Sabek, du lettrage classique au street art

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Le writer madrilène Sabek, adepte de lettrages classiques depuis plusieurs années, s'est converti en artiste street art. En quête de contenu et de sens, il décline depuis son bestiaire sombre en Malaisie, en Angleterre, en Roumanie, en Thaïlande et en Allemagne à l'occasion de festivals qui lui permettent de peindre à grande échelle.

« J'ai commencé à gribouiller mon nom sur les murs pour rigoler à 16 ans, avant que cela ne m'envahisse complètement. Je façonne mes œuvres comme elles me façonnent, c'est devenu très important dans ma vie. »

« Au début, je cherchais un moyen de m'exprimer dans la rue. Je ne m'intéressais pas vraiment au message. Avec le temps, je me suis préoccupé du contenu et de la forme du message à faire passer. Mon quotidien et mes expériences nourrissent ma pratique et la font évoluer. »

« Le simple fait de peindre dans la rue ouvre un débat. Cela permet de s'accaparer un espace uniquement accessible aux grandes marques payant pour des campagnes publicitaires. Ils nous bombardent avec des messages et des infos alors qu'on essaie de démocratiser les rues par la libre expression et qu'on ouvre le champ des possibles. »

« Le street art a le pouvoir d'ouvrir des espaces à la libre expression. Cela génère questionnement et débat. C'est très important de le distinguer du neomuralisme, ce sont 2 choses totalement différentes. L'art représente notre environnement d'un point de vue subjectif. »

En Décembre 2016, Sabek a été invité à peindre un mur à Madrid.

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Pour tracer l'esquisse préliminaire de son oiseau de mauvaise augure, il utilise un pinceau fixé au bout d'une perche.

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Sources : MTN-World, Fresh Paint Gallery

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