Grey AOK PVC, de San Francisco à New York

Interview Grey-01-511

Dans les années 90, Grey, en compagnie de Barry McGee alias Twist, Amaze et Geso a réussi à établir la réputation de la scène graffiti de la côte ouest américaine. A la fin des années 90, et bien avant l'avènement d'Internet, Grey fait ses bagages et entame un tour d'Europe en Interrail pour peindre des trains en Italie et en Pologne, entre autres.

Grey, Varsovie, 1998

Grey, Varsovie, 1998

Installé depuis quelques années à New York, Grey a commencé une carrière de tatoueur, tout en continuant à peindre en compagnie de la nouvelle génération de bombers (False, Pear, Hert, Adek…). Ray Mock l'a rencontré pour Mass Appeal, quelques extraits traduits :

« J'ai commencé à m'intéresser au graffiti en 1990. Je vivais à Albuquerque et je voyais beaucoup de graffitis des gangs de chicanos que je copiais. Je faisais beaucoup de skate donc j'étais tout le temps dehors. Je ne comprenais pas du tout la signification des graffitis des gangs, je trouvais ça juste cool à l'époque. J'ai découvert l'univers du graffiti traditionnel 5 ou 6 mois plus tard. J'ai feuilleté Subway Art dans une librairie, j'ai volé quelques markers et j'ai commencé à copier ce que je voyais dans le bouquin. »

Grey, Varsovie, 1998

Grey, Varsovie, 1998

« Mon style de tag à commencé à évoluer en 1992, quand j'ai déménagé à San Francisco. Je suis parti de New Mexico très rapidement après avoir commencé à peindre. Quand je m'y suis vraiment mis, j'étais au collège. Après avoir obtenu mon diplôme, j'ai arrêté les cours. Je suis allé à San Francisco à 17 ans. C'est là que je me suis rendu compte que les tags étaient importants. Twist a toujours été une référence. Tempt débarquait de Los Angeles et partageait beaucoup de styles avec lui. KR de New York était aussi dans le coin, ainsi que Dug1. »

« Je me suis rendu à New York avec Amaze en 1995, c'était l'hiver. Il y avait de sacrées tempêtes de neige, ce qui était parfait pour peindre. On a réussi à faire de nombreuses missions tags. a ce moment là, faire des tags au baranne était vraiment répandu à San Francisco, mais pas vraiment à New York. On s'est pas mal fait remarquer avec nos tags. C'était peu de temps avant que Manhattan devienne fréquentable, c'était encore considéré comme une zone dangereuse. Il y avait du graffiti partout. J'ai commencé à venir plus régulièrement avant de m'installer il y a peu de temps. »

Si tu es prêt à sacrifier ton confort et les objets de consommation que les gens veulent absolument posséder, alors tu peux devenir le meilleur writer. Je dis souvent que le graffiti a ruiné ma vie. C'est drôle, mais c'est vraiment ce qui s'est passé. L'excuse pour ne pas peindre est d'avoir une copine ou un job, ou d'autres trucs encore. Évidemment qu'on a tous besoin de ce genre de trucs, mais si tu veux vraiment devenir un sociopathe et que tu es prêt à te débarrasser d'un certain nombre de choses alors tu as des chances de devenir le meilleur bomber. »

L'intégralité de l'interview est à lire en anglais ici.

2 commentaires

  1. freddy krueger le

    « Évidemment qu’on a tous besoin de ce genre de trucs, mais si tu veux vraiment devenir un sociopathe et que tu es prêt à te débarrasser d’un certain nombre de choses alors tu as des chances de devenir le meilleur bomber. »
    exact, non pas pour devenir le meilleur mais juste pour perdurer…

  2. craycray le

    Ce mec a tout pompé à GOREY /jk 😉