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Interview Jo Ber

Interview Jo Ber-511

Le webzine Cultiz s'est entretenu avec Jo Ber, writer mais aussi illustrateur qui a réalisé les covers des vinyles digitaux du collectif de beatmakers Tour de Manège. Passionné par la BD, il puise son inspiration dans le graffiti et le rap, quelques extraits de l'interview.

« J'ai l'impression d'avoir toujours dessiné, j'étais le genre d'enfant qui utilisait plus les marges pour crayonner que le reste de la feuille pour faire les exercices. Pour le graffiti, c'est les murs de Sino, Sleez, juste en bas de chez moi qui m'ont titillé. J'ai dû commencer à réellement peindre au début des années 2000. J'ai d'abord rencontré les gens de la FatSkool (Poes, Tombe, Lapin, Modi, Billy Bonez, Venin…), on venait tous plus ou moins du même quartier, vers La Défense. Ils m'ont rapidement fait rentrer dans l'équipe, c'était ma première seconde famille. »

« On faisait pas mal de petits voyages en Europe, avec notamment mon compère Poes. On a pris le train, on voulait voir si l'herbe était plus verte ailleur. On n'a pas été déçu. Ces voyages où tu penses uniquement à peindre, où tu dors comme tu peux, quand tu peux, et où les rencontres foisonnent, ont été pour moi de formidables expériences. C'est dans ce genre d'excursions intenses que mon style de peinture s'est affirmé. À chaque retour, j'étais plus efficace et plus affamé. »

« Aujourd'hui, avec le phénomène de mode qui a démocratisé tout ça, pour beaucoup le street art représente un mouvement artistique qui rassemblerait globalement toute personne qui aurait, ne serait-ce qu'une fois, fait quelque chose dans la rue. Je trouve ça léger comme dénominateur commun. Difficile de voir quelque chose d'homogène entre les activistes du début des années 80, les personnes issues du mouvement graffiti et ceux qui ont pris le truc plutôt comme du street marketing. Les expos et ventes aux enchères street art, au-delà du fait que ce soit antinomique, sont, à mon sens, trop souvent un fourre-tout avec énormément d'artistes et autant de styles différents. Donc pour moi le street art c'est surtout une étiquette pour le marché de l'art et un terme qui rassure les badauds. Et puis perso, en illégal, je pense avoir peint les pièces dont je suis le plus satisfait sur des trains et pas dans la rue. »

L'interview est à lire intégralement ici.

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Knock knock Magazine #4

Knock Knock Magazine 4 - 511

Knock Knock est un magazine en ligne gratuit australien. Le 4ème numéro regroupe des photos et des interviews de Ben Quilty, Mark Drew, Geoffrey Lillemon, Dave Cragg, Sobekcis, Sheryo & The Yok, Onur Gulfidan, Rosek, Haribow, Maaden, Beatrix Curran, Kate Florence Knowlden, Val Kelmer, Jess Howell, Robyn Aubrey, Arman Nobari, Embassy, Spoonty et DoubleTrouble.

A découvrir ici.

 

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Julien Cadou alias Earl VAD

Julien Cadou alias Earl - 511

Earl a marqué les rues de Paris dans les années 90 avec son crew les VAD. Pratiquant la sculpture et la technique du collage, Julien Cadou alias Earl présente ces productions récentes sur son nouveau site.

« Aujourd'hui graphiste, illustrateur, peintre, et bien sûr sculpteur, il a su développer une écriture bien à lui. À l'encontre d'une certaine tendance actuelle, il ne recherche pas la perfection du trait, mais, bien au contraire, à saisir l'imperfection qui saura lui donner toute l'expression nécessaire.Pour cela,il expérimente à tout bout de champ, et passe maître dans la technique de l'accident. »
-Hervé Cébonard

Quelques sculptures :

Quelques illustrations et collages :