Interview Wire VMD

Interview Wire VMD - 511

Fatcap s'est entretenu avec Erwan Jezequel alias Wire VMD, graphiste, illustrateur et musicien qui a débuté sa carrière de writer à Paris dans les années 90. En voici quelques extraits :

« La rencontre avec Dizer au début des années 90 a été l'étincelle, le début d'une véritable amitié, d'une aventure humaine et Artistique. Avec Goen (mon frére), Span, Acier et Akize on a crée notre premier crew EPN (Écrase Pas les Nains) qui deviendra par la suite le VMD avec Kaor (Vibro Markers DeluxX). On habitait tous dans le même quartier, on passait des soirées à déconner, à dessiner et à faire des sketchs. Mes premiers graffs, mes premiers tags, mes premières sorties de nuit ! J'étais à des milliers de kilomètres d'imaginer qu'on en arriverait là ! Aujourd'hui c'est la relève, les p'tits fréros qui ont pris le relais KSF, GDV, une équipe de choc ! »

« J'ai besoin de m'exprimer dans différents domaines et sur différents supports. L'art a ce pouvoir d'offrir un champ des possibles et sans limites ! On ne raconte pas forcément les mêmes histoires dans une chanson que dans un tableau, c'est ça qui m'intéresse et qui me fait vibrer. J'ai toujours eu besoin d'avoir plusieurs cordes à mon arc, on se sent plus puissant quand on peut tirer plusieurs flèches en même temps ! L'important c'est de donner le meilleur de soi-même, d'essayer de se surpasser, d'aller au-delà de ses capacités, même si on tombe il faut apprendre à se relever ! « 

« Aujourd'hui c'est différent, on peut trouver des magazines, des livres ou des DVD à tous les coins de rue. Avec l'arrivée d'Internet tu peux rester caché derrière ton ordinateur, poster quelques photos pour te faire connaître sans avoir besoin de vivre les choses. Ça c'est le côté Clair de la Force. Mais je remercie tous ceux qui continuent à vivre du côté Obscur . Cependant je ne dénigre pas le fait d'avoir des plates-formes de diffusion énormes, des réseaux sociaux qui permettent de pouvoir communiquer avec des artistes à l'étranger, faire des connexions, créer des rencontres, voyager etc. Tout est devenu plus accessible, plus abordable. À l'époque c'était un mode de vie, aujourd'hui, j'ai peur que ça devienne un phénomène de mode. »

« J'éprouve une certaine liberté dans ce que je vis. Quand personne ne me dit ce que j'ai à faire je me sens libre. L'art procure cette satisfaction de se sentir intouchable, c'est un moyen d'échapper à la pression. C'est là où je peux me réfugier quand j'ai besoin d'évasion. »

Wire est également un des trois chanteurs du groupe Les Troiziks. Il réalise une toile pour le clip du morceau intitulé On oublie tout :

L'interview est à lire dans son intégralité ici.

Un commentaire

  1. Super l’article! Big up mon Wire!