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Interview vidéo Liu Bolin

Interview video Liu Bolin - 511

Liu Bolin est un artiste chinois contestataire qui, suite à la destruction de son atelier à Pékin s'est décidé à intervenir dans la rue en se dissimulant dans le paysage, ce qui lui a valu le surnom d'homme invisible.

« Les temps durs font des gens durs déclarait l'ancien dirigeant chinois Zhou Enlai. Alors l'histoire rouge sang de la Chine a enfanté des générations d'artistes comme Liu Bolin, né en 1973 dans la province du Shandong, ancien assistant du sculpteur Sui Jianguo. C'est en se camouflant, à la manière d'un caméléon, dans des décors hautement symboliques qu'il rend visibles les rapports de domination entre l'individu et les pouvoirs politiques et économiques. »

Hugo Vitrani s'est entretenu avec l'artiste dans cette vidéo sous-titrée :

Quelques photos d'une performance de Liu Bolin en collaboration avec Rero dans les locaux de la Backslash Gallery :

le résultat final :

Liu Bolin X Rero - 511

Source photos : Val-Dan

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Di Shu – Ground Calligraphy in China

Di Shu est une étude sur les pratiques calligraphiques contemporaines dans l'espace public chinois, un documentaire photographique et vidéo développé pendant l'été 2011 à Pékin, Xi'an, Shanghai et Shenyang  par François Chastanet.

Celui-ci n'en est pas à son premier sujet d'étude, puisqu'il avait déjà été le premier à photographier puis analyser et décortiquer les Pixaçaoes, ces fameuses calligraphies qui couvrent la plupart des immeubles de Sao Paulo, dans son livre Pixacao – Sao Paulo Signature.

« Dans la cosmologie chinoise di, le carré, représente la terre, par extension le sol (le cercle représentant le ciel, le sacré) et shu signifie livre donc par association écriture. L'expression dishu signifie donc littéralement écriture carrée, c'est-à-dire calligraphie sur la terre : pratiquer une écriture éphémère au sol en utilisant l'eau comme encre. »

Aujourd'hui très populaire, ce phénomène récent apparait au début des années 1990 dans un parc du nord de Pékin avant de se développer dans l'ensemble de la Chine. Des milliers de calligraphes anonymes opèrent quotidiennement dans les parcs et les rues utilisant les différents sols pavés comme une immense feuille de papier. Littérature, poésie ou aphorismes, ces écritures monumentales, de la régulière à la cursive folle, convoquent l'ensemble du corps, danse spontanée et renouvellements formels infinis.

Cette pratique calligraphique correspond à une recherche d'accomplissement ou de perfectionnement de soi, action provoquant une modification progressive de notre perception du monde.

Quelques outils utilisés :

Quelques calligraphies anonymes :

3 vidéos extraites du documentaire :

La 1ère en vision aérienne :

La 2nde avec une vision au niveau du sol :

La 3ème en vision latérale :

En Novembre 2011 à Utrecht, Pays-Bas, un atelier intensif explorant des stratégies d'invasion de l'espace public à travers le lettrage éphémère a constitué une première tentative de diffusion dans un contexte occidental, de la pratique chinoise du dishu – calligraphie à l'eau sur le sol avec des pinceaux à pointe en mousse grand format.