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Sorry, we can't stop: SMGO en Italie

SMGO Brescia Rome-511

Quand les slovaques de Show Must Go On décident de prendre des vacances, ils partent en Italie pour profiter de la Dolce Vita. Sur le chemin, ils font une étape à Brescia pour narguer les autorités très chatouilleuses et peindre le métro. Ils se rendent ensuite dans la capitale italienne pour peindre plusieurs panels, au risque de se faire courser par la sécu. Qu'importe, rien ne semble pouvoir les arrêter…

Métro de Rome, 2016

Métro de Rome, 2016

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Métro Brescia: repérés sur Youtube

Trahi par Youtube-511

Le Vandal Squad new-yorkais n'est pas le seul à utiliser les médias sociaux pour traquer des writers. Cette fois, c'est dans le nord-ouest de l'Italie que ça se passe. Brescia dispose d'un tout nouveau métro automatique, inauguré en 2013, qui n'a eu de cesse d'attirer les convoitises des writers depuis sa mise en service, et en particulier celle des fameux collectionneurs de systèmes.

Tout commence en Janvier 2014, quand un writer détecté par le système anti intrusion, immobilise une rame de métro à la station Piazza Vittoria. Un incident parmi d'autres, mais qui met la puce à l'oreille de la police locale.

Ce n'est qu'un peu plus tard que la machine judiciaire se met réellement en route, lorsqu'un groupe de 5 writers déterminés pénétre de nuit par effraction dans un tunnel de métro pour y peindre. Une action qui aurait pu rester plus discrète… mais que les auteurs ont évidemment choisi de documenter, filmer et mettre en ligne sur Youtube.

C'est alors que la véritable enquête commence. Les 5 writers figurant dans la vidéo sont rapidement identifiés.

Trahi par Youtube-01-511

L'analyse de la vidéo permet d'étudier le modus operandi des writers très organisés pour parvenir à leur fin.

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Les perquisitions mettent à jour des liens avec des crews étrangers.

« Il convient de souligner que ceux qui planifient ces raids ont généralement un bon niveau de vie qui leur permet de se déplacer en Italie et à l'étranger. »
Valter Muchetti, commissaire de la police de Brescia

La collaboration avec Interpol permet d'établir que l'auteur de l'interruption du trafic en Janvier 2014, est un jeune anglais de 24 ans… actuellement incarcéré en Autriche pour le même type d'infraction.

L'enquête aurait pu s'arrêter là, mais la justice locale en a décidé autrement : c'est ce qu'on appelle le deuxième effet Kiss Cool. 28 personnes résidant principalement à Brescia, dont des mineurs, sont arrêtés pour dégradations de biens publics. Ils risquent tous 1 an de prison.

Le message semble clair : le graffiti sous toutes ses formes n'est pas le bienvenu à Brescia !