Du graffiti à lire entre les lignes

Degon lire entre les lignes-01-511

Passionné de graphisme et de musique 8 bit, Degon peint de nombreux murs en compagnie des NGFX. Dans certains de ses graffs, il s'emploie à brouiller la lisibilité en superposant lettrages, formes aléatoires et textures, obligeant littéralement à lire entre les lignes.

« J'ai commencé à peindre en 1999 à Vic, près de Barcelone. C'est une ville tranquille disposant de nombreux murs légaux, les writers sont très respectueux des pièces. Il y a plusieurs années, de nombreuses entreprises locales ont fermé leurs portes en raison de la délocalisation, devenant nos terrains de jeux préférés, un petit paradis à 2 pas de chez moi. On y a passé beaucoup de temps à peindre et filmer des vidéos complètement débiles. Malheureusement, la plupart de ces terrains ont été rasés. Barcelone est une ville bien plus énergique, sauvage mais qui dispose de peu de murs légaux. Ce qui donne une belle visibilité mais les pièces durent à peine le temps de prendre la photo. »

« Le graffiti est devenu mainstream sur les réseaux sociaux comme Instagram. Je trouve ça très utile pour montrer ce que je fais et voir ce font les autres. Mais ce qui m'agace un peu, c'est que certains n'hésitent pas à liker une photo tout en ne remarquant pas les graffitis qui sont sous leur nez, à côté de chez eux. Comme s'ils avaient besoin de le voir dans un contexte confortable pour l'apprécier. »

« Il m'arrive de ne plus avoir envie de peindre. Je pense que c'est naturel de s'intéresser à d'autres choses en grandissant. Il y a des moments ou je ne peux pas passer une semaine sans peindre et d'autres ou je peux me contenter de peindre une pièce par an. »

L'intégralité de l'interview est à lire ici.

Source : Spraydaily

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