Interview Rioga TSK

Barcelone n'est plus le paradis des writers depuis quelques temps, malgré la crise économique qui frappe l'Espagne comme la Grèce et le Portugal, les rues, les métros et les trains sont désespérément propres. L'état espagnol semble avoir ses priorités… Mais certains writers locaux refusent de déclarer forfait, les TSK perpétuent depuis plus de 10 ans la tradition des métros et des cercanias peints. Qu'importe les moyens mis en place, ils trouveront toujours une faille dans le système. Musa71 a interviewé Rioga TSK, un de ces activistes. On a traduit quelques extraits.

« Je suis un writer de Barcelone, Je peins Rioga et je suis TSK depuis 2006 aux côtés de Vino, Blue, Rocky, Amigo, Crue et Muse. C'est le crew de trainwriters que je respecte le plus, c'est un honneur d'en faire partie. Nous sommes comme une famille avec les bons et les mauvais côtés que ça induit. »

« Mon style vient du précédent millénaire, inspiré par le défunt crew PME (Pum, Riot, Vino, Foe, Oame…) : innovation et simplification dans la structure des lettres. J'ai été aussi influencé par le graffiti scandinave et polonais. »

« Je pense que le graffiti disparaitra des pays occidentaux et deviendra une activité touristique : les writers iront vers des pays sous-développés pour peindre facilement des trains et des métros […] Certaines personnes disent qu'on n'a rien inventé, que tout vient de New York. Je ne le pense vraiment pas, les européens ont inventé le backjump et les actions au signal d'alarme, sans parler de la richesse des styles, on n'a vraiment rien à envier aux américains. »

« La violence, monopolisée dorénavant par l'État, fait partie de la vie. Dans le graffiti, elle est acceptée car c'est une activité illégale, spécialement quand il s'agit de la sécurité privée. Mais à mon avis, on s'en tire toujours mieux quand on ne retient contre vous que des faits de dégradations… »

L'interview est à lire dans son intégralité ici.

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