Down with this: Lokiss, prédateur isolé

Lokiss prédateur isolé-01-511

Lokiss, figure historique du graffiti français, fait ses armes dans les terrains vagues parisiens à la fin des années 80 en compagnie de Bando et des BBC. Dans les années 90, Lokiss prend un peu de recul pour se consacrer à une de ses multiples passions, l'art numérique. Au fil des années, l'artiste ne perd rien de sa verve, dénonçant régulièrement certaines expositions de graffiti et de street art. En 2010, Lokiss crée La Place Forte, un laboratoire alternatif où il expose des artistes issus du graffiti (Skki, Jayone, Lek), qui ferme après une courte existence. En 2013, il réalise les décors de Vandal, un film réalisé par Hélier Cisterne tout en travaillant d'arrache-pied dans son atelier.

Le magazine en ligne Down with This publie les fruits d'une rencontre entre Lokiss et les auteurs FLo, Fati et Alain Garnier. Dans cet entretien fleuve accompagné par de nombreuses photos d'archive, Lokiss révèle de nombreuses incohérences tout en continuant de régler ses comptes. Attention les yeux, ça dégomme à tout va ! En voici une sélection, à lire ici dans son intégralité :

« Quand j'ai découvert le graffiti, j'étais en 6ème dans un collège à la station Anvers, dans le 18ème. Il y avait 5 petits français de souche dans ma classe. J'y ressemblais même si je ne le suis pas vraiment. Dans la classe, y a que des rebeus bien bastons. Donc là, ça me prépare bien pour le graffiti avec la violence, bizutage et tentatives de racket. Je résiste donc je me fais défoncer tout le temps et on m'appelle poil de carottes. Quelle époque. J'aurai du choisir ça comme premier nom dans le graffiti : Poil de carotte One (rires). J'étais dans un lycée où tu avais deux choix ou tu déconnais avec eux, ou c'était l'allumage permanent. J'ai choisi la solution entre deux, j'ai commencé le karaté… J'étais un bon élève mais super déconneur, passionné par le skate et les rollers. Quand j'arrive vers la culture graffiti vers 13/14 ans je passe mes journées à faire du roller tendance dingue. Je m'accroche derrière les bus, les motos, tout ce qui peut être proche de la grosse connerie et je me balade avec des gars qui vont s'appeler plus tard les Karaï Starz. Une grosse équipe du graffiti du terrain vague de La Chapelle. C'est un peu les U.V. de l'époque. Des petits démons de 12/13 ans ultra protégés par les grands frères de Belleville. On s'est appelés Kamikaze Commando en patins à roulettes et puis après les Karaï Starz. C'est une expression que j'ai inventée. C'est vrai que d'être le seul petit blanc au milieu d'un terrain vague, c'était tendu mais j'étais habitué à ça, ça ne m'a pas déstabilisé plus que ça. »

Lokiss, 1987, Paris

Lokiss, 1987, Paris

« Au début, on va aux Puces pour acheter des bombes pour voitures et quand on découvre qu'on peut voler dans les magasins de bricolage. Là ça devient LE sport. Ça fait partie de la pratique. Là, c'est par dizaines, centaines dans les entrepôts, le BHV, les graphigro. La razzia… Même sur ce point, il y a une battle entre les crews. La mythologie se construit avec celui du hip hop et cet univers un peu mystique dont on voit que des bribes, cela construit du coup un truc encore plus mystique. Plus c'est opaque et plus c'est mystérieux. De là on est complément parti. J'essaie de commencer à danser un peu avant aussi mais c'est très complexe. C'est une époque un peu folle où chaque jour contient son lot de prise de risques, de vol, de violence, d'énormes fous rires et de grosses peurs. Réellement définir le déclic. C'est mettre une date sur un ensemble complexe d'influx simultanés et de ressentis disparates. Parfois tu aimes une femme sur un accident, je crois que le moment où je deviens un writer, réellement, pas seulement le dimanche façon hobby, c'est proche de l'accident. Cela aurait pu être la pratique d'un sport extrême. En même temps niveau extrémités le writing n'a pas à avoir honte d'un gars qui dévale une vague de 30 mètres, un hélicoptère Red Bull au-dessus de l'écume. »

Lycée Bourseuil, Paris, 1990

Lycée Bourseuil, Paris, 1990

« Personnellement, quand j'ai découvert l'univers du writing, donc en 1984, dans cette chose venant de l'au-delà new-yorkais, j'accroche principalement à l'univers robotique de Kaze2, au wild style ultime de Phase2 ou au néo panzerisme de Rammellzee. Difficile de rester totalement insensible aux qualités de Dondi ou Seen, mais viscéralement ça ne me touche pas. C'est trop doux et je le ressens comme cartoon, pubeux. Pas mon monde. A-One est extraordinaire aussi. Lee Quinones est impressionnant sur toile. Mais, d'abord la religion des engins spatiaux, des manifestes schizophrènes de Rammellzee, des missiles et des conflits spatiotemporels. Souvenez-vous des Soul Sonic Force, Jonzun Crew, les premiers singles de DST… Le futur en visionnage ghetto low tech et ultra glam. J'accroche immédiatement. Un vieux fond résiduel de culture punk flotte en moi. Et puis World Destruction hein ? Styles Wars, hein ? Pas Styles and flowers… Reste que je suis un compétiteur et que je ne vis que pour le duel au laser ! Ces cosmonautes sont déjà dans la sculpture et moi je commence à peine à savoir tirer un trait droit sans me chier dessus. Donc instinctivement, je m'impose l'obligation de renouveler le vocabulaire, ce que je fais un peu. Restons les pieds sur terre sans les freestyles de Futura 2000 ou Ramm (encore lui !), je ne serai pas allé où je suis allé. J'ai européanisé le vocabulaire. Je l'ai confronté à ma propre culture de l'abstraction soviétique aussi, du futurisme italien. Tout ça avec une technique de toy +4. J'ai dû beaucoup travailler et supporter les moqueries quand j'ai pris un rouleau à la place d'une bombe. Quand j'ai laissé de côté les argent et noir et la virtuosité mes couilles du joli S. »

« Si tu préfères l'horreur, C215 te peindra des chats. Si tu préfères l'escroquerie et la nullité, Sowat te peindra des torchons à 10k avec des métatags pour analphabètes et si tu veux promouvoir un lien social dans une banlieue dévastée, laisse JR t'enseigner les bonnes manières de la civilisation blanche. Puis il y a les retraités yankees de Paris, je dois vraiment en parler ? Est-ce vraiment utile ? Les légendes qui détruisent à qui mieux mieux le mythe sur lequel ces prétendues légendes se sont fondées. Le yankee veut du vert. Peindre avec du vert pour gagner plus de vert encore. Qu'importe s'il se ridiculise pour un dollar, s'il humilie une culture de 50 ans pour ça, tant qu'une légion d'honneur tombe. Donc, please, revenons, au mythe, pardon aux artistes. Oublions les saltimbanques, les vampires, les clowns, les décorateurs du système, et autres ex-rebelles devenus meilleurs kapos du mois. »

Lokiss, Bridlington, Angleterre, 1988

Lokiss, Bridlington, Angleterre, 1988

« A part vouloir faire un coup, Gallizia ou Vitrani en tête, pardon Monsieur Urbain 2017, et inviter ces indigènes à nous exhiber leurs maquillages rituels, leur place n'est pas dans le musée. Au fond, tant mieux. On dira sans doute plus tard pourquoi. Après cet aveu plein de louanges, oui, je me mets parfois en colère, oui, je prends un temps qui m'est rare pour écrire ces livres. Je défends un héritage avant tout. Un héritage à la limite de la langue morte. A force d'assimilation par le bas. Tu prends le langage. Tu le vides de son sens. Tu gardes l'apparence. La forme pure et tu l'utilises comme un motif quelconque. Ce que l'on nomme abstract graffiti, et dont je serais, je mets ça au conditionnel car je n'ai pas choisi cette vision, un pionnier, en est un exemple frappant. Ces longues improvisations patchwork à 25 sur des escaliers du Palais de Tokyo ou les vitres de Radio France. Tout ça ne veut rien dire. Juste une esthétique vidée de son sens. Et comme c'est abstrait, c'est pratique. Pas de violence, pas de sexe, pas de regard artistique sur l'actualité. Du néant sur du néant ? La Tour 13 avait pour seul mérite d'être finalement détruite après que les ados quadra se soient amusés. Quand détruisons-nous la Maison de la Radio puis le Palais ? C'est la logique première du writing. Dent pour dent. Contre-attaque de la pollution visuelle, de l'hégémonie culturelle. Lis Gramsci. Mais non, tu veux qu'il t'aime le musée, quitte à abandonner ta langue et ton âpreté : tu veux servir en jouant de ta posture de rebelle. Rebelle vraiment ? Tu en es tout l'inverse. Tu es celui que le rebelle, le vrai, ça ne signifie pas que je pense en être un, doit éliminer sans aucun remord. Bon, ça va, on se calme ! Les joulies fresques c'est toujours mieux que des placards publicitaires. Mais si tu prends 5 minutes pour y réfléchir. Au fond les motifs sont-ils si différents au final ? Papiers peints contre papiers peints ? Qui endort le mieux la lutte sociale ? Qui inhibe le mieux toute contestation ? Graphisme Tron et petites resucées constructivistes au scotch pour les nuls. Cool, ça évolue bien. Rappelle moi, tu peignais quoi entre 1985 et 1990 ? Tu n'étais pas né, ok. Alors pourquoi tu n'as pas inventé ta chose rien qu'à toi ? Tu es un nostalgique ou un vampire, ou les deux ? »

Sons of the gun, Lokiss, terrain vague de La Chapelle/Stalingrad, Paris, 1988

Sons of the gun, Lokiss, terrain vague de La Chapelle/Stalingrad, Paris, 1988

« J'avais peint la nuit. C'est marrant que cela aie marqué des générations. Je le trouve horrible, clairement banal. Je préfère les murs en spirales avec les losanges qui partent. Après, avec ce qui se fait aujourd'hui, je peux valider un peu le terme précurseur mais vu le niveau ce n'était pas difficile de l'être.[…] Et là, tout d'un coup, Bando est mon copain parce que je fais des lettres. Des vraies lettres. Bando vient peindre sur le mur la nuit. On est vraiment copains à ce moment-là. Je pense que je recouvre un truc à lui qui doit être détruit mais il n'est pas resté super longtemps ce mur. C'était le mur extérieur de l'avenue. »

« Je me suis fait arrêter dans le métro. Un soir, en descendant de chez Bando avec Colt, Sign et un autre mec qui avait les clés du métro, on a un peu vandalisé. Une autre fois, je suis descendu avec Jonone à New York. Quand j'ai commencé à taguer sur le wagon, il m'a dit les tags, c'est pour les toys. Ce qui est intéressant par rapport à ce qu'il fait aujourd'hui. »

Lokiss, terrain de La Chapelle/Stalingrad, Paris, 1986

Lokiss, terrain de La Chapelle/Stalingrad, Paris, 1986

« Quand les tags sont faits par Azyle je trouve ça vraiment intéressant mais bon, la même chose sur toile ça n'a aucun intérêt. C'est encore un phénomène du graffiti. Pour le coût, c'est vraiment un art contextuel. Le contexte est hyper important. C'est d'abord un art in situ. Tout est un influx, la possibilité de se faire arrêter et le truc qui est en train de se détruire, le toit qui se casse la gueule alors si c'est une friche, c'est encore pire. »

École des Métiers d'Art (hall d'entrée), Paris, 1990

École des Métiers d'Art (hall d'entrée), Paris, 1990

« Quand on n'appartient pas à l'Histoire, on s'en fabrique une. Quand on n'appartient pas au mythe, on s'en construit un et surtout, ensuite, on soigne sa communication : livres, films, interviews et autres fellations chez le premier Ministre Ayrault par exemple. Tu veux la photo ? Ce n'est vraiment pas de l'art, même pas du writing désintéressé et sauvage. Non, c'est un plan marketing. Une saloperie de plan marketing. […] 40 performances plus tard. Qui se retrouvent à la villa Médicis ? Qui finit encarté au Palais de Tokyo ? 37 autres restent sur le carreau. Faites pas de comptabilité, c'est un chiffre donné au hasard, mais les cadavres restent les cadavres. Donc le trio gagnant Lek-Sowat-Vitrani, ah il y a beaucoup à dire. Est-ce l'endroit et le moment ? Tu veux vraiment ? Ca va prendre des plombes. Chaque époque a eu ses courtisans et ses benêts oui-oui tu sais ? 100 ans plus tard, qui s'en souvient ? Qui ? Moi je me souviens de Gustave Courbet, pas des 100 seconds couteaux présentés dans le salon officiel qui lui était refusé. »

Lycée Bourseuil, Paris, 1989

Lycée Bourseuil, Paris, 1989

« Passons aux newbies. A ces gens dont on ignorait encore le nom il y a 5 ans. Ces gens qui te disent qu'ils sont donc si différents de Gallizia ou tous les vautours attirés par le rôle de meneur culturel urbain.Qu'ils en sont le rempart auprès des institutions. Le rempart à la récup' facile… Puisque toi, le vieux, tu n'as pas fait le boulot ! Et ça me donne encore des leçons, et même, sans aucun malaise, questionnent ma street credibility. Ça tombe bien, j'en ai aucune. J'emmerde tout ce qui me localise. Je suis né dans la pire banlieue et j'en vomis les prisons verticales. 10 ans, ça m'a suffi. Ça te va ? »

« Le musée n'aura jamais osé rentrer dans le hors musée, le hors cadre, le en dehors des frontières. Alors construisons un terrain de la Chapelle en 6 mois. Créons une fiction historique et vendons là comme une épopée de 100 ans aux commissaires du grand Art, évidemment ignorants du subterfuge, et surtout de l'histoire réelle. Le musée ne viendra pas à nous alors venons au musée. Attention j'ai rien contre le musée en soi. J'y suis rentré maintes fois. Sous d'autres noms, en faisant autre chose. Juste ce langage n'y a pas sa place. Point. Son contexte n'est ni celui d'une vitrine de Prisunic, ni celui d'une fausse punition de cube blanc ou de sous-sol technique. Bien loin de la zone grand art des étages supérieurs. C'est une opinion. Et elle ne bougera pas. On m'a inscrit art nègre sur une fresque dans le temps. Un skinhead a failli nous clouer sur un mur, moi et Skki, avec la même revendication. Mais ouf, on ressemblait plus à des petits gaulois égarés dans le gothic futurism, on est parti en riant. Au fond, est-ce que ça a vraiment changé ? »

Elite par Lokiss, Paris, 1989

Elite par Lokiss, Paris, 1989

« Jonone n'est pas un imposteur. Il parait qu'il se vante presque d'être un vendu. Reste que c'est un ami et que je l'évite autant que possible car malgré tout, la discussion me semble impossible. Totalement impossible. Et on devine pourquoi. Il s'est créé un personnage. Millionnaire ou presque, couvert de peintures avec un accent qui donne des frissons aux foules. Ses toiles ressemblent aux punitions d'Azyle sur des wagons entiers. Je suis naturellement plus impressionné par les saturations d'Azyle que ces toiles. Et aussi beaucoup plus respectueux de la personne même d'Azyle. Artistiquement et surtout moralement. »

Lokiss, 2014

Lokiss, 2014

40 commentaires

  1. anonyme le

    heureusement, a dépression, ça se soigne.

  2. Papa Lazaroo le

    Lokiss a toujours eu un style mortel…
    Triste que son intellect ait mis les voiles.
    Peut-être le même dealer que l’imposteur Jonone…

    • Papa le

      Il faut avouer qu’il a l’air un tout petit peu moins fou dans l’article original mais c’est surtout dû aux passages à la ligne.

  3. freddy krueger le

    c’est la qu’on se rend compte qu’il n’a jamais été a sa place ce type, ça fait 30 piges qu’il traine dans ce « mouvement » qu’il déteste et il est encore la a 50 balais a critiquer des mecs qui ne valent pas mieux que lui, ni moralement ni « graffitiquement »…
    avant il m’énervait maintenant il me fait de la peine.

    • Papa le

      Tout le monde a le droit de critiquer JON.

      • Lolo le

        Exactement et ce que dis LOKISS me paraît juste!

    • freddy krueger le

      « Pour Freddy, pourquoi Lokiss ne pourrait pas avoir un regard CRITIQUE sur le « mouvement » ? Au passage il n’y a aucun mouvement juste du fantasme… »
      d’ou mes guillemets…
      parce qu’il le déteste donc son regard n’est pas critique mais négatif.

  4. Rain men le

    Encore un surdoué qui s’ignore, pas un génie (qui est je le rappelle du talent et du travail pour une évidence collective en fonction du référentiel) mais l’appréciation n’est certainement pas personnelle bien au contraire sinon le prédateur (de quoi au fait ?) reste dans la propagande) ni Dieu le père malheureusement mais bien son propre bourreau, victime de tout ce qu’il reproche aux autres en parlant de lui : illégitimité, pompage, névrose, culotte sale…. Discours souvent creux avec un fétichisme de la violence (donc du graffiti ?) qui fait écho à certains commentaires de ce site bizarrement !?! Tuer le père plus que ses pairs il serait effectivement plus que temps. J’avais justement un peu joué/correspondu avec lui mais ça tourne vite en rond dans une roue double de hamsters.

    Son problème c’est que son isolement le transforme en messie, à l’inverse de lui j’ose espérer que d’autres que nous peuvent aussi peindre et faire des vidéos, avoir des avatars sexués, écrire ou maîtrise entièrement la chaîne de production (livre, site, campagne de cross média… parce que justement le contrôle est aussi important que l’autonomie dans un combat asymétrique ^^) mais la question qui me semble centrale ne serait pas pourquoi mais pour qui ?
    Quand on est misanthrope et humaniste dans le même temps, je pense que la première pierre est primordiale pour ériger une cathédrale ou un temple païen. J’en soupçonne d’autres d’être dans son cas mais je ne respecte que les vandales comme Azyle, Vices et consorts parce que c’est justement leurs valeurs qui les obligent à jouer en contre pour un truc qui les dépasse.

    Si d’aucuns d’entre vous se sentent décalés et que leur vie est (souvent) un gâchis (volontaire ?), j’en profite pour vous inviter à passer un test en ligne qui pourra vous mettre sur la voie du « trop intelligent pour être heureux ? ». Derrière les gros vandales, comme les terroristes ou même les tueurs de masse il y a beaucoup de gens dont la violence n’est pas l’expression de leur nature mais bien le viol collectif de celle-ci parce que justement l’intelligence (faculté d’adaptation et non pas parcours scolaire, culture, expression…. parce qu’on est plus proche de l’autiste social que du reste), à vous de jouer et n’hésitez pas si vous voulez monter des actions collectives ;).

    http://www.mensa-idf.org/?action=tests_exemples

    • Papa le

      > roue double de hamsters

      Sans déconner ?

      • Rain men le

        Quelle meilleure métaphore tu pourrais prendre de deux être perdus en parallèle dans deux cycles dont il n’arrive pas à se départir sans renier les éléments fondateurs pour une absurdité de gens qui s’accrochent bien plus à la forme, à leur image et au groupe qu’à l’ascétisme ? C’est tout ce que tu as retenu du pavé et là encore ça soit sûrement parler de toi 😉

        • Papa le

          Ton pavé est aussi illisible que celui de l’autre perdu. Vous sautez du coq à l’âne sans arrêt et, au final, ne parlez qu’à vous même. Du coup, ta métaphore était la seule chose à retirer de ton commentaire.

        • Donjon le

          Ah toi aussi!!! Je comprenais rien mais je pensais que c’était la fatigue.
          Je réessayerais demain on sait jamais.

        • Rain men le

          Et encore cette violence…

          Si je te parlais de Noeud de Moëbius ça aurait peut-être été plus parlant pour toi et moins pour d’autres.

          Sache que la vérité suit toujours trois étapes : risible, dangereux puis évident. On en est sûrement à la première étape même si tu penses bien que je sais déjà ce que que tu me reproches, l’idée effectivement c’est ouvrir une piste pour ceux qui sont concernés ou qui font un effort les autres ne m’intéressent pas puisque c’est ma misanthropie qui s’en occupe.

          Là le vrai propos est que faire de la lucidité ? Faut il avoir une approche condescendante ou au contraire demander à l’autre de se mettre en mouvement ?J’ai perdu du temps à vouloir expliquer des choses que les gens ont réalisé après donc tu m’excuseras de ne pas faire le tour du proprio à chaque fois parce que justement quand toi tu as une idée qui arrive j’en ai 10 qui se pressent au portillon donc je suis obligé de parler à 2-3 niveaux si je veux avoir un spectre raisonnable de la réflexion en cours. Tu n’imagines peut-être pas le nombre de subtilités qui s’offrent quand tu vises la pertinence et que tu traites les données par dizaine, centaines ou beaucoup plus. Donc effectivement de quoi pourrais-je te parler que tu veuilles comprendre sans que j’ai à tout t’expliquer.

          Donc là je pense que mon propos était plus pour crever l’image qu’on a de Lokiss, si tu le mets dans mon référentiel ça fait un mec en tension, hypersensible, avec des valeurs à défendre, un combat à mener, une réflexion à pousser et si possible une mission à accomplir. Le problème de la lucidité que tu as sur ton prochain tu peux soit ne pas la regarder, soit confronter l’autre à ses limites violemment (ce que Lokiss fait dans son besoin de contrôle revanchard à deux balles, à sa place j’aurais aidé Lek plutôt que de lui chier dessus à posteriori…), soit vouloir dynamiser ses limites (accord tacite dans une relation sociale ?) ou enfin lui proposer du temps pour dépasser ce noeud. Tu penses bien que chaque individu est différent et que les séances collectives ne sont pas productives sauf pour dégager un archétype.

          Poser des mots sont importants parce qu’ils sont les jalons d’une expression et des indices sur des chemins, donc si je pose les mots c’est à la fois pour être sûr de mon propos en le formulant et en vous faisant bénéficier de ce regard particulier sur des situations dont l’appréciation est plus en fonction de l’image que vous avez de vous que du reste…

          Mon intervention avait donc plusieurs objets :
          – Désigner Lokiss comme un surdoué pour lui offrir l’opportunité du lâcher-prise dans sa recherche, de sa reconnaissance et de ses attaques à l’acide
          – Vous signifier qu’effectivement cette population impressionne par ses capacités et sa force de travail dans la maîtrise de tout ce qui peut servir ses passions (donc lui rappeler qu’il n’est pas l’élu qu’il revendique en se faisant passer pour un génie) donc que c’est normal dans notre référentiel.
          – Vous informer qu’il y a peut-être une catégorie de graffeurs vandales qui ne le sont pas par défaut et que leurs actions ne sont pas forcément au niveau que l’on croît, donc des mecs comme Vices si tu passes les clichés (volontaires sûrement) peut-être que tu commences à comprendre le personnage et à entrevoir son apport sur ta démarche. Ouverture sur les terroristes aussi vu qu’on a pas le droit d’expliquer leur parcours…
          – Et enfin une ouverture, pour ceux que ça intéresse toujours, de se confronter à eux-mêmes en allant au-delà des schémas qu’on a bien voulu leur imprimer (donc je répète si tu es un loser, que tu es décalé, que tu vois les autres différemment , que tu as plein de possibilités, que tu as plein de centres d’intérêts, que tu est en tension intellectuelle (hyperactif), que tu es emphatique plus que de raison et que tu te mets dedans socialement parce que tu ne peux pas participer au spectacle à cause de tes valeurs ou aspirations, je t’invite simplement à passer ce test qui peut te remettre en vie, pas changer ta vie directement mais te donner les bons outils pour optimiser tes actions et le reste de temps qu’il te reste.

          Et pour finir bien sûr qu’on ne parle que de soi, les surdoués sont des autistes sociaux qui ratent souvent l’occasion de se faire remarquer mais jamais, dans mon cas de se faire accueillir. Du coup mon boulot c’est ça, débusquer ceux qui se gâchent et ça marche quand je prends le temps et que je peux fouiller dans les yeux ;).

          En général quand c’est violent pour moi je m’arrête et je creuse donc si ça t’intéresse tu checkes, si tu comprends pas tu demandes (c’est important de se confronter à ses limites avant de les signifier pour les dépasser) et sinon peut-être la prochaine fois 😉

    • craycray le

      Les phrases de dix lignes, c’est illisible. Faudrait apprendre les bases de l’écriture avant de jouer au génie incompris, ah non pardon, au surdoué.

        • anonyme le

          Non, il a raison. Si tu nous écris ici on est en droit d’attendre que tu fasses un effort minimum de mise en forme, sinon on peut légitimement douter de ton désir de communiquer et imaginer que tu veux juste nous montrer que t’es malin. L’écriture automatique c’est bien joli mais c’est pas respectueux de tes interlocuteurs. Pareil pour le fait d’utiliser des termes volontairement obscurs là où un mot commun aurait fait le taf. Tu peux comprendre ça sans que j’aie à écrire « de manière similaire, l’emploi systématique de vocables abscons tend à détourner le lecteur de ton propos », non? T’as constaté qu’il y avait un fossé entre toi et la plupart des gens et tu essaies de le creuser en balançant à tour de bras des références inutiles de culture générale dans l’espoir que quelqu’un les saisisse pas. Qu’est ce que tu penses de celle là? « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. »

          On dirait que tu viens juste d’être diagnostiqué et que tu fais une lecture simpliste du monde à travers ça. Lokiss est peut-être surdoué, mais pourquoi l’ignorerait-il? La plupart que je connais le dissimulent le plus possible, et évitent comme la peste des assos de branlette en cercle comme Mensa. t’as ton diagnostic, c’est une partie du boulot mais ça te fera que tu tort si tu en fais rien. T’as déjà dû remarquer que personne n’a envie d’entendre que tu es naturellement supérieur au commun des mortels, mais n’oublie jamais que même en admettant le QI comme mesure valide de l’intelligence et en étant dans le dernier percentile de cette mesure, ça fait encore 75 millions de connards qui ont rien demandé mais sont à ton niveau de réflexion ou au dessus. T’as pris conscience de ta valeur, ça peut être bien pour sortir de la dépression mais ça va pas t’aider si tu te contentes de rabâcher le sujet en permanence avec condescendance. Sois discret, cultive toi, tâche de faire quelque chose de tes capacités, et tu finiras par entrevoir l’étendue de ton ignorance et la banalité de ta situation.

          À ce stade, tu dois te douter que si je prends la peine de t’écrire tout ça de façon anonyme c’est parce qu’il fut un temps où j’aurais eu besoin que quelqu’un me le dise.

        • Rain men le

          Cool, je finis avec anonyme parce que du coup j’ai fait un mea culpa qui est en attente de validation (qui commence comme ça : « Et sinon merci, appréhender ma démarche se fait aussi en fonction de vous donc je dirais qu’effectivement mes pavés seraient au choix »).

          Je sais où je suis surtout et à quoi je peux servir, ici c’est sûrement un territoire ennemi vu que la majorité déteste ce que Lokiss, Freddy et d’autres comme moi défendons… quel respect y t’il à avoir pour une majorité qui se fout de l’essence de l’expression pour s’en tenir à une succession de super-héros qui font le buzzz ?

          L’écriture automatique je pratique déjà sauf qu’il n’y a pas de sujet à développer et à mettre en forme c’est pourquoi je parle de flop plus bas… projeter sans se soucier de la réception, du terrorisme poétique en somme.

          Pense-tu que le cas Lokiss puisse se régler en 100 lignes surtout qu’il faut en même temps essayer d’appréhender chacun dans sa différence ce qui éloigne encore plus de la simplicité donc comme je ne veux pas le condamner, je suis obligé de faire approcher le point de vue de ses limites tout en essayant de mettre d’autres sur la piste donc les interroger en premier lieu sur ce qu’ils sentent mais ne comprennent pas forcément ( l’alchimie dans le commentaire du bas).

          Si nous faisons partie des 2% le fossé ne doit plus t’étonner… et je pense que mon discours est aussi pour faire sortir les gens du bois comme toi, je sais que c’est violent pour les gens et que la majorité préfèrent se cacher mais je ne pense pas que ça soit la bonne solution, j’ai remarqué que la plupart des réactions viscérales étaient reliés et ma démarche est justement maïeutique, cathartique et plus largement dans un soulagement. Penses-tu que je m’affiche pour que tu puisses avoir besoin de venir me donner ta distance ? Si oui, tu es dans le vrai et je te remercie pour ça… je regrette simplement que tu mettes cette empathie au service des autres en contribuant au nivellement par le bas.

          Pense-tu que l’humain se conçoit bien ? Si non pour moi les mots (le) condamnent

          Si Lokiss se sait surdoué il n’a pas à se qualifier de génie parce qu’il est dans un moule différent et que ce qu’il présente comme unique est juste moins répandu.

          Je ne fais pas de propagande pour les groupes que je fuis, Mensa c’est le seul pré-test en ligne sans enjeux qui te permet d’aller facilement un peu au delà de tes appréhensions financières (400 balles le test) ou même accepter l’idée d’avoir besoin de professionnels (la psychologie est une religion comme un autre)… l’idée c’est juste de soulever un peu le voile et de susciter des envies sans faire le boulot à leur place parce que justement ce n’est peut-être pas le moment.

          J’ai un parcours spécifique comme toi sûrement et un fétichisme de la langue d’une autre époque, si c’est mon plaisir comme celui d’apprendre, je ne peux pas m’empêcher de croire que l’humain a une volonté de progresser donc je lui offre l’opportunité de sentir un manque pour lui donner l’envie, mes méthodes sont empiriques et j’arrive à des résultats donc ça m’encourage dans ce sens. La vulgarisation passe donc par ce côté candide que tu relies à un diagnostic récent, j’ai été diagnostiqué il y 25 ans maintenant et comme j’ai choisi le vandalisme parce que les autres étaient encore des cibles (comme Lokiss aujourd’hui ?) et qu’aujourd’hui j’accepte d’être qui je suis débarrassé de toute la propagande que je dénonce aujourd’hui et que j’essaye de révéler pour d’autres.

          Pour moi la douance est un handicap (tu sais que certains ont des pensions d’handicapés à ce titre d’ailleurs ?), c’est comme si tu courais avec des sacs plus lourd c’est bien pour ça que je veux qu’on le reconnaisse comme décalé mais certainement pas supérieur parce que ce n’est pas le propos et que je viens aussi confronter mes limites.

          Ce qui m’étonne c’est que tu parles de dépression, ça renvoie forcément au livre qui je te rappelle est une question, c’est encore à chacun de décider ce qu’il fait de sa lucidité, si tu penses ne rien pouvoir changer (à quelque échelle que ce soit) bien sûr que tout ça ne sert à rien et que tu as toutes les raisons de te cacher mais si tout les jours tu peux voir des progrès de tes actions sur les autres je ne vois pas en quoi ça devrait me plomber mais bien au contraire !!!

          Je ne sais pas quel âge tu as (c’est pas pour faire l’ancien mais chaque tranche à ses priorités propres) donc moi j’ai passé 20 ans à être discret, je fais des choses de mes capacités et comme je suis aussi un scanner je sais bien que je ne sais rien c’est aussi pour ça que je me permet et que je me positionne comme tel. Donc je te conseillerai plutôt d’aller vers les autres avec cette passerelle qui ne vaut que pour ce que l’on en fait, ce regard et ces solutions innovantes sont à mettre au service du collectif. Je ne suis pas un fétichiste du QI parce que c’est une entrée comme un autre avec le psyché, le QE, MBTi, le vécu, l’astrologie, le background, les origines…

          Je te remercie donc de ton retour qui au final m’a juste permis de préciser certains points que tu sais déjà, la métacognition est aussi un de nos critères (et je l’applique aussi à l’écrit ce qui te perd peut-être ici si tu te détaches de mes différents objectifs).

          Si tu es zèbre et uniquement vandale tu m’intéresses, notre banalité contribuera sûrement au déboulonnages de statues un peu plus grandes que les artistes de rue… merci pour l’attention 😉

        • Rain men le

          Et en passant si c’est aussi toi le premier anonyme du commentaire, on peut se rencontrer si tu veux pour en parler…

        • Rain men le

          Peut-être qu’au final le mode de consommation de ce blog est aussi à interroger, j’écris par défaut pour des gens qui prennent le temps de se poser (donc de se documenter, de faire des recherches ou tout simplement de prendre le temps parce qu’il est indispensable), je ne travaille pas vraiment dans le sens social du terme et je n’ai pas de téléphone depuis plusieurs années déjà donc je ne m’adresse pas forcément à ceux qui passent parce qu’ils s’ennuient ou qu’ils ont deux minutes à perdre en attendant le bus…

          Si les 4-5 permanents du blog peuvent le passer ça expliquera peut-être leur ténacité et ce qu’ils viennent chercher… A table

        • anonyme le

          J’ai pas tellement de problème avec ce que tu dis dans le fond, c’est juste que la forme que tu donnes a tes pensées laisse une grosse marge d’interprétation et donc d’incompréhension. Mon but n’est pas d’encourager le nivellement par le bas mais justement d’éviter de nourrir un anti-intellectualisme qui me débecte. J’apprécie aussi la langue française pour elle-même, avec toute sa richesse et ses nuances, mais il me semble que l’employer comme un outil de communication est plus approprié dans cet espace. Concernant Lokiss je n’ai même pas encore lu l’article en entier, il me semble très sensé mais je n’ai jamais aimé son travail et le connais peu en somme, donc j’évite de me prononcer.

          Pour ce qui est du diagnostic je pense que c’est une erreur de l’utiliser pour s’en faire une identité. Comme pour nos amis les asperger et autres ADHD… C’est pratique pour se construire, surtout quand on découvre ça jeune (14ans pour moi, j’ai eu du bol), mais je préfère ne pas m’y arrêter. Je suis pas résigné sur le fait de rien pouvoir changer, j’en parle quand je le crois nécessaire (avec un certain penchant pour la maïeutique aussi…). Mais avec le temps j’en suis venu à m’entourer peu à peu, par affinité, de gens doués. Je constate que peu d’entre eux ont été diagnostiqués, et qu’ils n’en ont pas besoin pour vivre leur vie. Et concernant ce fossé… Il est souvent imaginaire, si on parle aux gens en présumant qu’ils sont intelligents ils ont tendance à le « devenir », sans mettre en route le mécanisme d’exclusion que tu dois bien connaître. On est beaucoup à s’être limités pour nous en sortir. Et je suis zebre et vandale en effet… J’en ai déjà croisé plusieurs autres, mais ce que j’apprécie dans le graff c’est aussi que ça me permet de sortir de ça, d’aller courir dans les ronces ivre mort avec des types qui vivent leur vie sans calcul, en suivant la première impulsion qui se présente. A part ça je ne suis pas (plus?) dépressif, c’est gentil de t’en soucier, merci pour ça.

        • Rain men le

          Je suis dans le vandale abstrait donc j’essaye juste que le lyrique puisse permettre à chacun de piocher ce qu’il veut en fonction des flashs et de l’écoute de ses réactions, j’ai du mal avec la propagande (sinon je n’en parlerai pas toutes les 3 lignes) donc j’essaye d’orienter sans donner les indications d’un chemin que j’estime au fond personnel.
          Dans la forme mon écriture est en effet plus une écriture de combat que de communication, mais c’est l’apanage de la jeunesse que de pouvoir encore s’ouvrir à la modernité.

          Concernant l’anti-intellectualisme je regrettais simplement qu’au lieu d’aller dans un sens qui est le notre tu t’attaches toi aussi à la forme sans participer au débat (même si tu le justifies par la non lecture), je connais un peu Lokiss et je sais où il est, je l’ai lu dans ses yeux et surtout dans ses performances de mâle alpha…

          Je crois que tu te méprends sur mes intentions, tu crois que j’en fais un étendard alors que j’en fais un passeport justement (une ambassade pour les efficients et un avocat pour les autres), donc comme tout ce qui rassure tu fais bien de ne pas t’y arrêter parce que c’est un nouveau ghetto et que du coup on est con-sanguin plus qu’autre chose.

          Concernant le diagnostic pour tes potes doués, j’estime au contraire qu’il est important pour comprendre son fonctionnement et surtout se fabriquer son propre référentiel débarrassé des préjugés du type génie et autre variantes de la caverne de Platon (mes références s’adressent au petit que j’étais et qui s’est acculturé parce qu’il n’était pas diagnostiqué donc on parle aussi en fonction de son parcours et de ce qui nous paraît fondateur). Ce n’est pas vital mais si ça permet de se recalibrer sans avoir la réflexion sur la différence ou le décalage qui prend du temps qu’on pourrait consacrer à d’autres justement…si j’étais dans leur cas je pense que je t’en voudrais peut-être plus tard pour ta rétention, c’est encore à eux qu’appartient le choix mais ça nécessite aussi que tu acceptes de t’exposer…. à tout ^^

          Je ne sais pas tes autres caractéristiques mais je remarque que chaque fois que je m’expose c’est rarement par hasard, avant je prenais ça pour des maladresses et des actes manqués mais je crois qu’on est plus dans des intuitions à suivre, je suis solitaire par choix et donc chaque fois que je sors j’essaye de ne pas me faire enfermer par l’effet Pygmalion (ma vie c’est la médiation donc j’estime que la nommer ici permet aussi à ceux qui ont le temps, le loisir ou l’ouverture de chercher et de rebondir sur d’autres trucs, transposition toujours 😉 même si l’humain a besoin de garder une bonne image de lui (j’essaye donc de communiquer sans filtre pour laisser mon inconscient se trahir seul entre deux mots barbares)

          Tu ne m’as toujours pas dit ton âge mais je pense qu’à partir de 35 ans il est plus que temps d’arrêter de se conformer à une société qui ne nous correspond pas (Arlette t’es là je t’avais pas vu rentrer^^) donc changer de référentiel en acceptant d’en être le centre (malgré les doutes et les limites) pour justement s’aligner avec son être et surtout les autres mais nous savons aussi ce que le faux self ou la zone de confort ont de chaud et tiède (toujours pour les curieux).

          Perso, je suis solitaire dans dans le graffiti vandale donc j’en ai croisé peu (en général c’est aussi ceux dont les rayures sont les plus efficaces)alors que j’en ai vu défiler pas mal d’autres et j’aime imaginer que leur spécialité est d’attaquer un système cynique… je préfère donc les noms de guerre du graffiti au noms de scène des autres. Pour moi le graff c’est le symbolisme dans le réel (ou comment renverser le rapport de force : vivre pour se battre un jour de plus) donc je pense que c’est un bon médium pour relayer des idées et plus on est nombreux et plus on est visible… tout dépend de comment tu t’es arrangé avec les calculs et si tu sens que tu peux apporter des changements (on ne parle pas d’échelle)

          En général le mot qui s’impose c’est le gâchis (notre parcours dans les ronces ivres morts me rappellent l’intitulé d’un livre « comment je suis devenu stupide » toujours pour ceux qui n’auraient pas lu comme moi 40 livres dans leur vie, un par an ça en jette ;)) ou un renoi dans le métro qui disant en brandissant sa bière : » je bois pour paraître plus noir encore. ») Une meuf m’a aidé à passer du « pourquoi » au pourquoi-pas « et depuis je me fais pas mal de souvenirs spontanés qui m’éloignent très loin de la dépression et plus du sida, si je te parlais de vandale c’est aussi pour savoir si t’as une cause à relayer et comment « tu pourrais m’aider à t’aider », n’hésite pas et on pourra parler de ce qui se dégage des espaces entre les lignes ^^.

          Content de t’avoir croisé, je suis curieux forcément de ta spécialité, de ton débit et de ta proposition décalée donc j’espère qu’on pourra en parler ailleurs surtout si on a des objectifs communs, le mien c’est passeur et avocat. En bref si je devais résumer ma position c’est pas à toi de t’adapter et tu seras certainement plus léger comme ça… je te donne un mail demain si tu veux 😉

        • freddy krueger le

          « ici c’est sûrement un territoire ennemi vu que la majorité déteste ce que Lokiss, Freddy et d’autres comme moi défendons…  »
          terrain ennemi certainement, mais quel rapport entre toi lokiss et moi ? il me semble plutôt qu’on ne défend pas du tout la même chose…

          « Ouverture sur les terroristes aussi vu qu’on a pas le droit d’expliquer leur parcours… »
          c’est valls qui dit ça mais si tu regardes bien il y a eu 3 reportages (différents et diffusés plusieurs fois) sur la vie de merah, 2 sur les kouachi, 5 sur abdelsam etc…

          dernier truc ton test c’est ni plus ni moins qu’un test du Q.I non ? pourquoi faut il faire ce test pour rentrer dans ton assos et question principale, quel est le but CONCRET de ton assos ?
          et le tiens par la même occasion parce que tu parles toujours de « combats » mais j’ai toujours pas compris contre qui ou quoi…

        • anonyme le

          Pour répondre à ta question, j’ai même pas 25 ans et de gros doutes sur la capacité du graffiti à interpeller de façon positive la majorité de la population. il y a ces problèmes éthiques, moraux avec lesquels je dois constamment négocier, et je trouve ça usant malgré une passion qui tourne à la monomanie. ça a probablement à voir avec le fait de se considérer comme le centre du monde (ou de son référentiel, si tu préfères). Dans tous les cas, ça reste un objet d’étude fascinant qui dit quelque chose de la nature humaine mais qui est souvent biaisé dans son interprétation. Personnellement, aucune cause à relayer sinon celle de ma propre identité, peut-être que c’est là la limite qui me frustre. toujours nettement plus intéressant que de faire la même peinture sur support autorisé cela dit.

          Sinon, ce que je te reprochais plus haut c’était donc ça: de pas parler avec nous mais plutôt avec ton toi passé. ça vire vite au monologue… pour ce qui est de mes amis, pas de rétention, quand j’en vois qui sont perdus à ne pas se comprendre et que je constate qu’ils n’ont jamais entendu parler de cette piste je les aiguille, mais c’est rarement nécessaire: j’ai eu beaucoup de discussions sur le sujet qui se ressemblent: on en parle une seule fois, constate qu’on a ça en commun et on y revient pas. Ne t’en fais pas ça fait un moment que j’ai arrêté de m’amputer pour plaire aux autres. Même si paraître « conforme » a été un défi d’envergure que j’ai relevé et j’estime avoir réussi. Un autre test de mes capacités, comme le graffiti en somme. Je préfère ne pas m’étendre sur ma spécialité civile, mais il y a beaucoup à faire pour les graffeurs en étant avocat. je note ton tumblr en tout cas.

          je viens de lire l’article: je crois que quand il dit « ce n’est pas parce que je suis un génie » il veut dire qu’il ne se présente pas comme tel. à part ça il soulève plein de trucs très intéressants mais je le trouve super dur pour d’autres artistes à qui il reproche de faire la même chose que lui. j’aime pas son style, j’aime pas le fait qu’il soit qu’en terrain, j’aime pas sa façon de photographier ses pièces… il a même pas l’excuse de la quantité pour se rattraper. bref, ça doit être parce que j’étais pas là que je comprends pas. j’espère.

        • Rain men le

          Anonyme, effectivement tu auras vu que l’expression que je préconise dans mon travail est de me parler à moi-même et c’est grâce à l’altérité emphatique que j’avance sur mes problématiques personnelles et celles que je reconnais dans les autres, ça permet donc de partager un savoir commun mais de favoriser une intégration, la mienne pour mieux la transmettre ensuite… on en est là. Je relis donc plus que de raisons les écrits avec à chaque fois une distance différente issue des métarapports donc je sais à peu près où j’en suis grâce à vous aussi 😉

          Je suis content que tu sois venu parce que tu te doute que je me reconnais très bien dans ton parcours et que donc même si tu ne mets pas les pas dans les miens on va peut-être dans une direction qui ressemble à nos valeurs, je vais donc continuer de te parler à moi-même parce que justement il faut que ça sorte et plus c’est profond et plus il y a d’efforts à fournir.

          Donc j’ai fait droit pour connaître le cadre et aider les pauvres comme moi à rester digne, je considère que notre époque n’est pas éthique donc je n’ai eu aucun de mal à revendiquer ma radicalité et à dépasser les bornes de la morale.

          Tu as la chance d’avoir été diagnostiqué jeune, moi je venais de finir de foirer ma scolarité… savoir et intégrer (ce que ça implique) longtemps plus tard ^^.
          Ca m’a néanmoins permis de savoir que je pouvais et j’ai fait droit pour que les autres puissent garder une dignité mais le cadre injuste nécessite soir la subversion dans l’entrisme (avocat ?) soit une radicalité dans un combat.

          A 20 ans le graffiti m’a permis de sublimer cette violence et j’ai poussé le niveau pour que mon corps intègre ce que ma tête savait déjà…
          il était donc important pour moi de faire rapidement le tour pour embrayer sur autre chose et arrêter de se complaire dans sa zone de confort.
          J’ai eu la chance d’arrêter de croire assez tôt que j’étais indispensable mais ça n’empêche pas d’être important pour les autres : besoins vitaux vs envies.
          Je pense effectivement que l’action in-situ est le meilleur compromis pour moi parce qu’elle n’a pas vocation à interpeller de façon positive mais plutôt de marquer au fer rouge, les limites des autres ne nous permettent pas de nous exprimer sans que ça fasse violence : risible, dangereux et essentiel. J’en suis là et ça se rapproche justement à des mouvements qui font la part belle à des gens qui réfléchissent et surtout agissent en conséquence, si ce n’est pas nous qui le fera à notre place ?!?

          Je suis un sculpteur social en ce moment, j’apporte ma distance aux autres dans lesquels je me reconnais, je parle de flashs/intutions qui me dépassent et que j’analyse à posteriori parce que justement je suis que dans la rencontre pour incarner physiquement une « zone autonome temporaire », ça veut dire que je laisse mon cerveau tout enregistrer et je me passe les bandes après une nuit de backoffice…

          A 25 ans je passais donc mon temps à me confronter (alcool, défonce, provocation…) pour comprendre mon fonctionnement vis à vis des limites, je défendais une position qui n’était pas forcément la bonne parce que justement je devais aller au bout de réflexions que j’imaginais encore (trop ?) personnelles et qui au final sont partagées par d’autres… mes propositions du moment vont donc dans ce sens quand je propose à l’autre de relayer un point de vue subjectif qui s’il est partagé devient mouvement. La frustration et la colère sont aujourd’hui à mon service pour débusquer à la fois l’animal et le philosophe. Je pars du principe qu’on ne parle que de soi (dans le bien comme dans le mal nos propos servent généralement notre image) et que si on arrête de se mentir, on se découvre et on appelle d’autres comme toi à le faire, c’est la technique du moment mais j’attends avec impatience les outils qu’on va bientôt me donner pour appuyer cette approche encore je te l’accorde empirique et barbare.

          J’ai un côté candide que je cultive pour tutoyer les rois donc si je me positionne comme ça aujourd’hui c’est pour permettre à des gens qui se reconnaîtront de prendre conscience (je travaille régulièrement avec des petits surdoués justement, le graffiti me sert comme excuse pour les atteindre différemment) et de relativiser; informer c’est aussi se décharger en ayant l’impression d’avoir fait le boulot (c’est un travail à temps plein tu penses bien 😉 ) mais si l’autre ne sait pas à quoi ça renvoie exactement je ne suis pas sur que ça suffise. A 25 ans non plus je n’avais pas la place pour moi alors laquelle donner aux autres ? C’est normal mais douloureux de le lire pour un INFJ qui confondait encore il n’y a pas si longtemps indices avec cases… je comprends maintenant le générique du prisonnier et moins sa fin.

          Paraître conforme est important à 25 ans alors qu’ensuite tu cherches justement ce qui fait de toi un être unique (j’ai pas dit exceptionnel), pour moi ça renvoie forcément au faux-self si tu ne te permets pas de l’affirmer à cause des autres… l’intelligence c’est l’adaptation donc on va dire que c’est notre hobby commun, j’en connais même qui vont traîner avec les cas sociaux juste pour pouvoir bénéficier de boucliers humains 😉

          Pour Lokiss effectivement je connais tellement le gars que j’ai lu le contraire de ce qu’il disait, peut-être parce que justement je lis entre les lignes et que s’il se défend d’être un génie c’est sûrement pour que ça reste associé à lui, l’humain est aussi subtil que retors et c’est un beau spécimen dans ce domaine… il préfère encore croire que c’est les autres ses ennemis alors que le chef c’est lui ;). Idem pour la réception du travail, du style, de la production… tant d’énergie pour rien ou si : maintenir les autres à distance par une production maladive, contrôle ? Qui ?!? Il n’a que ça d’avoir été là au début et le problème c’est qu’il ne sera plus jamais autant connu qu’à sa première publication alors que le travail n’était qu’à son balbutiement…. comment ne pas devenir fou ou jaloux ? On va donc le laisser poser devant ses pièces en montrant ses biceps et sa noirceur biomécanique qui ne parlent qu’à son ordi… Ana est Her ?

          Le reste n’est que littérature, j’ai un côté elliptique alchimiste parce que ça s’impose si on veut s’élever avec les autres avec une carte aux trésors, j’espère que dans 20 ans tu seras à ma place et que tu te verras aussi dans un autre pour lui indiquer une impasse dont il connaîtra l’issue… et tant mieux s’il t’envoie une carte postale de là bas parce que ça sert surtout à ça ;). Merci pour ce moment, tu lui a été indispensable et j’ai réglé des choses grâce à toi… si tes tags sont mes mots, on peut dire qu’on s’écrit par personne interposée sauf que… je te propose la mort de l’auteur.

        • Rain men le

          Bonne année Freddy
          Si tu écartes les grognements, il reste des valeurs à défendre, des publicitaires à pendre et du graffiti originel comme essence ou religion
          Je ne suis pas journaliste mais les reportages que j’ai vu (sûrement tous ceux dont tu parlers tu t’en doutes) ne parlaient pas de déterminisme et ne plaçait pas le parcours dans un contexte (psychosocial) parce que justement c’est de l’apologie, expliquer pour eux c’est défendre. SI je te dis que je soupçonne Coulibaly d’être un surdoué et que je condamne l’éducation (les parents n’ont pas les armes pour le faire) parce qu’elle n’a pas su prendre en compte cet enfant, je pourrais même dire que c’est sa façon de tuer Oedipe comme Tandem : «  je baiserai la France jusqu’à ce qu’elle m’aime. ». Tant qu’on ne dit pas que c’est une religiosité de la radicalisation et qu’ils feraient mieux d’arrêter de nous mentir pour éviter de grossir les rangs ça devient dangereux jusqu’à que les robots nous contrôlent tous enfin…
          Pour le test, c’est une piste gratuite que je vous offre, si tu as un chiffre conséquent ça veut dire qu’il y a de fortes chances que tu sois concerné par mes propos (si tu foires aussi mais dans la moindre mesure) et donc cette association dont je me fous se propose juste que des gens qui se ressemblent dans leur différence puissent aussi avoir une vie sociale voire amoureuse. Donc je ne te demande surtout pas de t’inscrire aux ateliers mais à tes limites d’arrêter de te téléguider, c’est douloureux comme accouchement de soi mais c’est indispensable pour mieux se connaître selon moi…; comme tout converti je fais du prosélytisme à toi de savoir si t’as envie de renaître ou de trouver un sens à ça.
          Mon principal combat c’est ce que d’aucuns appellent le « grand Jihad » c’est à dire purger ses propres passions, donc quand tu comprends que tes colères sont en fait pour toi tu n’as plus qu’à t’exprimer pour les faire surgir et savoir où elles te font mal. J’en mène souvent plusieurs de front parce que chaque partie de ma personnalité en impose un à la suite donc imagine que dans chaque domaine j’ai un point de vue à défendre et que je propose mes services à ceux qui ne savant pas comment le faire… en conscience et en connaissance parce que je profite de la distance pour régler ce que ça évoque chez moi donc je cherche des gens tous le temps et je bosse de concert.
          L’avantage c’est que dans ces dispositifs des gens règlent leurs problématiques grâce à moi et que ça me permet de bénéficier de complicité, de retour et surtout de participer au grand oeuvre c’est à dire la sagesse.
          Dans mon cas j’ai des trucs à purger seul donc je fais mes actions pour ça, j’ai des trucs à défendre pour d’autres donc je fais des actions anonymes pour eux et enfin j’ai des trucs à mettre en forme pour soulager des gens que je pousse à s’exprimer artistiquement; dans le dernier cas je travaille principalement avec des femmes parce que je pense que c’est mon parcours qui veut ça et donc on fait des oeuvres sur des sujets lourds (harcèlement, viol, résilience, rémanence, paraphilie, etc) qui emportent des effets au quotidien pour un mieux, si tu connais la sensation de libérer un oiseau tu sais de quoi je parle.
          ET tu penses bien que si je te disais qui quoi déjà je ne serai pas là et que ça ne serait plus forcément pour les autres… mais ça vient doucement sauf que ça brûle toujours.

        • anonyme le

          Je dois admettre que tu m’as l’air d’être quelqu’un de vraiment intéressant. Je suis bien content de lire que j’ai pu t’aider (à t’aider!). Avec ta méthode, on pourrait quantifier ce succès en utilisant la longueur de page allcity comme unité de mesure… À propos de méthode, peut-être que que tu connais celle que les programmeurs emploient pour trouver les erreurs dans leur code: il s’agit de mette une figurine à côté de l’ordi et de lui expliquer le code jusqu’à trouver l’erreur. Le soliloque est une forme de maïeutique, ça peut te faire des économies de psy!

          Je ne veux pas faire davantage de déballage ici, mais il me semble que notre différence principale me semble tenir à une question de chance, vraiment: disons qu’à te lire je me rappelle que j’ai le cul bordé de nouilles. Et aussi, puisque tu sembles également amateur d’acronymes à quatre lettres, je suis apparemment plus architecte qu’avocat. Ok pour la mort de l’auteur. Longue vie à internet.

  5. Papa Lazaroo le

    Lokiss a bien le droit d’exprimer son avis / désaccord / admiration et c’est une bonne chose.
    À mon avis ( je sais, osef mais tant pis) le problème tient au fait que le discours de Lokiss donne l’impression qu’il est un peu perché et que c’est pas seulement dû au « retours à ligne ».
    Se sentir concerné par le « mouvement » et par qui c’est qu’est un « real  » ou pas à presque 50 piges c’est un peu triste aussi.
    Et c’est encore plus affligeant lorsqu’au niveau du talent ça swingue plutôt convenablement comme dans son cas.
    Il y a un écart sidérant entre ce qu’il fait et ce qu’il raconte. Au moins chez JONouane ( putain mais les blaireaux qui posent un « one » après leur blaze, déjà…) c’est raccord: de la tomme pour les boboscanalplus du début à la fin.
    Valà, j’ai fait mon hater à la p’tite semaine, vous pouvez me trasher à présent.

  6. Rain men le

    La douance n’est ni la culture, ni l’expression ce qui explique que des analphabètes peuvent être surdoués, ah merde !?! Quand on s’attache à la forme c’est que le fond ne nous intéresse pas ou nous fait trop violence donc maintenant le but du jeu c’est de rejeter tout en bloc en disant que l’autre est perché, que je peux garder une bonne image de moi dans ce groupe (si important pour l’animal social) et retourner dans sa grotte regarder les ombres qu’on prend pour la réalité. Vous confondez perché avec prendre de la hauteur, plus tu montes et plus il y’a de subtilités et tout ce qui te paraissait simple au début se révèle être remplies de subtilités qu’on aimerai pouvoir vous offrir sans que ça vous fasse violence. Ne vous étonnez pas ensuite si on part en couille et qu’on se transforme en prédateurs 😉

    • Papa Lazaroo le

      Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement…

      • Rain men le

         » Il vaut mieux être intelligent qu’avoir raison. « 

        • Rain men le

          La vraie phrase aurait dû être : « accepte tes limites pour mieux les dépasser ».
          Je pense que tu aurais tout intérêt à laisser la place au dialogue surtout avec des gens qui passent leurs vies à inventer des solutions pour les autres… j’étais bien plus arrogant que vous quand j’étais jeune et en pleine montée de puissance mais avec l’âge il s’agit aussi de changer d’échelle : https://usbeketrica.com/article/2035-ou-le-very-bad-trip-des-services-de-renseignement-americains

          PS : Les Yes Men à la gaîté lyrique si ça intéresse des gens

    • Rain men le

      Traduction reverso, si ça t’intéressais vraiment tu aurais pu me demander mais malgré mon à priori négatif je vais faire un effort pour une fois même si j’ai un peu de mal avec le fait de gaver les oies ou de faire mon universitaire, mon rapport à l’absurde, à la propagande ou à l’infini au choix.

      Etre surdoué ne veut pas dire qu’on est cultivé ou qu’on manie les mots avec finesse, c’est une façon différente de voirle monde sans échelle de valeur ce qui explique que des analphabètes puissent aussi être surdoués.

      L’homme est un animal social c’est à dire qu’il a besoin de l’autre et de se faire accueillir/aimer/valoriser donc il se réunissent en fonction des critères qui sont importants à ses yeux; si je veux discréditer mon interlocuteur (sans faire l’effort de chercher à le comprendre ?) ça veut souvent dire que le discours (ou sa forme) est si violent pour moi que mon amour propre me force à le rejeter en bloc. Si j’arrive à rallier le groupe contre le gêneur, je suis normal et je n’ai pas à me remettre en question (cette fois ?) donc je reste sur ma ligne en niant une réaction incontrôlée (viscéralement donc la peur, la colère, le rejet…) qui pourtant me trahit et sur laquelle il faudra bien que je me penche un jour, demain peut-être.

      C’est toujours l’image de la caverne de Platon : un mec est assis avec ses potes en regardant la vie sauf qu’à un moment il s’éloigne pour pisser et trouve une sortie. Il se rend compte qu’en fait ils étaient en train de regarder leurs propres ombres bouger sur le mur avec le soleil dans le dos. Le mec content retourne voir ses potes réunis et leur dit qu’en fait la vraie vie est dehors avec le soleil. Donc comme c’est surprenant pour des mecs qui ont le poids de générations de spéléos ils se foutent de sa gueule : risible. Le mec continue pourtant de leur dire sa version, il raconte ce qu’il y voit si bien qu’un de ses potes commencent à s’intéresser à ce qu’il dit sauf que ça va pas dans le sens du groupe : dangereux. Le chef après avoir bien rigolé commence à comprendre que c’est pas bon pour lui toute cette espace dehors et qu’il ne pourra certainement plus garder le contrôle donc le groupe le tue.
      Ou comment devoir parler philosophie en mettant la salopette de Coluche, je considère (sûrement à tort) que si je vous parle d’un truc qui peut vous intéresser vous pouvez tout aussi bien aller chercher sur internet donc je peux vous parler de ça en une ligne et continuer tranquillement sur ma lancée…. voilà à quoi sert l’ellipse.

      Si je veux discréditer quelqu’un, me cacher derrière ce rejet ou que je sens que son discours peut être dangereux pour ma construction personnelle, je n’ai qu’à dire qu’il est perché (ou fou) et c’est surtout souvent parce que j’ai la flemme de le rejoindre en hauteur pour voir (de) plus loin donc je préfère qu’il me raconte. Par contre un mec dans un arbre n’est pas supérieur à un autre, c’est juste qu’il a un arbre dans son jardin ou qu’il a fait l’effort d’y monter, c’est pas donné à tout le monde c’est sûr.

      Si je te parle et que tu fais une tête de plus que moi ça me fout la trouille : PEUR.
      Si je m’éloigne et que je suis hors de distance de ses points : RETRAIT.
      Si je monte dans l’arbre et qu’il a le vertige : SECURITE
      Là où ça devient intéressant c’est que de là haut je le vois déjà plus petit et que ce mec qui me paraissait une montagne est en fait un des plus petits de la bande que je vois caché plus loin, si je regarde derrière eux je vois qu’il y a déjà les flics cachés en train de les observer donc je sais maintenant grâce à l’arbre et à la distance que je peux descendre me remettre dans cette situation délicate parce que je sais comment je vais m’en sortir… donc d’une situation figée je me retrouve avec plusieurs composantes et que plus on prend du recul donc de la hauteur moins on réagit avec nos réflexes (peur) et plus on se rapproche de l’ensemble composé de milliers de multitudes de composante individuelles, donc plus on maîtrise d’information plus on a de connaissance et au plus on peut être efficace.

      Imaginer que je vous rejette dans vos fondamentaux des centaines de fois par jour, qu’on viole votre nature et que vous ne savez pas quoi faire de cette violence… vous avez plusieurs options (souvent dans l’ordre) : vous dissimuler, vous faire accueillir/coopter et vous révolter. Donc si un mec est pas bien pas à cause de lui (encore faut-il qu’il le sache) mais à cause de ce qui l’entoure, il va d’abord croire que c’est sa faute puis il va essayer de l’expliquer aux autres qui le rejettent (y compris les autres surdoués à cause de problématiques non réglées et de construction personnelles foireuses) et enfin à un moment il va soit penser au suicide soit chercher à se venger… comme les terroristes ou les tueurs de masse. Voyez l’archétype des films américains ou le méchant est un génie qu’on aurait détourné de son humanité, mais qui au fait ? Je considère effectivement que c’est la lucidité qui est la plus douloureuse parce qu’on sait souvent pour les autres (comme tout le monde mais avec des indices supplémentaires) et que le groupe qui ne veut pas bouger est obligé de nous faire taire, aucun chef ne supporterait qu’un autre sache mieux que lui et surtout ne cautionne pas son culte en voyant ses limites.

      La nuit des enfants rois est aussi un bon livre, l’intelligence n’est pas forcément un cadeau de départ il peut aussi se construire à la naissance quand on est dans un environnement toxique où il s’agit pour l’enfant de survivre dans un milieu hostile sans que personne ne le rassure, ne lui donne les règles, ne lui parle ou encore plus ne lui donne de l’amour…. nous sommes aussi les sujets de notre parcours c’est pour ça que je comprends l’inexcusable.

      De 9 lignes je passe à 57 et encore j’ai pris quelques raccourcis donc j’ai dû passer bien une heure dessus sans y trouver de plaisir et ça je pourrais le faire pour tous mes pavés donc imagine le temps perdu pour ceux qui ont accepté de commencer à bosser et qui attendent derrière. Mes priorités seront toujours pour ceux en mouvement mais si j’ai mal quand je vous lis je préfère aujourd’hui essayer de vous apporter mon soutien plutôt que de continuer des actions en votre nom qui ne changeront rien. Les flops verbaux sont de l’expression et la synthèse est une création donc mon but c’est de m’exprimer, toucher ceux qui le veulent et si ça intéresse quelqu’un il faut à un moment se manifester donc sortir du groupe pour se retrouver seul face à soi et au monde.

      C’est un boulot et maintenant il faudrait que ça paye 😉

      Une parmi des millions : « La seule façon que nous ayons de survivre, de ne pas mourir, c’est à l’évidence de nous incruster dans les autres et, pour les autres, la seule façon de survivre c’est de s’incruster en nous. Mais cette incrustation n’est pas celle de l’image tronquée qu’un individu peut fournir de lui-même, toujours passagère et fugitive, mais celle des concepts qu’il a pu engendrer. »

      Alors heureuse ?

      • regarde ailleurs le

        T’es sur d’avoir pris tes cachetons aujourd’hui?

        • Rain men le

          Revendique tes limites et tu seras invincible.

      • craycray le

        J’espère juste que ton « don » est plus efficace et utile dans d’autres domaines que l’écriture. Tous tes pavés indigestes montrent juste que tu dois adorer t’écouter parler et c’est tout.

        • Rain men le

          C’est peut-être que tu ne comprends pas que c’est un solilogue (merci anonyme toujours et je comprends mieux tes plans de masse) dont je vous fait bénéficier des avancées au fur et à mesure… donc imagine que c’est des pages de brouillons et tu prends ce qui t’intéresse, ce que tu comprends ou ce que ça t’inspire… justement je n’ai pas de vocation dogmatique et je considère qu’ils ont plus leur place ici que n’importe où !

          Comme disais c’est pas forcément un don, plutôt un handicap (si tu vois un dé avec des motifs sur une table tu vois deux faces, moi j’en vois trois et ça me suffit généralement pour deviner toutes les autres quel que soit le contexte, on est chiant à finir les phrases des autres aussi parce qu’on voit… donc admet juste que c’est plus difficile à distance parce que je ne suis pas voyant non plus).

          Si t’as retenu un truc c’est déjà ça sinon je t’apprends que tout le monde ne fait pas des plats qui se consomment aisément (avec moi faut beaucoup mâcher à l’inverse d’un Boris ou autre commerciaux) et sûrement tu ne t’aimes pas encore assez pour accepter les autres dans leur différence… t’es le troisième à dire ça donc ça renseigne aussi sur la norme du groupe et sa volonté de se questionner ou de s’affranchir.

          Donc je m’écoute puis je me lis puis je me relis puis je prends ta place pour me lire puis je m’ausculte puis je vérifie puis je relie puis je travaille dessus puis je règle un problème puis je passe au prochain noeud, on est dans l’expression du jet et pas dans la création du discours (même si j’essaye de faire acte de médiation dans le même temps)…

          Je suis une racaille donc si mes mots remplacent les kalachs, à toi de savoir ce que tu préfères.. moi j’ai choisi, attends moi là je reviens ;).

          Je suis arrivé au point Goldman-Sachs donc merci de t’intéresser à mes productions et de résumer mon action à ce qui te rassure… des bises à ton bourreau ^^

  7. Rain men le

    Et sinon merci, appréhender ma démarche se fait aussi en fonction de vous donc je dirais qu’effectivement mes pavés seraient au choix :

    – Des wildstyles sur les voies ferrées quand d’autres préfèrent les blocs que tu peux lire assis sans bouger comme tous ceux que ça n’intéresse pas
    – Des throw-up où t’as une fenêtre de cinq minutes pour donner tout ce que tu as à sortir sur le moment
    – Des ballades Street-art avec des mots-clés comme autant d’univers à appréhender ou à éviter.

    Comme ici pour moi c’est plus des commentaires, l’exposé tiendrait plus dans des bouquins de Lokiss ou tu as le temps de faire un plan froid (qui ne tiendrait pas compte comme ici à la fois de la propagande, de la réalité de celle-ci, des réactions des autres contributeurs et de la réalité du discours de chacun ici dans des rapports de projection personnelle) donc effectivement je remarque que ma lecture quotidienne se fait toujours en diagonale (la plupart des mots comme les ponctuations ne sont que des liants pour séparer des sujets que j’appréhende moi dans son ensemble directement) et donc qu’effectivement je m’éloigne naturellement de l’expression qui irait dans votre sens (scolaire ) et qui serait du coup trop contraignant pour la teneur elliptique d’un discours personnel obscure parce qu’à vocation alchimiste (j’ai passé le test RIASEC ce matin et j’avais 1 dans le domaine conventionnel justement, comme quoi)

    Une phrase c’est effectivement normalement 18 mots max avec une idée principale donc imagine si j’appliquais ça à mes pavés, il ne me resterait plus qu’à ouvrir un blog avec un serveur dédié… j’imagine aujourd’hui chaque sujet comme une maison qu’il faut appréhender dans son quartier, sa banlieue, sa ville, le monde et ensuite l’univers. Si je parle de graffiti, je le relie direct à la géopolitique parce que ce sont des mêmes réactions à des échelles différentes et c’est en ce sens qu’il doit être défendu comme tel et non pas à travers le street-art qui reste un marché dont Lokiss fait aussi partie.. pas facile tous les jours d’être cohérent mais il n’y a que ceux qui vous manipule qui vous le demande… bon week-end à tous !

  8. Euh le

     » je ne connais pas un artiste qui peut faire de la peinture et de la vidéo. Je n’en connais pas un seul.  »

    Obsen ?

  9. Rain men le

    Pour finir enfin sur une note positive :
     » Les INFJ sont des leaders sensibles et discrets, avec une grande profondeur d’esprit. Ils sont mystérieux et leurs sentiments sont complexes, parfois même à leurs propres yeux. Ils ont une vision ordonnée du monde, mais l’organisent mentalement d’une manière qu’ils sont les seuls à pouvoir comprendre. Ils communiquent de façon abstraite, vivent dans un monde de possibilités et de sens cachés. Pourvus d’une affinité naturelle pour l’art, les INFJ sont créatifs et facilement inspirés Ils peuvent aussi exceller dans les sciences, à l’aide de leur intuition.  »
    Si vous me reconnaissez là dedans, allez vous y chercher si vous avez le besoin ou l’envie :
    http://www.analyse-transactionnelle.com/Mbti/Mbti.html

    Nous n’avons pas d’autres explications

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