Graffbombz n°50

Même si la plupart d'entre-nous sommes un peu dépassés par l'éternel débat sur la suppression ou pas du fameux Impôt Sur la Fortune qu'envisagent certains membres du parti de notre président de la République, on imagine assez peu souvent les répercutions qu'une telle suppression pourrait avoir sur le graffiti business… Car avouons-le, l'Impôt Sur la Fortune pousse des gens très très riches à essayer d'y  échapper à tout prix. Et pour y échapper, rien de tel que d'investir dans l'art puisque tout achat d'œuvre d'art est exclu par l'administration fiscale du calcul de l'assujettissement à l'ISF… Peu importe d'avoir ou pas des goûts de chiottes, peu importe de se faire refourguer n'importe quoi. L'important, c'est de dépenser son argent pour ne pas payer d'impôts ou, en tout cas, moins en payer. On imagine dès lors la “catastrophe” pour les marchands d'art, street-art, graffiti-art (ça existe ?) et accessoirement les artistes qui ramassent les miettes… Donc, non, pour sauver la culture et le graffiti, il ne faut pas supprimer l'ISF… D'ailleurs, des gars qui aimeraient bien payer l'Impôt Sur la Fortune, il y en a plein ce numéro 50, preuve qu'on peut être writer et avoir un sens civique : Apashe qui depuis des années n'en finit pas de multiplier les collaborations, Tonce développant un semi-wildstyle moderne, Steam 156 qui est la mémoire vivante du graffiti mondial, Céon pour qui chaque pièce est un hélicoptère de combat, ou encore Monsieur Qui passé maître dans l'art du noir et blanc loin de l'orthodoxie du graffiti. Oui, tout ce qu'on peut souhaiter à ces gars, et à tous les autres qui font ce numéro, c'est d'être imposables sur la fortune au regard des trésors  qu'ils produisent…

Graffbombz Team

Graffbombz n°50 est disponible sur Allcity.fr et en vente dans les kiosques. En voici un aperçu, également téléchargeable ici sous forme de fichier PDF.

2 commentaires

  1. truc le

    des bons invités, mais la phrase:
     » non, pour sauver la culture et le graffiti, il ne faut pas supprimer l’ISF »
    comme si la culture et le graffiti dependait de l’argent ,vraiment c’est ridicule.

    • machin le

      L’ironie, tu connais ?