Interview Moner C29

Interview Moner C29-511

Spraydaily s'est entretenu avec Moner C29, un writer originaire de Nantes, qui travaille son style sur murs depuis 2003 en compagnie de ses crews Virtual Times et HSB. Quelques extraits de l'interview traduits :

« J'ai commencé à faire mes premiers sketches, mes premiers tags et mes premières pièces en 2003. Ce n'est qu'en 2005 que j'ai commencé à peindre plus sérieusement. Mes influences sont variées et évoluent au fil du temps. Quand j'ai commencé, je m'inspirais beaucoup de dessins animés (Hanna Barbera), des dessins de Derek Yaniger… Depuis quelques années, je m'intéresse à la science fiction et à l'univers Comics. En ce moment je m'intéresse aux mangas et à l'impression japonaise que j'essaie d'inclure dans mon style. Pour le lettrage, mes inspirations viennent du graffiti classique que j'essaie de mélanger avec différentes influences, graphique, style simple, oldschool, technique ou complètement naïf. »

« Nantes est une ville dynamique concernant le graffiti, spécialement pour une petite ville. Il y a une vraie scène, avec des générations de writers qui se renouvellent, et des anciens qui continuent. il y a plein de terrains et d'endroits pour peindre en dépit d'un buff très efficace. Il y aussi plein de connexions avec les villes de la région, Brest, Angers, Rennes mais aussi avec la Bretagne, la Vendée. C'est comme ça que je suis rentré dans différents crews : OOC à Nantes, HSB en Vendée, et Cartel29 en Bretagne. »

« Ce qui a de pire dans le graffiti, c'est le manque de style et d'engagement. Trop de graffitis sont peints sans aucune conviction, et de nombreux writers ne relèvent pas le niveau. Le style peut être simpliste ou naïf mais il ne doit pas être complètement négligé. à l'inverse, certains privilégient les effets au lettrage. Je pense qu'il y a un fossé de plus en plus grand entre ceux qui s'appellent vandales et les artistes. Chacun trouve un refuge dans une catégorie, détourne le regard du reste et se bat avec de longs discours répétitifs. Personnellement, je pratique un graffiti très large, et je me fiche de savoir qui est un vrai vandale ou un vrai artiste. Ce qui m'intéresse est un résultat sincère et stylé. »

L'intégralité de l'interview est à lire en anglais ici.

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