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Nems, peindre entre Bordeaux et l'île de La Réunion

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Originaire de La Réunion, Nems se met au graffiti au début des années 2000. Au fil de ses voyages sur le continent européen et nord américain, le writer rencontre ses futurs partenaires et affute son style sur murs.

« A la base mon blase c'est Nemy, c'est juste une suite de lettres qui me plaisait à l'époque. Par la suite j'ai changé le Y en S, parce que ça me faisait penser aux nems (plat traditionnel du Vietnam très apprécié à La réunion), ça m'a fait rire, j'ai validé. J'ai 2 approches : d'une part je travaille consciencieusement avec les croquis, le choix des couleurs et la disposition des lettres entre elles. D'autre part, je laisse libre cours à mon imagination face au mur, afin d'avoir une pièce uqi correspond au moment présent, au spot et à l'humeur générale. »

Capten et Nems en action :


« Ma 1ère pièce est un flop que j'ai réalisé en 30 secondes sur les palissades d'un terrain de foot de mon quartier. Ma 1ère fierté. J'ai réellement commencé à graffer en 2006 lorsque je rencontre des potes (Ekof et Séna OKF). A cette époque, c'était surtout des pièces en vandale avec 2/3 couleurs max sans fond. 3 ans après, je pars à Bordeaux et je découvre un niveau qui est vraiment différent de ce que je connaissais notamment grâce aux 3GC. Ca m'a permis de me concentrer sur la technique sur feuille. Je ne connaissais personne, du coup je m'aventurais dans des spots, je découvrais de nouveaux terrains sans trop oser repasser les graffeurs locaux. De retour à La Réunion 2 ans après, je rencontre Kapten, Heype et Miaow, on crée le crew 24. Grâce à cette connexion, on commence à réaliser des pièces plus poussées : persos , lettrages plus complexes et on diffuse quelques vidéos sur le net. J'ai aussi fait un voyage à Montréal ou j'ai pris de grosse claques. K6A, A'Shop me brûlent la rétine avec leurs fresques incroyables. »

« La Réunion regorge de spots. La géographie et les microclimats font qu'il y a un nombre incalculable de ponts et de spots différents. Pour moi, c'est juste magique, on peut peindre toute l'année, il fait tout le temps beau. il y a pas mal de graffeurs qui privilégient les couleurs par rapport au chrome et au noir. Ce qui fait qu'un terrain est souvent composé de nature verte, de graffs colorés et d'un soleil omniprésent. On peut passer une journée à peindre au bord de la mer et la semaine d'après peindre dans les hauteurs de l'île ou la végétation est hyper dense, ou encore peindre dans une savane limite désertique; C'est un truc à vivre. »

Heyp, Nems & Capten :

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Fresque onirique et abstraite de Théo Lopez

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Membre du collectif 9éme Concept, Théo Lopez a composé une fresque, oscillant entre spontanéité du geste et structuration géométrique, sur le M.U.R. de Bordeaux.

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« Au départ, la surface de 35m2 du Mur de Bordeaux était partagée en 4 zones de couleurs différentes. Pendant les 3 jours que dureront sa performance, couches après couches, à l'aide de ruban adhésif et de spatules, Théo Lopez recouvrira la façade de formes géométriques, de lignes obliques et de courbes qui se croisent et s'enlacent, usant rouleaux, pinceaux et bombes. »

Le mur de Théo Lopez est à découvrir jusqu'à mi Janvier, place Jean & Jean Paul Avisseau, à Bordeaux.

Source : Art & Daily Fix

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Nouveau mur de Said Dokins & Monkey Bird à Bordeaux

Photo : Leonardo Luna

Photo : Leonardo Luna

Said Dokins et le duo Monkey Bird (Temor et Blow, originaires de Bordeaux et d'Orléans), conviés par Pôle Magnetic, ont peint une œuvre à 6 mains sur un mur de 300m2 dans le centre de Bordeaux.

Ce mur, intitulé Le message secret, combine l'utilisation de pochoirs par Monkey Bird et les calligraphies élaborées de Said Dokins. On peut y distinguer des citations de Walter Benjamin, philosophe allemand, qui s'intègrent aux formes géométriques inspirées par les gravures de Wenzel Jamnitzer.

« La connaissance ne se présente qu'en éclair. Le texte est le roulement bien tardif du tonnerre. »
-Walter Benjamin

Photo : Leonardo Luna

Photo : Leonardo Luna