Interview Wane COD

Interview Wane COD-511

Lectrics s'est entretenu avec Wane COD alias Hims, un writer qui a débuté au milieu des années 80 dans les dépôts de métros new-yorkais et qui n'a jamais raccroché les gants. Quelques extraits.

« J'ai fait ma première pièce en 1983 sur un mur proche de chez moi, dans le Bronx. Un an plus tard j'ai fait mes premiers métros sur les lignes 2 et 5. Des années auparavant j'écrivais et j'étais déjà devenu fan de graffiti en voyant les rames passer. Au Nord du Bronx là où j'habitais, les métros étaient aériens et tu pouvais les voir partout. Je passais mon temps à les regarder parce qu'il étaient couverts de graffiti. La 2 et la 5 étaient mes préférées parce qu'elles m'emmenaient à l'école tous les jours, du coup je pouvais y voir mon nom. J'aimais bien peindre la 1 également parce qu'elle circulait sur Manhattan. Et puis à l'époque où je la peignais, c'est à dire en 85-86, elle était connue pour être peinte par les meilleurs stylewriters. Une autre raison pour laquelle j'adorais peindre la 1 est que j'ai pu voir d'excellents writers peindre devant moi. Le meilleur spot était entre la 137 et la 145ème rue, c'était sous-terre donc peut importe que tu y ailles de jour ou de nuit, tu pouvais voir des writers peindre les rames. J'ai vu Case2 TFP, Jon 156, West FC, Sak MBT, Poem UA, Doc Tc5, Web Tc5 et pleins d'autre, peindre là-bas et ce bien avant que je sache quoi faire avec une bombe dans ma main. »

« C'est Dero qui m'a appris les lettres. J'ai aussi pioché dans le style des FBA et FC quand je suis entré dans leur crew. Leurs styles dérivaient des styles des TC-5. Comme je peignais de plus en plus, j'ai commencé à y mettre ma touche. »

« J'ai ralenti en 89. Des writers comme Ven, Reas, Ghost, Ja et Ket ont continué de mener une guerre contre la MTA pour conserver le graffiti en vie. Quelques unes des meilleures pièces sur métro ont été réalisées vers la fin de la ligne M du réseau BMT. Si je me rappelle bien, la plupart des autres lignes étaient nettoyées à ce moment là. Pour moi, c'était comme une renaissance en 1990, on s'est remis à peindre à fond. Le système New-yorkais est tellement grand que tu peux toujours trouver un spot où il n'y a pas de sécurité pour peindre. Ils ne peuvent pas surveiller tous les métros 24 heures sur 24. Le truc qui était diffèrent dans les années 90 c'est que la MTA ne faisait jamais circuler les trains qui étaient peints. Ils prenaient des photos des pièces pour leurs dossiers et s'ils te choppaient, ils t'avaient pour de bon. Ils nettoyaient le train juste après. Seulement quelques irréductibles continuaient à peindre durant cette période de nettoyage des trains mais de nombreux européens ont commencé à venir peindre le métro pour garder ce rêve bien vivant. C'était une bonne période. »

L'interview est à lire dans son intégralité ici.

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