Corée du Nord: le métro de Pyongyang

La « République Populaire Démocratique de Corée » est un état à parti unique, une dictature dirigée d'une main de fer par le Parti du Travail de Corée, désormais à la botte de Kim-Jong-Un.

Après s'être acquitté d'une somme conséquente, il est désormais possible de s'y rendre pour faire du tourisme. La capitale de la Corée du Nord constitue le principal décor de la visite officielle et strictement encadrée par les membres du parti unique. Comme toute capitale, Pyongyang dispose de son réseau métropolitain depuis 1973. C'est une vitrine de l'État et une étape touristique obligatoire : les visiteurs sont invités à faire un trajet entre 2 stations (toujours les mêmes) entourés de Nord-Coréens bien portants et bien habillés. La famine continue cependant de faire des ravages dans le pays depuis des années, et on soupçonne le gouvernement de n'ouvrir le métro que pour les touristes en raison du manque d'électricité. Les stations de métro sont monumentales, riches en marbre et en bronze, elles s'inspirent de celles du métro moscovite et mettent en valeur les réalisations du socialisme nord-coréen. Pour son inauguration, des rames chinoises repeintes ont inauguré le réseau métropolitain.

Depuis 1996 et malgré des relations économiques internationales complexes, la compagnie de métro de Pyongyang rachète à l'Allemagne d'anciennes rames du métro de Berlin.

En 1996, la compagnie de métro de Pyongyang a ainsi acheté à la BVG (société d'exploitation du métro de Berlin), 60 Gisela originaires de Berlin Est, toutes composées de 2 wagons et préalablement destinées à la casse.


Après un petit lifting :

En 1998, la compagnie de métro de Pyonyang a ensuite racheté 108 Dora composées de 2 wagons à la BVG.

Après un petit lifting :

Chose très étrange, la BVG livre les rames en l'état, c'est à dire souvent complètement couvertes de graffiti, les vitres rayées ou acidifiées par les writers étant laissées telles quelles. On peut se demander quelle est la réaction des usagers du métro de Pyongyang à qui le gouvernement fait croire que les rames sont certifiées fabriquées en Corée du Nord…

Comme à Moscou, plusieurs rumeurs circulent évidemment autour de ce métro : il semblerait notamment qu'une 3ème ligne, secrète, ait été construite au même moment que les 2 lignes publiques, pour permettre aux pontes du parti unique de relier en toute discrétion les centres névralgiques de la capitale.

Source : The Pyongyang Metro

2 commentaires

  1. tripotte moi le bite avec les doigts le

    Allez Mc Koy un Whole car fois ci? ^^