Street Generation(s) Ep. 2: Nasty AEC

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Si on s'intéresse un tant soit peu à l'histoire du graffiti sur métros à Paris, Nasty reste un incontournable des années 90. Il fait partie de la 1ère vague de writers qui s'est mise à peindre des lettrages élaborés, de manière compulsive, sur différentes lignes. Après une carrière de publicitaire, Nasty est invité à exposer ses œuvres dans différentes galeries parisiennes au début des années 2000.

A l'occasion de l'exposition collective intitulée Street Génération(s) 40 ans d'art urbain qui a lieu à Roubaix jusqu'en Juin 2017, Virgile Lesbert et Matthieu Le Moign se sont entretenus avec chacun des artistes invités, dont Nasty qui évoque son parcours.

« On avait tous envie d'un nom à consonance anglaise. J'ai cherché un nom qui sonnait bien, je suis tombé sur la lettre N, Nasty, voilà j'ai trouvé ça sympa.[…] J'ai commencé dans les années 80, ça fait 30 ans que suis là dedans, je travaille autour de l'écriture. J'ai fait ça de manière illégale pendant des années quand j'étais jeune et puis petit à petit les institutions ont commencé à s'intéresser à nous. Aujourd'hui, je suis une espèce d'artiste street art. »

« Le street art est un terme qui permet de mettre plein de choses dedans, il a toujours existé. La pub peut être du street art, il y a des affiches dans la rue qui sont tellement belles que ça devient du street art. La publicité utilise la ville pour parler aux gens d'une manière différente. »

« Le truc n'est pas de dire qu'on est génies ou des grands artistes, c'est pareil en musique, le Rock a été reconnu parce que ceux qui l'ont mis en avant ont grandi avec. »

Photos : Graffiti Paparazzi

7 commentaires

  1. maman le

    toujours les mêmes photos qui ressortent, à ce demander si il était vraiment bien présent à cette époque sur roulant ou juste sur médiatisé comme aujourd’hui…

    • Papa le

      Un peu des deux.

      Il a effectivement été présent sur métro à une époque et il était effectivement parmi les meilleurs. Mais il n’a fait ni plus ni moins que les autres célébrités de l’époque et, comme eux, a bénéficié sans trop d’états d’âme d’une grosse hype médiatique.

      Après, il faut se replacer dans le contexte. Déjà, cette « époque » n’a pas duré bien longtemps : deux-trois ans en comptant large. Ensuite, le train-writing était encore à ses balbutiements de ce côté de la ligne Maginot et il n’en fallait pas beaucoup pour devenir un « king ». NASTY, c’est une grosse trentaine de panels sur métro à tout casser et c’est le même genre de stats pour les autres. Entre la nouveauté et la sur-médiatisation… tu chopes vite une sacré réputation et une sacré grosse tête.

      Au début des 90s, trente panels suffisaient à faire de toi un king du métro. À la fin de la décennie, ça représentait deux mois de boulot pour le toy moyen et il ne restait plus aucune trace des héros de PARIS TONKAR. Comme le temps passe…

        • Papa le

          Peu importe. J’étais juste un de ces « toys » qui fantasmaient sur NASTY et les autres sans savoir que ces kings de la génération précédente en avaient fait BEAUCOUP moins que nous. Et nous étions sacrément nombreux dans les dépôts et les lay-ups pendant la seconde moitié des 90s… mais ça n’intéressait plus les reporters photo depuis un bail et la plupart des noms (grands ou petits) de l’époque ont été oubliés.

  2. Bazone tlb le

    Des pseudos……..donne ton blaz,ton équipe
    pour avoir une idée plus précise et après on peut jacter ! c’est quoi cette génération d’anonymes sur le net ? Et nasty à bien esquinté Paname et à un très bon style même si à l’époque beaucoup était des victimes potentielles genre,oeno,dystur,sero,esiro,bears,click,etc……tlb à votre bon souvenir

    • Papa le

      Des pseudos……..donne ton blaz,ton équipe pour avoir une idée plus précise et après on peut jacter !

      Pas de « blaz » et pas d’équipe, va falloir faire avec.

      c’est quoi cette génération d’anonymes sur le net ?

      Une génération de gars et de filles qui ne tiennent pas à ce qu’on relie trop facilement leur adresse IP et… dieu sait ce qu’on pourrait leur reprocher. Un peu comme un certain BAZONE TLB qui ne voulait sûrement pas que tous les voisins sachent qui salopait les arrêts de bus du quartier. Genre.

      > Et nasty à bien esquinté Paname et à un très bon style

      J’ai jamais dit le contraire mais là on parle « graffs sur métro ». Une trentaine de pièces c’était de la folie en 90 mais cinq ou six ans après il y avait eu inflation et 30 métros ne représentaient plus rien. L’idée, c’était plus de donner un peu de perspective que de cracher sur NASTY.

      > click

      Un héros méconnu, celui-là.

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