Interview Boris – Hasta La Victoria Siempre

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Boris alias Good Guy Boris, créateur du blog et de la marque éponyme The Grifters s'apprête à présenter sa première exposition solo à Paris, après quelques démêlées judiciaires qui l'ont conduit en détention provisoire pendant 4 mois. Le magazine allemand Juice s'est entretenu avec l'artiste alors qu'il franchissait le seuil de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis.

« Au début, quand je suis sorti, j'étais vraiment sous le choc. Mais je suis heureux de voir les visages de ceux qui m'ont attendu à l'extérieur. Je n'étais pas enfermé pour toujours, j'y suis resté 4 mois au final, mais être en détention et être libre, ce sont deux vies complètement différentes. Maintenant, il va me falloir quelques jours pour reprendre une vie normale : nourriture décente, des projets encore et la routine. »

« Pour faire court, la justice parisienne simple d'esprit soutient que je suis le Don Corleone du graffiti et que The Grifters est une antenne de la mafia. Contrairement à tout principe constitutionnel, j'ai été placé en détention provisoire avant même qu'un chef d'inculpation soit prononcé. Je l'attends encore. Durant mon séjour à l'ombre j'ai compris que ce genre de détention était une spécificité bien française, elle peut durer jusqu'à 2 ans […] Les détenus, comme les gardes que j'ai côtoyés à l'intérieur ne comprenaient vraiment pas ce que je faisais là. »

« Passer du temps en prison n'est vraiment pas une chose agréable. En Juillet, il a fait une chaleur infernale mais heureusement que l'été parisien n'est pas comme celui en Bulgarie. Le problème majeur est de partager une cellule de 9m2 pendant 22heures par jour avec un compagnon de cellule. Il y a d'énormes diversités culturelles, religieuses et sociales entre détenus qui peuvent conduire au conflit, c'était à se demander si cela n'amusait pas les gardes. […] J'ai utilisé le temps passé derrière les barreaux pour lire et pour faire beaucoup de sport avec les autres prisonniers. »

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« Les visites et les communications téléphoniques étaient strictement interdites. Durant la détention provisoire on ne peut pas cacheter les lettres afin qu'elles puissent être lues et copiées par le personnel de la prison et, le cas échéant, par le juge d'instruction. […] Écrire et recevoir des lettres m'ont fait passer les moments les plus agréables en prison , par conséquent, je remercie ceux qui m'ont écrit. »

L'intégralité de l'interview est à lire en allemand ici.

9 commentaires

  1. Bonjour à tous,

    Je n’ai rien contre lui mais sérieusement faire du graffiti aujourd’hui: c’est porter des New Balance ou Air Max, une t-shirt North Face, s’entourer de graffeurs notoires (Horfee, Utah, Ether, Taps, Mozes, Cokney, 1up, etc), faire quelques actions nocturnes en se montrant avec des vidéos sur Internet? Je reste perplexe… cependant, je lui souhaite d’être heureux et que son exposition soit une réussite.

    Même si tout reste subjectif, j’ai du mal à percevoir son talent. Pardonnez moi.

    Peace & love.

  2. Thomas Vergara le

    je ne suis pas d’accord. Ok, il est hyper médiatisé et très présent sur le web. Mais il a une démarche assez unique, comme le simple fait d’être le premier à se filmer sans cagoule, sans floutage. QUI, en voyant ses espèces de « punchlines » peintes n’importe comment sur les stores, ne dit pas « Ça, c’est BORIS ».

    Techniquement parlant, il ne casse pas des briques (et encore, je suis sûr qu’il est capable de faire des pièces qui tabassent). Il fait pas des wild style de ouf avec des persos ultra-réalistes, mais est-ce que c’est vraiment ça le but du graffiti? Le mec a l’air de s’éclater, il a l’air de vivre pleins de choses dingues, et il a l’air bien plus heureux que tout les abrutis qui peignent des portraits de rappeur dans le même terrain chaque semaine, pour avoir leur petite photo à poster sur leur facebook, puis l’envoyer à Graffbombz.

    • -« le simple fait d’être le premier à se filmer sans cagoule, sans floutage »

      style wars-1983

      • haha bien vu l’ami.

        • Thomas Vergara le

          n’importe quoi, comparer l’époque et le contexte dans lequel a été tourné Style Wars, il y a plus de 30 ans, et les vidéos d’aujourdhui, c’est juste stupide.

          Il n’y a pas du tout les mêmes moyens de répression et le graffiti n’était pas mondialement populaire. T’as fais rire « yes we can », c’est cool, mais ton argument ne tient pas la route.

  3. Thomas Vergara le

    Ah, et je ne vois pas ce que les Air Max, les New Balance et les t-shirt North Face viennent faire là dedans….

  4. pere caca is back le

    ba alors on découvre et critique les règles. tu t’es cru en Tchecoslovaquie ? Tes potes cokné et compagnie t’on pas prévenus ? Pourtant ils jacqutent pas mal en général.. Tu as voulu profiter du système en vendant des cagoules aux toys ? t’as voulu faire du blé avec une le graffiti ? Bien tu as perdu.. ta virginité.. AHAHAHAH, c’est con ca, venant du mec dont l’action la plus interessante était une élévation « i just had sex »

  5. AkrU le

    Ahah le mec essaye de crédibiliser Boris en disant qu’il ne met pas de cagoule, t’a tout compris a l’envers toi mon pauvre!

  6. Thomas Vergara le

    développe ton argument, ça m’intéresse