Saeyo & Rizot – Nolens Volens

Depuis quelques temps, la municipalité de Paris a déclaré la guerre au graffiti dans les rues en confiant le buff à 3 sociétés de nettoyage privées réparties dans les différents arrondissements. Le visage de la capitale se transforme peu à peu, les graffitis étant recouverts plus ou moins systématiquement par de grands aplats de peinture de recouvrement de différentes formes aux couleurs hasardeuses, laissant place à des compositions abstraites involontaires.

Saeyo & Rizot, grimés en agents du buff, intéressés par l'impact visuel de ces formes abstraites, s'essaient aussi à un travail de composition, mais cette fois complètement conscient et spontané devant l'objectif de Skub.

54 commentaires

  1. 1Con nu le

    Voilà le graffiti 3.0 c’est ça ?

  2. APOR le

    D’accord ca n’a rien du tout d’artistique, mais l’idée de faire de grand aplats dégueulasse comme les agences de nettoyage est assez marante je trouve, ca montre qu’il vaut mieux une belle piece bien propre qu’un sale aplat blanc…

    • Papa le

      Attention, artistique != beau.

  3. Video pourris mais très bonne question le

    Ca montre surtout que tu peut faire des aplat de couleur terne au rouleau toute la journée sans que personne ne s’arrête ou appel la police.

    Un applat terne au rouleau ne serai peut etre pas du vandalisme celon monsieur tout le monde.

  4. Clément le

    Oui, la démarche et la question posée par cette vidéo sont vraiment intéressants.
    Pour réponde à 1Con nu : les mecs ne font pas du graffiti 3.0, ils questionnent une pratique et les réponses que la société apporte.
    C’est pénible à regarder (comme ces aplats dégueulasses), mais c’est smart!

  5. on peut meme repasser les murs en blanc tte la journée cest sur que personne va vous emmerdez ! naan wow on a le droit de faire des aplats blanc beige gris partout mais pas de tag… mais cest dingue ! vous etes cons ou quoi ?
    Sinon , che pa depuis quand les mecs du « buff » s’habillent comme sa et depuis quand la propreté de paris a arreté de repeindre les tag eux memes , jme suis posé la question de savoir pourquoi en 10 lignes les gens se sentent obligé de mito a tout va.
    sinon ya un anglais qui a deja joué avec ce principe me rapelle plus son nom , mais cetait beaucoup plus intéressant et authentique car un dialogue entre l’artiste et l’ouvrier peintre se formait.
    la on se deguise on met en scene on rechauffe on remix.
    laisser votre pote mosa faire des bayes encor lui et ptet cony aussi mais alors le reste vous faites deprimé
    pour finir une question pourquoi vous avez fait sa ? ce qui vous a amenez a ce projet on s’en doute on les voient tous du meme oeil ces aplats , mais la sur cette video cest quoi le message le truc le machin

    • L'orteille le

      Si tu lisais l’article tu n’aurais pas a poser cette question…
      Et puis c’est quoi le projet qui amène a faire des vidéos de graff ?

      • tido le

        1/ L’envie de tenté de pereniser sa propre fame
        2/ S’amuser
        3/ bosser sur un projet comun

        jpence c pareil pr celle video,,,

  6. Repasser un graff par qq chose de si simple…

  7. freddy krueger le

    cool continuez dans ce délire les mecs vous êtes sur la bonne voie, je préfère voir ça que vos croûtes infâmes !

  8. jean louis auber villier le

    On a le droit de trouver ça beau sans se faire cracher dessus ?

  9. jon boulawan le

    Non, pas sur all city blog mec, mais c’est bon signe pour toi si freddy K te crache dessus….

    • freddy krueger le

      pour une fois que je laisse un message positif sur les pal y’en a qui sont encore pas content !
      et je me fous de ce que tu peux dire sur moi mais ne m’ appel pas FREDDY K stp.

      • pifou le

        Freddy Loubard ?

        • freddy krueger le

          je vois pas pourquoi mais si ça t’amuses…

  10. Un artiste russe avait déja traité ce sujet de manière plus subtile à mon gout.
    Il tagué à des espace sachant que un recouvrement allé avoir lieu, et en jouant ainsi il crée des pieces à l’insu des services de mairies..

    • tido le

      tu aurais le lien stp?

    • Papa le

      Dennis Hopper (oui, LE Dennis Hopper) et TWIST un peu plus tard ont aussi documenté les recouvrements de Graffitis dans les années 90, en s’en inspirant pour leur propre production. Récemment, il y a eu l’anglais MOBSTR qui dialoguais avec les services municipaux ou un français qui réécrivait les tags dans une police de caractère « propre ». Je ne vois pas du tout qui est le russe en question, tu as un nom?

      Ce qu’il se passe, c’est une prise de conscience très très progressive et marginale de la place du graffiti dans la société et l’inclusion elle aussi très marginale mais hyper intéressante d’une population normalement exclue de la discussion: celui qui lutte au jour le jour contre le graffiti.

  11. DN le

    Ça a aussi déjà été fait en France, mais le vieux schnock que je suis y voit encore une fois pour Rizot (mais c’est valable pour quelques autres dont justement son acolyte ou sans méchanceté des mecs comme East-Eric…) cette course à l’innovation, au petit truc décalé et au buzz qui finissent par des trucs sans intérêts (et je crois pour me calmer que c’est malheureusement justement la démarche)… Le faire (version street-art qui crache sur son père ou anti taliban du graffiti…) c’est c’est un truc mais à deux c’est dur et d’en faire une vidéo c’est encore pire… C’est bien de vouloir exister mais la question est pourquoi et surtout à quel prix ? A sa décharge on ne peut pas tout connaître/savoir mais si on fait une vidéo il faut surtout que le reste ne soit pas une excuse…

  12. Poussif le

    Je ne comprends pas ce qui vous gêne dans cette vidéo. La démarche est marrante, même si ça à déjà été fait auparavant, chacun peut l’adapter à sa façon, à son temps, à sa ville… Ces mecs font et proposent des vidéos et peintures différentes, j’ai l’impression que c’est ça qui dérange: ça s’éloigne du graffiti. Et bien ouai, ils ne font pas que du graffiti, ils s’ouvrent à d’autres formes.

    • freddy krueger le

      « Et bien ouai, ils ne font pas que du graffiti, ils s’ouvrent à d’autres formes. »
      grand bien leur fasse, du moment qu’ils n’appellent pas ça « graffiti » ça ne me pose aucun problèmes !

  13. google le

    Je suis tout a fait d’accord avec toi Poussif.
    Je dirais par contre qu’il s’agit bel et bien de graffiti, la reflexion est juste un peu plus poussée que des lettres peintes sur de la tôle ou de la brique.
    Qu’importe si cela a deja été fait, ce n’est l’histoire de l’art qui est basée sur l’inspiration et la reformulation?
    DN tu as appris a parler tout seul? Tu as inventé le graffiti?
    Il faut arrêter de faire du graffiti juste pour dire faire du graffiti, et de critiquer juste pour critiquer.

    • freddy krueger le

      « Je dirais par contre qu’il s’agit bel et bien de graffiti »
      alors la comatec et korrigan sont les crews les plus présents de paris !
      putain mais n’importe quoi…

  14. DN le

    Là encore vous me faîtes un procès d’intention, je ne suis pas le godfather ni le gardien du temple, j’essaye de participer à une réflexion plus globale. Ce qui me dérange c’est que j’ai l’impression que chaque idée doit donner lieu à des vidéos et donc qu’on se tape tous les brouillons sous prétexte de fun, de second degré ou de délires entre potes… le problème c’est qu’il va passer à autre chose sûrement rapidement et donc que n’importe qui aurait pu faire cette vidéo tant qu’elle n’est pas reliée à une démarche au long cours, j’imagine que les autres artistes qui recyclent ne se contentent pas de reproduire mais se servent de cette base comme d’un tremplin pour arriver à autre chose ET ça demande du temps de gestation et des expérimentations.Le graffiti ne peut pas se réduire, pour moi toujours vu que je n’expose que mon avis, à être gentillet ou comique, c’est le réduire à une dimension de jeunesse un peu naïve… Cette vidéo aurait valu quelque chose, comme celle des tags compulsifs, si des allemands ne l’avaient pas déjà poussé plus loin et je trouve que le créneau du buff avait déjà assez bien exploité pour que celle-ci ne rajoute rien de plus. Ce n’est pas la facilité de faire des vidéos qui doivent nous obliger à en faire pour exister sur un créneau mais elle devrait être, dans un milieu semi-conceptuel, un objet à part entière ce qui me manque forcément ici… Après tu tangues, si c’est propre et personnel y’a rien à dire, au pire subir MAIS à un moment il faut choisir entre faire des vidéos de ses actions ou faire des actions pour des vidéos, comme je pense qu’on est dans le second cas je me permets de dire que ça n’est pas rentré parce que ce n’est ni drôle, ni innovant, ni instructif, pour moi toujours parce qu’il faut dire que je suis exigeant et que le groupe fait souvent un nivellement par le bas. Critiquer pour moi c’est pas négatif, souvent c’est même le contraire, c’est aussi aider à avancer en offrant une distance et un regard différent sur des approches ou des productions de gens qu’on suit depuis longtemps et qui nous déçoivent souvent.

    • 13th Monkey le

      Acte 1 il n y a pas trop de réflexion global sur Allcity… beaucoup de critiques mais rien de global…
      Pour développer beaucoup critique, disent ce qu’ils aiment pas mais peu dise ce qu’ils aiment, ou quels sont leurs références… ça fait pas avancer grand chose… citez nous qui sont les « vrais », montrer nous leurs oeuvres parce que dans 90% des cas on dirait juste des haters sous codéine…
      Acte 2 rien ne t oblige à te taper les vidéos… « chaque idée donne lieu à une vidéo » ben wai! pourquoi pas maintenant que l’on peut tous filmer,monter etc et pourquoi une vidéo de graff devrait être  » une démarche au long cours »??????? d’ou t’es venu cette idée????
      Que ça nous plaise ou non le graffiti est relativement « jeune » ou je m’abuse? (je parle du graffiti au spray avant que des marrants viennent m’enfumer avec lascau, pompei et que sais je…)
      « Si les allemands l’avaient pas fait avant »… Ben si on part sur ce principe si tu n’es pas créateur d’un truc tu ne peux pas le faire??? drole d’idée encore une fois…
      « à un moment il faut choisir entre faire des vidéos de ses actions ou faire des actions pour des vidéos »
      ba voyons… une punchline ca fait toujours bien… mais pour faire de tes vidéos une démarche au long cours comment tu fais? tu films tes « actions » ou tu fais tes actions pour un « film »? celon moi les deux sont faisable mais je suis un peu niais…
      « ni drôle, ni innovant, ni instructif » ça réduit éffectivement le choix d’une bonne vidéo..
      « c’est aussi aider à avancer en offrant une distance et un regard différent sur des approches ou des productions de gens qu’on suit depuis longtemps et qui nous déçoivent souvent. » pas vue la distance que tu as mis… et pour ce qui est du regard différent…tu connais pas Freddy Krueger, Cap d’Origine et Papa toi!^^parle leur des Pièges A Loup pour voir..
      Pourquoi suivre longtemps quelqu’un qui te déçois souvent? encore une fois rien ne t’y oblige…
      Je sais tu ne donne que ton point de vue mais bon…

      • Capdorigine le

        I’a un truc que vous oubliez c’est que les gens font, simplement, et n’ont pas forcément un business-plan défini quant à la retombée de leurs actes.

        C’est au temps et à la critique de valider ou non leurs oeuvres.

        Mais on est tellement dans la société de l’instant, du tweet, du bashing constant…

        Pauvres PAL, pauvres x ou y, victimes-défouloirs de personnes frustrées.

        J’ai pas encore vu de critiques appuyées des PAL(avec références, sources, déconstruction du geste et des thèmes, etc.)

        • ghjeuxyi le

          « I’a un truc que vous oubliez c’est que les gens font, simplement, et n’ont pas forcément un business-plan défini quant à la retombée de leurs actes. »

          Tu chat sur un forum d’une entreprise qui vend du matériel de graffiti…

      • DN le

        Le problème c’est souvent que si tu commences à dire ce que tu aimes, les esprits fermés te tombent dessus et les esprits ouverts nous enferment dans un étalage de culture qui n’a pas sa place ici mais que je fais régulièrement ailleurs justement parce que le graffiti, pour moi, c’est qu’une transition dans un parcours et pas sa finalité… sauf si tu veux devenir animateur/décorateur/cachetonneur.

        Si je regarde des vidéos, deux à trois fois par jour minimum, c’est justement pour avoir le plaisir de voir que des gens arrivent à repousser des limites même si aujourd’hui on se fait polluer par les concepts post-duchamp; malheureusement pour moi c’était avant tout un philosophe du quotidien et les graffeurs n’ont pas forcément la distance (qui l’a vraiment ?) sinon je pense qu’ils ferait autre chose simplement. C’est pour ça que c’est plus un truc de jeunesse figé et qu’à un moment on peut (doit ?) s’ouvrir à autre chose comme la vidéo justement qui va du vine ou du spot publicitaire à un art à part entière.

        Si je prends mon exemple, parce que forcément c’est aussi mon prisme qui parle, je fais donc des actions que je compile en vidéos et quand je considère que j’ai assez de matière pour relayer mon message, je les mets en forme et ne me contente pas de faire des vignettes en mouvement. Si effectivement c’est aujourd’hui la diffusion qui donne de la valeur à l’oeuvre, je pense qu’elle en enlève à l’artiste qui s’en contente. La distance que j’offre est donc celle de mon regard sur la production qui demande, toujours selon moi, une réflexion plus poussé quant aux approches personnelles et à la notion de public. Je dois donc rejoindre tous les vieux loups qui ont subi/supporté les mêmes évolutions (immobilisations ?) et qu’à force logiquement on sature, on devient plus lapidaire et comme tout commercial nos arguments se forgent à la lumière des retours. Si d’aventure nous sommes ouverts, chaque critique est aussi une façon de se construire un discours entendable et soutenable par tous… même si chacun défend logiquement la chapelle qui délivre les sermons qui vont dans notre sens, l’humain est faible et a besoin de soutien.

        Si tu t’intéresses à un mouvement tu deviens une éponge et tu te nourris de tout. Dans cette optique des gens se distinguent soit par leur investissement, leur force, leur intelligence, leur style, leur narcose et c’est toujours intéressant, à la manière d’un réalisateur comme Dupontel, de les voir composer avec leurs limites et de tourner autour de leur positionnement/problème. A chaque fois j’espère donc qu’ils auront trouvé quelque chose qui leur correspond vraiment (enfin ?) pour pouvoir tracer leur sillon, j’espère donc à chaque fois voir leur exfiltration réussir juste pour prouver aux autres que c’est possible.

        Je ne suis donc obligé en rien mais mon rôle est aussi de participer à cette gestation, le retour des potes qui kiffent quand tu pètes c’est pas ça qui va t’amener à te dépasser et à sortir de la zone de confort qui poussent certains au mimétisme.

        Pour les PAL je te dirais juste en référence Christopher wool et pour le chef les fanzines des années 70; ils sont justement dans une posture qui est déjà leur message kitch que je rejette parce qu’il ne s’ouvre pas et s’enferme dans une démarche élitiste qui les rend inaccessible vu qu’on crache dessus c’est qu’on doit être jaloux. Ils se moquent justement de ça parce qu’ils vous considèrent comme des clampins tout juste bon à se toyer pendant qu’eux surfent sur la mode 90 qui leur va si bien… en même temps on a pas tous été major en beaux arts et avec leurs connections parisiennes… c’est la vie et qu’ils continuent à se vendre moi ils me dérangent pas plus que ça vu que c’est assez annoncé.

        Pour Ghjeuxyi je te dirais au contraire que Rizot fait tout pour se démarquer, regarde ses tags comment ils habillent les murs.

        Pour Papa bis : le graffiti n’est qu’une promotion personnelle mais sous couvert de pseudonymat donc c’est aussi ça qui en fait le charme : une publicité pour rien à vendre. Le street-art c’est justement tout le contraire faire un personnage et vendre ses avatars. Concernant les vidéos ce qui m’intéresse vraiment c’est découvrir l’univers et l’approche des auteurs, prendre une claque et essayer de comprendre de l’intérieur ce qui anime ou amène un mec à faire un truc qui le dépasse et nous dépasse tous… pour moi ça peut encore être une lettre, une mission, une coursade, un arrêt MAIS surtout une galaxie (je laisse l’univers au dossier de presse des ventes aux enchères falsifiées). Pour moi le buff et les traces qui en résultent ne sont pas assez sublimées dans cette vidéo, il y a tellement d’approches factuelle/psychologique/sociétale que ça ne peut pas se réduire à une autopromotion primaire… qu’est ce que cette vidéo a changé sur ta perception du monde ? Ok t’as vu deux mecs faire des aplats en plein jour devant tout le monde donc oui on peut peindre en journée, quelle info pour tous ceux qui font les mêmes plans en vandale !

        Pour voyageur : le graffiti pour moi c’est un jet, tu le fais d’abord pour toi, ensuite en relation avec les autres puis la compet’ s’est transformé en concours de diffusion de la plus belle photo et c’est à que tout se délite… parce que justement les autres deviennent plus important et qu’il faut se faire une place dans le classement donc alimenter les réseaux, faire de la présence (virtuelle ?) et s’afficher. Si tu cherches du divertissement cette vidéo est pour toi, (attention certaines scènes ont déjà été vues et déclinées autrement mieux), si tu cherches autre chose ça peut aussi se nicher dans des vidéos d’interrail et comme c’est sans prétention ça n’en a que plus de valeur !

        Stay tuned 😉

        • pifou le

          Personnellement, j’aime le pâté et les rillettes, avec un bon Bordeaux, mais je doit avouer qu’un Bourgogne c’est pas mauvais avec des tripes.

          J’aime le papier toilettes double épaisseur, sa évite les accidents de parcours.

          En culture, j’ai lu Tintin et Astérix pour la forme, mais dans le fond, vous voyez qui je préfère.

          Pour la peinture, si je dit ce que j’aime, on va me prendre pour un suiveur, un suceur ou un mec qui as des goûts de chiottes, voire les trois (dur!).

          J’ai pas lut tout ton bazar au fait, je m’en fout mais j’aime montrer que je suis là….

          Potons!

        • DN le

          N’oublie pas que tu vas mourir Pifou et que « l’opposé du jeu n’est pas le sérieux mais la réalité». Des poutous pleins.

        • pifou le

          Mon dieu, je n’ai rien compris, trop réel pour moi je pense…en tout cas c’est joli comme phrase !

          Je suis déjà mort.

    • Papa le

      Les premiers graffiti n’étaient faits que dans un but de communication. Le « graffiti » n’était pas une « pratique » conceptualisée comme l’est devenu le Graff peut de temps après sa naissance : on faisait un graffiti pour compter des ballots de peaux, pour signer un taillage de pierre, pour exprimer une opinion politique, pour se moquer d’un voisin, pour signaler un endroit ou on peut se faire sucer ou pour délimiter un territoire. Le public de ce graffiti était limité aux gens qui le voient, EN DIRECT. On ne rendait pas compte d’un graffito.

      Les premiers tags, à Philadelphie comme à New York, n’étaient pas immortalisés par leurs auteurs qui n’avaient bien souvent pas accès à des appareils photos. Ils fonctionnaient au même niveau que les graffitis. C’est quand une culture a commencé à se construire autour des tags, que le gamin qui s’invente un nom de super héros pour marquer « sa » rue est devenu un « writer », quand des photographes, des documentaristes, des journalistes, des travailleurs sociaux et d’autres variétés de vampires se sont jetés sur les gamins en question qu’on a cessé de peindre pour communiquer. Et aussi que des médias dédiés ont été créés.

      C’est comme ça qu’on en est arrivé à « peindre pour la photo/vidéo ». Le public s’étant élargi, la scène s’étant étendue au monde entier, l’action ne se suffit plus à elle même : il faut désormais rendre compte.

      Mais quand on peint pour la photo ou pour la vidéo on modifie presque sans y penser sa façon de travailler et sa façon de chercher de nouvelles idées. Ajoutons-y la question de la publication et on a un champ, sinon vierge au moins immense, qui s’ouvre à nous. Et surtout la possibilité d’expérimenter « en live ».

      Permets-moi aussi de te rappeler que cette vidéo, comme chacun de tes graffs ou des miens, n’a un intérêt que quand elle est vue dans une continuité. J’ai cité dans un autre commentaires quelques autres explorations de l’effacement de graffitis et cette vidéo est simplement une autre étape dans cette exploration, une façon de regarder de l’autre côté. Rien de plus. La vidéo, ici, est utilisée comme un moyen de donner corps à une idée. Comme… un brouillon, si tu veux, ou une maquette.

      « Faire des vidéos de ses actions et faire des actions pour des vidéos », tu dis ? Je ne pense pas que les deux soient exclusifs. Ayant moi-même beaucoup « agis », je suis rarement impressionné par les « actions filmées » que je vois. Wholecar à plein ? Fait. Découpe de barreaux à la scie à métaux ? Fait. Ouverture de trappe ? Fait. Poursuite en tunnel ? Fait. Backjumps ? Fait. Punitions au baranne ? Fait. Escalade ? Fait. Et ainsi de suite… par contre, certaines « actions pour la vidéo » m’intéressent plus car elles permettent souvent à leurs auteurs de dévier de la tradition. Ça ne veux pas dire que cette vidéo est une révolution — et ça m’étonnerai fort que les PAL la voient comme telle — mais je la trouve intéressante.

      • Capdorigine le

        On tente le parallèle avec les vidéos porno Papa ou pas?

        • Papa le

          Ou pas.

      • voyageur le

        Je suis completement d´accord, spécialement avec les paragraphes 2 et 3.
        Tout au debut je faisais du graffiti uniquement pour moi, spontanement, dans ma rue ou mon quartier sans accorder aucune importance a l´opinion et/ou la critique des autres. Puis je prenais les photos de mes trucs au photo-jetable et c´est lorsque j´ai veritablement decouvert ensuite tout le « mouvement » qu´il y avait autour de cela, avec les boutiques, les magazines et les videos tout d´abord puis une nouvelle fois avec l´explosion de l´internet que j´en suis peu a peu venu a me soucier de comment mes grafs allaient etre vus, qu´ils fassent le moins moche et le plus conventionnel possible, et du coup cela réduit selon moi, en tout cas de mon expérience propre a ce sujet, le coté innovateur qui incite a faire de nouvelles experiences. J´ai comme l´impression d´en etre arrivé a faire du graffii non plus pour moi, mais pour les autres. L´important n´etant plus de prendre mes photos mais de voir si je les retrouve ici ou la sur internet. Je pense que le graffiti, c´est comme la vie en general : au debut, c´est pour soi, au milieu c´est pour les autres et a la fin ca redevient pour soi.

        • Capdorigine le

          La « douce » expérience du vivre ensemble.

    • tido le

      Moi je suis d’accord avec DN. Par contre se ne sont pas les PAL qui sont dans cette course a l’innovation filmé mais plutot Risote, il suffit de voir l’historique de ses video et de ses styles, en fait il le dit lui meme dans son interwiew, « il faut tout essayer ect,, »

      En fait il y a deux visions de l’art ou du graffiti qui s’affronte.

      1/ Soit c’est de l’art ou sa a de la valeur, parce que l’oeuvre, fait réagir, ne laisse pas indiffèrent, fait parler.

      2/ Soit c’est de l’art ou sa a de la valeur, parce que l’oeuvre, est la création personnel élaboré d’un univers propre a l’artiste (cad entre autre avoir son style et le faire évoluer tout en le gardant dans le temps )

      Cette vidéo ce place dans la catégorie 1/, sa n’empêche qu’elle pause des questions intéressantes, et que je pense que la plupart des pal (pas tous) sont en catégories 2/ et que même les catégorie 1/ sont de bon writers, sauf que pour ma part je préférerais toujours un mec qui développe un style ou crai un monde a lui sur plusieurs années avec tout autour des variantes qui en font une oeuvre complete que les mec qui font parler au coup par coup sans développé de style ou d’ univers.

      Après l’un n’empêche pas l’autre, mais peut sont au niveaux pour mélanger les deux catégories et apparemment ceux qui le sont, n’e sont pas forcement intéresser par la démarche,,,

      • DN le

        Je vais finir l’année avec une note positive, voilà tu as aussi compris la différence entre un artiste et un communicant parce qu’au final soit tu créais sincèrement soit tu fais de la communication (pour le faire penser ?) :  » La communication c’est de l’art ou le degré zéro de l’art ». On nous applique ici la stratégie marketing de l’outsider associé à un tabassage médiatique… je pense qu’aujourd’hui tout le monde peut se prétendre artiste (grâce notamment au réseaux sociaux, aux phénomène de cour et à l’accessibilité des outils) MAIS que ça doit obligatoirement passer par la communication vu que c’est aujourd’hui la diffusion qui fait la valeur de l’oeuvre et non l’inverse. J’ai la faiblesse de penser le contraire, qu’on peut essayer de faire les deux, d’une qualité équivalente, ne serait-ce que pour éviter de sucer des bites, mais que c’est beaucoup beaucoup plus lent et compliqué. Ne pas oublier que comme en politique, les messages qui unifient sont souvent premier degré et fédérateurs (le premier degré, les postures débiles, le délire, la fête, le n’importe quoi…) c’est pour ça qu’on a tous le droit de dire que c’est facile, un peu trop léger, ne serait-ce que pour rencontrer d’autres personnes qui pensent comme nous, la force du groupe toujours ! Et pour reconnaître un artiste c’est assez facile, c’est pas le spécialiste du double je mais bien souvent celui qui se noie dans la matière donc dans son verre de bière 😉

  15. marcelle le

    par-contre le coup de mon rideau… la pizza… je ne suis pas d’accord…

    • bitcheez! le

      Le PALisme a encore frappé et c’est tombé sur ton store, pas de bol. Et la destruction de ce magnifique trompe l’œil! nul! Je préférais quand saeyo faisait ses graff psychédélique sur store. Yo!

  16. NASENBLUTEN le

    Change pas de main sa vient la … PAL 4EVER

  17. Mallus le

    Content en tout cas de voir que pour une fois les gens ne s’insultent pas dans les commentaires sous une video des PAL.

    • DN le

      J’ai l’impression que les PAL sont un peu le Dieudonné/Soral du graffiti, une sorte de limite entre la pratique et la bienséance, la figure de proue est l’ignorant style des UV qu’on ne peut pas trop charger; déjà ça se fait sur train,que là tout le monde valide la street-credibilité et parce que c’est censé être un hommage aux pionniers même si pour moi ça ne conduit pas à se dépasser… bien que Picasso ait fait la même chose (faire semblant de ne pas savoir peindre) donc le temps nous le dira même si je pense qu’évoluer autrement pour eux ce serait comme trahir (combien resteraient en retrait dans un positionnement classique ?). On ne peut pas leur reprocher de ne pas s’investir, être sincère ou passionné… donc on se rabat sur les pantins (consanguins ?) et il faudrait plutôt se poser à leur croisement pour savoir/comprendre ce que ça implique comme antagonisme ou enjeux : old-school & newbies, hip-hop & graffiti, graffiti & street-art, graffiti & beaux-arts, parisiens & banlieusards, parisiens & provinciaux, style & empreinte, sens & non-sens, construction & destruction, morts & vivants, reconnaissance & affichage, fame & activisme, etc. C’est un peu les 1995 du rap, gentillet, propre et tellement ennuyeux…

      • C4EST MOI ZORRO le

        Amen.
        Incohérent au possible, « les Dieudonné/Soral du graffiti »… n’importe quoi ! Et puis finalement, « les 1995 du rap. »
        Débile, revois ton torchon.

        • DN le

          Ne pas confondre l’absurde et le débile ça n’a rien à voir. Je disais le Dieudonné du graffiti comme j’aurais pu dire Zemmour ou Cantat parce qu’apparemment il faut être pour ou contre et à la fin je donnais mon avis en disant que l’imagerie du groupe est trop lisse et gentillet pour mériter une quelconque attention à leurs productions qui tiennent plus du psychédélisme des années 70 que du Hip-Hop de 1996, la meilleure année pour moi…. Ce n’est qu’un avis et toi tu en penses quoi puisque tu n’es ni d’accord, ni bienveillant ?

  18. voyageur le

    Concept interessant, bonnes images video, music envoutante, dans l’ensemble je trouve cela agreable a regarder. Et ca change en tout cas des X nouvelles videos chaque mois de backjump, interail et compagnie.

  19. On voit que le week end a été pluvieux. Les discussions sont de plus en plus étoffées ici, c’est agréable je trouve. Il faudra peut être un créer un forum un jour. Au final, on partage tous la même passion.

    Personnellement, je pense que plus un graffiti coloriste se détache de son alias, plus les couleurs s’expriment, plus la ville s’embellit. Je ne suis pas convaincu que le vandalisme soit indispensable.en tout cas que le vandalisme peut être civilisé. Il y a tellement de devantures en décrépitude, de murs moches et gris, de panneaux de chantier, de bâtiments abandonnés dans n’importe quelle ville, que celui qui cherche un endroit pour créer son truc peut le faire avec un minimum de réflexion, de civisme même au centre ville. ( bref, je m’égare)

    Au sujet de la vidéo, ça m’a plu. Ils font le taf, cherche, innove, improvise, expérimente. Ça me plaît. Faire de la vidéo de qualité et non soporifique lorsque on montre des gens de dos, concentrés sur leurs peintures et parfois silencieux n’est pas si évident.
    Que ceux qui créent des vidéos nous montre les leurs. Je serais ravi de montrer les miennes. ( notamment « DN » puisque il en a parlé longuement ) et que nous en discutions.
    Cordialement.

    • DN le

      Moi c’est compliqué, presque autant que mes posts, je suis plus dans la vidéo sensorielle/expérimentale donc plus trop en phase avec le monde du graffiti MAIS tu as quand même sûrement déjà vu des trucs à moi sans savoir que j’étais devant et/ou derrière la caméra, ça intéresse personne de savoir ce que je fais puisque c’est essentiellement pour les autres. Je suis plus à la recherche de la pertinence, du sens, du message, de la démarche donc c’est le travail d’une vie. Je finis des cycles en ce moment justement et si je décide de sortir mes trucs t’inquiètes que t’en entendras parler tellement ils sont barrés ;).

    • DN le

      Mais je suis dispo si tu veux en parler ou soumettre les tiennes à mon esprit critique… tout est bon pour l’émulation.

  20. Salut Dn,

    merci d’avoir rep. Tu te mouilles pas trop c’est dommage.
    Voici ma page vimeo: tu constateras que je me détache de plus en plus du graffiti mais bon. Les vidéos pur graffiti sont les plus anciennes. Je posterai une nvlle vidéo avec un peu de graff la semaine pro.
    http://vimeo.com/user1803883

    Toutes les critiques sont les bienvenus.
    Bon week end.

  21. DN le

    Je me mouille trop au contraire… je préfère qu’on se rencontre pour en parler, la démarche et le langage non verbal sont au moins aussi important que le reste. Balance ton mail qu’on puisse en parler de visu.

  22. n'importe qui ou quoi le

    Freddy cougar c’est le type qui passe des heures à sueveiller les moindres commentaires de ce site. le mec doit avoir une vie passionnante…
    j’ai même pas pris la peine de lire les romande vos commentaires, c’est perte de temps.
    sinon la vidéo je l’ai vue… et pas envie de donner mon avis sur rizote… perte de temps…

    • Capdorigine le

      T’es pas très original toi. L’éternel couplet du « j’ai pas l’temps d’lire » sous-entendu j’suis trop un ouf j’enlève jamais mon doigt du cap je taggue h24. Fanfaron va.