22 commentaires

  1. papa le

    Ha ! Si seulement nous avions pensé à nous filmer pendant nos sessions collages des années 90… Mais il n’y avait ni WWW ni réseaux sociaux à l’époque, et seule comptait l’expérience vécue. Faire ne suffit plus, il faut rendre compte de ce que l’on a fait, désormais, et une seule « œuvre » d’aujourd’hui a plus de rayonnement que 100 « œuvres » d’hier.

    • rabla le

      c’est bon les « c’etait mieux avant » sa suffit au bout d’un moment eheoeheo tfasson jvis dans le futur jmen bat les steaks

  2. Oldtimer le

    Je confirme ta pensée « papa », j’ai pratiqué les années 90 ou nous bossions pour 2 raisons : notre plaisir et faire chier les autres, mais en aucun cas pour la fame ou le bizness. C’est assez déroutant de voir que 20 ans plus tard, les gars posent leur tags sur du papier, qui finira collé sur mur de nuit, le tout sponsorisé par un dealer de de feutre. Etrange époque ou tout le monde veux exister sans se bouger le cul.

    • Valentin Nebout le

      Ca peut être, à mon avis, le revers de la médaille d’internet.
      La visibilité, les cyber médias, ont ajouté le principe de la reconnaissance à la pratique du graffitti. Là où il y avait surtout le plaisir de peindre autrefois, aujourd’hui les nouvelles technologies ont amené les graffeurs à rechercher la reconnaissance autant que le plaisir de peindre.
      Aujourd’hui beaucoup de jeunes peignent autant pour la photo que pour la peinture,.
      Le graff était une véritable contre-culture, dite marginale, et elle est devenue une culture à part entière. Comme le rap. Le marginal est devenu une norme.

      • papa le

        Le besoin de reconnaissance a toujours existé. C’était d’accéder à cette reconnaissance qui était relativement difficile.

        Localement, il fallait peindre beaucoup et bien sans se faire marcher sur les pieds. Globalement, il fallait voyager et/ou envoyer des photos à des boîtes postales. Il y a toujours eu des abus et des réputations mal acquises grâce au prisme des magazines/livres/vidéos de Graff mais avant l’explosion des blogs et des réseaux sociaux tout ça était plus ou moins filtré car centralisé. Maintenant que les moyens de communication sont à la portée de tous il ne se passe pas un jour sans qu’un type poste une nouvelle vidéo de 4 minutes de lui et ses potes en train de faire ci ou ça ou qu’une paire de nichons décorée au Posca se retrouve partout sur tumblr.

        Overdose.

        • FourKick le

          Je ne suis pas du tout d’accord.
          Déjà le travail d’Hopare est superbe, donc le « sans se bouger le cul » le mec il a atteint un certains niveau déjà, vous devez être « vieux » pour réfléchir comme ça.
          Et justement, moi que ce soit filmer ça me fait rêver et ça motive à aller faire des collages.
          Les sponsors, bordel que je voudrais être sponsorisé par Posca.
          Ah ça c’est sur j’irai pas voler les bombes ou marqueurs en mode gangsta tavu jsuis un vrai wallah, c’est pas mon délire.
          Les gars (désolé si il y a une femme dans les commentaires) exister sans se bouger le cul, non, je trouve ça super malin moi 😉
          Il joint l’utile à l’agréable. C’est tout, vous avez été peut être trop « bête » à l’époque
          (les réponses, la fame c’pour les pédés, c’était mieux avant, sans façon. C’est pas intéressant.)

  3. papa le

    @FourKick, non, tu *trouves* le « travail » d’HOPARE superbe et tu n’es probablement pas le seul. Mais le sujet c’est l’auto-médiatisation, pas le talent.

    Mon délire à moi, c’était de roder des dépôts, de peindre des trains et de jouer au chat et à la souris avec la SUGE et la ferro. Quand les seules bombes qui marchaient vraiment étaient à 50 F minimum il n’y avait pas vraiment le choix : à 8 AUTO-K le panel et à une moyenne de 15 panels par mois il aurait fallu que je casque aux alentours de 6000 F par mois (à peu près l’équivalent de mon premier salaire d’ailleurs) pour mon passe-temps favori. Sans compter les pellicules, les caps, les books, les développements… C’est pas pour faire « gangsta tavu jsuis un vrai wallah » que je volais mes bombes ou mes fringues ou que je sautais les tourniquets : c’est parce qu’il n’y avait juste pas d’autres moyens à ma portée pour accéder à la reconnaissance. Une reconnaissance qui n’est jamais venue, soi dit en passant. Il fut une époque où c’était la norme, oui, même si tu trouves que ça fait vieux de dire ça à l’époque de tumblr et des Montanas à 3,75 €.

    Le Graff a changé, oui. Les styles d’antan ne me manquent pas mais clairement, les vidéos comme celle-là me rendent nostalgique. Les Graffeurs semblent avoir perdu toute fierté au profit d’un ego boursouflé par les likes et les chèques d’amateurs d’art.

    • Valentin Nebout le

      Oui, on parlait de la reconnaissance qui autrefois n’était possible que si on travaillait bien la rue et qu’on faisait ses armes, et aujourd’hui la reconnaissance est cent fois plus rapide grâce à internet. On peut être reconnu comme street artist sans forcément avoir fait ses armes dans la rue.
      Soit dit en passant, je ne juge pas mais essaye de comprendre l’évolution de ce mouvement.
      Le web est un nouveau paramètre qui a enlevé un peu de rue à cette pratique. Heureusement, il y en a encore pour qui le vrai plaisir est le pschit de la bombe et l’adrénaline.

      • FourKick le

        @Papa,

        Je comprend mieux ton point de vue maintenant. Je ne peux pas comprendre ce que c’était puisqu’en effet, je choppe mes Montana à 3.50€, désolé d’avoir été quelque peu agressif ahah
        Après je partage ton plaisir de se balader dans des dépôts/usine ou autre maisons, puisque je partage la même passion pour aller peindre.
        Mais je ne sais pas si c’est l’égo qui rentre en jeu, je pense plus que c’est la génération actuelle qui veut ça comme l’époque d’avant avait ses codes. Je comprend cette génération puisque j’y prend part et j’en fais parti mais surement que dans dix ans je pigerai que dalle au délire de demain.

  4. GaPe le

    Assez d’accord avec Four Kick. Le truc c’est qu’avec Internet ça très vite d’ici 15 jours cette vidéo aura déjà pris le chemin des archives. Ça me fait penser à la vidéo limitless de Sofles déjà partie loin elle aussi… le taf est colossal mais ramené au même niveau que les centaines de vidéos postées en une année, format oblige.

    C’est un blog donc ça fluctue obligatoirement après j’trouve les publications assez variées et contrairement à la presse, sur internet au moins on peut donner son avis.

    • Valentin Nebout le

      Plus il y a de vidéos, plus elles peuvent perdre de leur substance. Comme vous dîtes, ça part aux archives. Ce que j’apprécie avec internet, comme vous Gape, c’est le fait de pouvoir parler graffitti en laissant de côté les querelles et autres bisbilles liées au graffitti.
      Je trouve que all city donne un éventail du graffitti assez large, qui permet à plein de gens différents d’échanger, chose qui n’était pas forcément facile lorsque internet n’existait pas.

  5. Buller le

    Talent ou pas cette vidéo pue la merde c’est tout

  6. Capdorigine le

    En fait c’est devenu un mix entre BPM, Libération et Ekosystem ici?

    • pour une fois que le débat s’élève un peu ici, on ne va pas s’en plaindre…

    • Valentin Nebout le

      « Libération »? Si c’était le cas je n’y fouterai pas un oeil.
      Ici c’est internet, pourquoi vouloir discréditer le boulot de All city, assez exhaustif soit dit en passant.

      • FourKick le

        Here comes the troll. Bien joué.

        • Valentin Nebout le

          Je n’irai pas jusqu’à dire « troll », je trouve le terme un peu désuet et utilisé à outrance par les blogs politiques, en revanche c’est peut-être quelqu’un qui était profondément attaché à ce que pouvait être le graffitti avant internet, son essence et sa clandestinité. Ce que je peux comprendre d’un côté.
          M’est avis que c’est plus un sursaut d’humeur qu’une réelle volonté d’insulter les gens.

  7. capdorigine le

    Je n’insulte personne, je dis juste qu’il y a beaucoup plus de commentaires qu’avant sur ce blog, et à priori(si j’en juge par les contenus de ceux-ci) de personnes « étrangères » au graffiti. Le ton est différent, les préoccupations aussi, que sur les forums habituels. Après « troll » j’ai dû aller regarder la définition car même si je lis ce mot depuis des années, je ne savais au final pas ce qu’il signifiait. Et après lecture je dois dire que je suis assez surpris…si discuter ou même critiquer est automatiquement taxable de « trolling »…le site principal du graffiti français m’a « banni » pour « troll » suite à un seul commentaire(loin d’être hostile), ici on crie aussi au loup, ça me semble symptomatique du climat général de parano et d’emballement ultra-rapide sur le Web…bref, ce blog est varié, à l’image de la clientèle du magasin auquel il est rattaché, tant mieux, et mis à jour quotidiennement, donc je n’ai rien à en redire. L’omni-présence de certains(Valentin Nebout, Freddy Krueger ou autres) me fait juste penser qu’il y a eu un report de l’audience de 90BPM ici.

  8. freddy krugger le

    capd’origine tu demandais quelqu’un d’objectif il y a quelques temps pour savoir si les pal marbrent vraiment paris jettes un oeil la dessus ça représente très bien ce qui se passe dans la capitale en ce moment.
    http://bruitsourd.blogspot.fr/

  9. capdorigine le

    Après tri il reste quoi?

  10. freddy krugger le

    beaucoup de merdes et de toy je te l’accorde, comme partout je pense…
    mais la n’est pas la question, c’était pour montrer que les pal sont bien plus présent sur le net que dans la rue.

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