Avec les équipes qui « détaguent » les trains

avec les équipes qui détaguent les trains-01-511

C'est un combat quotidien que mènent les agents d'intervention pour débarrasser les rames des graffitis sauvages. Coût pour la SNCF : environ 250 000 € par an.

« On l'a eu ! »

La petite phrase de victoire tombe après plusieurs heures de lutte sous le soleil du début de l'été, conduite par deux hommes protégés comme des cosmonautes. Équipés de masque respiratoire, lunettes, vêtements hermétiques, tablier, gants et bottes, les agents d'intervention sont venus à bout d'un immense graffiti sur un wagon d'un train de la ligne P (Paris-Est/La Ferté-Millon/Provins).

La bataille s'est déroulée sur un quai du technicentre SNCF, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Des balais-brosses, des bidons de détergents corrosifs et une bonne dose d'huile de coude ont été nécessaires pour effacer la fresque verte et orange dont les lettres mordent les vitres. Mais ce jour-là, le travail n'est pas fini : deux autres énormes dessins réalisés à la bombe sont dans la ligne de mire des chasseurs de tags.

Lutter contre le sentiment d'insécurité

La lutte anti-graffitis fait partie des priorités pour la SNCF en Ile-de-France. Question d'image mais aussi de sentiment d'insécurité.

« C'est extrêmement désagréable d'entrer dans un wagon plongé dans le noir parce que les fenêtres ont été opacifiées par la peinture. »

confirme un usager. Le nettoyage des trains dégradés par les artistes-vandales représente l'équivalent de 20 000 m2 de surface par an ! Les opérations de détagage sont confiées à des prestataires spécialisés, après appel d'offres et pour des marchés d'une durée d'environ cinq ans. Le coût financier pour la SNCF est évalué à 250 000 € par an, incluant la remise en état mais aussi l'immobilisation des rames concernées.

25 000 litres de détergents utilisés annuellement

Rien que pour les ateliers de maintenance de Noisy-le-Sec (couvrant l'Est du réseau), 112 rames ont dû être traitées en 2016. Et sur les cinq premiers mois de cette année, 71 trains ont déjà été pris en charge. Les interventions ont lieu depuis des voies sur béton, pour assurer la récupération des eaux sales et des produits agressifs. En moyenne, 25 000 litres de détergents anti-tags sont utilisés annuellement. En 2012, la SNCF avait fait un point précis et répertorié plus de 8 000 tags, graffitis et gravures dans ses emprises.

« Plus on attend, plus c'est dur à retirer. »

remarque Vincent Oria, manageur de l'équipe propreté du technicentre. Et pourtant, des vernis recouvrent et imperméabilisent l'extérieur des rames et un pelliculage est aussi posé sur les vitres des fenêtres et des portes.

Source : Le Parisien

6 commentaires

    • ferrero rocher le

      Les réceptions de l’ambassadeur…

  1. joris le

    pas besoin d’être comptable pour se rendre compte que la sncf a un problème avec les chiffres

    se genre d’article a pour but de légitimer comment la sncf et la ratp soutirent du fric au graffeurs qui se font pince !!!

    les usagé s’en foutent complètement du graffiti, au contraire, ils aiment pour la plupart, il n’y a cas voire les photos qu’ils prennent avec leur smartphone et les « likes » qu’ils reçoivent.

    les gens aiment ça, sa change leur quotidien redondant, voire tjr les même rame avec les même couleurs mal choisis.

    quand au vitre entierement repeintent qui laissent l’usagé dans le noir, !!!??

    il n’ya pas la lumière dans les wagon ? et les trains entièrement peint whol car, sont rare, et ne circul quasi pas et ou ne prènnent pas de voyageurs

  2. Olysh4 le

    Après un papier valorisant les graffitis identitaires de ZyklonB, voici un papier qui tape sur les writers des wagons de la SNCF, ceux qui « donnent un sentiment d’insécurité » aux voyageurs et qui coutent cher au contribuable.

    A quand un papier qui dénonce les graffitis car ils entrainent les jeunes à faire le djihad en Syrie ?

    Rien par contre sur les fonctionnaires de police qui font tomber les writers des toits.

    • All City le

      Apparemment vous n’avez pas compris que le principe d’AllCityBlog est notamment de se faire le relais de l’actualité du net concernant le graffiti, toute l’actualité – et parfois cela ne valorise rien du tout, bien au contraire : les faits sont bruts et l’analyse à faire par le lecteur est souvent évidente.

      Pensez-vous réellement que l’on cautionne tous les sujets abordés ? En l’occurrence l’article original provient du Parisien, comme indiqué sur le billet, donc contenu de propagande de rigueur, tellement risible qu’il méritait d’être repris. Si vous tenez à connaître notre avis, « LOOOL » a tout dit dans son commentaire un peu plus haut…

      • Papa Lazaroo le

        En appeller au bon sens sur un blog dédié au graffiti? :-)
        Vous devriez être au courant pourtant…