Yes2, tags, throw ups et pièces en couleurs made in Bronx

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Actif à New York depuis les années 80, Yes2 originaire du Bronx s'est rendu célèbre dans l'univers du graffiti par la répétition de ses throw ups en compagnie de Ces et Miss17 dans les rues de la Grosse Pomme, mais aussi pour ses pièces en couleurs aux 4 coins du globe. Ray Mock l'a rencontré pour Mass Appeal, quelques extraits traduits de l'entretien.

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« Je me suis mis au graffiti en voyant ce qui se passait autour de moi dans les années 80, sur les métros et le long des autoroutes. A cette époque là, les métros étaient détruits, les intérieurs foudroyés. J'ai grandi dans l'East Bronx, au bout de la ligne 6. Beaucoup de writers qui peignaient des pièces avaient aussi de très beaux throw ups et de très beaux tags. J'aime ces différents aspects de la pratique, j'ai toujours essayé de les perfectionner, me focalisant soit sur les tags, soit sur les throw ups, soit sur les pièces en couleurs. […] Je n'ai jamais vraiment eu de mentor, à part peut-être Web de Brooklyn. Je pouvais parcourir ses books et lui poser de nombreuses questions, je l'accompagnais peindre aussi. »

« J'ai remarqué que les gars qui étaient vraiment au top se contentaient d'avoir 1 ou 2 styles, comme un logo. Je m'en suis créé un et je l'ai décliné de différentes manières. Mon style de tag principal est vertical. J'avais remarqué 2 writers qui taguaient à la verticale, Jam2 à la fin des années 70. Simple mais efficace. Pass taguait à la verticale aussi, il entourait sa signature. Sur des stores éclatés, les tags verticaux ressortent le plus. J'ai donc commencé à taguer à la verticale, d'un trait. »

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« En 99/2000 je peignais beaucoup avec Miss17. Elle taguait aussi à la verticale, tout comme Semz et Veefer. On se concentrait là dessus à l'époque parce que le buff n'était pas encore ultra réactif. On pouvait sortir du lot en posant des tags sur les côtés des stores. »

« Je n'ai aucun problème à peindre en solo, je suis alors le seul maitre à bord. Si je veux m'arrêter, je m'arrête, si je veux me barrer, je me barre. Je n'ai pas besoin de me soucier de qui que ce soit d'autre. Je la joue cool, un gars seul a moins de chance de se faire repérer. Mais évidemment, se faire une session avec un bon partenaire est agréable, il peut faire le guet aussi. Je me fous complètement de l'aspect social, je préfère être seul. »

« Faire des pièces en couleurs est un bonus. C'est une manière de décorer son alias, de le rendre attrayant. Mais on peut se contenter de faire des tags et des throw ups et devenir un King. C'est l'essence même du graffiti de poser son nom le plus possible. »

L'intégralité de l'interview est à lire en anglais ici.

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