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A day with Brian Lucas aka Oeno

Brian Lucas, plus connu sous le nom de Oeno VEP pour ses exploits en tant que vandale du métro au début des années 90, est un writer prolifique qui a fait la transition de la rue vers les galeries. Il s'est également fait connaitre en tant que musicien (DJ et producteur) sous le pseudonyme Jr Ewing sous lequel il produira les fameuses mixtapes Metro Veteran.

Le réalisateur John Carriere l'a suivi, pour le compte d'Eastpak, le temps d'une journée. L'occasion de découvrir son atelier et le voir faire un graff à Saint-Ouen.

Une sélection de ses pièces de l'époque :

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Rome: Vandal Today

Why Style est un collectif d'artistes italiens créé en 2002 regroupant certains pionniers du graffiti sur le métro de Rome comme Stefano Monfeli alias Pane TRV, Emiliano Cataldo alias Stand, Jon ZTK, Nico et Joe Franceschi.

Dans cette vidéo, les TRV se la jouent papys à la retraite, reprenant du service le temps d'une peinture comme au bon vieux temps :

Quelques photos des TRV dans les années 90 sur le métro de Rome :

Pour les passionnés, XX Roma publie régulièrement des photos d'archive et des anecdotes sur la scène du graffiti sur le métro romain des années 90.

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Hollande: Interview Ces53

Ces53 est un writer hollandais originaire de Rotterdam, actif depuis 1985. Dès le début des années 90, Ces53 voyage en Europe et à New York pour peindre des trains et des métros. Il fait partie de la 1ère génération d'interrailers et s'est fait remarquer par de nombreux whole cars en couleurs, notamment à Berlin en 1991, peu de temps après la chute du mur. ILG l'a interviewé, en voici quelques morceaux choisis.

« En 1977, j'ai dessiné mon nom sur une porte de notre maison et je suis allé montrer fièrement mon œuvre à mon père, ça l'a rendu dingue et il m'a puni pour ça. En 1983, j'ai commencé à faire de petits dessins sur les poteaux et les boîtes électriques du quartier. J'ai fait mon premier graff en 1985 après avoir vu Style Wars. Je tague Ces53 en raison du code postal de Rotterdam qui est le 53000. »

« En 1991, j'ai passé 3 mois à peindre des S-trains à Berlin. Ma routine quotidienne consistait à voler de la nourriture et de la peinture, à peindre et prendre des photos de mes whole cars le matin suivant. Je réussissais à peindre 1 fois sur 2, on a même failli se faire serrer plusieurs fois, ce n'était pas aussi facile que certains le croient. »

« Je me considère comme un artiste, quoique je fasse, du graffiti, du street art, des toiles ou de la sculpture. Ce que j'aime dans le graffiti, c'est de pouvoir montrer des œuvres au public quand je le veux, et certainement pas quand un propriétaire de galerie ou un curateur le décide. Ça donne aux artistes la liberté de créer plutôt que d'avoir à se compromettre dans le monde de l'art conservateur[...] A mon époque, on s'entrainait dans les hall of fame pour faire de belles pièces en illégal. Et ça marche ! Quand j'ai commencé à peindre régulièrement en terrain, la qualité de mes pièces sur tains s'en est ressentie. Je ne m'interdis rien, je peins sur les voies, je fais des trains, des frets, des avions, des stickers, je tague, j'ai besoin de faire plusieurs trucs, sinon je me lasse vite. »

« Je suis juste un maillon de la chaîne, le graffiti est une tradition avec des règles et certains codes qui évoluent constamment. J'ai appris de mes ainés, et j'essaie de transmettre ce que j'ai appris à mon tour. Je ne pense pas à la vieille époque, certains disent toujours que c'était mieux avant, mais c'est parce qu'ils ne font plus rien d'intéressant maintenant. Il faut se battre, savoir évoluer, autrement ça devient vite ennuyeux et il vaut mieux s'arrêter. »

L'intégralité de l'interview est à lire ici.

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Helsinki: Interview Trama FTC

L'équipe de MTN-World s'est entretenue avec une légende scandinave, le finlandais Trama FTC qui fait partie de la 1ère vague de writers à se déplacer en Europe pour peindre des trains. On a traduit quelques extraits de l'interview.

« Je peins plus ou moins depuis 1986. Ce que j'adorais dans le temps, c'était de partir en InterRail. La fin des années 80 est la meilleure période pour moi en tant que writer. C'étaient mes moments fantastiques et romantiques. Tout était si nouveau, on rencontrait plein de gens. On a vraiment dû découvrir les choses par nous-mêmes, trouver les bons markers, mélanger les encres. Cette période était un moment romantique dans le graffiti. »

« Je ne suis pas le créateur du style finlandais, mes amis l'ont beaucoup plus travaillé, je pense à Poe et Egs, ils étaient là avant moi et ils partaient en interail avant même que je sache que ça existe. J'ai commencé à faire des InterRails en 1991. Poe et Egs ont rencontré des gars de New York comme les AOK. La connexion s'établissait entre Stockholm et New York. On a ajouté notre touche finlandaise et on en a fait le style dit de Helsinki. »

« Je n'ai pas de problèmes avec le business de bombes de peinture. C'est toujours cool de voir de nouvelles générations débarquer au shop et de discuter avec eux. Je me fiche de savoir si le gars peint avec des bombes volées, je ne suis plus le genre de personne qui pense qu'il faut absolument voler ses bombes pour être un vrai. Tout le monde a envie de chiller un peu aussi : peindre la journée, se faire un barbecue tout en écoutant de la musique. Il n'y a pas que les missions trains stressantes dans la vie. »

L'intégralité de l'interview est à lire en VO ici. Retrouvez également les graffs de Trama dans l'excellent livre Overground 2, disponible ici sur Allcity.fr à un prix très correct.