Rizot & Kewl – Oran9e

Rizot & Kewl - Oran9e-511

Dans cette nouvelle vidéo très spéciale, Rizot PAL & Kewl grimés en travailleurs (le orange semble être la couleur officielle des ouvriers en Australie) repeignent leurs tags au rouleau dans les rues de Sydney. Utilisant la technique de l'écran vert en post production, ils incrustent ensuite une série d'images et de vidéos dans les aplats.

La vidéo vaut mieux qu'un long discours :

36 commentaires

  1. Com en dos le

    En fait Rizote est à la vidéo ce que la bonde est au lavabo, d’autres se nourrissent de planctons et lui c’est d’idées qu’il recycle frénétiquement, attention je ne dis pas que c’est pas bien mais je dis simplement que ce n’est pas lui; comme souvent le reste de ses compilations. Je travaille depuis plusieurs années sur des trucs qu’il effleure dans cette vidéo, le pire c’est qu’il considérera sûrement que c’est lui qui l’a défloré alors qu’il n’aura même pas réussi à le pénétrer.

    Il y a un côté petit-bras qui s’impose tout le temps un peu comme son crew 1984; j’ai tendance à croire que même leur nom est un acte manqué vu qu’il est composé de gens qui aiment être reconnus, visibles dans le petit écran et qui bénéficiant des approches bien plus proches du libéralisme que du socialisme avec toujours cette idée de liberté dans un contexte sado-maso…

    • FRIENDSHIP le

      Hello,

      « lui c’est d’idées qu’il recycle frénétiquement…
      Je travaille depuis plusieurs années sur des trucs qu’il effleure dans cette vidéo »
      Tes idées viennent par le biais du saint esprit?

      « j’ai tendance à croire que même leur nom est un acte manqué vu qu’il est composé de gens qui aiment être reconnus »
      Le graffiti, et l’ART en général, sont des actes de reconnaissance. C’est le principe même, et précisément dans le graffiti, tu sais, la signature sur les murs, comme celle en bas des tableaux…
      Donc si tu as lu le livre, je ne vois pas en quoi aimer être reconnu est un acte manqué…

      Bise…

      • Com en dos le

        Mes idées ne viennent pas du saint esprit mais j’ai l’avantage d’avoir des intuitions sur ce qui arrive et un bon esprit de déduction pour anticiper les évolutions sauf que dans ce cas le travail commence seulement et ne s’arrête pas au mimétisme bien au contraire il s’agit de s’imprégner, d’intégrer, de rechercher les limites et de savoir pourquoi on s’y sent chez soi.

        De mon point de vue justement l’art n’est pas fait pour la reconnaissance mais pour le dépassement intellectuel (sublimation de l’humain je dirais) et le partage expérentiel.

        Pour moi le graffiti c’est donc se faire un nom pour acquérir une certaine légitimité, c’est une excuse pour sortir de soi, une fois que tu as creusé ton sillon il s’agit alors de se détacher de cette identité fictive pour revenir vers l’auteur qui se cachait derrière le blase: quand le nom redevient signature c’est que le travail ou l’émotion n’a plus besoin de l’enfumage et des effets spéciaux.

        1984 qui est donc une critique du socialisme et de la surveillance totalitaire me semble quelque peu en décalage avec des personnes qui font tout pour gagner leur vie et se mettre dans le champs de la caméra, comme s’il y avait plusieurs prisons cathodiques et qu’ils pensaient être plus fort que le système qu’ils sont censé combattre plus que servir….

  2. TPTB le

    Quelqu’un pour m’éclairer ? J’me demandais si les logos affichés à la fin de la vidéo faisaient partie du délire ( « lol » ) ou si ces mecs sont « sponsoriser » ou font de la publicité pour ses marques ?

    • Punch&relou le

      Tu Peux Te Brosser ou au choix c’est des privates joker parce que qui paierait pour ça ?

  3. Bhe t’es p’tet pas tout à fait finis, mais tous les logos sont … oranges ?
    Ou alors c’est les logos de bâtiments qu’ils peignent dans la vidéo.

  4. Pasdelitige le

    Jamer!

  5. QIREX le

    De bonnes idées, des bons tag, un mise en scène finale bien foutue et couillue…. Mais c’est toujours aussi abscons, voire opaque. Un peu comme une brume de branlette. Va falloir revenir du concept et replonger dans le réel les gars, parce que vos vidéos d’art contemporain ont tendance à sonner creuses.

    • Com en dos le

      C’est comme les graffs avec plein d’effets, un cache-misère vu que ça se limite à laisser des traces… c’est pas tout de faire des tags décalés encore fardaient-ils qu’ils soient les prémices d’une démarche mais non on fait du Lynch en espérant que les autres nous prennent pour des intellectuels 😉

      • Putain mais toi tes vraiment une merde , a casser les couille avec tes idees de merde d’investiseur malsin .

        Si tes precurseur deja pourquoi on ne le sais pas , et si tu veux retablir la veriter lache un lien …..

        Aulieu de bougoner dans tes commentaires d’artiste depressif qui ecrit au fond de son attelier sur son mac book pro ….

        • Com en dos le

          J’ai pas trop compris  » investisseur malsain  » mais ça doit venir du fait que je parle d’investissement qui pour moi doit être physique, intellectuel, complet et inaliénable.
          Je ne prétends pas rétablir la vérité mais j’aime bien mettre les choses en perspective dans l’histoire, je me fous de la fame tu as déjà vu des trucs à moi (le plus souvent sans le savoir) mais je ne le fais pas pour moi et si aujourd’hui je préfère l’info diffuse que la propagande binaire c’est aussi pour laisser la place à ceux qui le mérite… tous mes commentaires vont dans ce sens : lutter contre les hégémonies intellectuelles et les tentatives de putsch commercial d’un mouvement qui échappe instantanément à celui qui le revendique.
          Je ne veux pas être artiste, c’est pas assez ambitieux je trouve donc j’ai rendu l’atelier qu’on me payait, je fais mes trucs dans mon coin qui demande beaucoup de travail (mes pavés ici en font partie sinon ce serait moins marrant) mais je garde toujours un oeil sur ce qui se passe ;). Après je pense que tu te trompes sur mes intentions, les questions que je pose sont celles que je me pose et si ma réflexion est aussi là pour fixer les limites d’une pratique que j’aimerais plus engagée elle vise avant tout la justesse de l’expression dans la projection.
          Ce n’est pas parce qu’on est critique qu’on est dépressif, bien au contraire d’ailleurs, je défends juste le graffiti comme je le voudrais (bien loin des communicants conceptuels dont je perçois facilement les limites vu qu’on partage les mêmes références) et je suis tombé sur la définition du graffiti tel que je l’entends hier :  » L’urgence du geste, l’authenticité du propos et l’invention qui préside à sa traduction graphique deviennent des qualités désirables quand à la violence de la rupture accède au rang de valeur esthétique. « .
          Le graffiti doit donc rester un mouvement de rupture et non pas singer des artistes conceptuels pour avoir ensuite l’impression de donner de la confiture à des cochons, c’est le côté bâtard de l’expression qui me dérange ici et la façon dont ils se débattent pour faire exister une marque lifestyle.

  6. Com en dos le

    Un mot d’une lettre en trop donc qui éloigne du sens donc je remets ici :  » » L’urgence du geste, l’authenticité du propos et l’invention qui préside à sa traduction graphique deviennent des qualités désirables quand la violence de la rupture accède au rang de valeur esthétique. « .

    • Com en dos le

      Tu fais l’erreur de confondre lucidité avec dépression, même si elle pourrait y conduire logiquement, si ces mecs là luttaient pour la liberté et pour une expression libérée, ils lâcheraient instantanément leur blases pour se consacrer à des actions pragmatiques qui ne s’y limiteraient certainement pas. Peuvent-ils seulement imaginer la force des mots s’ils remplaçaient des noms par des slogans pour proposer une alternative et non pas vouloir à tout prix profiter d’un système corrompu.
      Donc forcément que je critique avant tout ce que je me reproche, l’impossibilité d’être cool ou de vendre des produits quand il y a une insurrection à organiser pour venger toute la misère du monde. Attention je ne dis pas que l’art ne sert à rien mais que l’énergie qu’il convoque pourrait changer quelque chose si ils ne devaient pas ménager le consensus pour pouvoir vendre (la subversion lascive et toxique étant un leurre ou un argument commercial au choix). Si peindre dans la rue est politique (c’est pas pour rien que c’est interdit ^^), l’arrivée dans l’âge adulte te pose le choix de participer à cette merde pour sortir mimine ou d’essayer de contribuer à sa perte (comme le voudrait logiquement la pratique du graffiti). À quoi sert le cool si ce n’est à nous détourner de la réalité (notre condition de mortel en premier lieu), à se rincer entre pote ou à faire délirer entre deux taffs pou vidéos de chat ? C’est un truc de la jeunesse sans aucun doute donc sans doute que ça te suffit pour l’instant mais une fois que tu comprends que tu rigoles avec ceux que ça arrange que tu sois à ta place, soit elle te va soit tu es obligé d’en revendiquer une autre et c’est là que tu commences à avoir un discours, une démarche et autre chose à chercher qu’un statut d’intermittent ou de la panoplie de l’artiste tourmenté (de n’être ou de ne servir à rien ?).
      Comme je préfère l’espoir à la résignation et faire parler la misère intelligible je relaye les dédicaces du comité invisible :
       » À ceux pour qui la fin d’une civilisation n’est pas la fin du monde ;
 
      À ceux qui devinent, derrière l’épais brouillard de « la crise », un théâtre d’opérations, des manœuvres, des stratégies – et donc la possibilité d’une contre-attaque ;
      À ceux qui portent des coups ;

      À ceux qui guettent le moment propice ;

      À ceux qui cherchent des complices ;
      
À ceux qui désertent ;

      À ceux qui tiennent bon ;

      À ceux qui s’organisent ;

      À ceux qui veulent construire une force révolutionnaire, révolutionnaire parce que sensible ; »
      On en est là et c’est à chacun de contribuer à la victoire (même si elle se fait post-mortem) parce qu’elle ne peut être que le fruit de sacrifices.
      Au nom du père, du fusil et de l’esprit sain

      • kreuzberg le

        C est plaisant de lire tes propos. Ça alimente la reflection. À quand un projet de plus grande envergure?

        • Come en Do le

          Tu penses bien que c’est en cours, mais comme je bosse en même temps c’est un peu ma récréation en attendant de pouvoir enfin continuer mes trucs…

      • Vivement la fin de l’anonymat sur le net. Mettez vos vrais blaz et on verra si vous faites encore les fines bouches. En plus tous ceux qui jaquetent sur les forums ne sont que des tappeurs de terrains donneurs de leçons. Rizot

        • Come en Do le

          C’est bien là où je veux en venir, tu sais que dans le grand monde de la création contemporaine (parce que c’est bien là que tu te diriges rassure moi), on peut faire un retour critique sans prétendre faire mieux ou même faire ^^.

          Ce n’est pas une attaque personnelle mais l’occasion (comme vous sortez des vidéos anachroniques régulièrement) de faire un retour sur votre proposition, je t’informe donc que personne ne comprend où tu veux en venir (ça m’arrive aussi souvent avec mes trucs je te rassure) et je me demande dans quelle mesure ce que tu proposes a un sens (trop peut-être ?), est inédit ou se veut personnel.

          Si l’insulte suprême c’est de faire des terrains (plus hardcore que la mort dis-moi ^^) ça me confirme que tu ne sais pas du tout où tu te situes (notamment si tu continues à penser que tu fais encore du graffiti basique alors que tu fais tout pour ne pas le faire justement) et que tu n’imagines pas qu’on puisse critiquer ton travail en étant plus radical que toi. C’est peut-être le cas et c’est sûrement là que ça pêche : si tu te vautres dans le vandalisme comme une valeur suprême j’aimerais bien savoir ce que tu en fais, quel est ton public, tes objectifs et tes prétentions (je t’aide : cas social, caillera 2000, graffeur atypique, artiste contemporain, révolutionnaire pacifiste, cinéaste, performeur ou artiste maudit?).

          On fait les fines bouches parce que la création dans l’espace public ne peut pas être prise à la légère (c’est politique normalement tu ne penses pas ?), que tes prods post-graffiti sont censées aller à la conquête du monde (à quoi ils te servent ici les travailleurs par exemple ?) et que tu t’attaques à une expression autrement plus exigeante qui ne se contentera sûrement pas des vidéos contemporaines (post-80 ^^) appliquées au graffiti. Tu fais des spots publicitaires donc c’est quoi le produit ou c’est quoi ton combat/message ? C’est des trucs que tu as dû bosser avec Amine et d’ailleurs je ne sais même pas ce que t’as vendu à ta dernière expo… tu pourrais nous copier/coller le dossier de presse pour voir comment vous te vendez ?

          Je me pose vraiment ces questions, t’es pas obligé de répondre mais je t’offre une distance sur ton approche, simplement, prends ça plutôt comme un cadeau que comme une attaque (quoi que tu fasses tes potes kifferont toujours ton travail t’inquiètes et c’est aussi ça le problème du référentiel); l’anonymat me permet ici de te laisser seul avec toi-même (point d’accroche inutile puisqu’il n’y a pas d’autres enjeux que la dimension personnelle de ton travail et de la pertinence de l’expression) et de peut-être m’aider à trouver des réponses qui nous concerne au moins tous les deux… un donneur de leçons aurait déjà la réponse lui ;).

        • tarba le

          Vivement la fin de l anonymat sur internet….heureusement qu’il existe encore un peu. Sinon y’a des lois qui se mettent en place par nos maîtres en ce moment, suffit de continuer à voter pour eux et de raccourcir un peu plus nos chaînes. Pour le reste, je ne suis déjà plus dans votre game et je m’en cogne de tout ce cirque. Seulement certain sont vraiment plaisant à lire et meriterait d être éditer. D autres pas. Cope 2

        • freddy krueger le

          « Vivement la fin de l’anonymat sur le net. »
          si t’es vraiment rizot ça m’étonne pas ce genre de propos collabos venant de toi…

           » Mettez vos vrais blaz et on verra si vous faites encore les fines bouches. »
          on va pas risquer de se faire remonter pour tes beaux yeux, on est pas protégés par notre statuts « d’artiste », les relations de nos parents, ou notre compte en banque nous…
          mais t’en fais pas mon grand t’es facile a trouver un jour je passerais a une de tes expos je me présenterais et on discutera ce coup ci, on verra si t’as autant d’assurance que derrière ton clavier.

          « En plus tous ceux qui jaquetent sur les forums ne sont que des tappeurs de terrains  »
          c’est marrant mais la dernière fois que je t’ai vu tu peignais en terrain pourtant, et j’ai bien plus de respect pour des mecs qui tapent des terrains que pour deux trous d’balle qui font des carrés au rouleau et qui repeignent leurs tags, vos « concepts » foireux tout le monde s’en branle a part vos groupies et vos macs, bande de vendus…
          et passe le Salam a saeio, il s’est toujours pas fait défoncer sa gueule au fait ?

        • Come en Do le

          Tu es entre deux maintenant comme si aujourd’hui c’était le jour pour choisir, soit tu fais du graffiti 2.0 et tu continues dans ce sens en espérant que les coutures ne se voient pas sur ton costume de super-héros virtuel (jusqu’à quand tu penses que ce sera marrant ?) où soit tu commences à bosser mais vraiment et si possible aussi pour nous. On est plein dans ce cas là et à toi de dire quel chemin demande le plus de force et de courage : ARBEIT !!! ;).

      • Paco Baranne le

        Je suis assez d’accord avec tout cela, qui m’a rappelé cette citation :

         » Si on pouvait parler d’une agonie de notre civilisation, je ne pleurerais donc pas cette agonie, car ceci tuera cela. La vie trouvera autre chose, elle qui est protée. Les civilisations de rechange ne manquent pas. Ceux qui s’attardent à déplorer les ruines des guerres ou des révolutions sont ceux qui ne sentent pas en eux le pouvoir de faire du nouveau. Qu’on déplore, soit, mais courtement. « Et maintenant, nous allons tout recommencer.  »

        Henry DE MONTHERLANT, L’Équinoxe de septembre, 1938

        C’est vrai que rétrospectivement le crew 1984 n’a rien apporté de révolutionnaire ni au graffiti, ni à la société, à part peut être les soirées « forces du désordre », mais finalement le lien avec l’œuvre d’Orwell s’arrête à la référence. C’était un bon nom de crew au début, j’ai trouvé car l’apparition hégémonique de ces 4 numéros peints sur les toits et façades ou en signature de graffitis donnait à penser qu’il aurait fallu se méfier de Big Brother. Seulement, comme souvent dans le graffiti, mêmes les meilleurs blazes ou noms de crews, par leur répétition à outrance, s’engouffrent dans un asémantisme froid et absurde, voire même incarnent le serpent qui se mord la queue, un peu comme Shepard Fairey et sa soit disant propagande qui singeait déjà « 1984 », « They Live » et d’une manière générale les romans et films d’anticipation traitant des dystopies à venir, ou même constituant une métaphore/reflet de nos sociétés. En 1989, quand Fairey a commencé sa campagne Obey Giant, il y avait sans doute une sincérité dans son « propos » mais 26 ans plus tard, il faut bien avouer que son merchandising est plus connu que son œuvre (ce qui n’est pas étonnant pour un américain).

        « si ces mecs là luttaient pour la liberté et pour une expression libérée, ils lâcheraient instantanément leur blases pour se consacrer à des actions pragmatiques qui ne s’y limiteraient certainement pas »
        Il est vrai que si tous les taggueurs lachaient leurs blazes pour de vrais messages politiques, le graffiti deviendrait vraiment subversif! Et prouverait au passage que ce qui apparaît pour Monsieur tout-le-monde comme des gribouillis de méchants vandales est en fait une puissante arme de culture et de propagande. Habitant Paris j’ai remarqué que désormais sur des murs où l’on trouve et street-art (affiches collées, pochoirs, dessins) et graffitis (tags et graffs), ces derniers sont souvent effacés quand les premiers sont préservés (exemple frappant dans le 20ème, vers la rue des Cascades, où les collages de Philippe Herard sont systématiquement laissés intacts et donc contournés par le buff, à la différence des « vilains » tags!!)

        Malheureusement, nous vivons une époque de raréfaction de l’écriture (disparition progressive de la cursive au profit de la script) et de l’hégémonie de l’image (que l’on fait défiler sans fin sur tablettes et ordinateurs, mais aussi sur les murs, qu’il s’agisse de pub ou de street-art, ou même de graffitis vides de sens, finalement). Dans cette mesure, les écrivains publics que constituent les taggueurs font partie des derniers tenants de la culture de l’écriture. Pas besoin d’être conspirationniste pour comprendre les enjeux de la voirie à les effacer… Certes, c’est capillotracté, mais c’est pourtant une théorie envisageable. Il faudrait donc que ceux qui désirent être vraiment subversifs cessent de faire partie de la société du spectacle, où leurs vidéos comme celle-ci de Rizote, même si elle apporte une mini-réflexion et parallélisme entre le tag et la consommation, ne constitue pas plus qu’un divertissement, s’inscrivant dans le flux ininterrompu de l’internet, non comme instrument de réflexion mais plutôt comme un outil de distraction de masse! Ce qui n’est pas sans rappeler la phrase de Pascal : « Le divertissement est ce qui nous console de nos misères, et c’est là notre plus grande misère »

        • Come en Do le

          Merci, bien la citation aussi, c’est vrai que quand tu prends des références comme 1984 ça ne peut pas être anecdotique, j’ai cru à la promesse du casting mais je me suis retrouvé déçu par les propositions du collectif (dépolitisé ?) et c’est aussi ça qu’il faut entendre dans mon retour. Pour Obey c’est juste une blague d’étudiant qui a dégénéré, une fois que tu t’intéresses à la propagande communiste tu comprends vite qu’il a bien saigné le filon pour s’imposer lui comme dictateur, visuel mais dictateur quand même.
          Je suis partisan des productions anonymes, non signées c’est que là qu’on peut considérer qu’elles sont offertes et je pense que c’est là qu’elles prennent toutes leurs forces. Le problème c’est qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui prendrait des risques sans bénéficier des retours directs d’une pratique onaniste, le street-art (comme les graffiti-artists) sont donc les figurants de la société du spectacle (Guy Debord pour ceux que ça intéresse vu que tu l’as mis aussi 😉 ) et leur subversivité se contente d’animer des soirées huppées donc ça sert à l’ensemble corrompu.
          La valeur d’une oeuvre aujourd’hui se fait donc à la lumière du stream (si je me répète c’est parce que c’est toujours le même discours avec des milliers de subtilités) donc de la diffusion, c’est le siècle des communicants !!!

          Je pense aussi que l’expression gratuite (graffiti) fait peur parce qu’elle est incorruptible, rien de pire pour ceux qui manipulent ou profitent, et qu’elle se positionne en contre-propagande incontrôlable; tant que les messages se limiteront à des blases ils n’auront qu’à les nettoyer pour que ça parte, tout le monde s’en fout et tant mieux parce que c’est contre eux (de mon point de vue toujours).

          On est d’accord sur la portée de la vidéo mais on ne peut pas demander aux cools de prendre à bras le corps toute la misère du monde non plus, ils ont aussi droit au repos et je pense que si c’est simplement une critique de la consommation elle a bien 35 ans de retard sur les premiers qui en étaient au même constat/stade. Et c’est bien ça qui me peine, gratter de l’audience juste pour placer un produit alors qu’il y a tant de trucs à dénoncer ou à mourir pour.

          Bien joué pour Pascal, je terminerais par Georges Didi-Huberman (ne me demande pas qui c’est) :  » Nous devons […] assumer nous-mêmes la liberté du mouvement, le retrait qui ne soit pas repli, la force diagonale, la faculté de faire apparaître des parcelles d’humanité, le désir indestructible. Nous devons donc nous-mêmes – en retrait du règne et de la gloire, dans la brèche ouverte entre le passé et le futur – devenir des lucioles et reformer par là une communauté du désir, une communauté de lueurs émises, de danses malgré tout, de pensées à transmettre. Dire oui dans la nuit traversée de lueurs, et ne pas se contenter de décrire le non de la lumière qui nous aveugle. « 

        • freddy krueger le

          « Je suis partisan des productions anonymes, non signées c’est que là qu’on peut considérer qu’elles sont offertes et je pense que c’est là qu’elles prennent toutes leurs forces. Le problème c’est qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui prendrait des risques sans bénéficier des retours directs d’une pratique onaniste »
          au contraire je trouve que beaucoup fonctionnent comme ça, la plupart des tapeurs de roulants font des blazes mythos…

        • Come en Do le

          Tu penses bien que c’est la mort des blases ce que je propose, il s’agirait de faire des trucs anonymes pour que les intervenants ne se crament pas dans l’empire du cool et que les seuls vainqueurs soit la cause que ça se propose de relayer avec si possible des retombées dans la vraie vie, ça changerait des têtes de gondole et ça nous donnerait autre chose à faire qu’à pinailler sur des artistes en devenir ^^.

        • cheminotte le

          Blaze mytho mais blaze comme même dans un certain sens.

        • freddy krueger le

          « Tu penses bien que c’est la mort des blases ce que je propose, »
          non j’avais pas compris, dans ce cas la non merci la mort des blases amènerait la mort du graffiti.

           » il s’agirait de faire des trucs anonymes pour que les intervenants ne se crament pas dans l’empire du cool et que les seuls vainqueurs soit la cause que ça se propose de relayer avec si possible des retombées dans la vraie vie »
          genre faire un « fuck la pauvreté » dans le 16ème ou dessiner un drapeau Palestinien dans un peace ‘n love ?
          je pense pas que ça change la vie des sdf ou la situation a Gaza, c’est ça que j’ai du mal a comprendre comment espérer changer les choses avec des trucs aussi insignifiants ?
          ça me rappel un peu les discours de mathieu de « bonjour tristesse », c’est agréable a entendre et je le rejoins sur beaucoup de sujets mais complètement utopiste, quand tu vois dans quelle merde on est tu ferais mieux de citer Cioran…

        • Come en Do le

          Tiens par exemple je tombe sur l’appel à des artistes qui finit le 30 octobre 2015 pour les migrants de Calais, c’est peut-être l’occasion d’organiser une première action collective (ou pas mais je pense que ‘l’impact n’en serait que plus fort y compris en débordant un peu de la zone^^) en réfléchissant à une oeuvre commune pour appuyer notre point de vue en tant que citoyen qui hésite entre le pavé et la plume. C’est sûr que c’est moins funky que l’Australie mais s’il y a peu de chances de gratter des plans c’est surtout l’occasion de parler de vrais trucs hardcores….

        • Come en Do le

          King of foutrolog, je pense effectivement que c’est vers des choses comme ça qu’il faut tendre (nos coms ont été validé en même temps), un peu moins abscons/arty peut-être mais c’est aussi à chacun de proposer ses actions qui iraient dans un sens commun ou plutôt collectif.

          Paco Rabanne si t’es chaud on peut voir si on peut pas faire des trucs ensemble (rien que parler pour que les autres ne le fassent pas sachant aussi que je suis une bonne force de proposition avec un bon esprit critique), Freddy j’aimerais bien savoir si tu te vois contribuer à des trucs du genre et idem pour ceux qui seraient intéressés ou qui auraient déjà des trucs à proposer dans le même sens (de vous ou d’autres : slogans politiques, graffiti du ghetto, punchlines antiaériennes,critique sociale… bref tout ce qui n’est pas signé et qui demanderait presque de prendre position ) en vous rappelant bien sûr que je n’incite à rien d’illégal mais que je me propose simplement de faire le lien entre les énergies et d’essayer de les relayer par un moyen qui j’espère s’imposera de lui-même…

          « Ô puissant libérateur,
          Excuse la faiblesse de cet écrit
          Qui te fait mal connaître. »

        • Come en Do le

          Je t’avais pas vu Freedy que tu me prenais pour un beatnik ;).
          Tout dépend aussi de toi en fait si tu pense que faire des tags simples ne changent rien (moi non plus mais j’espère quand même que tu as un peu plus d’imagination ^^) et bien je te propose par exemple de dévier sur le créneau de l’éducation de proximité, si tu ne peux pas attaquer le fort alors commence par éduquer ceux qui le voudront. Je ne connais pas Cioran mais j’aimerais bien voir un truc dans la rue de lui qui me concerne et qui me donne envie de le lire pour adhérer in fine à tes thèses, on peut aussi faire des vidéos qui relayent ce que tu as envie de partager mais en le mettant en perspective dans une approche, des opérations coups de poing genre guérilla marketing et même commencer à se bouger pour aller à Gaza par exemple mais pas forcément pour faire des chats, des collages de mecs qui rigolent ou des trompe l’oeil…. tout est ouvert, la question est de savoir jusqu’où t’es prêt à aller ? Calais c’est déjà un bon début, on en en a déjà parlé je crois donc je te propose déjà de faire (t’as quoi de plus à perdre ?) et d’en apprécier les limites ensuite parce qu’elles ne nous appartiennent pas et que ce sera toujours mieux que de se laisser mourir sans rien faire…

        • Come en Do le

          FK range tes griffes t’as le bonjour de CIoran :  » Espérer, c’est démentir l’avenir. « 

        • Come en Do le

          PS : Le graffiti n’a pas attendu les blazes pour exister et vu que ça a donné des communicants-poseurs vaut mieux le purger un peu si on veut (enfin) qu’il soit un peu utile mais je comprends que tu aies autre chose à faire ou penser alors promets-moi juste de me prévenir si tu trouves quelque chose dont est sur qu’il marche avant d’avoir essayé^^. Si tu veux respecter l’esprit du graffiti originel, the voice of the ghetto, je pense qu’il est déjà mort mais par exemple tu peux traduire tes raps en image/situation (fais un bloc avec un 16 bien senti si t’aimes le rouleau), fais une installation sauvage dans la rue ou dans le métro, provoque des situations avec des institutions pour illustrer un message bref utilise tous tes talents cachés pour faire parler d’en bas.

  7. Perte de temps inutile le

    il y a trop de contradictions dans tes propos…
    Et ta vision des choses, c’est la tienne…la raison pour laquelle tu es ici à déprimer derrière ton clavier, c’est parce que ton taf ne vaut pas un clou, et ton discours ne tiendrait pas 2 minutes dans vrais le monde de l’art.
    Tu as besoin de discuter? alors sort ta prod du garage (s’il y a) et reviens…

    • Come en Do le

      Belle tentative de médium

      Sache que l’homme est contradictoire (c’est d’ailleurs le critère même de la sincérité, il faut plus s’inquiéter quand c’est monolithique), je tempère toujours (souvent ?) mes propos en disant que c’est mon avis, je ne déprime pas (qu’est ce que tu ne comprends pas dans lucidité froide ?) et ça t’arranges sûrement d’essayer de me dénigrer alors que tu devrais rechercher plutôt en toi ce que tu me reproches…
      Ça fait donc 15 ans que je m’investis dans la culture, je bosse tout le temps sur l’expression (la mienne et aussi celle des autres, ici compris), je peins encore (par choix non pas par défaut) uniquement en vandale et je ne discute pas vu que je considère que j’écris plutôt .
      Au final ça me sert surtout à soulager les autres qui me font aussi un retour (artistes bloqués dans leur expression en premier lieu) et si je sors quand même régulièrement des trucs ça m’intéresse rarement de les gâcher dans le stream. C’est aussi pour ça que la pratique des autres m’interrogent quand ils se contentent de rester dans leur petit confort, le boulot c’est justement de se mettre en danger pour sortir ce qui est vital dans l’urgence. En même temps si tu me le demandes gentiment je vais peut-être faire un effort à la rentrée, ça fait longtemps que je n’ai pas claqué des beignets 😉

  8. Come en Do le

    «Silence les morts, malgré tout le respect que je vous dois. Maintenant, c’est à moi de prendre la parole. Laissez-moi juste en toucher un mot. De toi, d’elle, de moi. Moi surtout avec toute la modestie, toute l’humiliation due à mon rang. Mon rang de progéniture, de rien du tout, de moins que rien. Ni diplomate. Ni aviateur. Ni grand écrivain. Simplement vivant. Désespérément vivant aspirant à vivre enfin après ces années de pénombre.»

  9. freddy krueger le

    « Je t’avais pas vu Freedy que tu me prenais pour un beatnik ;). »
    ahahah c’est pas le cas mais quand bien même c’est pas péjoratif beatnik, a la base c’est un « vagabond qui voyage en train clandestinement » pour un graffeur je trouve ça cool !

    « Tout dépend aussi de toi en fait si tu pense que faire des tags simples ne changent rien (moi non plus mais j’espère quand même que tu as un peu plus d’imagination ^^) »
    non des tags des flops et des graffs, mon imagination s’arrête la en ce qui concerne le graffiti, mon blaze et mes crews pas de messages jamais, surtout que la plupart des gens ni verront que du vandalisme ça desservira donc le message et la cause telle qu’elle soit…
    j’ai juste envie de mettre de la couleur la ou c’est sale et salir ou c’est propre.

    « et bien je te propose par exemple de dévier sur le créneau de l’éducation de proximité »
    déjà je suis asocial donc l’éducation c’est pas pour moi, et crois moi je ne serais pas de bon conseil…

    « si tu ne peux pas attaquer le fort alors commence par éduquer ceux qui le voudront. »
    si tu fais allusion au « système » en parlant du fort je l’ai attaqué toute ma vie (et je continue mais différemment) et c’est pour ça que j’en suis la aujourd’hui, donc je ne peux pas conseiller a des jeunes de suivre le même chemin que moi et les envoyer au casse pipe c’est pas possible, même si ça me fait mal de les voir rentrer dans une société qui les baisera toute leur vie…

    « Je ne connais pas Cioran »
    tiens ça résume bien sa pensée (même si la présence de l’autre pédophile m’a encore foutu la gerbe !)
    https://www.youtube.com/watch?v=div_lpc8Xe4
    j’étais sûr que tu connaissais vu tes références, c’est un génie ce mec (avec quand même une grosse part d’ombre un peu a la Céline), je te conseil « de l’inconvénient d’être né » c’est que des aphorismes et c’est son meilleur pour moi.

    « mais j’aimerais bien voir un truc dans la rue de lui qui me concerne et qui me donne envie de le lire »
    je vois ce que tu veux dire mais parce que toi t’es dans le truc, mais comme dit plus haut la plupart des gens ne liront même pas et n’y verront qu’une augmentation dans leurs impôts…

     » tout est ouvert, la question est de savoir jusqu’où t’es prêt à aller ? »
    nul part, même si ça me fout la rage tout ça ma présence ne changera rien ni a Gaza ni a Calais, tout comme la présence de gens (certes de bonne volonté je ne les dénigre pas loin de la) n’ont rien changé au Vietnam, au Tibet ou en Irak, c’est comme ça c’est des problèmes qui nous dépassent personne ne pourra rien y changer…
    a part nos dirigeants mais tu sais tout comme moi que c’est leurs intérêts qui passent avant toutes choses et qu’ils ne reviendront pas en arrière, surtout les usa les responsables des trois quart du bordel dans le monde !

    « Calais c’est déjà un bon début »
    ça dépend t’as le lien du truc ? c’est qu’elle parti qui veux faire de la récupération encore ?

    « FK range tes griffes t’as le bonjour de CIoran : » Espérer, c’est démentir l’avenir. «
    « L’espoir est une vertu d’esclaves. » !

    « Le graffiti n’a pas attendu les blazes pour exister »
    pour moi si complètement, « le graffiti c’est l’art d’écrire son nom » disait darco, je sais que c’est pas une référence et je ne suis pas d’accord avec le mot « art » mais pour moi c’est ça, écrire son nom et avec pour but de déranger pas de plaire.

    « mais je comprends que tu aies autre chose à faire ou penser alors promets-moi juste de me prévenir si tu trouves quelque chose dont est sur qu’il marche avant d’avoir essayé^^. »
    je sais ce qui ne marche pas c’est déjà ça !

    « Si tu veux respecter l’esprit du graffiti originel, je pense qu’il est déjà mort »
    heureusement que non, le graffiti originel (comme je le vois) c’est de peindre ton blase ou tu veux quand tu veux gratuitement et anonymement, ne pas participer a tout ce qui est commercial (expos, jams, commandes, bodypainting etc…), ne pas courir après la « fame » et c’est exactement ce que je fais (et y’a pas que moi heureusement) j’ai pas de facebook, je ne poste aucune de mes photos et je ne fais pas de vidéos, ce qui répond a ta dernière phrase je ne veux pas que le graffiti ou le rap fasse parler d’en bas je veux qu’il reste en bas, dans le caniveau dont il n’aurait jamais dut sortir…