de la sécu, s'introduit dans un dépôt de métros pour une action chronométrée.
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Moer se rend ensuite à Hambourg pour tâter le terrain en compagnie de Kezh.

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Source : Spraydaily

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Alaniz, street art engagé illégal

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Équipé de sa perche et de son rouleau, l'artiste argentin Alaniz multiplie les pièces illégales engagées dans les rues de Berlin, ou il est installé depuis 4 ans.

« Mes interventions artistiques sont surtout présentes sur des murs qui souffrent d'un manque d'entretien, fissurés. En fait, les gens me remercient pour ce que je fais, il y a même des propriétaires d'immeubles qui ont rénové leurs murs sans couvrir mes interventions. Comment cela pourrait-il être illégal ? Si vous voyagez, vous découvrirez que ce qui est illégal ici, ne l'est pas dans d'autres pays. En Espagne, vous ne pouvez pas boire de bière dans les rues ou dans le métro, alors qu'en Allemagne, vous trouverez des gens qui boivent même dans la salle d'attente du médecin. Nous vivons dans un monde très hypocrite, mais cela ne signifie pas que nous devrions tous l'être. Une intervention artistique est-elle illégale? Je ne le crois pas. »
-Alaniz

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Dans ses peintures réalisées à Barcelone, Madrid, Mexico, Paris, Alaniz questionne, en vrac, la condition des SDF, des réfugiés politiques, la liberté d'expression, le tout sans aucune autorisation.

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Source : Widewalls

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Thow, le graffiti comme acte de résistance

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Actif depuis de nombreuses années, Thow se consacre presque exclusivement aux trains et aux métros. Originaire de Madrid, il trouve régulièrement des failles dans la sécu pour peindre, ce qui n'est pas une mince affaire, on se souvient du serrage très médiatisé de Lose en 2013.

Thow, métro de Madrid

Thow, métro de Madrid

Un petit aperçu de l'activité récente de Thow :

L'équipe de EYC a recueilli les positions de l'activiste, quelques extraits traduits :

« Le graffiti est à la mode actuellement. Mais à 35 ans, après 20 ans d'activité, je ne veux pas parler de l'actualité de cette pratique mais plutôt de sa mémoire. »

« Parler de graffiti et tenter de l'expliquer est aussi contradictoire que de parler politique en Espagne et de chercher des solutions, c'est de l'hypocrisie pure. Pour moi, le graffiti n'est pas une mode, comme les jeans skinny ou les crêtes à la Beckham, c'est une attitude, un acte de rébellion, qui peut s'apparenter à une forme de résistance. »

« L'amour pour le graffiti est lié à une passion pour l'adrénaline. L'euphorie et la frustration y cohabitent de manière contradictoire.[…] L'important, ce n'est pas la chute mais l'atterrissage. Je ne sais pas pourquoi je peins, certainement pas pour gagner ma vie. Le graffiti me sert tout simplement à pouvoir vivre »

L'intégralité du texte de Thow est à lire ici en espagnol.