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Star : la tournée du film en Europe

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L'équipe du film Star vient de terminer son tour d'Europe des salles de cinéma : Paris, Berlin, Barcelone, Turin, Rome, Londres, Zurich… ou comment joindre l'utile à l'agréable, entre avant-premières survoltées au cinoche et sessions graffiti tous azimuts !

La tournée a évidemment débuté à Paris. A cette occasion Marc-Aurèle Vecchione, réalisateur de ce premier long-métrage de fiction, a fait un speech d'introduction avant la projection du film.

« J'ai voulu avant tout raconter l'histoire d'un personnage. Ce personnage est très proche d'une partie des gens qui sont dans la salle ce soir. L'idée, c'était de me servir de tout ce que j'ai appris en faisant des documentaires, en mettant en avant la vérité, et en mettant en scène des gens qui ont vécu des histoires vraies. J'ai cherché à être le plus juste possible. […] Ce film a été fait comme un graff. »
-Marc-Aurèle Vecchione

La 2ème étape s'est déroulée à Berlin, où Rex, Jayone, Orel et Chaze se sont joints à Inka et Drik pour peindre des murs.

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A Barcelone, après la traditionnelle présentation à la presse et aux invités, c'est dans les rues de la ville que l'after s'est poursuivie, à grands coups de tags et de throw ups.

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A Turin, ce sont les UAO qui ont embarqué l'équipe, cette fois flanquée de Teach DDS venu de Londres, pour taper quelques trains en station.

A Rome, où a été réalisée une partie du film, l'équipe a eu une nouvelle fois l'opportunité de peindre le métro et quelques trains de banlieue, en compagnie de Poison et des THE.

A Londres, Chaze et Orel ont retrouvé leurs acolytes des DDS pour une intense session bombing.

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Enifn à Zurich, la projection s'est une fois de plus terminée dans les dépôt de train, sous la neige, en compagnie de Chaze et d'une poignée de writers locaux.

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Si vous avez raté les projections en salles, pas de panique : Voici déjà le nouveau trailer. Star sort ensuite officiellement sur toutes les plateformes VOD (I-Tunes Store, Google Play etc…) le 3 Avril 2017.

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Crowdfunding: soutenez le film Star

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Fruit de quatre années de travail, le 1er long métrage de fiction de Marc-Aurèle Vecchione, intitulé Star, a la fraicheur, l'énergie et la liberté des films réalisés dans l'urgence, hors système.

L'autoproduction du film fait corps avec le sujet du film et les messages qu'il porte. Cette économie de moyens, assumée, résonne en effet avec l'essence du graffiti, un art spontané qui appelle au système D tout en puisant son énergie créative dans les limites de la légalité. Avec son expérience du documentaire, Marc-Aurèle Vecchione s'est immergé au sein d'une bande d'artistes, des comédiens non professionnels, transformant leur terrain d'expression, la rue, en son principal décor. En peignant sans artifices la réalité des galeries et montrant ainsi qu'un autre regard sur le monde de l'art est possible, il fait écho à une jeunesse révoltée qui rejette les codes du star-system presque autant qu'elle les idolâtre et les exploite. Les conditions du tournage, étalé sur deux ans, ont ainsi permis au réalisateur de mêler le fond et la forme avec un réalisme brut, parfois brutal, au plus proche du geste pulsionnel des artistes graffeurs.

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Le film Star, aujourd'hui en fin de montage, est le résultat d'une aventure humaine. Il a été produit par une bande de potes avec des fonds privés à 99%. Trois ans de travail pour un tournage qui les a emmenés de Paris à Rome. Aujourd'hui, le film est fini d'un point de vue de la forme mais il est indispensable de passer par la postproduction et la distribution. Pour intégrer le circuit de la distribution française, il faut s'acquitter de différentes charges fiscales afin d'obtenir un visa d'exploitation, la clé pour que film soit à l'affiche des salles de cinéma.

« Faire un film est un combat, et parvenir à le mener avec la liberté la plus totale n'en rend l'issue que plus belle. Cette philosophie a façonné ma vision du cinéma. C'est Sylvester Stallone qui se bat pour incarner Rocky Balboa, et finit par remporter l'Oscar avec un film à petit budget tourné en moins d'un mois. Ce sont les films qui, à l'image des Nuit Fauves (Cyril Collard, 1992) ou de Pusher (Nicolas Winding Refn, 1996), ont su capter avec un réalisme audacieux l'esprit d'une génération, d'une jeunesse en perdition, dont les dérives portent en elles les germes d'une contre culture. Des films comme Kids (Larry Clarke, 1995), qui ont su mettre le doigt sur des thèmes sociaux à l'actualité brûlante que nos sociétés moralisatrices refusent de voir. Des films qui frappent là où il faut. »
-Marc Aurèle Vecchione

Marc-Aurèle Vecchione alias Orel GT, Paris, 1990.

Marc-Aurèle Vecchione alias Orel GT, Paris, 1990.

 

« Star est un héros de ma génération, celle des années 1980. Sans dieu ni loi, prêt à toutes les aventures, il se bat pour exister à travers sa passion, le graffiti. A son image, ce désir mêlé d'adrénaline et de liberté a guidé ma jeunesse. Lorsque la vague du hip-hop a déferlé sur la France, ma bande et moi nous sommes jetés sur toutes ses disciplines, autant d'armes au service de nos pulsions artistiques. Passionné par le dessin, je me suis emparé de la bombe de peinture. Avec ma bande, nous étions dans l'action. Nous nous créions notre fiction en défiant l'ordinaire, en repoussant sans cesse nos limites. Comme Romain, nous cherchions notre place et avions tous des rêves de stars. »
-Marc Aurèle Vecchione

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Pour faire partie de cette grande aventure, un financement participatif est organisé pour recueillir 40.000 euros. Cette somme servira à payer la fin des salaires des comédiens et de l'équipe technique ainsi que les frais liés à la post-production (montage, étalonnage), la communication du film et la diffusion du projet.

« Ce film s'est fait comme un graff, d'une façon illégale. Nous n'avions pas d'autres choix que de prendre cette voie pour que ce film voit le jour. Certaines scènes du film n'auraient pas pu être réalisées sans ce parti pris. Le film parle d'une génération, d'un mouvement. Nous n'avons pas peur de dire que ce film est une œuvre patrimoniale au même titre que le film Wild Style ou le livre Spray Can Art. »
-Marc Aurèle Vecchione

Dans cette vidéo, le réalisateur, Marc-Aurèle Vecchione, présente la campagne de crowdfunding ainsi que les différentes contreparties reçues en fonction des contributions.

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Aux goodies classiques comme les bombes, les marqueurs et les t-shirts s'ajoutent des contreparties marrantes et originales : des tatoos réalisés par Kaves et Orel et surtout, une séance de strip-tease à domicile d'un des acteurs, Sari GT, qui joue le rôle de Clash.

Ces 2 teasers donnent un avant-gout du film :

Le 1er teaser :

Le 2ème teaser :

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Star, le film: quand la réalité du graffiti vandale rejoint la fiction

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Réalisateur de nombreux documentaires dont le mémorable Writers 20 ans de graffiti à Paris, Marc-Aurèle Vecchione sort aujourd'hui son premier long métrage de fiction, sobrement intitulé Star. Son univers : le graffiti vandale.

Un sujet que Marc-Aurèle Vecchione, alias Orel, connaît sur le bout des doigts puisqu'il a lui-même fait ses armes sur le métro au début des années 90, et est toujours actif aujourd'hui au sein du crew GT. Il ne s'agit donc pas ici, comme souvent dans les fictions, de faire du graffiti un élément de décor stéréotypé mais bien d'en faire le sujet principal d'une intrigue inspirée de faits réels.

Pour se faire une idée de ce projet audacieux, le synopsis : Star, un jeune tagueur, est le meilleur graffeur de Paris. Sa notoriété l'attire autant vers les galeries d'art que dans les bureaux de la police. Accusé de vandalisme, il risque la prison. Malgré la menace, il décide de partir avec sa bande à Rome, en quête du sens de son art.

« Star est un héros de ma génération, celle des années 1980. Sans dieux ni lois, prêt à toutes les aventures, il se bat pour exister à travers sa passion, le graffiti. A son image, ce désir mêlé d'adrénaline et de liberté a guidé ma jeunesse. Lorsque la vague du hip-hop a déferlé sur la France, ma bande et moi nous sommes jetés sur toutes ses disciplines, autant d'armes au service de nos pulsions artistiques. Passionné par le dessin, je me suis emparé de la bombe de peinture. Avec ma bande, nous étions dans l'action. Nous nous créions notre fiction en défiant l'ordinaire, en repoussant sans cesse nos limites. Comme Romain, nous cherchions notre place et avions tous des rêves de stars. »
-Marc-Aurèle Vecchione

Dans cette fiction, le réalisateur reste fidèle à ses origines en s'entourant de writers aux multiples talents : Chaze est aux commandes pour la musique, Peuca PCP s'occupe des effets spéciaux, Skki est en charge du design graphique. Quand aux acteurs on retrouve le tonitruant Sari GT, Jayone alias Black Picasso et un invité de marque, l'artiste new-yorkais Kaves. Les spécialistes en reconnaitront d'autres…

Kaves & Romain Parisi alias Star

Kaves & Romain Parisi alias Star

Le réalisateur relève un défi technique de taille : montrer le graffiti vandale de la façon la plus réaliste qui soit… et sans trop en dévoiler, on pourra juste dire que la méthode choisie est radicale ! Toutes les actions vandales sont en effet filmées en conditions réelles, et Marc-Aurèle Vecchione réussit ainsi à intégrer des éléments quasi-documentaires et retranscrire ces ambiances dans son récit narratif.

Star à Rome

Star à Rome

« L'autoproduction du film fait corps avec le sujet du film et les messages qu'il porte. Cette économie de moyens, assumée, résonne en effet avec l'essence du graffiti, un art spontané qui appelle au système D tout en puisant son énergie créative dans les limites de la légalité. Avec son expérience du documentaire, Marc-Aurèle Vecchione s'est immergé au sein d'une bande d'artistes, des comédiens non professionnels, transformant leur terrain d'expression, la rue, en son principal décor. »

Au delà de l'aspect strictement vandale parfaitement rendu, Star révèle aussi de nombreuses contradictions, paradoxes actuels concernant la perception de cette pratique, condamnée et punie sévèrement par la loi, tout en étant encensée et légitimée par le monde de l'Art. On assiste à l'évolution de la posture du personnage principal, élevé au culte de l'égo, qui accepte dans une certaine mesure le système pour pouvoir continuer à créer.

« Les tags de Star révèlent le profond désir d'affirmer son existence aux yeux du monde, mais sa soif de notoriété demeure stérile. Ce n'est pas à travers le regard des autres qu'il trouvera le sens à donner à son expression artistique. Star est un jeune artiste en devenir. Il va comprendre que le processus de création exige une remise en question jusqu'au plus profond de lui-même. Pour continuer à peindre, il doit tirer une croix sur son nom, s'inspirer de ceux qui ont su surmonter ces crises identitaires inhérentes à la quête artistique. »
-Marc-Aurèle Vecchione

Le 1er teaser :

La date de sortie officielle de Star est annoncée pour le 4 Octobre 2016. Pour les invités du Urban Film Festival, une avant-première sera cependant projetée le samedi 28 Mai à la MPAA Saint-Germain, en présence du réalisateur et de l'équipe du film.

Le long-métrage fait également partie de la sélection officielle du Art of Brooklyn Film Festival, qui se déroulera du 7 au 12 Juin 2016 à New York.

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Itvan Kebadian – TWE [Trailer]

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TWE est une fiction de 40 min réalisée par Itvan Kebadian et produit par le G.R.E.C. avec le soutien du CNC et de la Région Limousin. En 2014, le film a été sélectionné au festival Les Inattendus à Lyon et primé au Festival Côté Court à Pantin (Mention spéciale du Jury et Mention spéciale du jury du public).

On y suit le crew TWE (Kwim, Lask, Arone, Veans, Kraco) dans leurs activités nocturnes.

« Un groupe de graffeurs TWE. Tous les jours, ils laissent des marques dans les tunnels du métro, dans les rues, sur les bords de l'autoroute, les voies ferrées : des lettres. Ces lettres font aujourd'hui partie du paysage. À travers leurs actions et leurs débats, le crew révèle sa propre histoire, le courant interne qui les rapproche ou les sépare. »