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MTN Micro: la bombe miniature

La MTN Micro de Montana Colors est une reproduction miniature mais pleinement opérationnelle de la MTN Hardcore 2.

« Mignonne » mais aussi (et surtout) très discrète, elle plaît aussi bien aux collectionneurs qu'aux writers qui souhaitent taguer en toute discrétion, avec un outil quasi invisible une fois dans la main.

La MTN Micro 30ml et sa grande sœur la MTN Hardcore 2.

Nombreux sont ceux qui se posent des questions sur le trait de la MTN Micro et surtout sur la surface couverte par ses 30ml. La vidéo de test ci-dessous (réalisée avec la bombe ancien design) répond à ces interrogations :

La MTN Micro coute 2,40€, elle est disponible ici sur Allcity.fr. Elle est également proposée ici par 6 unités, dans son carton d'origine, lui aussi une reproduction miniature du carton original des fameuses MTN Hardcore.

Carton de 6 MTN Micro. Cliquez pour zoomer.

Carton de 6 MTN Micro. Cliquez pour zoomer.

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Gants MTN PRO: sortez couvert!

Les gants MTN PRO de Montana Colors protègent efficacement les mains des projections de peinture sans pour autant perdre en précision. Ils sont conçus spécifiquement pour répondre aux besoins des graffeurs :
  • Nylon ultra-résistant et souple pour les enfiler ou les enlever rapidement.
  • Paumes et doigts recouverts de plastique Polyuréthane : protection renforcée aux points de friction et adhérence à la bombe accrue.
  • Tissu respirant : évite la transpiration grâce à une meilleure ventilation.
Les gants sont réutilisables à volonté, afin de garder les mains propres en toutes circonstances lors de vos travaux de peinture. Les plus aventureux apprécieront la couleur noire discrète et la fin des empreintes digitale laissées sur les sprays…

Les gants MTN PRO sont disponibles ici en M, L et XL.

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Zezão X MTN Limited Edition

Zezão, de son vrai nom José Augusto Amaro Handa, est un writer brésilien originaire de Sao Paulo. Surfant sur la vague Hip-hop qui déferle sur la mégalopole dans les années 90, il débute sa carrière de graffeur en 1995.

Pendant des années il s'adonne à une de ses passions : trouver les endroits les plus atypiques où peindre. Il utilise les recoins des grandes métropoles comme sa toile. Tout y passe : les usines abandonnées, les tunnels sous-terrains où les façades élevées… L'œuvre de Zezão se teinte également d'une dimension sociale quand son art l'amène à peindre dans des favelas et des quartiers défavorisés.

Suivant la progression naturelle de son travail, il passe de la rue à l'atelier. Il expose aujourd'hui dans de nombreuses galeries (de l'Amérique du Sud à l'Europe) où les visiteurs peuvent découvrir ses toiles, calligraphies et ses installations photographiques et vidéo.

Montana Colors lui dédie une bombe de la série 2017 d'éditions limitées. Le design de la bombe est lithographié, c'est-à-dire imprimé directement sur le métal et non pas apposé sur une simple étiquette papier. Ce modèle est produit en série limitée à 500 exemplaires estampillés par l'artiste. Chaque bombe est vendue dans une boîte vitrée en bois, de quoi satisfaire les collectionneurs les plus exigeants.

La bombe est disponible ici sur Allcity.fr.

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U.V. le livre: le crew dévoile ses archives

UV, deux lettres qui ont marqué durablement le graffiti parisien. Ultra Violent, dans le fond et -parfois- dans la forme, à l'image d'un crew radical et sans concessions. L'auteur et membre du groupe, Rap, se plonge dans ses immenses archives pour sortir LE livre illustrant le parcours de l'équipe, également composée de Trane, Fuzi, Sit, Gaz, Kilo, Ey1, Dok, Salo, Babs, Erco, Frez, Zeab pour ne citer qu'eux.

376 pages de photos rares (le plus souvent grand format) qui reviennent sur les actions, les tags, les murs, les métros et surtout les trains. Un grand nombre de clichés témoignent du lifestyle de la bande et offrent une véritable plongée dans leur univers, pour le plaisir des nostalgiques de l'époque, comme des plus jeunes qui n'ont pas connu le graffiti à Paris dans les 90's. A l'occasion de la sortie du livre, Streetpress a questionné Rap sur quelques photos emblématiques.

Je pense que personne n'a autant de photos de graffiti à Paris que moi. Depuis longtemps, on me demande de faire un livre mais je refusais. Je trouvais ça trop racoleur. Finalement, j'ai changé d'avis. Je me suis dit que je ferai ce livre une fois pour toute.

Cette photo a été prise, par le photographe Silvio Magaglio, au printemps 2001 à Saint-Lazare. C'était un shooting pour Radikal. On avait même une pleine page dans le magazine. Sur la photo, il y a Tacl, Salo, deux graffeurs des UV, et moi. Cette époque marquait l'explosion du street-wear en France. Tous les rappeurs avaient leur marque. Certains graffeurs aussi. Avec les UV, on a commencé à faire quelques sweats, quelques tee-shirts. Mais bon, on ne s'est pas investi à fond. J'étais graffeur avant tout. Je n'avais pas l'âme d'un commercial.

Cette photo date du Printemps 2001. Un soir, on rentre à Herblay. A peine posé chez moi, Fuzi se met à copier la couverture d'un Mickey Parade qu'il avait piqué sur la route. J'ai tout de suite flashé. Je lui ai dit qu'il fallait en faire notre peinture en gardant les persos mais en remplaçant le nom du magazine par Urban Vampirz (UV). On est allé graffer un dimanche matin. Deux trains gris étaient garés. On a mis 2 bonnes heures. Quand on a fini notre peinture, on a fini nos bombes sur d'autres trains.Ce whole car on l'a fait sur le RER C dans un dépôt à Juvisy. Il faut savoir qu'à cette époque la ligne C, c'était New York. Tous les graffeurs de Paris venaient peindre cette ligne. La SNCF était dépassée, les trains roulaient pendant plusieurs semaines avant d'être nettoyés. Et à mon avis, cette peinture c'est l'une des meilleures.

Dans le graffiti, tu as deux écoles : les murs ou les trains. Pour les murs, l'intérêt c'est de faire des peintures travaillées, pépères. Quand tu peins sur des trains, tu retrouves à la fois cet aspect graphique, la recherche de lettrage et de couleur, mais aussi le côté mission : trouver les dépôts, éviter la surveillance, connaitre les horaires des gardiens. Ça devient un sport artistique. Moi je me suis plus tourné vers le train. Quand tu as goûté à ça, tu ne peux plus t'arrêter.

Cette photo a été prise en 2000 un peu par hasard. Je me promenais à Paris avec mon caméscope pour filmer des murs, des tunnels ou des actions. Trane et Sylea deux autres membres d'UV m'avaient prévenu qu'ils voulaient faire des graffs boulevard Magenta. Au fur et à mesure, pas mal de membres du crew nous rejoignent. Je dis aux gars : « allez on se fait une petite photo de famille. » Comme je filmais en même temps, ils faisaient un peu les fous.

On est en 2000. Avec les UV et les TPK, on se rejoignait tous les samedi soirs au niveau de Pigalle. On se retrouvait à 30 gars : ça fumait, ça buvait des bières. C'est à cette époque que le groupe a été le plus actif. A partir de 2002, les enquêtes de la cellule anti-graffiti de la Gare du Nord ont mis un coup d'arrêt à plein de gens. Les flics rêvaient d'un gros procès UV TPK. Pour les graffs mais aussi pour les violences supposées. A l'époque, tous les graffeurs qui se faisaient interpeller disaient que c'était nous les méchants.

C'est à cette époque que Zeab, un membre de TPK, meurt dans un accident de voiture sur le périph'. Avec les UV, on a décidé de lui rendre hommage en faisant une peinture dans une usine près de chez nous, à Herblay. Puis l'équipe TPK a décidé de peindre un gros Zeab en couleur, plus travaillé, le long du canal de l'Ourcq du côté de Bobigny. On a voulu faire aussi notre graff. Fuzi s'est occupé du lettrage puis on a tous rempli : Fuzi, Salo, Trane, Kilo et moi.

Cette photo date de 2001. C'est le soir de l'anniversaire de Salo, un membre des UV. On a commencé par dîner tous ensemble dans un resto chinois. Pour l'occasion, on s'était bien habillé. D'ailleurs sur la photo, tu vois que Fuzi porte des chaussures en cuir et un pantalon à pinces. Il a même une chemise sous son gros manteau.
À la fin du repas, on était bien bourré. Certains sont partis en boîte, d'autres sont rentrés chez eux. Fuzi et moi, on est parti graffer dans les tunnels du métro. On a fini dans un dépôt de Saint Lazare à faire un end to end [enchaînement de graffiti sur l'ensemble d'une rame, ndlr]. On a graffé jusqu'au petit matin. On a même croisé un chauffeur de métro. Il a eu vachement peur le gars. Il nous a dit : « c'est pas grave pour cette fois les gars mais faites gaffe. Bientôt il y aura un maître-chien pour surveiller le dépôt. » Je suis sur que c'était un coup de bluff.

Les quelques centaines d'autres photos d'archives sont à découvrir dans le livre des United Vandals, disponible ici sur Allcity.fr.

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Bohemians Volume.4

Les Editions Premier publient le 4ème volume de Bohemians, leur fanzine dédié au graffiti. Édition limitée à 120 exemplaires, format A5, 108 pages, dos carré collé et mise en page soignée : on est plus proche d'un petit livre que du simple magazine.

Au sommaire de ce Volume.4 :

  • La scène de Copenhague avec entre autres : Tomcat, Aper, Easer, FYS Crew, Locc, Snue…
  • Une interview du français Poes 1UP, VMD.
  • Un report photo sur les rues de Bruxelles avec les locaux du CTS crew, Jerve, Bart, Mega, Isak, Crayons crew, VAS crew, Kesor, Dacor…

Bohemians Volume.4 est en vente ici sur Allcity.fr. En voici un aperçu, également téléchargeable ici sous forme de fichier PDF.