Interview Dem189

Interview Dem189-511

A l'occasion de sa 6ème exposition qui se déroule en Australie, Artist Up s'est entretenu avec Dem189, un artiste français né au Liban, vivant depuis quelque temps en Australie. En voici quelques extraits :

« Imaginez un mec avec un trouble de la personnalité, de personnalités multiples. Deux, trois différentes entités qui cohabitent dans un même cerveau. Et bien Dem fait partie de cette petite assemblée qui fait la bringue dans ma tête. Du coup j'ai pas choisi, il a juste débarqué. Y'en a eu d'autre avant lui et d'autres encore depuis. Ce n'est pas moi qui se cache derrière lui, c'est plutôt lui qui joue, et moi qui fait bonne figure, ou pas. »

« Chaque voyage implique une remise en question de mes motivations. J'aime voyager seul et découvrir un peu au hasard, différents biotopes. Que ce soit dans des villes ultra denses, dans des jungles ou des déserts, je m'intéresse surtout aux éléments, aux constructions, aux arbres, tout ce qui constitue la forme inhumaine du lieu. Comme mon travail le reflète le plus souvent, ma fascination pour les êtres de chairs et de sang est très mince, à moins qu'ils ne soient réduits à une forme inanimée et dépourvue de toute vie. »

« L'expo au palais de Tokyo était plus une vraie collaboration dans le sens où tous les acteurs étaient invités a peindre les mêmes surfaces en même temps. C'était là un exercice auquel j'avais déjà eu la chance de participer aux cotés de Lek et de Sowat aux cours de plusieurs mois de peinture dans le cas du mausolée. »

« J'ai voulu au départ travailler sur de nouveaux supports afin de me libérer de tous les codes que j'ai pu assimiler aux cours des années. Mon travail sur toile se voulait au départ complètement séparé de mon graffiti. Un environnement dans lequel je n'avais aucune limitation de style ni de sujet. Les deux univers se sont forcement télescopés au fil du temps mais le processus m'a permis de me décomplexer. Maintenant je m'en fous, je fais ce dont j'ai envie, et j'explore n'importe quel univers quel que soit le support. Tout dépend de mon humeur et de mes envies. »

« Peindre en extérieur est toujours mon premier choix, quelque soit le support ou le lieu, je n'attache pas trop d'importance à la légalité ou non du support que j'ai envie de peindre. En ce moment, après avoir passé quelque temps à peindre les souterrains, je recommence à peindre des lieux abandonnés, il y en a un paquet à Melbourne de toutes les formes et couleurs, ce qui me permet d'avoir un grand choix de surfaces et différentes architectures, pour différents types de boulots. Le Travail en atelier, j'aime aussi, mais rester enfermé trop longtemps me rend dingue et irritable. »

L'intégralité de l'interview est à lire ici.

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