Zalez – West is yours

Zalez - West is yours-511

Le nom Zalez est constitué des initiales de Zone Agréée Libertaire Éduquée à Zapper, un groupe formé par des artistes qui investissaient les rues de Toulouse de manière sauvage pour des expositions et happenings durant les années 2000.

Depuis, c'est un artiste pochoiriste toulousain qui a repris le flambeau en solo.

Dans cette vidéo il ponctue son road trip de Los Angeles à San Diego avec des collages et des pochoirs.

« Depuis 2010, il débute un travail en couleur dans lequel, il pousse jusqu'à l extrême le pochoir avec différents calques. Travail dans lequel l'éclat de la beauté suspend parfois le mouvement du désir en le comblant dans les yeux. Et la peinture tente de saisir ce moment extrême, elle essaie de rivaliser avec la nature, non pas par une imitation parfaite, mais par la création d'un état visuel équivalent à un état réel pareillement efficace. »

7 commentaires

  1. Capdorigine le

    Qui écrit des conneries pareilles…dans toutes les expos c’est vraiment la br**lette suprême question pavés rédactionnels. Street-art ou graffiti, faut vraiment qu’les gens ratterrissent sur terre.

    • Papa le

      Ce n’est que du marketing, destiné à un public qui n’a ni la capacité ni la volonté de voir à travers l’écran de fumée.

      Les « artistes » que j’ai eu la chance de connaître voient en général ça comme un passage obligé, une connerie qui fait partie du folklore des galeries, mais ils on rarement une vision aussi prétentieuse de leur « travail ».

      Le truc, c’est que ça établit un certain « personnage », un « produit », qu’il va falloir maintenir d’une manière ou d’une autre et ce blabla merdique fait hélas partie des outils qui sont utilisés par les artistes et leurs macs. Au même titre que le look ou le vocabulaire… tout est bon pour définir et faire sortir du lot la moindre connerie : le cuir taché de peinture, le chapeau et le foulard en nylon, le déguisement de prisonnier, le vrai-faux accent américain, les détails biographiques émouvants.

      Rien de tout ça ne me surprend particulièrement mais qu’est-ce que ça me fout en rogne.

      Le détail emmerdant, c’est que le Graff est loin d’être la pépite de pureté qu’on serait trop tenté d’opposer à la fange du « street art ». Nous aussi nous développons des avatars de circonstance, nous aussi nous jouons au jeu de la rumeur et de la prétention, nous aussi nous tentons de créer notre marque et de la vendre… Qui n’a jamais usé de sa très superficielle notoriété pour grapiller un plan à Zagreb ou à Lisbonne ?

      Je dirai que, sur le fond, il n’y a pas de grandes différences.

      Pour en revenir au texte en question, c’est en général l’agent ou le galeriste qui l’écrit et on ne peux pas lui en vouloir d’essayer d’embellir la réalité pour vendre ses croûtes : le truc de monsieur/madame, c’est le business, pas l’honnêteté.

      • Capdorigine le

        Oui je sais bien, mais diantre quelle fausseté.

  2. freddy krueger le

     » nous aussi nous tentons de créer notre marque et de la vendre… »
    non justement j’ai rien a vendre, le graffiti est censé être gratuit et anonyme et c’est la toute la différence entre les « artistes »(street ou pas) et les rares graffeurs qui continuent a faire ça de manière désintéressé.
    « Qui n’a jamais usé de sa très superficielle notoriété pour grapiller un plan à Zagreb ou à Lisbonne ? »
    pareil jamais, et je ne pense pas que ma « notoriété » si on peut appeler ça comme ça me permette de grappiller quoi que ce soit a part des miettes, que je laisse volontiers aux crevards de tout bords qui pullulent dans ce milieu en espérant qu’ils s’étouffent avec.
    « Je dirai que, sur le fond, il n’y a pas de grandes différences. »
    je vois pas comment tu peux en arriver a une telle conclusion…surtout après avoir si bien analysé la fourberie de ces gens la, c’est bizarre de vouloir « nous » mettre dans le même sac juste après…

    • Papa le

      > non justement j’ai rien a vendre, le graffiti est censé être gratuit et anonyme et c’est la toute la différence entre les « artistes »(street ou pas) et les rares graffeurs qui continuent a faire ça de manière désintéressé.

      Gratte un peu.

      Ton blaze, c’est ta marque. L’histoire de ton blaze, c’est ce qui te précède quand tu arrives dans un terrain, quand tu rencontres un autre Graffeur : on te jauge à l’aune de cette histoire. Ce que tu as fait, avec qui, où, comment… tout ça, c’est ton histoire. En progressant dans ton style, en tapant plus de trains, en te battant… tu ajoutes des chapitres et tu précises ton personnage. Ça ne veut pas dire que tu es un escroc et que tu ne fais tout ça que pour l’argent. Ça ne veut pas non-plus dire que tu es un bidon et que tu ne vaux pas mieux que ton histoire foireuse. Ça veut juste dire que tu es un être humain et que tu fonctionne selon le même modèle que tous les autres, consciemment ou pas.

      Pour toi, c’est inconscient et tu n’investis pas grand-chose sur ce plan. Mais pour plein d’autres, ça représente un réel investissement : ils ont des ambitions que ni toi ni moi n’avons.

      > pareil jamais, et je ne pense pas que ma « notoriété » si on peut appeler ça comme ça me permette de grappiller quoi que ce soit a part des miettes, que je laisse volontiers aux crevards de tout bords qui pullulent dans ce milieu en espérant qu’ils s’étouffent avec.

      Heureusement, il y a très peu de place dans la pratique réelle du Graff pour ce genre de foutaises : on peint, on peint, on se fait serrer, on change de blaze, on re-peint, on s’embrouille… notre histoire s’écrit d’elle-même, d’une certaine façon. Le blabla merdique dont on parle ne s’entend ni dans les terrains et les dépôts, ni dans les shops, ni dans les soirées. Non. Cette merde codifiée est réservée à un usage bien spécifique dans un contexte bien spécifique : faire prendre des vessies (toiles nulles faites à la chaîne par des bouffons) pour des lanternes à des gogos professionnels.

      Tu n’es pas dans ce contexte donc tu n’as pas à jouer à ce jeu de con. Moi, ces vomissures verbales me font bien marrer et je soupçonne fortement AC de les publier avec la langue dans la joue, comme disent les Américains.

      > je vois pas comment tu peux en arriver a une telle conclusion…surtout après avoir si bien analysé la fourberie de ces gens la, c’est bizarre de vouloir « nous » mettre dans le même sac juste après…

      Appelle-ça l’expérience. Ou l’amertume. Ça fait plus de 20 ans que je suis dans le Graff et j’ai eu le temps d’observer mes condisciples (moi inclus).

      • freddy krueger le

        « Ton blaze, c’est ta marque. »
        je vois pas les choses comme ça, une marque pour moi c’est négatif, c’est un produit créer pour être vendu, mon blaze c’est juste moi et je ne suis pas a vendre.

        « L’histoire de ton blaze, c’est ce qui te précède quand tu arrives dans un terrain, quand tu rencontres un autre Graffeur : on te jauge à l’aune de cette histoire. Ce que tu as fait, avec qui, où, comment… tout ça, c’est ton histoire. En progressant dans ton style, en tapant plus de trains, en te battant… tu ajoutes des chapitres et tu précises ton personnage. »
        la dessus on est d’accord.

        « Ça ne veut pas dire que tu es un escroc et que tu ne fais tout ça que pour l’argent. »
        je ne fais pas DU TOUT ça pour l’argent, par contre ça me coute très cher…

         » Ça ne veut pas non-plus dire que tu es un bidon et que tu ne vaux pas mieux que ton histoire foireuse. Ça veut juste dire que tu es un être humain et que tu fonctionne selon le même modèle que tous les autres, consciemment ou pas. »
        pour beaucoup si, pour moi sans aller jusqu’a me traiter de bidon le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai une histoire plus que foireuse, et cette histoire m’a amené a fonctionner radicalement différemment de la plupart des gens justement, consciemment.

        « Cette merde codifiée est réservée à un usage bien spécifique dans un contexte bien spécifique : faire prendre des vessies (toiles nulles faites à la chaîne par des bouffons) pour des lanternes à des gogos professionnels. »
        bien dit, le pire c’est que ça marche !

        « Appelle-ça l’expérience. Ou l’amertume. Ça fait plus de 20 ans que je suis dans le Graff et j’ai eu le temps d’observer mes condisciples (moi inclus). »
        en y réfléchissant bien t’as raison, la plupart des graffeurs sont aussi opportunistes et putrescibles que les street-artistes, et même pire parce qu’en plus la plupart n’assument pas d’être des vendus, pour rester poli.
        le truc c’est que je suis resté bloqué dans les années 90 et j’ai encore tendance a vouloir défendre naïvement un graffiti qui n’existe plus…

        • Papa le

          > et j’ai encore tendance a vouloir défendre naïvement un graffiti qui n’existe plus…

          Moi aussi je suis un gars du tout début des années 90 et même si j’éprouve une certaine nostalgie en pensant à tout ça je reste capable de me souvenir de ces grands noms de la décennie précédente qui vivaient comme les bouffons d’aujourd’hui : expos, galeries, show business, fric, couverture médiatique… avec les mêmes croûtes et les mêmes phases. Et aussi la génération d’après qui a commencé à percé dans les circuits de la rive gauche au tournant du siècle…

          Et il y en a eu un paquet d’autres avant eux… à Londres quelques années avant le boum parisien des early 90s, à NYC au moins 3 ou 4 fois depuis le début des années 70.

          Tout le temps les mêmes « techniques et codes du Graff » systématiquement « détournés » de la même manière et en référençant les mêmes artistes contemporains et en usant du même baratin fatigué.

          Des Graffeurs honnêtes ? Il y en a plein, et même des que tu n’aimes pas pour cause de style chelou. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’un Graff, le gars qui l’a réalisé et même son « histoire » dont je parlais plus haut ne valent RIEN quand il s’agit de convertir tout ça en euros. Pour pouvoir effectuer la conversion il faut déguiser le gars, adapter ses Graffs à un support vendable et surtout, surtout, gonfler et déformer son « histoire » car c’est surtout ça que les bobos et les mairies achètent.

          L’histoire qui te précède dans le terrain, elle passe vite au second plan au profit de l’action, de l’échange, de la peinture. Mais cette histoire, c’est tout ce que la plupart des apprenti artistes qui hantent les allées du pouvoir ont à offrir. Leurs tentatives de produire de l’art sont au mieux pitoyables et leur impact sur l’histoire de l’art est au mieux nul, à l’image de leur cote… si il n’y avait pas la magie des mots et des flûtes de champagne.

          Le Graff et ceux qui le pratiquent ont toujours été à vendre. C’est à peu près supportable quand l’offre est plus forte que la demande mais quand la tendance s’inverse… ça fait méga chier.