Interview Bicok

Interview Bicok-511

Pas mal pour une fille s'est entretenu avec Bicok OPC, une jeune femme membre du crew OPC, active au début des années 2000 dans les rues de Paris.

« J'ai découvert le graffiti en 2001, je rentrais au lycée international de Sèvres en arts appliqués. Je devais prendre le train pour y aller, je partais de la gare des Vallées ou il y avait beaucoup de tag des VMD, très présents dans mon quartier, pour aller à Sèvres ville d'Avray, il y en avait pour 45 minutes de trajet, sur le chemin les murs étaient remplis de graffitis et de tags, j'essayais de les déchiffrer, à force je les connaissais par cœur. Cette habitude est restée où que je sois. »

« J'ai rencontré une très bonne amie, qui a été ma meilleure acolyte, on s'est bien trouvée, elle habitait à Bécon les Bruyères à une station de chez moi, on se rejoignait pour faire le trajet ensemble, et on a commencé à taguer les intérieurs des trains. Elle m'a présenté des copines, Pin'up et miss Lou, et on a monté un crew (de filles uniquement), les DQV, qui n'existe plus. On était dans l'euphorie de l'adolescence, je me souviens qu'une fois on prenait le train pour rentrer du lycée et sur le quai d'en face il y avait des flics, on a tagué les vitres juste en face d'eux pour les narguer ! Peu de temps après je me suis faite arrêter pour la première fois, dans le wagon de service du vieux train de la L (mon préféré d'ailleurs), j'étais mineure, j'ai dû attendre que ma mère vienne me chercher au commissariat de la Défense, elle ne m'a pas engueulée, elle n'a jamais vraiment aimé les flics. »

« J'aimais beaucoup la rue lorsque j'habitais dans le 20ème j'aimais les peintures sur la PC et les petits terrains autour de Ménilmontant avec les copains, les tags sur le chemin de la maison. Et puis il y a les trains qui en matière d'adrénaline sont le support qui offre le plus de satisfaction (aussi les métros quand on est pas trop claustro), j'aime bien l'ambiance à la fois calme et tendue des dépôts, les longs silences a guetter attentivement le bon moment… la photo à la fin pour moi c'est juste une façon de me souvenir de ces moments là et si la photo est belle c'est encore plus satisfaisant. »

« Quelques arrestations oui, mais toujours sans suite ou très peu : il y a eu cette nuit où je me suis fait arrêter sur un métro avec S. , j'ai pas mal couru ce jour là, un coup dans un sens un coup dans l'autre, j'ai pas pu faire mieux je m'étais tordue la cheville ou un truc dans le genre un peu plus tôt et du coup, allez hop tout le monde au poste direction GDN (le poste de Gare du Nord), ma première et dernière fois là-bas, la nuit passée sur le banc fut un peu longue, et les heures qui suivirent aussi, ça s'est terminé par une amende.
 »

L'interview est à lire dans son intégralité ici.

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