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Overkill n°13

Sorti il y a quelques temps déjà, Overkill n°13 était pourtant introuvable en France… jusqu'à aujourd'hui, puisque nous avons pu en récupérer quelques exemplaires, enfin !

Le magazine historique de Berlin est donc de retour pour un 13ème numéro comme d'habitude très dense, avec au menu tout ce qui continue de faire de Berlin une capitale incontournable du graffiti en Europe : throw up's, halls of fame, trains, et des articles sur Fina, les TCK, Sven et Akut… tous de Berlin évidemment.

Voici la preview, également téléchargeable en PDF ici.

Le magazine est en vente sur Allcity.fr, ainsi que les précédentes publications Overkill n°12, Overkill Street Edition et All Overkill n°1.

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Poes VMD 1UP

Poes VMD 1UP a un blog sur lequel il publie régulièrement des photos de murs et de toiles.

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Interview Jaone XTC RIS

Ja vit pour et par le graffiti, c'est l'un des bombers les plus prolifiques et un des plus présents dans l'histoire du graffiti moderne. Il peint comme s'il s'agissait d'une lutte acharnée. Originaire de Upper West Side à Manhattan, il commence à peindre en 1982 et prend le nom de Jaone en 1986. En 1990, son omniprésence dans l'ensemble des cinq arrondissements de New York lui vaut le titre de King. Ce même titre lui a valu d'être battu par des flics pourris de New York et de se retrouver avec près de 100 points de suture à la tête. Il a été poursuivi par la ville de New York. La MTA et le ministère des transports lui réclamaient 5 millions de dollars de dommages et intérêts. Avec toutes les difficultés et les combats auquel Ja a dû faire face, il est reconnu par ses pairs comme un des graffeurs les plus controversés. Supreme l'a interviewé, voici la traduction :

Qu'est qui t'a amené à peindre ?
Ce qui m'a amené à peindre c'était la part de mystère qui entourait le monde du graffiti, personne ne savait qui étaient ces graffeurs. Tous ces gens qui avaient réponse à tout ne savaient absolument rien de ce qui me fascinait. J'ai eu pas mal de problèmes étant gamin. Je cherchais la présence de ces gens qui me donnaient de l'espoir. Les graffeurs allaient à l'encontre de ce qu'ils devaient être et ça me donnait de l'espoir. Ils pouvaient dire merde à tout. Ils pouvaient surmonter ce qu'ils voulaient. C'est ça qui m'attirait. Si j'avais pu rencontrer un des boss des crews AW, IBM, ou CIA et s'il m'avait pris sous son aile je lui aurais montrer la plus grande loyauté. Je pense que je comprenais d'où ils venaient. C'est pourquoi j'ai pris beaucoup de writers sous mon aile. Certains ont pris du grade, d'autres pas, certains sont vivants, d'autres non. Certains sont à l'université, d'autres en prison pour 25 ans. Étant gosse, par le graffiti je pouvais rencontrer des gens qui me comprenaient et que je pouvais comprendre. Je me suis rendu compte que j'étais devenu la personne que j'aurais voulu rencontrer.

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