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Zurik, le graffiti c'est toute ma vie

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Zurik est une jeune femme colombienne qui peint depuis 2009 avec un appétit insatiable. Elle multiplie les lettrages complexes dans les rues de Bogotá, que ce soit des plans légaux ou pas, quasi quotidiennement.

« C'est très dur à expliquer, mais le graffiti prend toute la place dans ma vie : quand je me lève, je pense au graffiti jusqu'au moment de me coucher. Parfois de nombreuses idées me viennent alors que je me repose, je me lève pour les noter de peur qu'elles s'échappent.[…] Ma vie n'a de sens que par le graffiti. »

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« De nombreuses personnes considèrent Bogotá comme la capitale du graffiti en Amérique latine. Il y a une très petite frontière entre légalité et vandalisme. On peut le voir, Bogotá est complètement éclatée. Il n'y a pas beaucoup de contrôles de police, on peut y peindre en pleine journée. Je ne dis pas que c'est facile, mais c'est un peu plus facile qu'ailleurs. Il n'y a ni amendes ni peine de prison à la clé. Cela ressemble un peu à un paradis du graffiti. Tous les spots sont faisables, que ce soit légal ou pas. Mais à force d'en voir partout, ça rend dingue, on ne peut plus respirer.

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« A l'école, une amie m'a montré une carte de la Saint Valentin sur laquelle elle avait dessiné de superbes lettres bubbles. Elle m'a mise au défi de faire mieux. Depuis je ne me suis jamais arrêtée. J'ai commencé à dessiner des lettrages vers 16 ans, j'ai utilisé une bombe à 19 ans et je ne sais toujours pas comment ce petit challenge a pu déclencher cette folie. Je ne peux pas m'arrêter. »

Dans cette vidéo, Zurik peint plusieurs murs entre Mexico, Guadalajara et l'Arménie. Elle trouve aussi le temps de réaliser un abécédaire ensuite sérigraphié.

Source : Spraydaily

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Outsiders Krew – Share The Word ep.4

Share The World est un projet initié par Outsiders Krew, un collectif réunissant le photographe Spag et Seb Toussaint.

Après Djakarta, les bidonvilles de Nairobi et Katmandou, le collectif s'est rendu à Bogotá, capitale de la Colombie, pour passer 1 mois dans le quartier de Mariscal Sucre. Sur place, les artistes ont entamé un dialogue avec la population locale qui a conduit à la réalisation de 17 murs reprenant les mots choisis par les habitants du quartier.

« Les mots partagés sont très puissants et communiquent des valeurs universelles. »