35 commentaires

  1. Après les bottins du fumeur de joint solitaire, les exercices de (manque de ?) style…

    • freddy krueger le

       » les exercices de (manque de ?) style… »
      bah putain si tout le monde pouvait « manquer de style » comme Vision le graffiti se porterait bien mieux !
      même si c’est vrai que la c’est a chier oublie les « patchwork » et fait ce que tu sais faire mec, n’essaie pas de plaire a tout ces connards de galeristes ou autres…

      • Et non ça va pas partir comme sur les PAL vu que là on est plutôt sur notre terrain, enfin ceux de Vision entre Papa poule et le terrain d’aventures, et rien que ça… ça montre le niveau des délits des Outlaws^^. De mon point de vue c’est plus dans le rayon des beaufs locaux frustrés de la proximité parisienne qui font tout pour exister (« Bombing until death » ouah mais pourquoi tant de testostérones) en ne lâchant rien depuis 1985 et je crois que c’est ça son seul talent : la pugnacité d’un Cope auquel il se compare et à qui je réserve le même jugement. Donc oui dans le monde féérique du street-art la magie c’est de pouvoir avoir un avis critique sans déclencher une bagarre à coups de chaînes de vélo sur le parking de la Croix de Chav’.

        Pour préciser je ne dirais pas qu’il n’a pas de style mais un seul (lettres bâtons agrémentées de flèches venues du Bronx) qui ne bouge pas depuis les années 90 mais qui à l’époque était de bon niveau ne nous le cachons pas. Comme on est d’accord qu’en qualité de graffeur la dimension humaine compte presqu’autant (si ce n’est plus ?) que le reste, il faut alors se pencher un peu sur l’individu que j’ai un peu pratiqué…c’est pour ça que je me permets et des homies ont aussi des dossiers sur ce crew que je qualifierais de fuyant. À signaler que c’est marrant de trouver le point commun de chaque groupe, comme des cellules psychologiques cristallisées autour de failles communes.

        Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu, mais déjà un mec qui fait le tour de ses graffs en vélo comme n’importe quel gardien et qui appelle en scred ses potes quand tu les repasses, je trouve ça petit bras; donc c’est aussi ce passif qu’il faut lire ici. C’est donc l’ancien de Montreuil qui met au tapin à peu près tout le monde mais dans quel but si ce n’est de rester chef, j’aimerais bien savoir ce qu’il a fait en trente piges pour le mouvement, pour sa ville ou pour son groupe qui ne passait pas par une promotion personnelle ? Je sais c’est pas forcément le boulot mais c’est aussi le prix à payer si on veut rester au centre, il préfère faire foirer des trucs auxquels il ne participe pas plutôt que de se réjouir pour les autres.

        Les blases : Extaz/Vizion je parlerais presque de publicité mensongère tellement ses graffs ne dégagent aucune émotions sauf quand des larmes perlent sur mon visage quand je réalise le nombre de bombes gâchées pour un décor à la FX (j’ai rien contre Seyb que je mets dans la catégorie artisan-décorateur) et des lettrages perdus mais fabriqués à la chaine . Donc oui on reconnait de loin son lettrage (un peu à la Boher mais avec quels résultats au final pour tous ces patchs ?) surtout parce qu’il ne se renouvelle pas (c’est pas forcément le but non plus mais comme c’est le mien…) ou revendique des lettres pas très heureuses comme le v et deux i qui plombent un peu l’ensemble.

        Légende urbaine : Un positionnement fort pour une réalité contrastée qui pourrait pousser à douter de son existence. Si on considère que fumer des bédos en solitaire c’est se couper du groupe et que s’adresser aux autres ne l’intéresse pas, il pourrait aussi bien être un zombie que ça ne changerait pas grand chose. Au final je pense qu’il amasse compulsivement ses graffs pour lutter contre le vide, je ne pense pas qu’il ait conscience que de repasser des centaines de fois des murs (cf. terrains sus cités) avec des lettrages quasi identiques sont autant de mises à mort de son pseudo et qu’il s’adresse à quelqu’un d’autre à part lui. Le côté hors la loi et hardcore ne servent qu’à des adolescents pour se montrer plus fort qu’ils ne sont en réalité, pour moi c’est de l’enfumage et le revendiquer à son âge en faisant un shop sur son site ça doit être compliqué à gérér.

        Le style : dans le milieu certains l’appellent la photocopieuses (ça bouge pas beaucoup hein), et je l’ai même vu reprendre des remplissages de graff pour en faire un nouveau vu qu’en plus il a l’habitude de garder ses places sur les bandes ! Je t’avoue que j’ai même pas regardé la vidéo tant le résultat est insipide et qu’ont voit qu’il essaye d’innover sans se remettre en question. Pareil pour ses pseudos toiles qu’il doit confondre avec des black-books de l’époque : faire des effets déchirures pour des lettrages fantômes et que dire des plans de métros importés par Nasty (et récupérés avant lui par Dok ou See) ou ses toiles à la Dize avec des slogans même plus d’un autre temps mais vraiment d’une galaxie lointaine juste derrière le trou de boulette (je fume aussi ce n’est pas ça le problème 😉 ). C’est sûrement emblématique des gens qui ont peur de se mettre en danger et de se couper de leur public qui est souvent principalement leurs potes (qui ont généralement encore moins de talent et tout à gagner qu’il se gâche avec eux), on leur demande des tags qui coulent et ça leur permet d’acheter leur douze donc ça roule ! Je ne dis pas qu’il a copié mais que souvent on retient le premier et les autres ça reste du réchauffé ce qui est déconseillé pour les surgelés qui viennent d’outre atlantique.

        Donc voilà l’exemple même d’un mec qui peint depuis 30 ans (je pense qu’il ne sait même plus pourquoi (s’accrocher à sa petite renommée de quartier ?) et je pense malheureusement qu’il trouve son compte à faire des fonds à bulle en se réjouissant d’une soirée à se pignoler sur ses archives. La question est pourquoi ou à quoi ça (lui ?) sert ? Plus les années avancent et plus 86 s’éloigne comme sa vie qu’il aura passé à décorer des terrains vagues ou des parcs d’enfants… ils sont où les artistes animés d’une vision transcendante qui les pousse à s’affranchir de lois par nécessité et on pas pour en faire une fierté, ce matin j’ai téléchargé l’album de Soklak et là j’étais déjà hors-la-loi… je vais peut-être m’en faire un T-shirt.

        Après je comprends qu’on puisse apprécier le parcours (pour moi c’est du sur place depuis quelques dizaines d’années), la maîtrise (ce serait dommage mais on en connaît), la constance et le parasitage mais pour moi ça n’amène rien de plus et s’il devait mourir demain je ne pense pas que ça touche beaucoup de monde. Je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est un plasticien mais un artiste j’en doute… un graffeur de 40 ans c’est comme un mec qui joue à la pétanque avec ses potes, une excuse pour glandouiller et penser à autre chose.

        Je termine avec une citation de lui « Je suis contre la masturbation intellectuelle pour expliquer ma démarche. Le graffiti est un art qui parle de lui-même. » et ben si ça ne parle à personne vaut mieux se remettre en question ou s’arrêter, c’est sûr qu’on a rien à gagner à montrer son individualité et à mettre ses actions en perspective pour faire de l’ensemble de sa vie une oeuvre. Je ne pense pas que ce soit le but du graffiti d’être de l’art parce que justement il est pour tous, non pas en fonds de scène mais bien en médium de communication.

        Du coup je suis tombé sur ça plus loin :  » C’est aussi un adepte de Twitter et Facebook, sur lesquels il pousse régulièrement des coups de gueule. Ses cibles sont aussi variées que les toys et le ministre de l’Intérieur. « … faudrait arrêter de gueuler sur internet alors et accompagner les toys parce que c’est aussi ça la mission quand on ne tire pas une fierté à être l’ancien, le gardien du temple ou le toutou à sa mémère 😉

        C’était juste ça que je voulais dire sans vouloir être totalement objectif mais bon je n’ai qu’à pas regarder aussi, ça me fait juste mal pour lui mais je veux bien respecter ses limites s’il reste ouvert à la critique. À sa place il y aurait tellement de trucs mortels à faire avec tout ça que je ne peux que constater un grand gâchis, le poids du groupe et de la flemme THC sûrement ;).

        Pour finir, à l’inverse de toi je ne conseillerais jamais à personne de faire ce qu’il sait faire mais au contraire d’essayer à chaque fois de remettre tout à plat même si c’est chiant, douloureux et je pense qu’il serait content de s’adapter à une demande si un galeriste s’intéressait à lui… encore faudrait-il qu’il s’intéresse lui même à sa création dans un contexte plus large (c’est tellement plus facile de se refuser à bouger sous prétexte d’authenticité) MAIS je comprends et j’accueille ton avis si tu respectes aussi le mien, chacun ses prismes et son boulot : je t’ai dit que j’étais aussi coach de plasticiens aussi ? 😉

        Ne penses-tu pas que son but soit d’être reconnu et de vivre de sa peinture ? Si c’est la décoration je pense qu’il s’intéresserait plus au fond et aux fonds donc il reste les artistes plasticiens et là il va falloir quand même étudier un peu pour comprendre ce qui nous pousse à nous afficher 😉

        • En fait je crois que le positionnement de graffeur est à l’opposé de celui d’artiste : politique contre consensuel, rigide contre ouvert, dogmatique contre libertaire, acculture contre culturel… je dirais que dans mon cas ce serait comme la photographie contemporaine : si on considère que la photo est un art, le photographe est pour moi (à l’image du graffeur donc) avant tout un technicien ou un artisan qui sait comment arriver au résultat qui lui va ou que son client attend. Être artiste c’est s’en foutre et expérimenter la peinture quitte à se noyer dedans mais là encore je n’ai pas la science infuse… seulement des questions et quelquefois des réponses 😉

        • Poussif le

          Intéressant, merci.

        • Donjon le

          Ouais, point de vu intéressant, mais est-ce qu’il est encore possible de faire du tampon ou du graffiti classique sans se faire taxer de réac ou d’aigris?

      • Merci Poussif, au moins je ne me serais pas pris la tête pour rien et c’est un peu ça le but 😉

        • voyageur le

          CA fait plaisir a lire, t´as gagné un fan.

      • Pour Donjon je dirais que non malheureusement parce que du coup notre avis est en fonction de références obsolètes (y compris nos goûts), qu’on n’arrive pas forcément à se renouveler et encore moins à vendre.

        Compliqué de voir de jeunes branleurs arriver et rafler le pécule qu’on a mis des années à capitaliser ensemble. C’est pour ça que j’essaye de mettre tout le monde d’accord en segmentant encore ce domaine : pour moi le graffiti c’est une pratique sans la conscience artistique (qui s’arrête sûrement aux premiers tags avant de fonder un crew), le writing c’est le graffiti dogmatique des anciens (sous sa forme importée des années 80 mais qui comprend quand même la 3D et les B-boys) et le street-art qui est la forme libérée (individualiste avec possibilité de collectif) de la création qui profite (exploite ?) du travail de ses ainés tout en se jouant de ses codes. Donc forcément que la seule valeur pour les anciens ne peut que parler d’eux et leur donner le bon rôle (ancienneté, style, bonhomme, maîtrise de codes communs… ) donc se regrouper dans une réserve que d’aucuns verront comme un camp retranché : « On n’est pas comme eux ! ».

        Après la seule alternative pour eux (à part le suicide social) reste l’approche ethnologique du microcosme qui pousse à faire du passé la valeur phare (c’est tout ce qu’il leur reste aussi) grâce à des artifices comme les plaques de métro (Nasty), les extraits de lettrages(Seen), les comics (Pro), les slogans d’un autre temps (Vision), les accumulations de tags (Dok), les trains miniatures (grosse mode des toyz de merde) , les bombes percées (Nasty), les cartes de métro (Taki 183) , les tags qui coulent (See), l’ignorant (Rap), la scène de vie (Frez) … et tout ce qui reste du graffiti (aux yeux de leur groupe de référence) sans être vraiment de l’art. À mes yeux ce n’est pas révélateur d’un travail de recherche artistique mais plutôt de vouloir tirer aussi la couverture à eux comme le salaire de l’investissement passionnel.

        Je pense qu’ils vendent par là (ou essaye en tous cas) leur trésor de guerre et qu’on leur rachète les temps de liberté qu’ils se sont accordés dans leur jeunesse et que les acheteurs associent à leur souvenir sur leur trajet pour aller à l’école…. Le futur va être encore plus compliqué parce que justement le bateau est à la dérive et que la terre s’éloigne de plus en plus.

        Il faut donc juste déterminer à partir de quand les critiques s’adressent à sa cible, à soi ou aux autres… le diable se cache dans les détails et la conscience a besoin de reconnaissance. Toujours pour moi….

        • Pour synthétiser : les codes des anciens sont leur système de référence donc ils se servent de ça pour apprécier leurs niveaux/positionnement entre eux. Ça les rassure donc si on les transpose dans un autre milieu ils n’ont plus leurs repère et surtout perdent TOUT : ce qui fait justement leur nom, leur fierté et leur spécificité… bref leur valeur. Ils se sont souvent construits grâce à ça (en opposition à tout le reste) et ont sûrement (à tort ou à raison) besoin de ces tuteurs pour exister dans un référentiel (dé)passé… les temps changent et les murs restent avec les anciens en requins 😉

  2. Ou quand le graffiti devient de l’onanisme décérébré…

  3. Ça non plus je n’aime pas : http://www.kisskissbankbank.com/le-montreuil-street-art-festival?ref=recent

    Je tombe sur ça aujourd’hui mais je pense que Montreuil n’en serait pas là s’il avait pris ses responsabilités de pionnier dans le domaine, je sais qu’on lui a demandé plusieurs fois de participer à l’élaboration de trucs de ce genre depuis une quinzaine d’années et à priori il est plus concerné par la gentrification qui l’a chassé de ces terres (problèmes personnels priment ?) ou qui portent le modèle de Nike qu’il affectionne… en bref s’il avait pris ses responsabilités il n’aurait pas de quoi se plaindre aujourd’hui, bien au contraire ! Continuez de prendre des risques sur facebook, ça a l’air de bien marcher ;). Dégueulasse comment la meuf va tout récupérer pour elle, ne reste qu’à boycotter pour montrer qu’on est des vrais 😉

    • Legzo1000 le

      D’accord avec certains arguments mais bon là quand même ton pavé à son égard sent un peu le règlement de compte perso… Avec tous les vendus du graffiti qui baissent leur froc à la première occaz, franchement ce n’est certainement pas lui que j’aurais mis dans le top 50 des pires fils de pute du milieu, je trouve qu’il s’en sort pas trop mal.

      Côté peinture, s’il répète le même graff à l’infini, qu’est ce que ça peut foutre du moment qu’il se fait plaisir à peindre ? Le truc qui semble t’avoir échappé, c’est que le graffiti c’est avant tout un kif perso donc c’est pas pour te faire plaisir à toi ou à qui que ce soit d’autre. et si son ultime truc dans la vie c’est peindre des terrains et fumer des oinj, ou est le problème ? C’est pire que de mater du foot en se saoulant à la bière ?

      Si de temps en temps il arrive à fourguer une toile ou faire un plan pour se payer de quoi continuer à ce rythme, je vois toujours pas ou est le souci, c’est pas comme s’il s’il se revendiquait en ennemi public numéro 1 rebelle de la vie…

      Bref en tout cas si tu veux te focaliser sur les vendus et les crowdfunding foireux qui pullulent en ce moment, voila de quoi te faire plaisir, et attention là c’est du lourd : j’ai nommé le grand « street artiste » JR…

      http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/av-et-jr-deux-artistes-en-goguette

      un kisskissbankbank pour gratter 50 000 balles à des gogos et partir en vacances avec dans le Luberon, fallait oser.

      La page est tellement horrible que j’en suis resté sans voix, on dirait du Gorafi… je te laisse le soin de la commenter !

      • crewname le

        Ah la vieille folle a trouvé un nouveau djeuns pour l’arnaquer après Rocancourt. Comme quoi un pourri chasse l’autre.

      • Valdan le

        Tu prends un peu trop sa défense pour être sans enjeux avec lui, j’ai pas de compte perso à régler avec lui mais ce qui paraît t’échapper c’est qu’il colonise une partie de l’espace public et c’est en ça que c’est plus grave qu’un mec qui regarde la télé en buvant de la bière, il ne m’impose pas ses croutes et ne prétend pas être un dur genre outlaw crew (hors la loi de mémoire) et « bombing until death » donne un côté rocker hardcore (prêt à mourir) qui ne va pas trop avec une pratique personnelle onaniste… le problème que je soulève c’est justement qu’il fourgue des trucs aux dépens d’autres sans avoir la vie qui va avec et c’est en ça que sa pratique me dérange car elle ne voit que lui et ceux qu’il auyra réussi à mettre au tapin sous sa bannière local (Montreuil ûber alles en opposition à tout le reste comme ça il peut rester incontestable dans sa tête ?). Je connais déjà les vendus merci et comme je n’aime pas Seen non plus t’imagines bien que Vision est bien loin derrière voire insignifiant et c’est bon de le rappeler de temps en temps, désolé pour le délai je cours plusieurs lièvres à la fois… Pour Agnes je ne tire pas sur les femmes ni sur les ambulances, je laisse ça à ceux qui aimeraient avoir leur couverture(s)

  4. J’ai bien annoncé que j’avais un passif mais plus d’empathie que de rancoeur, je ne suis pas du tout sur le même créneau… c’est encore pour montrer que si tu ne veux pas te prendre la tête à parler de ton expression, d’autres le feront pour toi et la plupart ne te connaitront même pas et encore moins le mouvement que ça concerne. Là c’était l’occase parce que je le connais un peu et que c’est applicable aussi sûrement aux 50 qui précèdent, il y a un marché et des commerciaux qui sont aussi là pour ça.

    Si tu fais du graffiti, tu ne vends rien sinon c’est que tu fais autre chose. Je parle pour moi je ne comprends pas le plaisir à répéter indéfiniment les mêmes compos parce qu’au niveau où il est il n’en est plus à une centaine près, autant arrêter tout de suite et cesser de capitaliser des murs de façon aussi névrotique. Je notais juste le décalage entre l’imaginaire qu’il convoque et la réalité du terrain, à quoi pense t’il quand il le marque à ton avis ? J’ai pas dit que c’était pire que de se saoûler à la bière en matant du foot mais au moins le beauf sur son canap il ne fait chier personne et il n’essaye pas de se faire passer pour quelqu’un d’autre coincé quelque part entre Tony et le Moma. Je subis ces croutes comme tous ceux avec qui j’en parle et qui sont du secteur donc on a aussi droit de faire un petit retour smashé, ça sert aussi à ça les réseaux sociaux 😉

    Pour moi ça relève plus du pathos qu’autre chose quand ça dure aussi longtemps. Sa vocation c’est d’être (re)connu donc on ne peut plus parler de délire perso s’il ne s’en donne pas les moyens, c’est juste ça que je voudrais souligner. Le souci pour moi c’est son côté mièvre et son manque d’ambition par rapport à la place qu’il revendique.

    JR je lui ai déjà réglé son compte ailleurs (ce sera aussi dans mon livre : le justicier du street-art vous balance tout ) c’est plus Agnès qui me fait de la peine mais bon on ne peut rien contre la sénilité et encore moins contre le temps qui passe quand on essaye à son âge de se raccrocher à une mode. Je l’ai laissé passer parce que la problématique ne me concerne pas et que là encore ça ne concerne pas le graffiti.

    Il vend des toiles donc il est bien dans une démarche mercantile alors que dans le même temps il pourrait faire tellement plus à son niveau comme servir de locomotive (quand tu joues solo t’as pas besoin d’équipe alors et de surveiller ceux qui débordent) ou aller beaucoup plus loin dans une expression qui lui serait plus personnelle parce que plus généreuse et plus sincère. J’aimerais bien savoir où il s’en sort pas mal selon toi….

  5. La question que ça soulève, comme souvent sur ce forum et ailleurs dans ce domaine, est : peut-on critiquer sans passer pour un jaloux, un revanchard, un adversaire ou un mec qui croit faire mieux ? Et donc dans le prolongement de ta réponse : A t’on le droit de questionner une pratique sans que ça passe pour une attaque ? D’autant que là j’ai posé le décor, émis un doute sur ma propre objectivité et vous invitais à calmer les tensions de l’incompréhension de ce qui pourrait passer pour un bug artistique ? Si tu te places dans un référentiel plus large, comprendre son positionnement aide à comprendre ceux des autres et vice-versa quand justement on s’est refusé sciemment de suivre la même voie… la question plus générale c’est pourquoi s’arrêter en chemin si notre plaisir est juste de mettre de la peinture, pourquoi se limiter à un mouvement qui se veut adolescent et dans le même temps prétendre à devenir un artiste ? Autant se tirer une balle dans le pied sauf si justement on n’a plus envie de tout remettre en question et de continuer pépère sur une lancée qui ne changera rien, combien de temps penses-tu qu’on va se souvenir de lui ? Qu’a t’il apporté, quelle est son empreinte ? Comme c’est des questions que je manipule tous les jours, elle me semble importante pour définir des objectifs et essayer de les atteindre. Je transpose aussi et parle avec mon prisme donc je comprends que ça puisse saoûler comme moi d’observer des hamsters dans leur roue voilée…

  6. J’écris de façon instinctive ce qui explique les petites notes de bas de page et je pense que, comme tous ceux qui s’échappent d’une secte, on a envie de sauver ceux qui y sont encore grâce à l’expérience de notre exfiltration et surtout de notre distance avec une pratique qu’on connaît aussi de l’intérieur… Si ce n’était que moi le graffiti aurait depuis longtemps eu la place et l’impact qu’il mérite… en ayant conscience que ce n’est qu’une étape plus ou moins longue selon ce qu’on vient y chercher et peut-être y trouver. Alors le writing…

  7. Oui je crois mais je pense qu’une critique n’est jamais complète sans les bons côtés donc passons l’impression qu’il veut bien donner de lui à l’extérieur et passons à l’onirique. Donc oui bien sûr il a son style qu’il rentre bien, son style est quand même d’une certaine époque de la lettre et c’est peut être le côté trop esthétique qui ne me parle pas pourtant ses associations de couleurs et ses dynamiques sont là malgré le handicap lié à ses i qui pour moi rendent un effet comprimé qui cassent un peu les effets. Les slogans aussi pourraient être les tatouages d’une jeunesse révolue qui lui rappelle une époque d’or mais c’est le côté clinquant/publicitaire qui là me bloque…. donc il évolue bien sûr peut-être à la recherche de la lettre parfaite, je trouve qu’il ne prend pas assez de risques dans ses propositions mais ça reste néanmoins diversifié dans un registre trop proche pour que je puisse en apprécier pleinement la subtilité et les nuances. Toujours de mon point de vue, il est trop dans la recherche et pas assez dans l’expérimentation un peu à l’image de ses autres supports. Après je peux aussi comprendre le plaisir d’avoir plein d’espaces de propositions dans la ville, ça peut donner l’illusion d’offrir alors que je pense que la démarche est ailleurs peut-être dans la fabrication de fenêtres vers un univers, il reste juste à savoir dans quel sens elles s’ouvrent ! Et pour finir l’anecdote qui le concerne peut-être concernant un peintre qui avait fait une sublime sculpture de femme avant de la détruire pour avoir le plaisir de la construire à nouveau… qui peut dire objectivement qui est l’artiste ? Pas moi en tous cas…

  8. Hugo le

    Vraiment « Valdan » et « capdorigine » vous faite vraiment la paire. C’est encore plus divertissant de lire vos textes que de regarder quelques photos ou vidéos. Dommage « Freddy » n’est pas encore de la partie sur le nouveau sujet « vizion ». Parce qu’a vous trois vous êtes des tueurs. En tout cas un grand bravo à votre dernier débat sur les Pal et Saeio, je regardais même plus le zapping pourri de Canal tellement vous étiez au dessus de tout. Continuer comme sa!!!

    • Capdorigine le

      Le Zapping rend misanthrope, et suicidaire, j’ai arrêté aussi. Là tu auras remarqué que je demandais juste à Valdan s’il avait lu l’itw que j’avais mené avec VISION, pour voir si sa critique acerbe prenait en considération l’expression écrite de la démarche de ce dernier.

      • Encore une belle participation constructive d’Hugo, merci d’élever le débat et de nous encourager à parler à votre place… Si t’as rien à dire, je ne vois pas pourquoi tu peins mais bon on verra quand tu essayeras de comprendre où sont passées ces années et à quoi elles ont bien pu servir, j’étais pareil que toi donc je ne peux que t’attendre si jamais tu viens nous rejoindre sur ce terrain^^. N’hésite pas si tu ne comprends pas des trucs ou à proposer d’autres lectures qui pourraient nous profiter à tous…

        Donc j’ai arrêté de regarder Canal + (comme de porter des Nike) depuis plus de 10 piges (t’as pas l’impression qu’ils te baladent un peu toi ?) et pour répondre à Capd’o (t’es toujours sûr que tu ne fais pas de bouquin ?!?) je n’avais peut-être pas lu cette interview qui au final va dans le sens de ma conclusion : il aime se pignoler sur ses graffs et mettre de la couleur, point.

        En fait ce qui compte dans l’expression artistique c’est son impact et dans ce cas il faut chercher à comprendre ce qui nous rend si agressif parfois. Ici au delà des ressentis personnels, je pense que ce qui m’a fait vriller c’est qu’il s’impose inutilement pour ne rien en faire à part une démarche auto-centrée qui pourrait se limiter à des toiles si jamais il les rentrait.

        Son cas est emblématique parce que justement il est constant sur un territoire en mutation, peindre dans la rue c’est politique donc si sa cible principale semble être les bobos la question que je me pose c’est qu’à t’il fait à part leur tourner le dos (pour peindre) pendant qu’ils construisaient leurs lofts dans les terrains qu’il décorait (avec leur assentiment et souvent une bienveillance complice), ne pense t’il pas que c’était de son rôle que de contrecarrer cette gentrification ? Et aujourd’hui sa peinture ne pourrait-elle pas aller dans le même sens que ses dires ? Pourquoi pas une Masterpiece (enfin ?) pour dénoncer ce phénomène, même s’il est trop tard pour se réveiller, ça aurait le mérite d’être cohérent sur toute la ligne. À priori il préfère jouer solo, ne respecte pas le travail des autres (dont le mien c’est pour ça que je me permets d’écrire ici en réponse vu qu’il n’y a pas de prescription en la matière) et préfère mettre de la couleur pour égayer les murs gris de Babylone…. Si un jour il vit bien de sa peinture ce sera justement parce que les bobos lui achèteront ses toiles (c’est le public non alors pourquoi cracher dans la soupe ?) et qu’il pourra (enfin ?) rejoindre leurs rangs… triste logique de destins individuels non parvenus.

        Au delà d’un rayonnement local d’une reconnaissance éphémère est ce que ça ne l’a jamais intéressé que sa peinture fasse le lien avec des habitants ou des exclus comme les mecs des foyers avec une passerelle vers le Mali ? Ne pense t’il pas que son rôle aurait pu (dû ?) être fédérateur ? C’est tout ça qui m’interroge, on ne peut pas peindre et s’imposer dans la ville comme si on était une vulgaire marque de lessive, je trouve ça indécent surtout vu le contexte mais ce n’est toujours que mon avis. Ceux qui ont lu No Logo comprendront sûrement mon avis…

        Alors oui il ne méritait pas ça mais bon c’est fait et ce n’est que la réponse à son approche ludique d’un mouvement qui se rêvait révolutionnaire… chacun sa route et chacun son chemin, passe le message à ton voisin.

        • voyageur le

          je n´ai rien de spécial a dire, tout comme Hugo, mais je peins car je ressens le besoin de m´exprimer, même si je fais de la merde a mes yeux, ou tout du moins ceux des passants. Si je voulais dire des choses sensées ou non, j´aurais fait politicien ou animateur radio.

          Concernant Vision, je vois pas comment avec de la peinture il pourrait creer des passerelles vers le MAli, mais ton point de vue reste interessant dans l´ensemble.

      • Ce n’est pas tant avoir quelque chose à dire mais accepter de ne pas (encore ?) avoir voulu comprendre un truc qui nous va parce qu’on l’aime léger et ne pas essayer de discréditer ceux qui le font pour eux. Comme je disais, il a été sollicité plusieurs fois pour des projets à l’échelle municipale et il lui suffisait de répondre pour en prendre le commandes ou faire un truc à sa sauce.

        Montreuil a une forte communauté Malienne (beaucoup de foyers de travailleurs qui n’attendent que des gens qui s’intéressent à eux et là c’est les bobos justement qui se donnent bonne conscience mais c’est pas eux les pire…) qui fait d’elle la seconde ville malienne après Bamako, il y a plein de choses disponibles (jumelage, programmes coopératifs, associations internationales…) pour qui s’intéresse à tisser des liens. Peut-être même que sa copine… mais tu sais avec la fume on oublie surtout quand c’est assez daté 😉

        Je pense malheureusement que le côté graffiti de terrain qu’il a cadré a aussi participé à faire de cette ville une destination cool alors que 2-3 actions bien senties auraient pu réveiller des conscience et peser dans la balance. C’est moins funky mais c’était peut-être autant nécessaire que vain et ça aurait au moins le mérite de respecter l’énergie de départ.

        Concernant ton travail, il n’entre pas en ligne de compte pour poser ton avis (à condition de l’argumenter un peu et que ça ne se limite pas à te présenter sous un bon profil), je pense que personne n’aime ce qu’il fait (pas moi en tous cas non plus) parce que c’est le début de la fin et qu’une fois assis impossible de se relever… et pour moi le graffiti c’est un truc de confrontation, comme j’ai pas envie de mentir (ou de prendre les gens pour des cons) je ne peux pas m’inscrire en politique et la radio ne me semble pas, bien au contraire, être un moyen de discussion libre, celle qui a un public en tous cas. Le graffiti c’est pour s’affirmer (soi, son milieu, sa vie, son point de vue, sa prise de risque, ses références), le writing pour se démarquer, le street-art pour se faire accueillir et la discussion pour enfin se comprendre, je pense que les quatre se suivent dans cet ordre donc on verra si plus tard ça se réalise dans ton cas et moi j’en suis à peine là…

    • Donjon le

      Non t’inquiète! Freddy n’intervient que pour chier sur les Pal.

  9. freddy krueger le

    nan j’y viens c’est juste que Valdan est trop chaud du clavier j’arrive pas a suivre !

    • Moi non plus mais j’ai tenu à aller au bout de mon raisonnement pour comprendre la violence qui m’anime parfois et que j’évacue en triturant la plaie, ça fait mal mais c’est nécessaire pour dépasser ça, allez je me finis et je me casse 😉

  10. Hugo le

    Merci vraiment Valdan pour toute l’énergie que tu met à élever nos conscience. On a besoin de toi. Tu es mon afrika bambata.

    • Comprends-tu pourquoi tu réagis comme ça ? Je ne suis pas omniscient je m’interroge honnêtement et j’ai aussi besoin de ton retour pour ça, je t’offre de la distance tu la prends ou pas, personne n’a besoin de moi mais si je peux être utile à quelqu’un ça mérite que je passe au-dessus de ton cas, l’énergie n’est jamais vaine quand elle se consacre à quelqu’un d’autre que sa petite personne.

      Afrika B a chose de faire le canard pour évacuer la violence du ghetto (traître elle aurait été plus utile à buter des flics) alors que moi je la revendique, je ne suis pas beatnik et tu as l’avantage d’être dans mon camp… c’est bien le cynisme aussi ça permet de tout décridibiliser et de cacher ses manques, tu veux sûrement m’emmener sur une réaction primale kidnappée par l’émotion mais j’ai assez perdu de temps avec ça pour ne pas lutter contre mes penchants naturels…

      Comme je te disais je suis passé par là avant toi, je connais déjà ça même si ce ne sera jamais la même chose c’est pour ça que ton avis est aussi important que le mien juste pour voir où on se rencontre, comment on peut se nourrir mutuellement… Moi aussi je discrédite ceux qui ont de la culture mais c’est juste pour vivre avec le fait que je n’en ai pas assez, chacun ses manques 😉

  11. MEA CULPA : C’est bon je suis retombé, merci donc à Steph d’avoir contribué malgré lui à ça. J’ai compris ce qui nous séparait tant : j’ai rêvé le graffiti comme un adolescent prêt à pousser les murs à coup de peinture et je me suis réveillé face à un adulte content de tailler les haies de son jardin propret. Mettre son blase partout c’est un délire mais ça ne doit pas se faire aux dépens de tout le reste… En amour la déception c’est le moteur de la haine donc je vais essayer de passer au-dessus maintenant et de ne plus vouloir sauver une expression qui se contente des miettes de la société du spectacle. Artiste c’est bien mais où sont les miens ?!?

  12. PS : Il fallait lire que Montreuil avait le surnom de « deuxième ville Malienne après Bamako » et non pas le voir comme une affirmation (mea culpa 2 : le retour !)

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